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![]() Bruno Eymard revient sur le nouveau traitement pour un syndrome myasthénique qui vient d'obtenir une AMM Le 3,4-DAP, médicament efficace pour traiter le syndrome de Lambert Eaton (LEMS), vient d'obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) à l'échelle européenne. Bruno Eymard, responsable de l’Unité de Pathologie Neuromusculaire de l'Institut de Myologie, convaincu du bénéfice de ce médicament pour les patients, s’est fortement engagé pour faciliter sa mise à disponibilité, grâce au soutien de l'AFM et de l'AP-HP. Combien de temps aura-t-il fallu pour obtenir cette AMM ?
Cela fait une dizaine d’années que je me suis appliqué à faciliter la mise à disposition du 3,4-DAP. Le traitement du LEMS a longtemps reposé en France sur la guanidine, ayant une toxicité sévère notamment sur le plan hématologique et rénal. Le 3,4-DAP est un produit beaucoup moins toxique et d’efficacité reconnue ayant déjà été utilisé dans de nombreux pays. Je voyais donc la nécessité absolue de changer de traitement pour mes patients en tant que clinicien et j'ai joué un rôle d'aiguillon auprès des autorités réglementaires pour les sensibiliser et les accompagner dans leur démarche d’obtention d’AMM. > Lire Myopathies centronucléaires : l’importance de l’histopathologie pour orienter le diagnostic génétique Les myopathies centronucléaires appartiennent au groupe des myopathies congénitales. Elles sont caractérisées par une localisation anormale des noyaux au centre des fibres musculaires. Des mutations dans les gènes MTM1, DNM2, BIN1 et RYR1 codant respectivement la myotubularine, la dynamine 2, l’amphiphysine 2 et le récepteur de la ryanodine de type 1, ont pu être associées à cette maladie mais dans environ 30% des cas, l’origine génétique reste inconnue. Dans une revue publiée en février 2010, Norma B. Romero, chercheuse de l’Institut de Myologie de Paris, fait le point sur les anomalies histopathologiques caractéristiques d’une mutation dans l’un des gènes identifiés. Ces anomalies observables à la biopsie, constituent un critère utile pour proposer ou rejeter l’un des gènes comme cause d’une myopathie centronucléaire. > Lire > En savoir plus sur le laboratoire d'Histopathologie de Norma B. Romero Publications récentes de l'Institut
![]() Un potentiel effet bénéfique des inhibiteurs du protéasome dans les dystrophies musculaires de Duchenne et de Becker chez la souris mdx La myopathie de Duchenne (DMD) est due à l’absence de dystrophine, une protéine codée par le gène DMD et essentielle à l’intégrité de la membrane musculaire. La dystrophie musculaire de Becker (DMB) est aussi due à des mutations du gène DMD, celles-ci entrainant la production d’une dystrophine tronquée. Dans ces deux types de maladie, l’augmentation de la dégradation protéique par le protéasome fait partie des mécanismes pathologiques conduisant à la maladie. Dans un article publié en mars 2010, une équipe italienne confirme l’effet bénéfique du Velcade, un inhibiteur du protéasome déjà utilisé chez l’homme pour le traitement du myélome multiple. > Lire Une étude du phénotype associé aux myopathies congénitales centronucléaires dues à des mutations du gène DNM2 La myopathie congénitale centronucléaire (CNM) est une maladie neuromusculaire se manifestant par un retard d'acquisition de la marche et par une atteinte des muscles du visage avec ophtalmoplégie et ptosis. Des mutations dans le gène DNM2 codant la dynamine-2 font partie des anomalies génétiques conduisant à des CNM. Dans un article publié en mars 2010, des chercheurs australiens et français rapportent le résultat d'une étude sur le phénotype associé à la CNM dans une série de 12 patients issus de huit familles distinctes. Au cours de cette étude, deux nouvelles mutations du gène DNM2 ont été identifiées et cinq mutations connues ont été retrouvées. > Lire Dernières brèves scientifiques Retrouvez notre sélection de publications scientifiques et médicales. Chaque publication vous est présentée sous la forme d'une synthèse didactique reprenant les principaux points de l'article et les conclusions de l'auteur.
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Soumission des abstracts : 22 Mars - 1er Juin
Date limite d'inscription : 1er Août > Renseignements et inscription
Date limite pour poser sa candidature au Symposium + EMBO practical course: 31 mai 2010
(Notification : 20 juin 2010) Date limite pour s'inscrire et soumettre des abstracts pour le Symposium seulement pour une communication orale : 30 juin 2010 (Notification : 15 juillet 2010) Date limite pour s'inscrire et soumettre des abstracts pour le Symposium seulement pour un poster : 31 juillet 2010
Date limite de soumission des dernières "breaking news" : 31 Juillet 2010
![]() Communiqué de presse
Plusieurs groupes de recherche se sont alliés à des partenaires industriels pour lancer un large projet collaboratif européen, EndoStem, visant à faire progresser le traitement de pathologies musculaires qui affectent un très grand nombre de patients. Le projet favorisera le développement de stratégies associant muscle squelettique, vaisseaux, système immunitaire et cellules souches afin de réparer directement les tissus musculaires endommagés.
Ce nouveau projet collaboratif est coordonné par David Sassoon, directeur de recherches Inserm à l'UMR S 787-Groupe Myologie Inserm/UPMC/Institut de Myologie. > Lire le communiqué de presse Les jeunes chercheurs sont invités à présenter leurs projets à la conférence de recherche de l'EPNS Les jeunes chercheurs intéressés par les maladies du muscle sont invités à participer à la Conférence européenne de recherche en neurologie pédiatrique de cette année à Louvain en Belgique. Cette conférence de recherche est sponsorisée par l'EPNS (European Paediatric Neurology Society) et accueille des chercheurs venus de toute l'Europe. Le programme est divisé en groupes de travail et le groupe neuromusculaire encourage vivement les chercheurs de toutes les disciplines touchant les maladies musculaires à présenter leurs travaux à leurs pairs. Les présentations devront être centrées sur les projets en cours, y compris les difficultés rencontrées et les plans de développements futurs. Les disciplines couvertes vont de la génétique à l'imagerie musculaire, chez l'adulte comme chez l'enfant. > Plus d'informations sur le site de Treat-NMD Offres d'emploi
> Plus d'information (en anglais)
Les travaux porteront sur le rôle de du facteur de transcription Barx2 dans les cellules satellites de muscle de souris ainsi que dans d'autres cellules progénitrices myogéniques au cours du développement et de la régénération musculaire. > Plus d'informations (en anglais) Testez vos connaissances 1. Sur quel médicament était jusque-là basé le traitement du syndrome de Lambert Eaton en France ? a) 3,4-DAP b) guanidine c) arginine d) DDP- 4 2. Approximativement combien de personnes sont-elles atteintes de LEMS en Europe ? a) 4,000 b) 10000 c) 6000 d) 3000 3. Quelle est le nom de l'entreprise pharmaceutique qui vient d'entamer la phase 2 d'un essai clinique chez des patients DMD ? a) PTC Therapeutics b) Acceleron Pharma c) Prosensa d) BioMarin 4. On a récemment mis en évidence qu'une forme distale de neuropathie motrice héréditaire liée à l'X était due à des mutations dans quel gène de transporteur de cuivre ? a) ATP7A b) hCTR1 c) CCS d) hCOX17 5. L'effet thérapeutique du Glatiramer acetate (GA) a été étudié dans la souris dy2J/dy2J, modèle de la dystrophie musculaire congénitale avec déficience en mérosine. Pour quel autre maladie ce médicament a-t-il été approuvé ? a) Maladie d'Alzheimer b) le syndrome de fatigue chronique c) la myasthénie d) la sclérose en plaques Les réponses sont ici ! ![]() Retrouvez tous les mois l'actualité de la myologie Tous les mois, la Newsletter de l'Institut de Myologie vous informe sur les évolutions de la recherche en myologie, vous présente un résumé de l'actualité scientifique, médicale, politique et associative concernant les maladies neuromusculaires. Ne pouvant prétendre à l'exhaustivité, nous comptons beaucoup sur vous pour nous communiquer toute nouvelle susceptible d'être publiée dans notre Newsletter. Vous pouvez avoir accès à notre Newsletter en vous connectant directement sur le site de l'Institut de Myologie ou en vous abonnant. Si vous souhaitez vous désabonner, cliquez-ici.
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