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Essais terminés

Analyse de l’injection intramusculaire d’un plasmide contenant le gène de la dystrophine humaine.

Responsables
Pr Fardeau et Pr Herson
Promoteur
Transgène
CCPPRB
Oui
Nombre de patients
Total
A l'institut de Myologie
 
9
9
Dates pervisionnelles
Début
Fin
 
2000
2002
Financement
AFM
Objectifs

Evaluer la faisabilité et la tolérance (phase I) de l’injection intra-musculaire d’un ADN nu porteur du gène de la dystrophine humaine pleine longueur, chez 9 patients atteints de myopathie de Duchenne ou de Becker. A doses croissantes : 200 mg, 600 mg et 2 x 600 mg.
 
Déroulement de l'essai
Ce protocole a été réalisé en collaboration avec la société Transgène qui a assuré la promotion de l’essai. Cet essai, de phase I, a été accepté par les différents comités règlementaires en juillet 2000.
Son objectif était de tester la tolérance et d’apprécier l’efficacité de l’administration intramusculaire d’un plasmide contenant le gène entier de la dystrophine humaine, sous promoteur CMV, plasmide préparé par Transgène. Les essais précliniques réalisés par l’équipe de S. Braun à Transgène avaient montré chez la souris mdx et chez le chien GRMD une bonne tolérance et une efficacité significative.
L’essai a comporté l’inclusion séquentielle de neuf patients, parfaitement caractérisés au point de vue clinique, cartographiés en génétique moléculaire, de façon à ce que la délétion du gène dystrophine permette l’utilisation d’au moins un anticorps permettant la reconnaissance du segment de dystrophine délété (anticorps fournis par Glenn Morris). Les patients ont été hospitalisés et suivis dans le service de médecine interne du Pr Serge Herson à la Salpêtrière, dans les chambres aménagées à cet effet.
L’essai a été conduit par S. Herson et M. Fardeau comme investigateurs principaux, avec l’active collaboration de S. Braun. Il a mobilisé 40 acteurs différents. L’essai s’est déroulé sur deux ans.
 
Résutlats
Les résultats de l'essai de thérapie génique, débuté en septembre 2000 à l'Institut de Myologie en collaboration avec la société Transgène, ont été publiés en novembre 2004 dans Human Gene Therapy. Il s'agit du premier essai de thérapie génique de phase I (étude de tolérance et de faisabilité sans bénéfice thérapeutique attendu) sur l'homme pour les myopathies de Duchenne et de Becker. Le plasmide contenant l'ADN complémentaire complet du gène de la dystrophine a été injecté dans le muscle radial de neuf patients répartis en trois groupes : les deux premiers groupes ont reçu une injection unique d'ADN plasmidique en intramusculaire : 200 microgrammes pour le premier groupe, 600 microgrammes pour le deuxième. Le troisième groupe a reçu deux injections de 600 microgrammes de plasmide à deux semaines d'intervalle. Trois semaines après l'administration du transgène, le vecteur a été détecté au niveau du site d'injection sur les biopsies de tous les patients. Des analyses histologiques et biochimiques ont révélé une expression faible de la dystrophine chez six patients sur neuf. Aucun effet secondaire nocif et aucune réponse immunitaire contre la dystrophine exogène, n'ont été observés.
Un second essai chez l'homme, de tolérance, d'efficacité et de bénéfice clinique est en préparation. Il s'appuie sur des études précliniques en cours chez l'animal. L'injection d'une solution de plasmide contenant le gène de la dystrophine est réalisée par voie intravasculaire, dans les muscles des membres de quatre 4 espèces animales différentes. Cette méthode permet de transférer de manière massive sans entraîner d'effet secondaire le gène thérapeutique dans des territoires musculaires plus étendus.
 
Références
Romero NB, Braun S, Benveniste O, Leturcq F, Hogrel JY, Morris GM, Barois A, Eymard B, Payan C, Ortega V, Boch AL, Lejean M, Thioudellet C, Mourot B, Escot C, Choquel A, Recan D, Kaplan J-C, Dickson G, Klatzmann D, Molinier-Frenckel V, Guillet J-G, Squiban P, Herson S, Fardeau M: Phase I study of dystrophin plasmid-based gene theraphy in Duchenne/Becker muscular dystrophy.
Hum Gene Ther, 2004, 15:1065-1076, O.