Myopathies inflammatoires : les bénéfices moléculaires de l’activité physique se dévoilent

Une activité physique adaptée fait partie intégrante du traitement des myosites idiopathiques (ou myopathies inflammatoires), sans que ses mécanismes d’action soient clairement cernés.

Une étude menée auprès de 7 patients atteints de dermatomyosite et de 6 patients atteints de myopathie nécrosante auto-immune a montré, après un programme d’entrainement physique (aérobie et résistance) de 12 semaines :

  • une augmentation de l’expression de gènes liés à l’autophagie et à la biogenèse lyosomale et mitochondriale dans les biopsies de muscles squelettiques, suggérant une augmentation du renouvellement des protéines et des organites endommagés (comme les mitochondries) de nature à améliorer la performance et l’endurance musculaires ;
  • une baisse de l’expression de gènes liés au système ubiquitine-protéasome (UPS) et une hausse de l’expression de gènes impliqués dans les capacités antioxydantes, des effets qui pourraient contribuer à atténuer l’atrophie musculaire et l’impact délétère du stress oxydatif sur le muscle squelettique.

 

Exercise training attenuates ubiquitin-proteasome pathway and increases the genes related to autophagy on the skeletal muscle of patients with inflammatory myopathies. Borges IBP, de Oliveira DS, Marie SKN et al. J Clin Rheumatol. 2021 Sep 1;27(6S):S224-S231.

 

Voir aussi « Myosite : les bienfaits de l’activité physique mieux compris »