Un risque accru de troubles urinaires en cas de myasthénie auto-immune

Afin d’étudier les troubles immunitaires dans la myasthénie auto-immune, une récente étude a comparé 86 patients atteints de la maladie et 90 témoins hospitalisés, appariés en fonction de l’âge et du sexe et évalués à l’aide des questionnaires ICIQ-UI SF (incontinence urinaire) et OABSS (vessie hyperactive).

  • La prévalence de l’incontinence urinaire était significativement plus élevée chez les patients atteints de myasthénie auto-immune (52,3%) que chez les témoins (12,2 %).
  • La prévalence la plus élevée a été retrouvée chez les patients dont l’apparition de la maladie est tardive (63,2 %). Le délai médian d’apparition de l’incontinence urinaire était alors de 3,8 ans comparé à un délai de 19,5 ans en cas de forme précoce de la maladie.
  • Un tiers des patients souffraient d’incontinence sévère contre 2,2 % des témoins.
  • L’incontinence urinaire à l’effort était également plus fréquente et les symptômes de vessie hyperactive étaient plus sévères dans la myasthénie.
  • La sévérité de la myasthénie (score MG-ADL) est un facteur prédictif d’incontinence urinaire.
  • Des études ont montré que la myasthénie pouvait entraîner une faiblesse des muscles du plancher pelvien, ce qui pourrait expliquer les troubles urinaires.

Il est essentiel de rechercher les symptômes de troubles urinaires lors de l’évaluation clinique afin de proposer une prise en charge adaptée aux patients.

 

Urinary dysfunction in myasthenia Gravis: a cross-sectional case-control study. Shihada K, Gorenshtein A, Wolfe G et al. Neurol Sci. 2026 Jan.

 

Voir aussi « Myasthénie, DMD, SMA et maladies neuromusculaires : Lu pour vous 2026 n°6 »