Des cliniciens français se sont penchés sur les liens entre myasthénie auto-immune et médicaments classiquement contre-indiqués (de manière formelle ou relative) dans celle-ci :
- Le Système National des Données de Santé (SNDS) a servi d’outil pour réaliser une étude traçant d’éventuelles complications liées à ces médicaments, sur la période 2013-2020,
- les données de 14 459 personnes atteintes de myasthénie auto-immune ont pu être analysées,
- près de 63% ont reçu un médicament formellement contre-indiqué et 80% un médicament contre-indiqué de manière relative, dont les statines,
- au vu de l’évolution, les bénéfices apportés par ces médicaments ont globalement surpassé les risques d’exacerbation ou de déséquilibre de la myasthénie sous-jacente.
Les auteurs insistent sur la prudence en matière de prescriptions de cette sorte mais aussi sur la nécessité de réviser le Protocole National de Diagnostic et de Soins de la myasthénie auto-immune qui date de 2015.