institut de myologie, myology, Pitié-Salpêtrière, paris

Participation à des projets de recherche

N_RomeroCette structure de laboratoire au pavillon Risler est conçue également pour servir de Plateau technique hautement spécialisé aux développements des projets de recherche fondamentale et de recherche thérapeutique nécessitant cette expertise. Les différents projets de recherche ont leur propre financement et leur propre personnel.

Le but de ces travaux est la contribution à la caractérisation des maladies neuro- musculaires nouvelles ou pas encore définies (collaboration avec M. Bitoun, G. Bonne, F. Leturcq, P. Richard, J. Lunardi, N. Monnier, J. Laporte, V. Biancalana, A. Oldfors, F. Muntoni, N. Clarke, N. Laing, C.Wallgren-Pettersson, AL Taratuto …).

 

Doivent être mentionnés ici :

  • Le premier Protocole de thérapie génique réalisé chez l’homme. Cet essai de recherche clinique de phase I, sans bénéfice individuel direct pour les patients, a été réalisé avec un plasmide contenant le cDNA total de la dystrophine chez les patients atteints de la myopathie de Duchenne et de Becker. Les investigateurs principaux étaient les Pr Michel Fardeau (Institut de myologie) et Serge Herson (médecine interne CHUPS). Cet essai a été conduit en collaboration avec la société Transgene.

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  • L’analyse immunocytochimique, histo-enzymologique et en microscopie électronique des anomalies de structure associées aux myopathies congénitales, en particulier les myopathies à cores (Central Core Disease (CCD), Multi-minicore), corrélée avec les études moléculaires, permet d’apporter des précisions sur des entités cliniques encore mal différenciées. Dans le domaine des myopathies congénitales à cores, nous avons également contribué à la caractérisation clinique et morphologique des patients atteints de CCD liés et non liés au gène RYR1.

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  • Dans le domaine de myopathies congénitales, nous avons également contribué à l’étude de myopathies nemaline (NM) avec l’identification d’un des premiers enfants atteints d’une forme sévère de NM et associés à une mutation stop du gène ACTA1 (Nowak, 2007) et à l’étude de la myopathie CFTD liée au le gène TPM3.

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  • Grâce à l’étude immunocytochimique à l’aide d’anticorps spécifiques dirigés contre l’alpha- et bêta-Dystroglycane, du collagène VI et du perlecan, que nous avons réalisée systématiquement au laboratoire, il a été possible de réaliser le reclassement d’un nombre important de dystrophies musculaires d’origine jusque-là inconnue. Dans ce domaine, nous avons contribué à l’identification de dystrophie musculaire congénitale associés au collagène 6, ainsi qu’à l’étude des dystrophies musculaires avec déficience en alpha-dystroglycane, liées et non liées au gène FKRP.
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  • Une première analyse clinique et morphologique minutieuse d’une large série des patients atteints de myopathie congénitale centronucléaire (CNM) a été réalisée. Ce travail a contribué de manière importante aux analyses de « linkage » sur la forme autosomique dominante de CNM et à l’identification du gène morbide DNM2 qui code pour la Dynamine 2. A posteriori, nous avons décrit la sélectivité de l’atteinte musculaire des patients liés à la Dynamine 2 par une étude clinique et d’imagerie musculaire. Plus tard, nous avons identifié des formes cliniques sévères et sporadiques associées à DNM2.
    Par la suite, nous avons concentré notre intérêt sur l’analyse histopathologique des patients qui ont été exclus pour DNM2, ces patients forment un groupe hétérogène de cas ayant comme un dénominateur commun un nombre variable de fibres avec les noyaux internalisés. Ce travail nous a permis une classification en plusieurs groupes de patients selon les aspects morphologiques observés à la biopsie musculaire ainsi que le mode de transmission et la présentation clinique.
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  • Par ailleurs, nous avons identifié un groupe de patients CNM qui présentaient un curieux pattern morphologique caractérisé par la présence d’un nombre variable de fibres musculaires « en collerettes » ou « dark necklace » fibres (DNF). Ces collerettes sont placées à quelques micromètres du sarcolemma et ont été trouvées dans les deux types de fibres. Elles sont colorées intensivement avec HE, GT, PAS, NADH-TR, SDH et COX, mais n’a pas été détectées par ATPase myofibrillare. Quelques noyaux sont alignés avec la collerette. L’analyse ultra structurale a montré que la zone du collerette est constituée de myofibrilles de faible diamètre, entourées par de mitochondries et de structures sarcotubulaires. L’étude immunohistochimique a montré un intense marquage avec les anticorps anti-SERCA1 et SERCA2, mais non avec ceux d’autres protéines du réticulum sarcoplasmique (calsequestrin, le récepteur de la ryanodine, triadin), et le T-tubule (dihydropyridine receptor-alpha1subunit). En outre, on a observé une réaction modérée avec les anticorps anti-desmine et B-crystallin, mais moins avec anti-myotilin. Cliniquement, il s’agit des cas sporadiques, les symptômes ont commencé dans la première décennie de la vie par une faiblesse proximale des membres inférieurs lentement progressive. L’analyse génétique moléculaire a permis d’exclure les gènes DNM2, hJumpy et BIN. L’étude du gène MTM est en cours. Le mécanisme de ce défaut dans l’organisation du sarcoplasme reste à élucider.
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  • Nous étudions les caractéristiques cliniques, immunohistochémiques et ultrastructurales des patients avec une myopathie myofibrillaire (MMF). Les observations ultrastructurales dans 19 patients avec une MMF génétiquement prouvée (9 desmine, 5 alpha-B-crystalline, 3 ZASP, 2 myotiline) étaient analysées. Dans un patient avec une mutation du gène ZASP, nous avons additionellement effectué une étude d’immuno-microscopie électronique (ME), utilisant les anticorps contre desmine, alpha-B-crystalline, ZASP et myotiline. Les observations ultrastructurales dans les desminopathies et les alpha-B-crystallinopathies étaient très similaires et consistent des accumulations electrondense granulofilamenteuses et des formations en sandwich. Les desminopathies et les alpha-B-crystallinopathies diffèrent de la présence des altérations pré-apoptotiques des noyaux dans les alpha-B-crystallinopathies. Les ZASPopathies sont caractérisées par la présence des faisceaux filamentaires qui sont marqués avec la myotiline en immunoME, et des accumulations flocculaires du matériel fine filamentaire. Des inclusions tubulofilamentaires dans le sarcoplasm et les noyaux, en combination avec des faisceaux filamentaires sont caractéristiques pour les myotilinopathies. Nous avons conclu que les résultats de la ME peuvent diriger vers le gène muté, et que la ME doit être incorporé dans le diagnostic des MMF. L’étude d’immunohistochimie contient 15 patients avec une MMF génétiquement prouvée (7 desmine, 3 alpha-B-crystalline, 3 ZASP, 2 myotiline) pour lesquelles nous avons utilisées 23 anticorps y compris de nouveaux anticorps contre plusieurs protéines de la strie-Z et de la ligne-M. Cette étude a été faite en collaboration avec Dieter O. Fürst et Peter F.M. van der Ven de l’Institute for Cell Biology, Department of Molecular Cell Biology, University of Bonn, Bonn (l’Allemagne) et avec Rudolf Kley du Neurologische Univ.-Klinik Bergmannsheil, Ruhr-Universität Bochum, Bochum (l’Allemagne).