Les mutations dans le gène FKRP entraînent différents tableaux cliniques dont
le syndrome de Walker-Warburg (WWS) avec lissencéphalie typique, des formes de
DMC avec atteinte cérébrale modérée, et des variantes sans atteinte du système
nerveux central (SNC).
Il n’y a pas de corrélation entre la mutation du gène
FKRP et la sévérité de l’atteinte cérébrale. Par contre la sévérité de
l’atteinte du SNC reflète la sévérité des troubles de la glycosylation de
l’alpha-dystroglycane. En particulier l’expression de la dystroglycane est
presque toujours absente chez les patients qui ont un phénotype MEB ou WWS. La
protéine est moins réduite dans le phénotype DMC avec ou sans kystes
cérébelleux.
Plusieurs étude récentes ont montré que certaines formes de dystrophies
musculaires congénitales (DMC), telles que la DMC de Fukuyama et le syndrome
muscle œil cerveau (MEB), étaient associées à des défauts de glycosylation de
l’alpha dystroglycane (alphaDG)
Dans la MEB, cela s’explique facilement car
le gène POMTGnT1 muté code une enzyme (la POMGnT1) capable de glycosyler l’alpha
DG.
En revanche, la DMC de Fukuyama est due à des mutations dans le gène de
la fukutine, une protéine qui ne possède pas d’activité enzymatique de
glycosylation. Comment expliquer alors que la mutation de la fukutine entraîne
un défaut de glycosylation de l’alpha-DG ? Les auteurs japonais ont répondu à
cette question en montrant que la fukutine interagissait avec la POMGnT1 et
modulait son activité enzymatique. C’est par ce biais que la fukutine agit sur
la glycosylation de l’alphaDG. Ces résultats permettent de mieux comprendre les
mécanismes physiopathologiques de la DMC de Fukuyama.
- Communication de ML. Sveen
Prévalence et corrélations phénotype/génotype dans LGMD 2I
Les mutations
du gène FKRP donnent des formes alléliques de myopathies, distinctes
cliniquement dont la LGMD2I
La mutation faux sens C826A est fréquente chez
les patients LGMD2I. Cette mutation entraîne un phénotype modéré à l’état
homozygote versus un phénotype sévère à l’état hétérozygote.
Les auteurs ont
analysé 155 patients de LGMD dont 94 répondent aux critères de LGMD2I. Ils
concluent que la LGMD2I est la forme la plus fréquente (94/155) des LGMD au
Danemark.