La myasthénie à début très tardif, une maladie de bon pronostic à traiter de façon active

De plus en plus fréquente, la  myasthénie auto-immune à début très tardif (VLOM pour very late onset myasthenia) :

  • apparait à partir de l’âge de 65 ans,
  • se distingue par une prédominance masculine et une association rare au thymome,
  • devrait être envisagée chez tout patient âgé présentant une faiblesse musculaire récente localisée ou généralisée, la recherche d’anti-RACh étant essentielle,
  • est globalement de bon pronostic,
  •  mais doit être traitée de façon active et précoce car la mortalité à court terme (1ère année) reste élevée en raison d’un possible sévérité de la maladie (insuffisance respiratoire inaugurale dans 1/5 des cas) ou des complications iatrogènes.

Le traitement des patients âgés anti-RACh+ repose sur les mêmes principes que celui des patients plus jeunes (anticholinestérasiques, immunosuppresseurs de 1ère ligne…). Le rituximab, les inhibiteurs du complément et les anti-FcRn peuvent être utilisés dans les mêmes indications. Un programme d’activité physique adaptée est souhaitable une fois la maladie stabilisée.

 

Myasthénie du sujet âgé. Salort Campana E. La lettre du neurologue, février 2026

 

Mortality in Myasthenia Gravis in Denmark From 1985 to 2020: A Population-Based Cohort Study. Jul Jarbæk Nielsen J, Levison L, Andersen H. Neurology. 2025 Jun 24;104(12):e213745.

 

Myasthenia Gravis With Acetylcholine Receptor Antibodies in the Very Old: Treatment Challenges and Diagnostic Pitfalls. Gilhus NE. Eur J Neurol. 2026 Feb;33(2):e70534.

 

Voir aussi « Déclarer une myasthénie auto-immune à l’âge de la retraite »