Séminaire à l’Institut – 19 juin – Yin Loon Lee (Singapour)

 

Nucleus-cytoskeleton coupling in development and disease

Vendredi 19 juin 2026 – 10h30 – Auditorium de l’Institut de Myologie

Yin Loon Lee, PhD (Group leader at A*STAR Skin Reseach Labs in Singapore)

Invité par Bruno Cadot, chercheur dans l’équipe Voies de signalisation et muscles striés, responsable de la plateforme d’imagerie MyoImage

 

A propos de l’invité

Yin Loon Lee a obtenu son doctorat à l’Université de Stanford sous la direction de Tim Stearns, portant sur l’architecture à l’échelle nanométrique et la fonction des protéines centriolaires impliquées dans la formation des cils. À Stanford, il a collaboré avec le laboratoire de W.E. Moerner afin d’utiliser la microscopie de super-résolution STED (Stimulated Emission Depletion) pour caractériser l’organisation symétrique nonuple des protéines centriolaires dans les cellules épithéliales multiciliées de la trachée. Yin Loon a ensuite rejoint le laboratoire de Brian Burke à l’Institut de biologie médicale de l’A*STAR, à Singapour, pour élucider le rôle du complexe LINC (Linker of Nucleoskeleton and Cytoskeleton) dans divers contextes cellulaires, développementaux et pathologiques. Aux côtés de Brian Burke, de Colin Stewart et d’autres collaborateurs, Yin Loon a cofondé Nuevocor, une entreprise de biotechnologie dérivée (spinoff) qui a pris sous licence la technologie de l’A*STAR afin de développer une thérapie génique cardiaque pour la cardiomyopathie dilatée liée à LMNA. Actuellement, le groupe de recherche de Yin Loon au sein des A*STAR Skin Research Labs se concentre sur le rôle de la mécanotransduction nucléaire dans l’homéostasie et les maladies, au niveau de la peau et d’autres organes.

 

A propos de l’intervention

Les tissus de l’ensemble de l’organisme sont soumis à un stress mécanique constant – les muscles se contractent, les poumons se dilatent pendant la respiration et la peau subit des abrasions. Au niveau cellulaire, en plus d’abriter le génome, le noyau fonctionne également comme un centre de mécano-transduction, en partie grâce au complexe LINC (Linker of Nucleoskeleton and Cytoskeleton). Les complexes LINC sont constitués de protéines SUN de la membrane nucléaire interne qui se lient aux protéines KASH de la membrane nucléaire externe dans l’espace périnucléaire. Les protéines SUN interagissent avec la lamina nucléaire, notamment la lamine A/C (LMNA), et les protéines KASH interagissent avec le cytosquelette, permettant ainsi au complexe LINC de coupler mécaniquement le noyau au cytosquelette et à l’environnement extracellulaire.

L’interaction combinatoire de deux protéines SUN et de six protéines KASH donne naissance à plus d’une douzaine de complexes LINC différents, l’épissage alternatif élargissant encore davantage leur diversité. Nous avons examiné des gènes et des isoformes spécifiques du complexe LINC dans divers contextes biologiques. Cela inclut la fonction de l’isoforme Nesprine-1α, spécifique au muscle strié, dans l’organisation des microtubules et le positionnement nucléaire lors du développement musculaire. Ces travaux ont permis d’analyser la fonction de Sun1 et de la Nesprine-1 dans la transmission des forces des microtubules à l’origine de la pathologie dans la dystrophie musculaire et la cardiomyopathie associées à LMNA. Plus récemment, nous avons commencé à examiner le rôle de Sun2 dans la fibrose, notamment dans la signalisation pro-fibrotique médiée par le TGFb.

En nous concentrant sur le rôle de complexes LINC spécifiques, nous visons à élucider de nouveaux mécanismes biologiques et à comprendre la pathologie des maladies mécanosensibles.

 

Auditorium de l’institut de Myologie
Bâtiment Babinski
Hôpital La Pitié Salpêtrière
Entrée par le 50/52 boulevard Vincent Auriol
75013 Paris

métro Chevaleret