Des cliniciens chinois rapportent le cas d’un patient de 73 ans chez qui le diagnostic de syndrome de Lambert-Eaton (LEMS) a été posé, et pour lequel un traitement immunosuppresseur de dernière génération a été entrepris :
- le patient remplissait tous les critères nécessaires pour affirmer le diagnostic de LEMS, notamment l’apparition de troubles moteurs dans un contexte de cancer pulmonaire à petites cellules, une étude électrophysiologique compatible et des auto-anticorps positifs contre VGCC et SOX-1,
- la corticothérapie ayant été un échec, le patient a été mis sous efgartigimod, une immunothérapie déjà employée dans les autres troubles de la jonction neuromusculaire, telle la myasthénie auto-immune,
- le résultat à court-moyen terme sur les troubles moteurs s’est révélé très encourageant.
Même anecdotique, cette observation pourrait être utile pour les autres cas de LEMS répondant mal aux protocoles thérapeutiques en vigueur dans cette affection auto-immune.