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Essais terminés

Analyse de la toxicité mitochondriale des thérapeutiques antirétrovirales (mitovir) chez les patients VIH

Responsable
Pr Katlama
Promoteur
APHP
CCPPRB
Oui
Nombre patients 
Total
A l’Institut de Myologie
 
70
70
Dates prévisionnelles
Début
Fin
 
Juin 2002
Décembre 2003
Financement
CREPATS-SIDACTION
Outils d’évaluation
Grip test, test de charge en lactate
Résumé
Il s’agit d’une étude du métabolisme de lactates des patients infectés par le VIH et traités par différentes associations antirétrovirales.
 
Objectif
L’une des complications des traitements antirétroviraux est l’élévation anormale de l’acide lactique. Les analogues nucléosidiques inhibant la polymérase gamma qui assure la réplication de l’ADN mitochondrial pourraient être responsables de l’accumulation anormale de lactates. L’étude a pour but d’évaluer le métabolisme du lactate chez des
patients traités par différentes associations antiretrovirales classées par leur toxicité mitochondriale in vitro.
 
Patients
Cette étude a été réalisée de juin 2002 à décembre 2003 chez 70 patients séropositifs pour le VIH regroupés en 3 groupes en fonction de leur traitement: naïfs, traités par analogues nucléosidiques de forte toxicité mitochondriale ou de faible toxicité avec 2 sous groupes avec ou sans traitement simultané par  Inhibiteur de Protéase. Un groupe de 49 patients séronégatifs pour le VIH ont également été inclus pour l’étude du métabolisme musculaire.
Les patients ont été recrutés sur 3 centres de prise en charge et suivi de patients séropositifs VIH:
- service des maladies infectieuses, Hôpital Pitié-Salpêtrière (Service du Pr Katlama).
- Service de médecine Interne, Hôpital Pitié-Salpêtrière (Service du Pr Herson).
- Service des maladies infectieuses, Hôpital Paul Brousse (Service du Pr Vittecoq).
 
Méthodes
Outre l’étude du métabolisme du lactate à l’état basal, une analyse dynamique explorant séparément le muscle au cours d’une épreuve d’effort (Grip test) et le foie lors d’un test de charge en lactate a été réalisée.
Ces deux test ont été réalisés pour les patients inclus au niveau de l’institut de myologie, hôpital Pitié-Salpêtrière (Drs R. Ben Yaou & J.Y. Hogrel, Pr B. Eymard). Des paramètres biologiques sont ensuite définis à partir des profils d’évolution de la mesure de lactate au cours du test (INSERM U582, équipe A. Lombes, Service de Biochimie, Dr C. Jardel).
 
Résultats
L’analyse préliminaire des résultats montre que le traitement modifie les lactates de base et la clairance des lactates au cours  du test musculaire mais n’a pas d’effet sur le métabolisme hépatique. Un complément de recrutement de patients est envisagé pour compléter l’analyse.
 
Conclusion
Chez les patients sous traitement stable et ne présentant pas de signes cliniques d’hyperlactatémie, le traitement par analogue nucléosidique ayant une forte toxicité mitochondriale in vitro augmente les lactates de base et perturbe le métabolisme musculaire mais n’a pas d’effet sur le métabolisme hépatique.