Des chercheurs strasbourgeois inclus dans un consortium international rapportent les résultats d’analyses transcriptomiques conduites à grande échelle dans le contexte de maladies auto-immunes du muscle :
- à l’aide du séquençage de l’ARN prélevé in situ, il a été possible d’identifier des signatures transcriptomiques spécifiques à certains auto-anticorps,
- celles-ci ont été étudiées en particulier sur des biopsies de muscle de dermatomyosite (positive à Mi2) et de myosite de chevauchement de type sclérodermique (positive à PM/Scl),
- plusieurs centaines de biopsies musculaires provenant de différents centres de référence ont été analysées dans ce but,
- ces signatures peuvent être transmises à des cellules humaines saines en culture et sont capables d’entrainer des lésions similaires à celles observées en pathologie humaine.
Ces travaux permettent de valider l’hypothèse selon laquelle l’internalisation des auto-anticorps jouerait un rôle majeur dans le déclenchement de l’auto-immunité, notamment pour les maladies inflammatoires du muscle.