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Alain Cimino

Alain Cimino, Inserm-Transfert
CaPTAA, un réseau exemplaire pour les progéniteurs cardiaques
 
CaPTAA, pour Cardiac Progenitors TransAtlantic Alliance, est un réseau qui regroupe des chercheurs européens et américains autour des cellules souches cardiaques et de leur utilisation en thérapie cellulaire pour régénérer les zones du cœur endommagées lors d’infarctus du myocarde. Ce projet, subventionné par la Fondation Leducq et coordonné par Ketty Schwartz, a pour but de mettre en évidence les cellules capables à la fois de s’implanter et de recoloniser la zone cicatricielle du myocarde et de former des connections électromécaniques avec les cardiomyocytes hôtes pour permettre la contraction synchrone et l’amélioration à long terme de la fonction ventriculaire. Alain Cimino, de Inserm-Transfert, est administrateur de ce projet.
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Le projet CaPTAA est composé de sept sous-projets regroupés selon deux axes principaux. Le premier consiste en l’identification, la caractérisation et la différenciation des cellules souches. Le second axe porte sur l’intégration de ces cellules dans le tissu cardiaque, puis, s’il est montré que l’organe récupère de la fonctionnalité et du volume, mettre en place un essai thérapeutique sur l’homme.
Parmi les sept sous-projets, le projet 3 porte sur la construction du tissu cardiaque à partir des différents types de cellules cardiaques. Thomas Eschenhagen et Kit Parker arrivent à transformer des cellules en tissu réellement actif qui se contracte régulièrement par deux voies différentes.
 
 
La genèse du projet

C’est au cours d’un congrès que Ketty Schwartz et Ken Chien se croisent et décident de travailler ensemble. Ils dressent les grandes lignes d’un projet puis trouvent une partie du financement auprès de la Fondation Leducq, fondation privée basée en France finançant pendant 5 ans des projets répondant à des critères précis. En effet, tous les projets doivent impliquer des équipes issues des deux côtés de l’Atlantique ; tous ont pour finalité, à plus ou moins long terme, les applications thérapeutiques ; tous concernent le domaine cardiovasculaire.
 
Pour l’AFM, ce projet, bien que ne portant pas à proprement parler sur une maladie neuromusculaire puisqu’il concerne l’infarctus du myocarde, a un intérêt certain. En effet, le cœur est un muscle qui est atteint dans de nombreuses MNM, et les connaissances et les techniques acquises grâce à CaPTAA seront fort importantes pour continuer à avancer vers les thérapies.
Des partenaires de chaque côté de l’Atlantique
 
Le projet réuni de nombreux partenaires français, allemands et américains. Du côté européen, on retrouve l’Inserm, l’AP-HP et Inserm-Transfert pour la France et l’UHHE (University  Hospital Hamburg Eppendorf) pour l’Allemagne. Du côté américain, les partenaires sont le MGH (Massachussetts General Hospital) et en particulier le Harvard Stem Cell Institute, la Harvard Medical School, le CHOP (Children Hospital of Philadelphia) et l’UCSD (University of California San Diego).
Se rencontrer régulièrement pour créer des liens personnels
 
Comme pour toute collaboration, construire le réseau CaPTAA a pris quelques mois, le temps que la confiance s’installe pour que les chercheurs puissent vraiment travailler ensemble et échanger idées et matériels. Tous les 6 mois, les différents partenaires se réunissent alternativement en Europe et aux USA, pour échanger autour de leurs résultats.
 
Le dernier workshop du réseau a eu lieu à l’Institut de Myologie,  les 3 et 4 mai 2007. Au cours de la première partie, ouverte au public, Luis Garcia, Ken Chien et Jean-Thomas Vilquin ont présenté leurs recherches sur différentes approches thérapeutiques. Ensuite, tous les participants aux 7 projets ont fait état de leurs travaux en cours, pour optimiser l’avancée de ces recherches. La liberté de parole de ce type de réunion est garantie par l’établissement en amont d’un contrat solide définissant clairement les règles. 
Un projet phare
 
Pour la Fondation Leducq, CaPTAA est l’un des projets phares parce qu’il fonctionne bien tant au niveau scientifique qu’au niveau humain ou au niveau administratif. D’ailleurs, l’introduction d’un manager de projet a tellement convaincu les membres de la Fondation, d’abord réticents, qu’il est maintenant largement recommandé de prévoir une personne dédiée à l’administration et à la gestion du projet dans le guide du postulant.