La myopathie oculo-pharyngo-distale avec ou sans leuco-encéphalopathie est notamment causée par la répétition du triplet GGC dans des régions considérées jusque-là comme non codantes de l’ADN au sein d’au moins six gènes (LOC642361, LRP12, GIPC1, NOTCH2NLC, RILPL1 et ABCD3). Des chercheurs de France, de Chine et du Japon ont montré que ces séquences se trouvent en fait au sein de cadres de lecture ouverts, jusque-là inconnus.
- Cela conduit à la production de protéines contenant de la polyglycine (plus de 50 répétitions).
- Des anticorps développés contre ces protéines colorent les inclusions p62-positives caractéristiques de ces maladies.
- Ces protéines sont capables de s’agréger au niveau des cellules musculaires pour former ces inclusions et d’entraîner la mort cellulaire.
- D’après des expérimentations dans des modèles cellulaires et chez la souris, les protéines contenant de la polyglycine entraînent une atrophie des fibres musculaires associée à une neurodégénérescence et à une neuro-inflammation.
- La porphyrine cationique TMPyP4 a été identifiée comme une potentielle piste thérapeutique.
Voir aussi « Myopathie oculo-pharyngo-distale : des protéines toxiques en cause »