Deux chercheurs allemands ont étudié le bénéfice et les complications possibles, en particulier cardiovasculaires, d’une nouvelle classe médicamenteuse utilisée dans les formes réfractaires de la myasthénie auto-immune :
- 1 094 patients atteints de myasthénie traités par des inhibiteurs de C5 ont été comparés à un groupe contrôle non traité de la même taille (1 094),
- à l’intérieur du groupe traité, une cohorte comparative a été construite (330 dans chaque bras, après appariement) pour différencier les effets de l’éculizumab et ceux du ravulizumab, deux de ces anti-C5,
- avec un an de recul, l’efficacité de ces nouveaux médicaments est confirmée (en particularité en matière d’espérance de vie),
- le risque de complications vasculaires rénales et le risque thromboembolique étaient plus élevés dans le groupe traité,
- ce risque était moins marqué pour le ravulizumab.
Ces données doivent inciter les cliniciens à surveiller régulièrement le risque de survenue de telles complications.