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1er congrès MYORES

Présentations des leaders des programmes de recherche

> Evènements précoces de la spécification myogénique par Anne-Gaëlle Borycki
> Expression de gènes dans la différenciation musculaire par Michael Taylor
> Diversification des types musculaires par Stefano Schiaffino
> Mouvements cellulaires et fusion par Renate Renkawitz-Pohl
> Fonctions normales et pathologiques des protéines musculaires par Alberto Ferrus
> Cellules souches musculaires et régénération musculaire par Vincent Mouly
Evènements précoces de la spécification myogénique  par Anne-Gaëlle Borycki
Anne-Gaëlle Borycki
Un linéage distinct existe pour les muscles squelettiques lors du développement embryonnaire.

 
- Muscles épaxiaux : facteurs Myf5, Myod; signaux: shh, Wnt,
- Muscle hypaxiaux : facteurs Pax3, Lbx1; signaux: shh, Wnt, BMP4, HGF/SF
- Myotome : facteurs myf5, MyoD, myogenine.
 
Gli2 et Gli3 sont nécessaires à l’activation de Myf5 chez les muscles épaxiaux de la souris. En l’absence de Shh, Gli3 a un effet négatif sur Myf5. Pitx2 un gène candidat régulateur de la myogenèse des muscles des membres et de la tête.
Expression de gènes dans la différenciation musculaire par Michael Taylor
Analyse de la transcription de gènes par bioinformatique et microarrays chez la drosophile, la souris, l'ascidie (Ciona), et le poisson zèbre. L'analyse se concentre sur les gènes conservés (en vue d’applications chez l’homme).
Myf5 serait le premier facteur MRF exprimé dans le lignage musculaire. Pax3 et Meox seraient des facteurs clés en amont de Myf5.
Une séquence dans l’enhancer de myf5 identifiée comme nécessaire et suffisante pour contrôler l’expression de Myf5 dans les bourgeons des membres. Une voie moléculaire est en cours d’étude : Pax3 <-> Six1/2, Eya1/2/4, Dach2 -> MyoD
Diversification des types musculaires par Stefano Schiaffino
Stefano Schiaffino
Il existe une diversification anatomique des muscles et des types de fibres musculaires. Il en résulte des groupes de muscles affectés différemment dans diverses pathologies. Les fibres de type 1 sont plutôt touchées dans la DMC et dans les myopathies neurogéniques, alors que les fibres de type 2 le sont plus particulièrement dans les myopathies à stéroïdes.
 
L'exercice induit la transformation de fibres rapides glycolytiques en fibres lentes oxydatives, pour lesquelles le transport de glucose est plus efficace (GLUT4 augmenté), ce qui permet de prévenir le syndrome métabolique et la résistance à l’insuline. Une activité physique insuffisante serait un facteur de risque majeur pour les maladies dégénératives et le cancer.
Objectifs : criblage de nouveaux gènes impliqués dans la diversification musculaire. Puis focalisation sur des gènes candidats, notamment Lbx1 et Tbx1, Engrailed, Six et Mef2. Analyse chez le poisson zèbre, la drosophile, l’embryon de poulet et la souris.
B. Thisse a développé un criblage chez le poisson zèbre par hybridation in situ  base de données (zfin). Des gènes identifiés, tels que Hsp27, CB1045. Il a analysé 4400 cDNA. L'expression de 755 a été retrouvée dans les myotomes, 509 dans les muscles et 497 dans les cellules adaxiales. C. Jagla complète l'analyse pour l’identification des cibles de gènes chez la drosophile.
P. Maire étudie les gènes Six : 4 de ces 6 gènes sont exprimés dans le myotome de poisson zèbre. Les souris Six1-/- sont létales à la naissance, le gène Six1 pourrait être impliqué dans le maintien du phénotype glycolytique  (fibres de type 2).
S. Dietrich : la voie Wnt a des effets opposés dans le développement des membres.
La voie NFAT est impliquée dans la spécification induite par l’activité nerveuse :
motoneurones lents --> Ca+CaM --> calcineurine --> NFAT-P --> NFAT --> translocation dans le noyau --> inhibition des gènes rapides et activation des gènes lents.
Il y a 4 gènes NFAT qui donnent de nombreux RNA. Etude fonctionnelle par RNAi.
D. Daegelen faire de l’évaluation fonctionnelle : cible spécifiquement les fibres de type IIB par l'expression de la toxine A (toxine de la diphtérie qui en particulier bloque la synthèse de protéines) chez des souris transgéniques. Ceci permet de mimer certaines pathologies où certains types de fibres sont sélectivement impliqués.
Mouvements cellulaires et fusion par Renate Renkawitz-Pohl
 
Renkawitz-Pohl
Travaux réalisés chez la drosophile, le poulet et la souris.
1. Délamination et migration de précurseurs
C. Marcelle, Nature 2005 : origine commune des cellules somitiques et des cellules satellites.
Les gènes CXCR4 et Grb1 coopèrent pour la migration des cellules somitiques. Chez la drosophile les muscles viscéraux sont syncitiaux et striés.
2. Fusion
WASP code pour un régulateur du système des filaments actine (à vérifier s’il s’agit du même WASP que celui impliqué dans l’immunodéficience).
Les gènes Rols (drosophile) et ANTs (vertébrés) sont homologues (impliqué dans la fusion des myoblastes).
3. Attachement aux tendons
Le gène Bmp4 dérivé des tendons est impliqué dans le positionnement des masses musculaires des membres. L’antagonisation de BMP4 donne davantage de muscle.
4. Assemblage des sarcomères
Préfiguré dans les cellules fondatrices. Le gène Rols7 qui joue un rôle dans la fusion est également impliqué dans l’arrangement des sarcomères. Il lierait l’alpha-actinine et la Titine aux disques Z.
Fonctions normales et pathologiques des protéines musculaires par Alberto Ferrus
A. Ferrus
 
Les protéines sarcomériques ciblées : TnI, TnC, MyBP-C, obscurine, titine. Chez la drosophile la protéine Act88F est l'homologue de la némaline. Dans les muscles de vol de la drosophile (IFM), l'interaction entre la TnC et la TnI est régulée par le stretch, non par le calcium. La partie N-Terminale de la TnC des muscles IFM ne fixerait pas le calcium mais resterait dans une conformation fermée.
Concernant la troponine I, celle-ci serait-elle une protéine commune au mouvement des sarcomères et des chromosomes?
Cellules souches musculaires et régénération musculaire par Vincent Mouly
Vincent Mouly
 
La détermination du nombre de cellules souches dépend de certaines voies moléculaires. Des nouveaux facteurs ont été identifiés au travers d'études trans-espèces. Des gènes impliqués dans la voie de l’EGF et de l’apoptose sont particulièrement étudiés.
Les gènes VITO 1 et 2 sont des cofacteurs essentiels de la différenciation myogénique : dans les cellules C2C12 la sur-expression de Vito-1 induit une augmentation de la conversion myogénique.
L’inhibition de NFkB induit l’hypertrophie musculaire.
L'IGF1 en activant la voie Akt induit l’hypertrophie, ceci exclusivement dans les myotubes mais pas dans les cellules de réserves (cellules satellites Pax7).
La diminution du nombre de cellules satellites avec l’âge conduit à la fonte musculaire. Une voie de travail concerne l'influence de la longueur des télomères : longueur des télomères --> p53 --> p21 --> inhibition des cyclines CDKs --> arrêt du cycle cellulaire en G1 (inhibition de la phosphorylation de E2F/Rb).
L'immortalisation des cellules satellites humaines passe par les voies Tert et cdk4 : cellules satellites (>30 divisions) --> +Tert, +cdk4 -->cellules immortalisées (>100 divisions) --> clone myogénique (> 200 divisions).