Lundi 31 janvier 2006.
14h00. Grand Amphithéâtre. Institut de Myologie. Paris
Depuis plus d’une heure, de nombreuses personnes et personnalités du monde la myologie s’agitent. Que se passe t-il? Une visite inattendue du d'un ministre? Le lancement d’un congrès international ? Une remise de prix ?
Non, il s'agit d'un évènement beaucoup plus exceptionnel dans la vie d'une certaine jeune femme. Dans quelques minutes, Aurélie Goyenvalle soutient sa thèse de doctorat intitulée : «Développement d’une stratégie thérapeutique pour la dystrophie musculaire de Duchenne : Restauration du cadre de lecture par saut d’exon ».
14h15, l'amphithéâtre est maintenant comble.
Des auditeurs se sont même installés sur les marches de l’amphithéâtre, faute de fauteuils libres. Le brouhaha s'interrompt d’un coup. Aurélie Goyenvalle prend la parole et commence d'une voix tremblante l’exposé de ses travaux. Mais les minutes avançant, la jeune femme prend de l’assurance, les arguments, les faits défilent et les résultats s'exposent en même temps qu'explosent les applaudissement de la salle.
15h00. Début de l’interrogatoire du jury.Le
jury, et non des moindres, questionne comme à son habitude beaucoup mais félicite aussi abondamment la thésarde pour l’excellence de son étude. Il se retire pour délibérer. Le "verdict" tombe : Mention très honorable avec les félicitations du jury.
16h00. Fin de la soutenance.
Le public, fatigué mais heureux ne peut s’empêcher d’offrir une standing ovation à la jeune et brillante Aurélie.