Le projet CaPTAA est composé de
sept sous-projets regroupés selon deux axes principaux. Le premier consiste en l’identification, la caractérisation et la différenciation des cellules souches. Le second axe porte sur l’intégration de ces cellules dans le tissu cardiaque, puis, s’il est montré que l’organe récupère de la fonctionnalité et du volume, mettre en place un essai thérapeutique sur l’homme.
Parmi les sept sous-projets, le projet 3 porte sur la construction du tissu cardiaque à partir des différents types de cellules cardiaques. Thomas Eschenhagen et Kit Parker arrivent à transformer des cellules en tissu réellement actif qui se contracte régulièrement par deux voies différentes.
La genèse du projet
C’est au cours d’un congrès que Ketty Schwartz et Ken Chien se croisent et décident de travailler ensemble. Ils dressent les grandes lignes d’un projet puis trouvent une partie du financement auprès de la Fondation Leducq, fondation privée basée en France finançant pendant 5 ans des projets répondant à des critères précis. En effet, tous les projets doivent impliquer des équipes issues des deux côtés de l’Atlantique ; tous ont pour finalité, à plus ou moins long terme, les applications thérapeutiques ; tous concernent le domaine cardiovasculaire.
Pour l’AFM, ce projet, bien que ne portant pas à proprement parler sur une maladie neuromusculaire puisqu’il concerne l’infarctus du myocarde, a un intérêt certain. En effet, le cœur est un muscle qui est atteint dans de nombreuses MNM, et les connaissances et les techniques acquises grâce à CaPTAA seront fort importantes pour continuer à avancer vers les thérapies.