Des cliniciens américains rapportent leur expérience avec deux médicaments, la sertraline et la ranozaline, ayant entrainé des cas de myopathie à type de lipidose :
- 10 cas de lipidoses musculaires ont été répertoriés dans le contexte d’une exposition à l’un ou l’autre de ces médicaments,
- le phénotype rencontré était majoritairement (8/10) celui d’une MADD (déficit en déhydrogénase acyl-CoA),
- dans 3 cas de MADD, une cause génétique sous-jacente a été documentée,
- les cas en lien avec la sertraline n’avaient pas de substratum génétique,
- le traitement symptomatique de la MADD (par riboflavine et coenzyme Q) combiné à l’arrêt du médicament incriminé était généralement bénéfique.
L’originalité de ces observations tient dans les frontières floues entre toxicité directe de ces produits pharmaceutiques et prédisposition génétique où ils jouent un rôle de révélateur.