L'imagerie du muscle comprend de multiples techniques, rayons X, ultrasons, CT, scintigraphie, RMN. Parmi toutes ces technique d'imagerie, la RMN est unique en ce sens qu'elle permet d'étudier l'anatomie du muscle (via des protocoles standards d'IRM), la physiologie du muscle (via l'IRM fonctionnelle) et la biochimie du muscle (via la spectroscopie RMN) au cours d'un seul examen. En outre, le contraste intrinsèque du muscle par IRM est incomparablement plus riche qu'avec les autres techniques et peut être manipulé pour visualiser plus spécifiquement différentes variables, du tissu graisseux ou fibrotique à la perfusion ou oxygénation.
Dans le domaine de l'imagerie des thérapies cellulaire et génique, des solutions innovantes sont activement recherchées via l'utilisation de la fluorescence in vivo, la bioluminescence, SPECT et PET. Bien que la RMN joue un rôle actif dans ces domaines, elle ne peut prétendre être la meilleure, principalement à cause d'une moins grande finnesse de marquage des structures avec les agents de contraste RMN.
Pour autant, des domaines d'application spécifiques peuvent bénéficier de la RMN tels que le suivi de la destinée de cellules thérapeutiques in vivo. Etant donné leur immense impact clinique et pré-clinique potentiel, ces projets à haut risque méritent d'être réalisés et font partie intégrant de notre programme d'imagerie du muscle.