Myopathie de Duchenne  : présence d’une réponse des cellules T à la dystrophine

Cette étude met en évidence dans la myopathie de Duchenne une réponse immunitaire à la dystrophine, qui augmente avec l’âge mais diminue sous corticoïdes.La myopathie de Duchenne (DMD) est liée à des mutations dans le gène codant la dystrophine aboutissant à l’absence de dystrophine. En 2010, une équipe américaine avait observé chez 2 patients sur 6 traités par une thérapie génique apportant le gène de la dystrophine, la présence d’une population de cellules T qui reconnaissait des épitopes de la dystrophine avant même que cette dernière n’ait été transférée.Dans un article publié en juin 2013, cette même équipe a étudié la prévalence de cellules T anti-dystrophine chez 70 personnes atteintes de DMD (24 sous prednisone, 29 sous déflazacort et 17 sans traitement) et 21 personnes contrôles.Les résultats de cette étude ont montré que le risque de présence de cellules T anti-dystrophine augmente avec l’âge mais diminue avec les 2 traitements corticoïdes, suggérant que ceux-ci pourraient agir sur les réponses des cellules T anti-dystrophine. Toutefois, les patients sous déflazacort présentaient plus de cellules T anti- dystrophine que ceux sous prednisone.

Anti-dystrophin T-cell responses in Duchenne muscular dystrophy: prevalence and a glucocorticoid treatment effect.
Flanigan K, Campbell K, Viollet L, Wang W, Gomez AM, Walker C, Mendell JR.
Hum Gene Ther Methods., 2013 (Jun). [Epub ahead of print]