Conduite par Simone Birnbaum, chercheuse au Laboratoire de physiologie et d’évaluation neuromusculaire, en collaboration avec l’AFM-Téléthon, l’étude nationale MYaEX a inclus 455 adultes atteints de myasthénie auto-immune, stabilisé par le traitement dans plus de la moitié des cas :
- 53,6% de ces participants ont déclaré faire de l’exercice, lequel est défini dans cette étude comme une activité structurée, planifiée, répétitive, volontaire et active dans l’objectif d’améliorer ou de maintenir sa santé et sa forme physique,
- l’état de santé/les symptômes de la maladie constituent l’obstacle à la pratique le plus souvent rapporté par tous (59% des non-pratiquants et 39% des pratiquants),
- les 2/3 des non-pratiquants ont cessé toute activité physique après le diagnostic ;
- les cinq facilitateurs de l’exercice les plus cités par les non-pratiquants sont la supervision/le coaching spécialisé (59%), suivi par l’amélioration de la santé, les connaissances sur l’exercice physique, la pratique en compagnie de quelqu’un ou en groupe et l’accessibilité de la pratique (lieu, équipement, coût).
Autant de facteurs sur lesquels essayer d’agir afin d’intégrer l’exercice comme un élément à part entière de la prise en charge des patients atteints de la myasthénie.
Voir aussi « Myasthénie : ce qui pousse et ce qui freine à faire de l’exercice »