La pioglitazone, un agoniste sélectif des récepteurs nucléaires PPAR-γ, a été évaluée dans un essai de phase I portant sur 13 patients atteints de myosite à inclusions, ayant tous reçu le traitement pendant 8 mois après une phase d’observation de 4 mois. Cet essai visait à apporter la preuve de concept de l’intérêt d’un traitement ciblant les voies moléculaires impliquées dans le fonctionnement des mitochondries.
- Des dysrégulations au niveau des métabolites musculaires mitochondriaux ont été mises en évidence chez les patients avant le traitement.
- Le critère d’évaluation principal n’a pas été atteint : le niveau d’expression du gène PPARGC1A et d’autres gènes impliqués dans les voies mitochondriales n’a pas été significativement modifié avec la pioglitazone. Néanmoins, une tendance à l’augmentation a été retrouvée.
- La pioglitazone semble moduler favorablement le métabolisme mitochondrial dans les muscles atteints, avec un profil qui se rapproche de celui des sujets sains.
- Un ralentissement du déclin fonctionnel a été retrouvé chez quatre patients.
- Le profil de sécurité de la pioglitazone était similaire à celui rapporté dans d’autres pathologies.
- L’essai a été interrompu prématurément en raison de la pandémie de Covid-19.
Ces résultats viennent soutenir les recherches sur le ciblage pharmacologique des voies mitochondriales et la réalisation d’autres études pour évaluer l’efficacité clinique de la pioglitazone.
Voir aussi « Lu pour vous 2026 n°9 »