Arianna Dellavalle (San Raffaele del Monte Tabor, Italie) et ses collègues ont essayé de caractériser les mésangioblastes post-nataux du muscle squelettique. Ces cellules expriment des marqueurs types des péricytes et des cellules mésenchymateuses et la phosphatase alkaline (AP) y est exprimée même en absence de protéine morphogénétique osseuse (BMP), comme dans les péricytes du muscle squelettique. On en conclut que, très certainement, les cellules mises en culture sont dérivées des péricytes. Or celles-ci peuvent être isolées et clonées in vitro pour être délivrées aux patients. Les cellules humaines se différencient assez facilement mais la variabilité individuelle est considérable et doit être prise en compte.
A-t-on de bonnes raisons de planifier un essai de phase I et II avec ces cellules souches ? Il reste encore beaucoup d’inconnues mais il apparaît que des cellules de donneurs sains compatibles HLA, avec immunosuppression, représentent une voie prometteuse.
Il faudra mesurer la force et l’état clinique pendant un an avant la première injection et réaliser une biopsie 2 mois après pour surveiller les effets indésirables systémiques et locaux pendant et après l’essai.
Les problèmes potentiels sont la thrombose par agrégats cellulaires, la détresse respiratoire par accumulation de cellules dans les poumons, le rejet immun, la formation de tumeur et la toxicité à long terme de la cyclosporine utilisée contre le rejet. La formation des tumeurs est davantage une crainte des Agences réglementaires car il s'agit en fait de cellules proches de la sénescence auxquelles il ne manque plus que la différenciation.