Parmi les communications libres :
- Myotilinopathie
Isabelle Pénisson-Besnier
(Angers)
En absence d’histoire familiale, une myotilinopathie peut être confondue avec
une myosite à inclusions, en raison du début tardif de la maladie et de la
répartition proximo-distale de la faiblesse musculaire aux membres inférieurs.
Toutefois, les données histo-pathologiques musculaires constituent un indicateur
précieux pour le diagnostic de myotilinopathie, si elles montrent de larges
vacuoles non bordées associées à des dépôts ectopiques de protéines
multiples.
- Identification des mutations du gène de la
myophosphorylase (maladie de MacArdle) chez 32 patients du sud de la
France
Robert Aquaron
(Marseille)
Sur 53 cas de maladie de McArdle diagnostiquées entre 1967 et 2005 par deux
groupes de chercheurs de Marseille et de Bordeaux, 32 ont fait l’objet d’une
étude moléculaire. Chez ces patients il n’a été trouvé aucune corrélation entre
le génotype et le phénotype. Parmi les mutations trouvées dans le gène de la
myophosphorylase, dix sont nouvelles, ce qui porte à 59 le nombre de mutations
connues.
- Dystrophie des ceintures reliée aux mutations du
gène FKRP : étude phénotypique et génotypique
Tanya
Stojkovic (Tourcoing)
Les porteurs des mutations du gène FKRP présentent une atteinte
cardio-respiratoire variable, ainsi qu’une évolutivité différente des troubles,
même dans le cas de mutations identiques. Touchant le plus souvent les patients
ambulatoire, la présence d’une cardiomyopathie semble indépendante du degré de
sévérité de l’atteinte musculaire. L’atteinte respiratoire semble toucher
préférentiellement les femmes. Elle est plus précoce et plus sévère que dans
d’autres formes de dystrophies musculaires des ceintures.
- Peut-on envisager une thérapie cellulaire de la
dystrophie musculaire facio-scapulo-humérale ?
Sabrina
Sacconi (Nice)
Alors qu’une thérapie génique reste inenvisageable dans la dystrophie
musculaire FSH, car aucune altération dans les gènes de la région incriminée n’a
été objectivée, la thérapie cellulaire avec des myoblastes devrait permettre de
régénérer le muscle et le protéger. Les cellules satellites obtenues à partir
d’un muscle non-dystrophique d’un patient atteint de dystrophie FSH, produisent
des myoblastes dont la qualité leur permettrait d’être utilisés dans un essai de
thérapie cellulaire chez l’homme. L’hypothèse de travail a été étudiée, ex vivo
et in vivo, chez la souris.