Ces muscles sont constitués de fibres musculaires striées qui possèdent les
mêmes caractéristiques que le muscle strié squelettique à quelques différences
près.
Par exemple, le sphincter de l’urètre est constitué,
autour de la lumière urétrale, d’une couche de muscle lisse semblable à la
structure en double couche des tuniques musculaires tout au long de l’urètre et
d’un anneau circulaire externe de muscle strié sur environ 70% de la longueur de
l’urètre.
Le sphincter strié est constitué d’une couche circulaire constituée de
quelques fibres musculaires séparées de la couche externe du sphincter par une
bande de tissu conjonctif. Les fibres musculaires striées montrent un diamètre
inférieur de l’ordre d’un facteur 3 à 5 à celui des fibres musculaires striées
squelettiques. Les extrémités de ces fibres sont en contact direct avec le tissu
conjonctif environnant ce qui différencie le muscle strié sphinctérien du muscle
strié squelettique qui montre des jonctions myotendineuses. Cependant, le
sphincter strié montre de grandes similitudes avec le muscle strié squelettique.
Tout d’abord, la localisation cellulaire des protéines exprimées par le muscle
strié squelettique montre une localisation semblable. L’innervation de ces
fibres est acétylcholine-dépendant comme l’est l’innervation des fibres
musculaires striées squelettiques. De plus l’aspect des jonctions
neuromusculaires est très similaire à celui observé au niveau du muscle strié
squelettique. Nénamoins, les unités motrices montre une organisation
différente de celle observée au niveau du muscle squelettique : les fibres
musculaires innervées par un seul axone apparaissent contiguës. Le tissu
conjonctif entourant les fibres musculaires striées délimite des faisceaux de
fibres chevauchants agissant ensemble pour la fermeture de la lumière urétrale
par l’intermédiaire du resserrement du muscle lisse.