Les
dystrophies musculaires des ceintures de type 2B (LGMD2B) et les myopathies distales de type Miyoshi (type Miyoshi) sont dues à des mutations dans le gène DYSF codant la dysferline (dysferlinopathies). La thérapie génique visant à remplacer le gène défectueux par un gène intact grâce à des vecteurs viraux AAV représente l’une des pistes de traitement dans ces maladies, mais la taille du gène DYSF est supérieure à celle que peuvent contenir les vecteurs AAV.
Dans un article publié en février 2010, une équipe du Généthon dirigée par Isabelle Richard et soutenue par l’AFM, a réussi à rétablir la production d’une dysferline entière et fonctionnelle dans des souris modèles de dysferlinopathie. Les chercheurs ont coupé le gène DYSF en deux et ont ajouté à chacune de ses parties des séquences d’ADN leur permettant de se recoller une fois réunies dans les cellules. Chaque partie du gène a ensuite été placée dans deux vecteurs AAV indépendants injectés aux souris. Les chercheurs ont constaté une production de dysferline chez les souris pendant au moins un an après la double injection. Ils ont également observé une réparation des membranes des fibres musculaires ainsi qu’une amélioration de l’activité locomotrice des souris traitées. Cette technique pourrait également être applicable à d’autres gènes, comme celui de la dystrophine, impliqué dans la dystrophie musculaire de Duchenne, et dont la taille trop importante empêche leur transfert en intégralité dans un vecteur.
Références :