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Interface entre myopathies myofibrillaires et myopathies distales

Zaspopathie
Dans les myopathies myofibrillaires, cinq gènes principaux sont actuellement connus(1). Ils codent respectivement la desmine, l’alpha-B crystalline, la myotiline, la ZASP et la filamine C. Des mutations de ces gènes peuvent être à l’origine d’un phénotype de dystrophie musculaire à début fréquemment distal.
La dystrophie musculaire tibiale (TMD) décrite par UDD appartient au groupe hétérogène des myopathies distales (actuellement, 16 maladies définies génétiquement). Des mutations ont été identifiées dans le gène responsable, le gène de la titine (TTN), localisé sur le chromosome 2 (2q31-33). La titine est une protéine géante du sarcomère, liée aux filaments fins, s’étendant de la strie Z à la bande M. A l’état homozygote, la mutation du gène TTN est responsable d’un phénotype plus sévère avec déficit des ceintures.
La myopathie distale de Markesbery-Griggs a été décrite pour la première fois en 1974 chez une grande famille américaine. D’abord suspectée d’être liée au locus 2q31 du gène de la titine, il a ensuite été montré que cette myopathie distale n’était pas due à des mutations dans le gène de la titine. Une collaboration internationale (USA, Royaume-Uni, Allemagne et France) a mis en évidence que la myopathie distale de Markesbery-Griggs est due, en fait, à une mutation A165V du gène ZASP. ZASP (Z-band alternatively spliced PDZ motif-containing protein) est une protéine du disque Z des myofibrilles, impliquée dans une myopathie myofibrillaire appelée zaspopathie. Des analyses génétiques de la famille décrite par Markesbery et coll. ainsi que de 5 autres familles non consanguines ont indiqué l’existence d’un porteur ancestral de cette mutation A165V, suggérant un effet fondateur.
 
(1) des aspects de MMF ont été occasionnellement décrits avec des mutations des gènes codant la sélénoprotéine N et les lamines A/C.