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![]() Zoom sur une publication de l'Institut : Helge Amthor (U974) Helge Amthor est médecin et exerce au pôle pédiatrie à l’hôpital de Garches. Il est rattaché pour la recherche à l'équipe de Luis Garcia (U974) à l’Institut de Myologie. Le dernier article qu’il a publié démontre que l‘hypertrophie musculaire observée à la suite d’un blocage de la myostatine ne requiert pas une activité des cellules souches musculaires. Votre article remet en cause l'hypothèse jusque-là admise que l'inhibition de la myostatine entraîne une surcroissance du muscle squelettique qui engendre à son tour une sollicitation des cellules satellites. Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ?
Nous avions au départ posé l'hypothèse qu'en absence de myostatine, dans l'organisme adulte, la croissance musculaire était liée à une hyperactivité des cellules précurseurs du muscle, idée basée sur des résultats obtenus précédemment. Mais les résultats obtenus par mon équipe l'ont infirmée. J'ai alors recommencé les expériences réalisées ici il y a 6 ans dans le laboratoire de Terence Partridge et de Ketan Patel à Londres sur des cellules souches musculaires, et jamais nous n'avons obtenu de résultats confirmant notre hypothèse de départ. Nous en avons conclu qu'elle était fausse. Nous avons confirmé cette conclusion en la testant de plusieurs façons : systèmes in vitro, différents modèles de souris (souris knock out de la myostatine constitutive, blocage de la myostatine dans le muscle adulte par un vecteur AAV portant une molécule neutralisante de la myostatine) ainsi que diverses techniques pour voir in vivo la régénération, différents marquages de cellules, etc... Toutes ces techniques ont montré le même résultat, c’est-à-dire qu‘il n’y a pas d’activation supplémentaire liée au blocage de la myostatine des cellules satellites dans le muscle adulte, ni dans le muscle dystrophique du modèle souris mdx de la dystrophie musculaire de Duchenne. Par ailleurs, pendant le congrès « Making muscle in the embryo and adult » à New York en fin mai cette année, j’ai rencontré d’autres équipes qui sont arrivé à la même conclusion, ce qui est très rassurant ! Interview de Jacques Ménard, jeune chercheur en fin de doctorat au laboratoire de RMN Jacques Ménard est actuellement en fin de thèse au laboratoire de RMN à l'Institut de Myologie, sous la direction de Pierre Carlier. Ingénieur de formation, ses travaux portent sur la mise au point d’une IRM d’évaluation de la fonction artériolaire dans les muscles striés squelettique et cardiaque. Arrivé au laboratoire début 2006 en DEA, il y a développé des séquences qui permettent d’explorer plus finement la microcirculation chez le petit animal. Il a en particulier adapté à l’étude du hamster la méthode de mesure de la perfusion tissulaire par imagerie RMN fonctionnelle et mis au point une méthodologie atraumatique de mesure par RMN de la pression artérielle chez le petit animal. Par la combinaison de ces mesures acquises simultanément, il est maintenant possible de calculer d’autres variables fonctionnelles importantes, telles que les résistances vasculaires. Pouvez-vous préciser ce qu’est une « séquence » ? Les molécules d’eau qui composent le corps humain et les tissus biologiques se comportent comme des petites toupies lorsqu’elles sont dans un champ magnétique (dans un IRM) : on parle de leur moment magnétique. La RMN utilise cette propriété pour obtenir des informations précises sur la structure et la composition des tissus. La séquence RMN est la succession d’impulsions électromagnétiques et de gradients de champ magnétique qui permet « d’interroger » les molécules sur leur position et leurs propriétés, de générer des contrastes entre les tissus et finalement de réaliser une image. On peut par exemple distinguer le signal de la graisse et du muscle. Si on ne veut voir que le muscle, on va programmer une séquence qui supprime le signal de la graisse. En l’espace de 200ms (une séquence d’imagerie rapide) on peut obtenir une image déjà très riche d’informations. En qualité de jeune chercheur, J. Ménard a participé au colloque Jeunes Chercheurs organisé par l’AFM qui s'est tenu le 12 juin dernier à Génocentre (Evry). Cette journée fut l’occasion pour 21 jeunes scientifiques soutenus par l’AFM de présenter leurs travaux devant un parterre d’experts des maladies neuromusculaires. Il a présenté une communication portant sur l'exploration multiparamétrique et in vivo de la microcirculation musculaire chez le petit animal par imagerie fonctionnelle RMN de l'hydrogène à 4 tesla.
![]() Diagnostic préimplantatoire et maladie de Steinert : une technique au point mais lourde La maladie de Steinert est une des maladies neuromusculaires les plus fréquentes chez l’adulte. Elle entraîne une atteinte multi-systémique des muscles squelettique et lisse, du cœur, du cristallin et du système endocrinien. Transmise selon un mode autosomique dominante, elle est due à une expansion anormale et pathologique de triplets CTG dans le gène DMPK. La gravité de l’affection fait que le recours au diagnostic prénatal est assez fréquent. Le diagnostic préimplantatoire (ou DPI) est une des techniques, plus récemment mises au point, pour répondre à certaines demandes spécifiques de diagnostic prénatal (refus de l’avortement thérapeutique, infertilité).
Dans un article publié en avril 2009, l’équipe belge faisant référence dans le domaine expose son expérience dans ce domaine sur les 15 dernières années : 78 couples concernés par la maladie de Steinert, dont plus de la moitié vivaient en dehors de Belgique, ont eu recours au DPI. Les taux de réimplantations réussies sont comparables à ceux observés dans d’autres maladies génétiques autosomiques dominantes. Le processus a abouti à la naissance, dans des conditions obstétricales satisfaisantes, de 49 nouveau-nés dont 48 sont rapportés comme bien portants. Chez le dernier d’entre eux, il a été détecté une galactosémie, sans lien avec la maladie de Steinert. Les auteurs concluent au bien-fondé et à l’utilité de cette technique et suggèrent sa diffusion à un plus grand nombre. De Rademaeker et coll. Preimplantation genetic diagnosis for myotonic dystrophy type 1: upon request to child. Eur J Hum Genet. 2009 Apr 15. [Epub ahead of print] Dernières brèves scientifiques Retrouvez notre sélection de publications scientifiques et médicales. Chaque publication vous est présentée sous la forme d'une synthèse didactique reprenant les principaux points de l'article et les conclusions de l'auteur.
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XXIIes Entretiens Annuels de la Fondation Garches oanisés en collaboration avec l’Institut Fédératif de Recherche sur le Handicap (IFR25 - IFRH) & en partenariat avec l’Association Française contre les Myopathies (AFM)
![]() Publications récentes de l'institut
XIIe Ecole d'été de Myologie L'édition 2009 de l'Ecole d'été de la Myologie s'est tenue à l'Institut du 17 au 26 Juin 2009. Cette 12e édition a accueilli 39 participants de 23 nationalités venant du monde entier : Europe (Allemagne, Irlande, Russie, Espagne, Roumanie, Suède), l’Asie (Chine, Corée, Inde, Iran), l’Océanie, la Malaisie, l’Amérique centrale (Guatemala, Vénézula, Costa Rica, Salvador) et Amérique du Nord (USA et Canada) et Amérique du Sud (Brésil et Argentine), l’Afrique (Bénin, Algérie, Maroc) et Moyen-Orient avec l’Arabie Saoudite. Deux nouveaux enseignants allemands, Simone Spueler et Steffen Weber-Karstens, y ont été associés grâce au futur partenariat entre l’hôpital de la Charité à Berlin et l’Institut de myologie. Le samedi 20 juin après-midi, les cours ont eu lieu au Parc Floral de Vincennes au sein même des Journées des familles, pour permettre aux étudiants d’y participer. Outre le soutien principal de l’AFM via l’Institut, cette édition a bénéficié d’un soutien financier du réseau européen TREAT-NMD et de Genzyme. > Regarder l'interview vidéo de J. Andoni Urtizberea, cofondateur de l'Ecole d'été, sur le site AFM-Téléthon Communiqué de presse Inauguration de la Plateforme de Ressources Biologiques de la Pitié-Salpêtrière(AP-HP) Le 25 Juin dernier a été inaugurée la Plateforme de Ressources Biologiques (PRB) à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Cette Plateforme rassemble dans un même lieu plusieurs biobanques : Myobank, la banque de tissus musculaires de l’Institut de Myologie - AFM, le GIE NeuroCEB, banque de tissus pour la recherche sur les maladies neurodégénératives, la Tumorothèque et la Cérébrothèque de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris. Ce regroupement vise à stimuler la recherche biomédicale en mettant à la disposition des équipes de recherche françaises et étrangères non seulement une grande diversité d’échantillons de matériel biologique humain mais aussi toutes les informations cliniques, biologiques, génétiques qui les accompagnent.
Compte-rendu en ligne Du 21 au 23 juin derniers, à la faculté de médecine Pierre et Marie Curie (Paris), s’est tenu le congrès annuel de la Société francophone de thérapie cellulaire et génique (SFTCG). La direction scientifique de l’AFM revient sur les faits marquants de ces trois jours d’échanges entre jeunes chercheurs et scientifiques chevronnés qui ont fait le point sur les thérapies cellulaires et géniques mais aussi sur la sécurité de ces nouveaux traitements.
![]() Retrouvez tous les mois l'actualité de la myologie Tous les deux mois, la Newsletter de l'Institut de Myologie vous informe sur les évolutions de la recherche en myologie, vous présente un résumé de l'actualité scientifique, médicale, politique et associative concernant les maladies neuromusculaires. Ne pouvant prétendre à l'exhaustivité, nous comptons beaucoup sur vous pour nous communiquer toute nouvelle susceptible d'être publiée dans notre Newsletter. Vous pouvez avoir accès à notre Newsletter en vous connectant directement sur le site de l'Institut de Myologie ou en vous abonnant. Si vous souhaitez vous désabonner, cliquez-ici.
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