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Des cellules souches embryonnaires pour réparer le cœur : du rat au singe… (Michel Pucéat)

Puceat
Michel Pucéat (I-Stem, Inserm/AFM/UEVE, Evry) a présenté les dernières avancées de son équipe sur l’utilisation de cellules embryonnaires humaines dans le traitement de l’infarctus du myocarde. Depuis leurs travaux chez le rat (Stem Cells, juin 2007), les chercheurs ont progressé : ils ont expérimenté leur stratégie thérapeutique sur un modèle beaucoup plus proche de l’homme, des singes présentant un léger infarctus cardiaque. Ils ont également pu constater la différenciation des cellules embryonnaires en cellules cardiaques (cardiomyocytes) et surtout l’absence de développement tumoral que ce soit dans le cœur ou dans d’autres organes. Un nouveau pas vient d’être franchi avec l’utilisation de cellules embryonnaires dans la thérapie du cœur.

Nouveau modèle in vitro pour tester les thérapies du cœur (Christelle Monville)

En lien avec l’équipe de Michel Pucéat, Christelle Monville (I-Stem, Inserm/AFM, UEVE, Evry) développe un modèle de cœur in vitro (appelé organotypique). Quelques jours après leur mise en culture et pendant les trois mois de l’expérience, les tranches de cœur battent spontanément et régulièrement. De plus, la fréquence de ces battements cardiaques est augmentée par l’adrénaline, démontrant bien la validité de ce modèle sur lequel il est donc désormais possible de tester des médicaments. Ce modèle a par ailleurs été utilisé par l’équipe de Michel Pucéat pour la thérapie cellulaire.

La mélatonine booste la thérapie cellulaire du cœur (Angelo Parini)

Parini
Angelo Parini (Inserm U858, Toulouse) a présenté les travaux de son équipe sur la thérapie cellulaire utilisant des cellules souches mésenchymateuses. Ces cellules souches adultes sont à l’origine des os, du cartilage et du tissu graisseux mais peuvent également donner d’autres types cellulaires, notamment des cellules de muscle squelettique ou cardiaque. Ayant constaté qu’après avoir été transplantées dans le cœur ou dans le rein de modèles animaux, les cellules greffées meurent à plus de 80% à cause du stress oxydatif, les chercheurs se sont attachés à augmenter leur viabilité. Ils ont ajouté de la mélatonine (connue pour son fort pouvoir antioxydant et couramment utilisée chez l’homme) dans des cellules mésenchymateuses en culture et les ont ainsi protégées contre le stress oxydatif. Une fois transplantées dans le cœur de rats ayant eu un infarctus du myocarde, ces cellules prétraitées à la mélatonine ont vécu plus longtemps, et ont permis d’améliorer de la fonction cardiaque.

 
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