Certaines maladies auto-immunes dont des myosites relèvent de l’internalisation des auto-anticorps

Des chercheurs strasbourgeois inclus dans un consortium international rapportent les résultats d’analyses transcriptomiques conduites à grande échelle dans le contexte de maladies auto-immunes du muscle :

  • à l’aide du séquençage de l’ARN prélevé in situ, il a été possible d’identifier des signatures transcriptomiques spécifiques à certains auto-anticorps,
  • celles-ci ont été étudiées en particulier sur des biopsies de muscle de dermatomyosite (positive à Mi2) et de myosite de chevauchement de type sclérodermique (positive à PM/Scl),
  • plusieurs centaines de biopsies musculaires provenant de différents centres de référence ont été analysées dans ce but,
  • ces signatures peuvent être transmises à des cellules humaines saines en culture et sont capables d’entrainer des lésions similaires à celles observées en pathologie humaine.

Ces travaux permettent de valider l’hypothèse selon laquelle l’internalisation des auto-anticorps jouerait un rôle majeur dans le déclenchement de l’auto-immunité, notamment pour les maladies inflammatoires du muscle.

 

Spatial transcriptomics reveals mechanism of autoimmunity driven by internalized autoantibodies. Pinal-Fernandez I, Pak K, Casal-Dominguez M et al. medRxiv [Preprint]. 2026 Mar