A partir du muscle squelettique postnatal de la souris, l’équipe de J. Huard
a isolé plusieurs populations de cellules myogénique. La plupart des ces
populations présente les caractéristiques des cellules satellites : adhésion,
capacités de prolifération, profils myogéniques et marqueurs.
Cette équipe a
identifié une population de cellules souches dérivées du muscle appelées MDSC
(Muscle Derived Stem Cells - MDSC). Ces cellules sont caractérisées par leur
prolifération, leur multiplication et peuvent se différencier en tous types
cellulaires, in vitro et in vivo : os, muscle, endothélium, tissu neural.
Les résultats sur la transplantation de cellules souches MDSC dans le cœur
de la souris mdx :
- Apparition de la dystrophine dans le cœur ;
- 50% de fusion entre les cellules du donneur et de l’hôte ;
- 5% des cellules semblent acquérir un phénotype cardiaque.
Concernant la réparation cardiaque par greffe de cellules souches MDSC versus
cellules satellites, on obtient un meilleur résultat avec MDSC. La greffe de
MDSC stimule la néoangiogenèse au niveau de la cicatrice d’infarctus en libérant
du VEGF dans les vaisseaux.
On suppose que les cellules souches MDSC
proviennent probablement de l’endothélium car :
- elles expriment des marqueurs de l’endothélium ;
- elles se différencient en cellules endothéliales ;
- elles ont la capacité d’induire l’angiogenèse ;elles expriment des marqueurs
myogéniques et endothéliaux.
En conclusion, l’équipe de J. Huard a identifié chez la souris une nouvelle
population de cellules myoendothéliales avec des performances accrues lors de
la greffe dans le muscle squelettique et cardiaque.