Quelle est la composition du T-TAC ?
Les 43 experts nommés dans ce comité sont originaires du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de Belgique, d’Allemagne, de Suisse, de France, d’Italie, des Etats-Unis et d’Australie. T-TAC se compose 10 experts précliniques, un expert en toxicologie, 3 experts en pharmacologie, 2 experts en réglementation (dont Didier Caizergue de Généthon), 2 experts en statistiques, 16 experts en clinique (dont Thomas Voit et Pascal Laforêt de l’Institut, représentant le réseau des centres français, CORNEMUS -COordination NEuro-MUSculaire), un expert chargé de l’éthique, et 7 représentants d’associations de patients (dont Marie-Christine Ouillade, Béatrice de Montleau de l’AFM).
Quels sont les domaines d’intervention de ce nouveau comité ?
Le T-TAC a pour objectif de faciliter et accélérer le déroulement des essais et d’apporter du conseil avec l’idée attirer des petits laboratoires pharmaceutiques, des institutionnels qui ne sont pas des professionnels des essais cliniques, ou encore des laboratoires qui ne sont pas au fait des essais dans les maladies rares. Le T-TAC comprend donc deux pôles, un pôle de conseil en amont et un pôle de validation.
En amont, le comité apporte des conseils à la réalisation de protocole : comité d’experts de tous les éléments qui composent les préalables à l’essai clinique tels que validité de la preuve de concept, dossier suffisamment solide pour aller chez l’Homme… Les experts des maladies intéressées vont ensuite vérifier si, par exemple, les mesures d’efficacité retenues pour le protocole sont reconnues par l’Agence*. Après quoi ils pourront continuer à accompagner le projet en mettant à disposition le réseau des Centres d’investigation cliniques, les bases de données de patients
Le second pôle concerne la validation du protocole : est-il ou non réalisable par le réseau ? T-TAC se coordonne avec d’autres comités de Treat-NMD. Enfin, le comité accompagne et soutient le projet déposé auprès des Agences, augmentant considérablement les chances que le projet soit validé.
Et on gagne encore du temps.
Mai 2009
*En France, c’est l’
Agence du Médicament qui a la charge de la déclaration d’intention des essais cliniques. En Europe, c’est l’
EMEA et aux Etats-Unis la
FDA.