<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1" ?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"><channel><title>Institut de Myologie - L'actu de la Myologie.</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/a/actu_news_myologie.php</link><description>L'actu de la Myologie.</description><language>fr-fr</language><item><title>25/08/2008 - Un spectre clinique plus étendu dans les cavéolinopathies : à propos d'une cohorte britannique de 10 patients</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5864.php</link><description>Les cavéoles sont littéralement des "petits creux" ou "cavernes" situés dans   l'épaisseur de la membrane musculaire. Elles joueraient un rôle dans la   transduction du signal, le trafic membranaire et les phénomènes d'endocytose. Un   de leurs constituants protéiques, la cavéoline-3, a été initialement impliquée   dans plusieurs maladies neuromusculaires : une forme autosomique dominante de myopathie   des ceintures (LGMD 1C), une forme de myopathie distale, des situations   d'élévation isolée des CPK (hyperCKémie) et le syndrome du muscle ondulant   (muscle rippling disease). Dans un article publié en juin 2008, l'équipe de   myologie de Newcastle rapporte les résultats d'une étude réalisée chez 10   patients recrutés au Royaume-Uni et porteurs de mutations pathogènes du gène de   la cavéoline-3 (CAV3). Les manifestations cliniques apparaissent plus variées   que dans les premières descriptions des cavéolinopathies. Les auteurs insistent   sur la fréquence des phénomènes douloureux (myalgies, crampes) lesquels sont   beaucoup plus gênants que le déficit musculaire par ailleurs inconstant. Un cas   de myoglobinurie a également été observé pour la première fois de même que des   manifestations à type d'hypoglycémie. Le meilleur signe d'appel pour penser à   une cavéolinopathie restait dans la majorité des cas (huit patients sur dix) la   présence d'ondulations musculaires à l'examen (phénomène de rippling).</description><pubDate>Mon, 25 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5864.php</guid></item><item><title>25/08/2005 - Risque accru de lithiase urinaire aux stades tardifs de la myopathie de Duchenne.</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5863.php</link><description>La   myopathie de Duchenne est la maladie neuromusculaire la plus fréquente chez   l'enfant et est due à l'absence de dystrophine. Elle se traduit par un déficit   moteur progressif et invalidant, la perte de la marche survenant en moyenne   entre 10 et 12 ans. Des complications respiratoires et cardiaques surviennent   ultérieurement et sont à l'origine de décès précoces. Une meilleure prise en   charge a permis une survie prolongée dans la majorité des cas, le plus souvent   au prix d'un handicap lourd et d'une assistance ventilatoire. Dans ce contexte,   plusieurs observations de lithiase urinaire d'origine plurifactorielle   (l'immobilité y jouant toutefois un rôle majeur) ont été rapportées à un stade   tardif de l'évolution. Une équipe nord-américaine a étudié la prévalence de   cette complication et vient de publier ses résultats en juin 2008. La lithiase   survient essentiellement chez les patients au-delà de leur vingtième année et   concerne jusqu'à 20% d'entre eux. Elle peut se traduire par des hématuries et   des phénomènes douloureux, le tout nécessitant des gestes parfois invasifs   (cytoscopie, lithotripsie). Comparativement à un groupe contrôle composé de   personnes également concernées par une situation d'immobilité (de type IMC pour   l'essentiel), le risque est accru dans la myopathie de Duchenne. On notera   incidemment que les sujets étudiés dans le groupe DMD n'étaient pas sous   corticothérapie.</description><pubDate>Mon, 25 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5863.php</guid></item><item><title>25/08/2008 - Des résultats encourageants pour l'utilisation du salbutamol dans l'amyotrophie spinale de type 2.</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5862.php</link><description>L'amyotrophie   spinale infantile ou ASI (ou SMA pour spinal muscular atrophy) est la   deuxième maladie neuromusculaire de l'enfant après la myopathie de Duchenne. De   gravité variable et d'origine génétique, elle est liée à une dégénérescence   motoneuronale qui entraîne des paralysies prédominant sur les muscles proximaux.   Dans le type 2, les enfants atteints n'acquièrent jamais la marche et ont très   fréquemment des complications respiratoires et orthopédiques. Le salbutamol est   un bêtabloquant largement utilisé en médecine courante (notamment pour l'asthme)   et aurait aussi, dans certains modèles souris, des propriétés trophiques pour le   muscle. Il avait déjà fait l'objet d'une étude pilote encourageante dans la SMA   en 2001.Dans un article publié en juin 2008, un groupe de cliniciens   italiens fait état d'une étude réalisée en ouvert chez 23 enfants atteints de   SMA de type 2 traités pendant une année avec quotidiennement 6 mg de salbutamol   par voie orale. Le critère principal d'appréciation était l'évolution du score   fonctionnel de Hammersmith. Une amélioration statistiquement significative de ce   score a été notée à 6 et 12 mois respectivement après le début de l'essai. Le   produit a été bien toléré dans l'ensemble. La portée de ces résultats est   toutefois à pondérer par le fait qu'il n'existait pas de groupe placebo. Les   auteurs soulignent à juste titre la nécessité de prévoir de nouveaux essais,   cette fois-ci contrôlés et à plus grande échelle, pour confirmer ces résultats.   </description><pubDate>Mon, 25 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5862.php</guid></item><item><title>25/08/2008 - Une greffe de moelle efficace dans un cas de myopathie à bâtonnets d'origine dysimmunitaire. A propos d'une observation française.</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5861.php</link><description>Les   myopathies à bâtonnets (appelées aussi myopathies à némaline) constituent un   ensemble hétérogène de maladies neuromusculaires pouvant toucher aussi bien   l'enfant (dans le cadre nosologique des myopathies congénitales) que l'adulte   (formes généralement acquises, et d'origine immunitaire ou infectieuse). On a   ainsi décrit, chez certaines personnes d'âge mûr, des cas de myopathies à   bâtonnets associées à un dérèglement du système immunitaire caractérisé, entre   autres, par la production anormalement importante d'une protéine de type   immunoglobuline. On parle de myopathie à bâtonnets à début tardif avec   gammapathie (l'immunoglobuline incriminée étant de type gamma). Dans une   courte communication publiée en juin 2008, un groupe de cliniciens de l'Hôpital   de la Pitié Salpêtrière (paris) fait état de l'amélioration spectaculaire d'une   patiente atteinte de cette forme dysimmunitaire de myopathie après une greffe de   moelle osseuse autologue à visée thérapeutique. Agée de 63 ans, cette personne   avait vu son état clinique se dégrader en deux ans jusqu'à dépendre d'un   fauteuil roulant et à présenter des algies intenses. La greffe de moelle a   permis de faire disparaître la production de l'immunoglobuline incriminée et   surtout a permis de rendre une marche autonome à cette personne. Les auteurs   soulignent, avec raison, l'intérêt de cette approche, certes agressive, mais   potentiellement très efficace, au moins dans les formes très évolutives de cette   myopathie dysimmunitaire.</description><pubDate>Mon, 25 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5861.php</guid></item><item><title>25/08/2008 - Une prévalence importante des manifestations digestives dans dystrophie myotonique de type 2 : à propos d'une enquête aux Pays-Bas</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5860.php</link><description>La   dystrophie myotonique de type 2 (ou DM2, aussi appelée PROMM pour myopathie   myotonique proximale) est une variante de la maladie de Steinert (DM1). De   description récente et beaucoup moins fréquente que la DM1, cette maladie   neuromusculaire peut mimer la maladie de Steinert en tous points ou presque. De   transmission autosomique dominante et débutant à l'âge adulte, elle est réputée   de meilleur pronostic. Pour autant, la fréquence des manifestations   extra-musculaires est assez mal connue. Dans ce contexte, une équipe de   myologues néerlandais publie en juillet 2008 les résultats d'une étude   comparative entre des patients DM1 (29), des patients DM2 (29) et un groupe   contrôle apparié pour l'âge et le sexe (87). Les phénomènes dysphagiques, les   douleurs abdominales ou les troubles du transit ont été évalués à l'aide d'un   questionnaire et, le cas échéant, des investigations complémentaires (imagerie,   études du transit) ont été effectuées. Il apparaît clairement que la fréquence   de ces troubles digestifs est comparable à celle notée dans dystrophie   myotonique de type 1 contrairement à ce que l'on croyait jusqu'à maintenant.   Près de 40% des patients DM2 se plaignaient de dysphagie, 62% d'entre eux   avaient des douleurs abdominales et 62 % des troubles du transit. Ces données,   significativement différentes à celles du groupe contrôle, apportent un   éclairage nouveau sur l'histoire naturelle de la DM2.</description><pubDate>Mon, 25 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5860.php</guid></item><item><title>20/08/2008 - Les nesprines 1 et 2, fauteurs de troubles dans les dystrophies musculaires d'Emery-Dreifuss (DMED)</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5859.php</link><description>Deux études récentes ont montré l'implication des nesprines 1 et 2 dans la   pathogénèse des DMED.   Les nesprines sont des protéines qui forment un réseau reliant les différents   compartiments cellulaires entre eux (noyau, réticulum sarcoplasmique, sarcomère,   cytosquelette...). Les nesprines sont également connues pour interagir avec les   lamines A/C et l'émerine. D'où leur possible implication dans les mécanismes   pathologiques des DMED.Partant de cette hypothèse, une équipe anglaise a   analysé les gènes des nesprines 1 et 2 chez 190 personnes avec une maladie   cliniquement proche de la DMED mais sans mutations dans les gènes LMNA et EMD.   Les auteurs ont ainsi identifié des mutations des nesprines dans 4 familles   différentes. Les résultats montrent que les cellules de ces patients présentent   des noyaux déformés et une altération des interactions entre les nesprines, les   lamines et l'émerine.Dans une autre étude, la même équipe a démontré que des   mutations de l'émerine, connues pour provoquer la DMED-X chez l'homme, empêche   l'émerine de se lier aux nesprines.L'ensemble de ces résultats indiquent que   les nesprines 1 et 2 jouent un rôle pathologique important dans les DMED. Ces   maladies pourraient ainsi êtres causées par un défaut d'interaction entre les   nesprines et les lamines/émerine et plus largement entre le noyau et le   cytoplasme. </description><pubDate>Fri, 22 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5859.php</guid></item><item><title>20/08/2008 - Fréquence élevée de signes autistes dans les formes congénitale et infantile de la maladie de Steinert</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5858.php</link><description>La   dystrophie myotonique de Steinert (ou DM1) est une des maladies   neuromusculaires les plus fréquentes. Elle est due à une expansion de triplets   CTG dans le gène DMPK situé sur le chromosome 19. Maladie multisystémique de par   son expression clinique, la DM1 peut débuter à tous les âges de la vie, y   compris à la naissance donnant alors lieu à des formes congénitales d'une grande   gravité. Les formes congénitale et infantile de la maladie de Steinert sont   fréquemment associées à des troubles cognitifs et/ou neuropsychiatriques.   Dans une étude janvier 2008, une équipe suédoise a rapporté ces troubles   chez 57 enfants et adolescents atteints de maladie de Steinert (DM1) possédant   dans le gène DMPK un nombre de répétitions CTG supérieur à 40. Les auteurs ont   distingué quatre groupes de patients selon l'âge de début de la maladie et la   gravité des symptômes présentés : 19 avaient une forme congénitale sévère, 18   une forme congénitale modérée, 18 une forme infantile et 1 une forme classique   de DM1. Les examens ont montré que 45% de ces enfants et adolescents atteints de   DM1 présentaient des signes autistes (troubles de la communication verbale et   non verbale, difficultés à intégrer les règles de communication sociale,   immaturité du contrôle des émotions, trop grande sensibilité, réactions   inappropriées, manque d'imagination et de créativité, dans le jeu par   exemple...). Le risque de présenter ces signes autistes est corrélé à la   sévérité de la maladie et au nombre de répétitions CTG. D'autre part, 86% des   patients de l'étude avait un retard mental. Cette étude souligne la fréquence   importante de signes autistes dans les formes congénitale et infantile de DM1   nécessitant un suivi et une prise en charge adaptés.</description><pubDate>Fri, 22 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5858.php</guid></item><item><title>20/08/2008 - Des mutations dans le gène TPM3 de l'alpha-tropomyosine lente représentent la cause principale de la myopathie congénitale avec disproportion du type de fibres</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5857.php</link><description>Les myopathies congénitales sont des maladies musculaires présentes dès la   naissance mais qui peuvent se manifester plus tardivement. Des anomalies d'un   même gène sont associées à différentes formes de myopathies congénitales qui se   distinguent tant sur le plan histologique que sur le plan clinique. La myopathie   avec disproportion des types de fibres (CFTD) se caractérise par des fibres   musculaires de type 1 de petites tailles (hypotrophie des fibres musculaires de   type 1). Jusqu'en 2007, la myopathie congénitale avec disproportion du type de   fibres (CFTD) était associée à seulement deux gènes, ACTA1 et SEPN1, et de   nombreux patients restaient sans diagnostic génétique. Dans une étude publiée en   mars 2008, une équipe australienne, en collaboration avec des chercheurs   français, ont analysé le gène TPM3 de l'alpha-tropomyosine lente chez 23   personnes présentant une CFTD sur le plan clinique et sur la biopsie musculaire   mais sans anomalie des gènes ACTA1 et SEPN1. Les auteurs ont identifié de   nouvelles mutations du gène TPM3 chez 5 familles. Cliniquement, les patients   présentaient une faiblesse des muscles des ceintures, des muscles fléchisseurs   du genou et du fléchisseur dorsal du pied ainsi qu'une atteinte modérée de la   face et un léger ptosis. L'âge de début et la sévérité étaient variables, même   au sein d'une même famille.Cette étude montre que les mutations dans le gène   TPM3 de l'alpha-tropomyosine lente représentent la cause principale de la CFTD.   </description><pubDate>Fri, 22 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5857.php</guid></item><item><title>04/08/2008 - Complications vasculaires cérébrales de la maladie de Pompe à début tardif : à propos d'une étude française rétrospective</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5846.php</link><description>La   maladie de Pompe est une maladie neuromusculaire autosomique récessive due à   un déficit dans une enzyme lysosomale, la maltase acide. Elle entraîne des   déficits moteur, respiratoire et parfois cardiaque, avec une intensité et un âge   de début très variable. Dans les formes à début tardif, parfois même à l'âge   adulte, les complications sont avant tout respiratoires et motrices (déficit des   muscles des ceintures). Des complications vasculaires cérébrales ont déjà été   rapportées dans la littérature mais souvent de manière anecdotique.   L'accumulation de glycogène dans la paroi artérielle en serait la cause.   Dans une étude rétrospective publiée en mai 2008, un consortium de myologues   parisiens, garchois et lyonnais, présente les observations de trois patients   adultes souffrant de maladie de Pompe chez qui de telles complications ont été   observées. Il peut s'agir, selon les cas, d'une véritable artériopathie ou de   phénomènes anévrysmaux au niveau du tronc basilaire. Ces complications peuvent   revêtir un caractère familial et ont été à l'origine d'un décès précoce (à 35   ans) ou d'accidents vasculaires cérébraux à répétition. Deux des patients   concernés étaient traités par enzymothérapie substitutive et leurs lésions   semblaient, anatomiquement, stabilisées. Ces observations concourent à mieux   connaître l'histoire naturelle de la maladie de Pompe et doivent inciter les   myologues cliniciens à rechercher systématiquement des complications vasculaires   par une imagerie cérébrale au moindre doute.</description><pubDate>Mon, 18 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5846.php</guid></item><item><title>04/08/2008 - La myopathie oculo-pharyngo-distale : à propos d'une observation familiale chinoise</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5845.php</link><description>La   myopathie oculo-pharyngo-distale (MOPD) est une maladie neuromusculaire très   rare, transmise selon un mode autosomique dominant ou récessif selon le cas, et   partageant certains traits avec la dystrophie musculaire oculo-pharyngée (DMOP).   On retrouve la MOPD plutôt au Japon alors que la DMOP, bien plus fréquente de   manière générale, est de prévalence élevée dans la province canadienne du   Québec. Cliniquement, les deux affections ont en commun une dysphagie, un ptosis   et des troubles de l'oculomotricité à des degrés diverses. En revanche, la MOPD   se manifeste par un déficit musculaire franchement distal surtout au niveau des   membres inférieurs. L'anomalie génétique en cause dans la myopathie   oculo-pharyngo-distale est encore inconnue à ce jour.Dans un article publié   en mai 2008, des neurologues chinois rapportent le cas d'une grande famille au   sein de laquelle 6 personnes étaient atteintes de myopathie   oculo-pharyngo-distale. L'une d'entre elles a fait l'objet d'investigations   poussées notamment au niveau histologique. Des vacuoles bordées et des   inclusions tubulo-filamentaires ont été retrouvées dans le muscle, y compris   dans le noyau des fibres. Des analyses génétiques ont permis d'éliminer   formellement une forme classique d'OPMD (expansion dans le gène PABPN1) ou une   myopathie de Nonaka (gène GNE). Cette observation pourrait s'avérer très utile   pour d'éventuelles études de liaison, préalable à toute identification du gène   causal de l'OPDM.</description><pubDate>Mon, 18 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5845.php</guid></item><item><title>04/08/2008 - Effets délétères de la corticothérapie dans un modèle murin de sarcoglycanopathie</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5844.php</link><description>La corticothérapie est t utilisée dans la   dystrophie musculaire de Duchenne bien que son mode d'action soit   imparfaitement connu. Elle permet de prolonger la marche de plusieurs mois et   aurait des effets bénéfiques sur la fonction pulmonaire et sur le cœur. Les   sarcoglycanopathies sont des dystrophies musculaires beaucoup plus rares et   moins évolutives que la myopathie de Duchenne avec laquelle elles ont pourtant   de nombreux points communs (déficit musculaire progressif à prédominance   proximale). Il en existe 4 sortes selon le type de déficit de sarcoglycane en   cause (alpha-, beta-, gamma-, delta-). Dans un article publié en mai 2008,   l'équipe de myologie de Newcastle rapporte une étude très intéressante réalisée   chez une souris modèle de delta-sarcoglycanopathie. Ce mutant naturel (SGC-D)   présente une cardiomyopathie dilatée assez sévère. L'administration orale de   corticoïdes à une dose conséquente et de manière prolongée (2 mois) à ces souris   n'a pas eu les effets escomptés, bien au contraire. Les chercheurs ont observé   une relative détérioration de la fonction cardiaque et surtout une accélération   des lésions myocardiques au niveau histologique, avec notamment un   épaississement de la paroi ventriculaire. Même si le parallèle n'est pas   clairement établi entre la maladie murine et la maladie humaine, les auteurs   recommandent une certaine prudence quant à la prescription éventuelle de   stéroïdes chez les personnes atteintes de sarcoglycanopathie en général. </description><pubDate>Mon, 18 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5844.php</guid></item><item><title>04/08/2008 - Un relatif bon pronostic pour le syndrome de Kennedy : à propos d'une enquête américaine</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5843.php</link><description>Le   syndrome de Kennedy est une maladie neuromusculaire rare, transmise selon un   mode récessif lié à l'X, et responsable de manifestations à la fois motrices   (atteinte bulbaire, déficit musculaire distal) et endocriniennes (gynécomastie).   Il est dû à des mutations dans le gène codant le récepteur aux androgènes situé   sur le chromosome X. Cette affection débute plutôt à l'âge adulte et évolue   lentement sur plusieurs décennies. Dans un article publié en mai 2008,   l'équipe de neurologie de la Mayo Clinic de Rochester rapporte les résultats   d'une enquête exhaustive menée chez 39 patients atteints d'un syndrome de   Kennedy prouvé au niveau moléculaire et destinée à mieux préciser l'histoire   naturelle de cette maladie. En comparant les courbes de survie avec une   population appariée du même âge, les auteurs concluent que l'espérance de vie   n'est que peu réduite dans cette affection. En complément, les chercheurs ont   étudié les incapacités et déficiences chez 25 de ces individus en utilisant un   score fonctionnel déjà développé pour la sclérose latérale amyotrophique (une   pathologie présentant des similitudes avec le syndrome de Kennedy). Même si on   note un pourcentage important de déficiences, leur gravité semble moindre que   classiquement estimée. Seul un patient a dû bénéficier d'une gastrostomie et un   seul avait recours à une ventilation assistée non invasive. Cette étude tendrait   à prouver que le pronostic à long terme est meilleur que prévue dans cette   maladie du motoneurone.</description><pubDate>Mon, 18 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5843.php</guid></item><item><title>04/08/2008 - Description du premier cas de forme précoce de dystrophie myotonique de type 2 (DM2) : à propos d'une observation allemande</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5842.php</link><description>La   dystrophie myotonique de type 2 (DM2) ou myopathie proximale myotonique   (PROMM) est une maladie proche de la maladie de Steinert (autrement appelée DM1   pour dystrophie myotonique de type 1). La DM2 se distingue de la DM1 par le   caractère proximal de l'atteinte musculaire et l'absence de formes congénitales   (aucun patient décrit en dessous de l'âge de 18 ans) et de phénomène   d'anticipation.Dans un article publié en mai 2008, des pédiatres du CHU de   Hambourg rapportent le premier cas de DM2 à révélation très précoce au sein   d'une famille présentant une DM2 sur trois générations. Le grand-père et la mère   présentaient des phénomènes myotoniques évocateurs. L'enfant, actuellement âgé   de 2 ans, a présenté une hypotonie dans les premiers mois de vie suivi d'un   retard substantiel des acquisitions motrices. La grossesse avait été marquée par   une réduction des mouvements fœtaux. La mère et son enfant portaient une   expansion identique et pathologique du gène ZNF9 signant ainsi le diagnostic de   DM2. Bien qu'il soit possible que l'enfant ait plusieurs pathologies   invalidantes qui pourraient biaiser le diagnostic,cette observation tendrait à   remettre en cause le dogme selon lequel les formes précoces n'existent pas dans   la DM2.</description><pubDate>Mon, 18 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5842.php</guid></item><item><title>04/08/2008 - Confirmation d'un effet fondateur dans une forme autosomique récessive de neuropathie de Charcot-Marie-Tooth dans certaines populations du Maghreb</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5841.php</link><description>Les   neuropathies héréditaires sensitivomotrices de Charcot-Marie-Tooth (CMT)   constituent un ensemble très hétérogène au niveau clinique et génétique. Elles   se traduisent par un déficit moteur à prédominance distale avec des déformations   orthopédiques souvent associées et des troubles sensitifs d'importance variable.   En fonction de la vitesse de conduction nerveuse, on les classe en formes   démyélinisantes ou axonales. Une trentaine de gènes différents sont à l'origine   de toutes ces formes dont le gène LMNA codant les lamine A/C, une protéine liée   à l'enveloppe nucléaire déjà impliquée dans de nombreuses maladies génétiques   rassemblée sous le nom de laminopathies (dystrophie musculaire d'Emery-Dreifuss,   LGMD 2B et progeria, ...). Dans un article publié en juin 2008, des auteurs   marseillais et algériens ont mis en évidence un fort effet fondateur d'une   mutation de la lamine A/C découverte chez des patients résidant dans une région   circonscrite entre l'Ouest algérien et l'Est marocain. Quarante-deux personnes   atteintes de CMT appartenant à 25 familles algériennes ont été étudiées et leur   ADN analysés. Tous avaient la même mutation faux-sens à l'état homozygote   (c.892C>T) dans le gène LMNA. Compte tenu de la conformation géographique et   ethnique des familles concernées, il s'agit très probablement d'un effet   fondateur qu'une étude complémentaire a estimé être daté entre 800 et 900   ans.</description><pubDate>Mon, 18 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5841.php</guid></item><item><title>04/08/2008 - Maladie de McArdle : deux nouvelles recommandations importantes en matière diététique</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5840.php</link><description>La   maladie de McArdle est une des plus fréquentes myopathies d'origine   métabolique. Due à l'absence de la phosphorylase musculaire, elle se manifeste   par une intolérance à l'effort, avec myalgies et, le cas échéant, myoglobinurie.   Elle est d'origine génétique et se transmet selon un mode autosomique récessif.   Cliniquement, le phénomène dit de ‘second souffle' survient 5 à 10 minutes après   le début de tout exercice physique et permet de passer le cap des premières   myalgies. Deux articles distincts publiés en juin 2008 relatent les travaux   d'une même équipe danoise à propos de deux approches possiblement thérapeutiques   dans la maladie de McArdle. Dans le premier, les chercheurs ont établi, suite à   un essai clinique conduit contre placebo chez 6 patients, que l'absorption de   sucrose à la dose de 37 grammes 5 minutes avant l'exercice était plus efficace   que la dose classique communément admise jusqu'ici de 75 grammes de sucrose 40   minutes avant l'exercice. Ce dernier dosage était en outre source de prise de   poids et n'était pas très pratique pour les patients. Une deuxième étude   clinique a comparé, chez 7 patients, deux types de régime, l'un riche en   hydrates de carbone, l'autre en protéines. Le régime riche en hydrates de   carbone s'est avéré plus efficace sur les capacités physiques et le niveau   d'intolérance à l'effort. Ces observations mériteraient sans doute d'être   confirmées sur un plus grand nombre mais sont déjà de nature à faire revoir les   recommandations des cliniciens en matière diététique pour cette population de   malades.</description><pubDate>Mon, 18 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5840.php</guid></item><item><title>04/08/2008 - Un cas de transmission paternelle d'une forme possiblement congénitale de DM1 : à propos d'une observation italienne</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5839.php</link><description>La   dystrophie myotonique de Steinert (ou DM1) est une des maladies   neuromusculaires les plus fréquentes. Elle est due à une expansion de triplets   CTG dans le gène DMPK situé sur le chromosome 19. Maladie multisystémique de par   son expression clinique, la DM1 peut débuter à tous les âges de la vie, y   compris à la naissance donnant alors lieu à des formes congénitales d'une grande   gravité. Ces formes congénitales sont quasi-exclusivement transmises par les   mères elles-mêmes atteintes de myotonie de Steinert. Dans une étude de cas   rapportée en juin 2008, des neurologues italiens font état d'une observation,   originale à plusieurs titres, d'un père et d'un fils atteint tous deux de   myotonie de Steinert. Le fils, porteur d'une expansion de 650 triplets CTG, a   présenté des signes très tôt dans l'enfance (hypotonie, troubles de la   déglutition), avait un retard intellectuel marqué (QI à 60) et une imagerie   cérébrale considérée dans la norme. Le père, en revanche, présentait outre un   déficit musculaire d'apparition plus tardive, un QI à la limite inférieure de la   norme et une expansion de 100 triplets CTG, et surtout des lésions importantes   en imagerie cérébrale (dilatation ventriculaire, anomalies de la substance   blanche). Cette observation, même si on peut "discuter" le caractère   "congénital" de la forme de DM1 présentée par le fils, est originale par la   transmission paternelle et par l'absence de lésions visibles en imagerie   cérébrale chez le fils.</description><pubDate>Mon, 18 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5839.php</guid></item><item><title>04/08/2008 - Une nouvelle forme de myopathie inflammatoire à prédominance distale : à propos de 3 cas atypiques</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5838.php</link><description>Les   myopathies inflammatoires constituent un groupe relativement hétérogène de   maladies neuromusculaires survenant, dans l'immense majorité des cas, à l'âge   adulte. Elles sont à l'origine d'un déficit moteur de gravité et d'évolution   variables, et sont généralement d'origine auto-immune. Des signes généraux et   des complications systémiques peuvent survenir. En fonction de la présentation   clinique et des données tant histologiques qu'immunocytochimiques de la biopsie   musculaire, on distingue classiquement 3 types de myopathies inflammatoires :   les polymyosites (PM), les dermatomyosites (DM) et les myosites à inclusion non   héréditaires, ces dernières étant peu accessibles au traitement. Toutefois,   certains patients ne rentrent pas exactement dans ce cadre nosologique.Une   collaboration entre les deux centres de référence neuromusculaires de région   parisienne a permis de repérer le cas de 3 patients présentant une myopathie   inflammatoire à prédominance distale avec une relative asymétrie de l'atteinte,   l'ensemble pouvant représenter une nouvelle entité clinique. Dans un article   publié en juin 2008, les cliniciens impliqués soulignent le caractère original   de la présentation clinique et surtout la bonne réponse au traitement   immunosuppresseur. Sept autres cas de la littérature pourraient rentrer dans ce   nouveau cadre nosologique. L'autre hypothèse étant que la pathologie serait une   forme atypique de polymyosite.</description><pubDate>Mon, 18 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5838.php</guid></item><item><title>04/08/2008 - Un test à grande échelle à Taïwan pour le dépistage néonatal de la maladie de Pompe</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5837.php</link><description>La   maladie de Pompe est une des myopathies métaboliques les plus fréquentes et   peut revêtir un caractère néonatal, infantile ou juvénile selon l'âge   d'apparition des premiers symptômes. Cette affection autosomique récessive est   due à l'absence d'une enzyme lysosomale, la maltase acide, avec pour conséquence   l'accumulation pathologique de glycogène dans les tissus, dont les muscles   squelettiques et le myocarde. Depuis quelques années, une enzymothérapie   substitutive permet d'atténuer sensiblement les symptômes de la maladie à   condition d'être administrée le plus précocement possible. C'est dans ce   contexte qu'est actuellement discuté l'intérêt d'un dépistage néonatal dans   cette maladie. Dans un article publié en juin 2008, des pédiatres taïwanais   font état d'un dépistage systématique de la maladie de Pompe chez 45% des   enfants nés entre octobre 2005 et mars 2007 soit 132 500 nouveau-nés. La   technique employée était un dosage enzymatique sur prélèvement sanguin recueilli   sur papier buvard. Un premier filtre a concerné 1093 enfants puis 121 après un   deuxième filtre plus spécifique. C'est finalement 4 cas de maladie de Pompe qui   ont été diagnostiqués contre 3 cas dans le groupe contrôle, groupe comparable   numériquement mais non dépisté à la naissance. Cette étude démontre la   faisabilité du dépistage néonatal de la maladie de Pompe à grande échelle qui   laisse présager une extension à d'autres pays.</description><pubDate>Mon, 18 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5837.php</guid></item><item><title>04/08/2008 - Une avancée majeure dans les formes séronégatives de myasthénie auto-immune : une nouvelle approche pour détecter les anticorps anti-récepteur de l'acétylcholine</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5836.php</link><description>La   myasthénie auto-immune est une maladie neuromusculaire, d'origine   auto-immune, fréquente chez l'adulte. Responsable d'un déficit musculaire   classiquement fluctuant et prédominant sur la musculature oculaire, elle peut,   dans certains cas, être source de difficultés motrices et respiratoires   invalidants. Des études immunologiques antérieures ont permis de distinguer   parmi toutes les myasthénies celles où l'on notait la présence d'anticorps   dirigés contre le récepteur de l'acétylcholine (RACh) et celles, beaucoup plus   rares, où des anticorps contre la protéine MusK ont été mis en évidence.   Restaient environ 20% de formes dites séronégatives où aucuns de ces anticorps   n'étaient détectables. Les travaux du groupe d'Oxford relatés dans un long   article publié en mai 2008 marquent un pas important dans l'élucidation de ces   formes séronégatives qui cliniquement ne se distinguent pas des autres   myasthénies. En utilisant une approche in vitro plus sensible que le test   habituel radio-immunologique en phase soluble, les chercheurs ont réussi à   mettre en évidence, chez 25 des 38 cas de myasthénie séronégative, des anticorps   contre RACh mais présentant une plus faible affinité. La grande majorité   étaient, comme dans la forme classique, des anticorps de type Ig1, avec   activation possible du complément. Ce test, pour l'instant du domaine de la   recherche, est sans doute appelé à connaître des développements importants.</description><pubDate>Mon, 18 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5836.php</guid></item><item><title>04/08/2008 - Un bilan positif de l'enzymothérapie substitutive à long terme dans la maladie de Pompe tardive</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5834.php</link><description>La   maladie de Pompe est une des plus fréquentes myopathies métaboliques chez   l'homme. Elle est due à l'absence d'une enzyme située dans le lysosome et   destiné à dégrader le glycogène, la maltase acide (ou alpha-glucosidase). Elle   peut débuter à tous les âges de la vie avec des répercussions de gravité   variable sur le muscle squelettique (dont, notamment, le diaphragme) et/ou le   myocarde. Depuis quelques années, on dispose d'un traitement curatif,   l'enzymothérapie substitutive, destiné à pallier l'absence de la maltase acide,   et dont l'efficacité dépend de la précocité de l'administration. Si l'efficacité   de ce traitement a été largement démontrée dans les formes infantiles, ce n'est   pas encore totalement cas dans les formes plus tardives. Dans un article   publié en mai 2008, l'équipe référente de Rotterdam présente les données de 8   ans de suivi de trois personnes atteintes (deux adolescents et un adulte) de   maladie de Pompe traitées avec l'enzymothérapie substitutive. Chez les deux   patients sévèrement atteints, l'un dépendant d'une ventilation assistée et   l'autre étant au fauteuil roulant, leur état physique s'est stabilisé. De plus,   ils sont devenus plus autonomes dans leur vie quotidienne avec une qualité de   vie bien meilleure. Le troisième patient, atteint d'une forme de gravité moyenne   au départ et traité assez précocement, a, quant à lui, continué à s'améliorer et   a même recouvré la marche et une force musculaire proche de la norme. Ce suivi à   long terme souligne l'importance d'un traitement précoce dans la maladie de   Pompe, même dans les formes plus tardives.</description><pubDate>Mon, 18 Aug 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5834.php</guid></item><item><title>03/07/2008 - Pas d'avantage à rajouter du mycophénolate de mofétil (Cellcept®) aux corticoïdes dans la myasthénie auto-immune</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5803.php</link><description>La myasthénie   est une des maladies neuromusculaires les plus fréquentes dans la population   adulte. Elle est d'origine auto-immune et se traduit par un déficit musculaire   fluctuant et de gravité variable. En plus du traitement symptomatique par les   inhibiteurs de l'acétylcholinestérase, un traitement de fond est souvent   nécessaire pour stabiliser le désordre immunitaire sous-jacent. La   corticothérapie sert de traitement de référence, malgré ses nombreux effets   secondaires, et d'autres immunosuppresseurs, seuls ou en association, sont   actuellement à l'étude. C'est dans ce contexte que deux articles publiés   récemment en avril 2008 dans la même revue font le point sur l'utilisation du   mycophénolate de mofétil (Cellcept®), un immunosuppresseur utilisé dans la   prévention du rejet de greffe d'organe.Une même équipe de l'université   nord-américaine de Duke en Caroline a conduit deux essais cliniques   multicentriques. Dans le premier, à efficacité égale sur les symptômes   myasthéniques, l'adjonction de Cellcept® au début de la corticothérapie n'a pas   présenté d'avantages, quant aux doses de stéroïdes utilisées au bout de 12   semaines. Les deux groupes tirés au sort recevaient soit des stéroïdes seuls   soit des stéroïdes avec du Cellcept®. Dans le deuxième essai, le suivi a été   plus long (6 mois) et le nombre de patients plus conséquent (176 contre 80 dans   le premier essai). Le Cellcept® était testé contre placebo, avec de manière   concomitante une diminution progressive de la dose de stéroïdes jusqu'à 7,5 mg   par jour. Le produit a été bien toléré dans l'ensemble. L'avantage du Cellcept®   n'est pas non plus apparu évident dans cette deuxième étude.</description><pubDate>Thu, 03 Jul 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5803.php</guid></item><item><title>03/07/2008 - Un dépistage plus précoce de la myosite ossifiante utile pour prévenir les complications ?</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5802.php</link><description>La myosite   ossifiante ou fibrodysplasie osseuse progressive (FOP) est une affection   génétique autosomique dominante rarissime se traduisant par des phénomènes   spontanés ou post-traumatiques d'ossification à l'intérieur des muscles et des   tendons. A cela s'associe de manière constante une malformation congénitale du   gros orteil à type d'hallux valgus. Cette maladie très invalidante commence dans   l'enfance et aboutit à une ankylose progressive de tout le corps. Le gène   responsable de la FOP, ACVR1 (ou ALK-2), a été identifié il y a deux ans sur le   chromosome 2. Il code un des récepteurs d'une protéine morphogénétique de type I   (BMP-I). Tous les patients étudiés portent, à une seule exception, une mutation   unique (R206H) quelque soit leur origine ethnique ou géographique.L'équipe   de Philadelphie menée par F. Kaplan rapporte en mai 2008 une étude pilote   réalisée chez 7 enfants (âgés de 3 mois à 6 ans) testés pour la mutation FOP sur   la base d'un hallux valgus congénital. Cinq avaient des signes évocateurs mais   non patents d'ossification hétérotopique et les 2 autres n'avaient rien d'autre   que l'hallux valgus. Trois avaient fait l'objet d'investigations invasives ayant   entraîné des poussées de leur maladie. L'affirmation du diagnostic à un stade   très précoce permet d'éviter les complications liées soit aux examens pratiqués   (biopsie, autre), soit aux vaccinations. D'après les auteurs, le dépistage de la   FOP devant toute malformation congénitale du gros orteil chez l'enfant pourrait   se discuter.</description><pubDate>Thu, 03 Jul 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5802.php</guid></item><item><title>03/07/2008 - Une étude rétrospective souligne les effets bénéfiques de la corticothérapie pour prévenir ou retarder la cardiomyopathie dans la maladie de Duchenne</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5801.php</link><description>La dystrophie   musculaire de Duchenne (DMD) est la plus fréquente des myopathies de   l'enfant et se traduit par un déficit musculaire proximal et évolutif des 4   membres et une insuffisance respiratoire progressive. A cela s'ajoute, de   manière constante, une cardiomyopathie souvent à l'origine d'un décès prématuré   dans la deuxième ou troisième décennie de vie. La corticothérapie au long terme   est devenue le traitement de référence dans cette pathologie, non pas tant pour   guérir le défaut génétique que pour essayer de freiner le processus dystrophique   et l'apparition de la fibrose. Elle a des effets bénéfiques sur la prolongation   de la marche et la fonction respiratoire. Son effet sur le myocarde est   cependant controversé.Dans une étude très attendue publiée en avril 2008,   des cardio-pédiatres américains font état de la comparaison rétrospective de   deux groupes de patients DMD (47 individus au total) ayant ou non reçu des   stéroïdes entre 1998 et 2006 et examinés à intervalles réguliers tant sur le   plan clinique que par des épreuves fonctionnelles cardiologiques standardisées.   Il apparaît très nettement que le groupe traité par stéroïdes présente une   fréquence nettement moindre de cardiomyopathie que le groupe non traité (17%   versus 46%). Si cette étude non randomisée ne permet pas de conclure, elle   indique, cependant, une tendance positive quand à cette approche pharmacologique   dans la cardiomyopathie liée à la maladie de Duchenne.</description><pubDate>Thu, 03 Jul 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5801.php</guid></item><item><title>12/06/2008 - L'atteinte cardiaque reste rare dans les formes adultes de maladie de Pompe</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5337.php</link><description>La maladie   de Pompe ou glycogénose musculaire de type II est une myopathie   génétiquement déterminée et caractérisée par l'accumulation de glycogène,   notamment au niveau du muscle. Elle est due à un dysfonctionnement d'une enzyme   située dans le lyzosome (l'alpha-glucosidase acide appelée aussi maltase acide).   On distingue les formes gravissimes du nouveau-né ou du nourrisson où une   atteinte cardiaque de type cardiomyopathie hypertrophique est manifeste, et des   formes à début plus tardif (à l'adolescence ou à l'âge adulte) où le tableau   clinique est souvent moins sévère et compatible avec une survie prolongée. Outre   le déficit du muscle squelettique, notamment au niveau du diaphragme (avec le   risque fréquent d'insuffisance respiratoire), l'existence d'une cardiomyopathie   chez les adultes est souvent débattue. Dans une étude publiée en avril 2008   et portant sur 46 patients âgés de plus de 18 ans et atteints de maladie de   Pompe, l'équipe hollandaise de Rotterdam, experte dans le domaine, a analysé   dans le détail plusieurs paramètres cardiographiques (échocardiographie   bi-dimensionnelle, écho-doppler tissulaire, test à la dobutamine). Les auteurs   concluent à une fréquence très faible des complications cardiaques contrairement   à ce que pouvaient laisser penser les données antérieures de la littérature.   Seules deux personnes sur les 46 avaient une authentique et indiscutable   cardiomyopathie avec des troubles du rythme associés.</description><pubDate>Fri, 13 Jun 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5337.php</guid></item><item><title>12/06/2008 - L'infliximab efficace dans la dermatomyosite du sujet jeune : à propos d'une étude anglaise en ouvert</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5336.php</link><description>La dermatomyosite   (DM) , bien que faisant partie des affections rares, est la plus fréquente   des myopathies inflammatoires touchant l'enfant ou l'adolescent. Elle se traduit   par un déficit musculaire d'intensité variable, une élévation franche des   enzymes musculaires et des signes cutanés au premier rang desquels se situe un   rash au niveau du visage. D'origine auto-immune, son pronostic, généralement   favorable dans les formes communes. Il est plus grave dans les formes rebelles   aux traitements classiques (corticothérapie et autres immunosuppresseurs), avec   développement concomitant d'une calcinose articulaire aux possibles conséquences   fonctionnelles très néfastes. Dans un article publié en avril 2008, l'équipe   du Centre de référence de la DM de l'enfant de Londres fait état de résultats   positifs obtenus avec un nouveau médicament, l'infliximab. Cet anticorps   monoclonal, administré par voie intraveineuse tous les 4 semaines, est dirigé   contre le TNF-alpha, un facteur impliqué dans la pathogénie de nombreuses   maladies inflammatoires. A partir d'un échantillon de 5 jeunes patients dont la   DM était résistante avec constitution d'une calcinose, les auteurs ont étudié   plusieurs mesures cliniques, radiologiques et biologiques après administration   de ce produit. Les résultats rapportés sont très encourageants dans l'ensemble   avec une bonne réponse clinique et la possibilité de sevrage des   corticostéroïdes. Le caractère ouvert de l'essai et le petit nombre de sujets   étudiés limitent la portée de l'analyse et encourage à tester à plus grande   échelle cet anticorps, par ailleurs bien toléré.</description><pubDate>Fri, 13 Jun 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5336.php</guid></item><item><title>12/06/2008 - Les troubles de la déglutition dans les amyotrophies spinales sont d'origine multifactorielle</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5335.php</link><description>Les amyotrophies   spinales proximales (ou SMA) constituent la deuxième cause la plus fréquente   de maladies neuromusculaires chez l'enfant. Elles sont dues à un phénomène   dégénératif, d'importance variable, aboutissant à la mort de certains   motoneurones de la moelle épinière. Les conséquences sont avant tout   orthopédiques et respiratoires mais des troubles de déglutition et de façon plus   générale, des problèmes de malnutrition peuvent grever l'évolution de ces   maladies.Dans un article publié en avril 2008, l'équipe hollandaise de   Rotterdam rapporte l'analyse très détaillée des différents paramètres   intervenant dans les troubles de déglutition à partir du cas exemplaire d'un   enfant de 5 ans atteint de SMA de type II et présentant des difficultés   d'alimentation. Les auteurs y décomposent, grâce notamment à un interrogatoire   et un examen clinique soigneux ainsi qu'à une visualisation par radio-cinéma,   les différents temps de la déglutition et font apparaître que la seule atteinte   des motoneurones bulbaires n'explique pas tout. Si le dysfonctionnement du   sphincter bas de l'œsophage est bien d'origine neurologique, le retentissement   sur la partie haute de l'œsophage des aspects posturaux, avec rétraction du cou   et des masséters, sont à prendre en compte. D'où l'importance d'une rééducation   basée sur un meilleur positionnement et l'entretien de la souplesse de ces   muscles. </description><pubDate>Fri, 13 Jun 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5335.php</guid></item><item><title>12/06/2008 - Une enquête italienne souligne l'importance des troubles nutritionnels et de la déglutition dans l'amyotrophie spinale proximale de type II</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5334.php</link><description>Les amyotrophies   spinales proximales (SMA) représentent la deuxième cause de maladie   neuromusculaire chez l'enfant et sont dues à un phénomène dégénératif,   d'importance variable, aboutissement à la mort de certains motoneurones de la   moelle épinière. Les conséquences sont avant tout orthopédiques et   respiratoires. Pour autant, les troubles de la déglutition et de façon plus   générale, les problèmes de malnutrition existent aussi dans ces pathologies,   surtout dans les types I et II. Ils peuvent être graves et accentuer ainsi la   morbi-mortalité chez ces patients.Devant l'absence de données très précises   dans la littérature, l'équipe de myologie clinique de Rome a lancé une grande   enquête auprès d'un échantillon conséquent de 122 personnes de nationalité   italienne souffrant de SMA de type II. Grâce à un questionnaire exhaustif et à   des entretiens semi-dirigés, plusieurs paramètres ont été recueillis (poids,   difficultés d'alimentation, limitation d'ouverture de la bouche, difficultés de   mastication, longueur des repas...) et croisés avec l'état clinique (âge, mode   de ventilation...). Il apparaît au terme de cette étude publiée en avril 2008   que ces troubles sont sous-estimés et mal pris en charge, au moins dans   l'échantillon étudié. Les états de malnutrition avérée ne sont pas rares et   s'accentuent avec l'âge, de même que les difficultés d'ouverture de la bouche.   Les auteurs plaident pour une prise en charge plus proactive de tels troubles   (surveillance pondérale et meilleure détection, recours à des compléments   nutritionnels, entretien de la souplesse des masseters...).</description><pubDate>Fri, 13 Jun 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5334.php</guid></item><item><title>12/06/2008 - Une nouvelle revue Cochrane fait le point sur les approches thérapeutiques dans la maladie de McArdle</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5333.php</link><description>  La maladie   de McArdle est une des myopathies métaboliques les plus fréquentes de   l'adulte. Elle se traduit par une intolérance à l'effort, avec myoglobinurie et   symptomatologie douloureuse (crampes et myalgies). Le phénomène de ‘deuxième   souffle' est très évocateur de l'affection et traduit un changement de voies   métaboliques en direction de celle de l'oxydation des acides gras. Un petit   nombre de patients peuvent développer à long terme un déficit musculaire de   sévérité variable. La maladie de McArdle est due à un défaut dans le gène codant   la myophosphorylase et se transmet de manière autosomique récessive. Une   version révisée de la revue Cochrane récemment publiée en avril 2008 a permis   une analyse exhaustive de toutes les études et essais cliniques, d'ordre   pharmacologique ou nutritionnel, réalisés dans cette pathologie tout au long de   ces dernières années. Une méta-analyse n'a pas été possible du fait de la   multiplicité des objectifs cliniques recherchés mais les auteurs ont néanmoins   retenu 12 essais remplissant les critères méthodologiques Cochrane. Le bénéfice,   statistiquement et cliniquement recevable, des méthodes et/ou produits employés   est en l'état décevant. La créatine à petite dose est intéressante mais à forte   dose elle entraîne des myalgies. Le prise de sucre avant exercice est également   légèrement bénéfique mais peut entraîner un surpoids. Et les auteurs de conclure   à la nécessité d'autres essais, à plus grande échelle et conduits au niveau   international.</description><pubDate>Fri, 13 Jun 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5333.php</guid></item><item><title>23/05/2008 - Les formes autosomiques dominantes de myopathie d'Ullrich plus fréquentes que prévu</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5259.php</link><description>La myopathie de Bethlem et la   myopathie d'Ullrich sont deux formes cliniques différentes dues à un même   déficit en collagène VI, protéine clef de l'armature fibrillaire située autour   de la fibre musculaire. Les mécanismes de transmission génétique des deux   affections demeurent complexes : la myopathie de Bethlem (tableau de myopathie   rétractile peu évolutive) est classiquement autosomique dominante. En revanche,   la dystrophie musculaire congénitale de type Ullrich peut être soit autosomique   récessive soit autosomique dominante. Dans ce dernier cas, la mutation   dominante, présente à l'état hétérozygote et souvent de novo (c'est-à-dire   qu'elle n'est pas préexistante chez les parents), exerce un effet négatif sur   l'assemblage du collagène VI, appelé "effet dominant-négatif". Dans un   article publié en mars 2008, un consortium international coordonné par l'équipe   de Philadelphie rapporte les résultats d'une étude moléculaire et protéique   portant sur 16 patients, dont 2 avec une myopathie de Bethlem et 14 avec une DMC   d'Ullrich. Les chercheurs ont mis en évidence un nombre important de mutations   aboutissant au saut d'un exon dans un des trois gènes du collagène VI (COL6A1,   COL6A2, COL6A3) avec pour conséquence un effet dominant-négatif. L'exon 16 était   plus fréquemment en cause dans l'échantillon étudié. Cette observation a une   implication importante en termes de conseil génétique pour les couples ayant   déjà eu un enfant atteint de myopathie d'Ullrich.</description><pubDate>Mon, 26 May 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5259.php</guid></item><item><title>23/05/2008 - Un nouvel algorithme diagnostique dans la myopathie de Bethlem</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5258.php</link><description>La myopathie de Bethlem et la   myopathie d'Ullrich sont deux formes cliniques différentes dues à un même   déficit en collagène VI, protéine clef de l'armature fibrillaire située autour   de la fibre musculaire. Si la forme d'Ullrich s'accompagne d'un phénotype sévère   et précoce (de type dystrophie musculaire congénitale), le tableau clinique est   beaucoup plus bénin dans la myopathie de Bethlem (myopathie rétractile peu   évolutive). La confirmation biologique de telles myopathies, surtout de celle de   la myopathie de Bethlem, se heurte à la taille des gènes en cause et aux   subtilités de l'analyse du marquage du collagène VI. Le protocole actuel   reposant sur l'étude conjuguée du collagène VI et du perlecan sur coupe   musculaire est souvent pris en défaut et peu spécifique. Dans un article   publié en avril 2008, un consortium international propose un nouveau protocole à   appliquer lorsque l'on suspecte cliniquement une myopathie de Bethlem. Celui-ci   passe par l'étude préalable du marquage du collagène VI, non pas sur une biopsie   musculaire, mais sur des fibroblastes obtenus en culture après biopsie de peau   et marqués en immunofluorescence. Le rendement de la détection des mutations   dans les trois gènes du collagène VI (COL6A1, COL6A2 et COL6A3 codant   respectivement les chaines alpha-1, alpha-2 et alpha-3 du collagène VI) s'en   trouve ainsi singulièrement augmenté et permet une meilleure confirmation   diagnostique.</description><pubDate>Mon, 26 May 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5258.php</guid></item><item><title>23/05/2008 - Des signes d'orientation utiles pour le diagnostic de la dystrophie musculaire de type 2</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5257.php</link><description>La   dystrophie myotonique de type 2 (DM2) ou myopathie myotonique proximale   (PROMM) est une maladie neuromusculaire très proche cliniquement de la   maladie de Steinert mais s'en distingue par le mécanisme génétique en cause   (expansion de tétranucléotides dans le gène ZNF9 situé sur le chromosome 3). Le   test génétique actuellement utilisé en routine étant de réalisation et   d'interprétation délicate, des signes d'orientation au niveau histologique   pourraient être utiles et conduire à un test plus spécifique comme l'hybridation   in situ des expansions. Celle-ci permet de visualiser au niveau des noyaux des   fibres musculaires les dites expansions à l'aide d'un marqueur spécifique mais   elle n'est pas pratiquée en routine. L'équipe de myologie de Créteil, en   lien avec d'autres équipes de l'APHP, a ainsi étudié 106 cas de suspicion de DM2   en analysant plus particulièrement les anomalies histologiques classiquement   prédictives (aspect de pseudo-dénervation, centralisations des noyaux, atrophie   des fibres musculaires de type 2, amas de sacs nucléaires, variation de taille   des fibres, etc.). Au terme d'une analyse statistique très poussée publiée en   avril 2008 et ayant abouti au diagnostic de 16 cas authentiquement prouvés de   DM2, les auteurs concluent que deux constatations histologiques, la   centralisation des noyaux et l'atrophie des fibres de type 2, sont étroitement   corrélées au diagnostic de DM2.</description><pubDate>Mon, 26 May 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5257.php</guid></item><item><title>23/05/2008 - Le taux d'une sous-classe d'immunoglobulines serait prédictif de la sévérité de certaines myasthénies autoimmunes</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5256.php</link><description>La   myasthénie auto-immune liée à des anticorps dirigés contre la protéine MuSK   est une découverte récente et reste une pathologie rare. Elle se traduit   cliniquement par des signes avant tout crânio-bulbaires avec un risque   d'atteinte respiratoire non négligeable. Elle est due à la production anormale   d'auto-anticorps perturbant le fonctionnement de MuSK mais sans destruction   anatomique notable de la synapse neuromusculaire à la différence de la   myasthénie classique avec anticorps anti-récepteur à l'acétylcholine. Une   équipe néerlandaise experte dans le domaine a publié en mars 2008 les résultats   d'une étude clinico-biologique conduite chez 6 patients atteints de myasthénie   liée à MuSK. Etant donné les spécificités cliniques de cette forme de   myasthénie, les auteurs ont d'abord développé une échelle d'évaluation de la   sévérité de la maladie et l'ont ensuite croisée avec plusieurs paramètres   biologiques dont des dosages, étalés dans le temps, de différentes sortes   d'anticorps dirigés contre MuSK. Malgré la taille réduite de l'échantillon, des   différences apparaissent significativement par rapport à la forme classique de   la myasthénie et concerne notamment une sorte d'immunoglobuline (anticorps) de   type IgG4. Chez 5 des 6 patients étudiés, la quantité d'IgG4 était corrélée à   l'évolution clinique de la maladie alors que dans la myasthénie classique, ce   sont plutôt des anticorps de type IgG2 et IgG3 qui sont en cause.</description><pubDate>Mon, 26 May 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5256.php</guid></item><item><title>13/05/2008 - Régénération du muscle et cellule souches : une approche multi-organismes</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5242.php</link><description>  MYORES organise un workshop en octobre prochain qui offrera la   possibilité de comparer les derniers modèles de la régénération musculaire. Les   discussions porteront sur la façon dont les connaissances fondamentales ainsi   acquises permettront d'améliorer les essais chiniques chez l'homme.</description><pubDate>Thu, 15 May 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5242.php</guid></item><item><title>30/04/2008 - De l'intérêt de la corticothérapie encadrant une thymectomie : à propos d'une étude japonaise rétrospective chez 43 patients myasthéniques</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5233.php</link><description>La   myasthénie commune est une maladie neuromusculaire auto-immune liée à la   production d'auto-anticorps dirigés le plus souvent contre le récepteur de   l'acétylcholine, entraînant un déficit musculaire très variable en intensité et   très fluctuant. La thymectomie est une intervention chirurgicale très largement   préconisée dans cette maladie et vise à retirer les reliquats du thymus ou, le   cas échéant, un possible thymome. De part son caractère invasif, elle peut être   à la source d'une poussée de la maladie en post-opératoire avec risque de   complications respiratoires. L'équipe japonaise de l'Université du Kansaï a   rapporté en mars 2008 son expérience chez 43 patients myasthéniques opérés de la   sorte entre 1990 et 2005 mais pour lesquels le protocole pré et postopératoire   était différait. Un groupe de 15 patients a reçu une préparation par   anticholinestérasiques tandis que l'autre de 28 patients a reçu une   corticothérapie par voie orale avant et après chirurgie jusqu'à rémission des   symptômes cliniques de myasthénie. Le taux de complications respiratoires s'est   avéré moindre dans le groupe traité par stéroïdes de même que le nombre   d'hyperplasie thymique retrouvée à l'examen anatomo-pathologique. Cette étude   souligne également la relative innocuité de la corticothérapie de courte durée   dans ce contexte, le risque infectieux étant très faible voire nul. On notera   toutefois que les patients dans le groupe traité par anticholinestérasiques ont   reçu néanmoins un bolus d'1 gramme de solumédrol® IV le jour même de   l'intervention, ce point pouvant limiter la portée de l'analyse.</description><pubDate>Wed, 30 Apr 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5233.php</guid></item><item><title>30/04/2008 - Ciclosporine et myopathies avec déficit en collagène VI : à propos d'une première étude clinique encourageante</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5232.php</link><description>Les myopathies avec déficit en collagène VI comprennent les dystrophies   musculaires congénitales de type Ullrich et la myopathie de Bethlem. Elles   donnent lieu à des formes cliniques de sévérité très variable, tant chez   l'enfant que chez l'adulte. Des études chez l'animal ont précédemment montré que   les fibres musculaires des patients concernés étaient le siège d'une mort   prématurée (par apoptose) liée à une ouverture inappropriée de canaux situés   dans la membrane interne des mitochondries normalement présentes en leur sein.   Il a été montré aussi que la perméabilité anormale de ces canaux est normalisée   par la ciclosporine A, un immunosuppresseur bien connu.Les chercheurs   italiens ayant conduit ces premiers travaux ont publié en avril 2008 les   résultats d'une étude clinique pilote conduite chez 4 patients atteints de DMC   de type Ullrich et 1 atteint de myopathie de Bethlem. Ceux-ci ont reçu, dans le   cadre d'un protocole en ouvert, de la ciclosporine A administrée par voie orale   pendant 1 mois. Les biopsies musculaires faites au décours ont permis de noter   une réduction sensible du processus dystrophique et de la mort cellulaire   (apoptose). Cette étude est encourageante bien qu'aucun argument ne permette à   ce stade d'affirmer que la ciclosporine A sera bénéfique au niveau clinique. La   nécessité d'autres études, à plus grande échelle, est donc suggérée par les   auteurs.</description><pubDate>Wed, 30 Apr 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5232.php</guid></item><item><title>30/04/2008 - Symptomatologie asymétrique chez les transmettrices de myopathie myotobulaire : une association non fortuite</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5231.php</link><description>La   myopathie myotubulaire récessive liée à l'X est une myopathie congénitale de   sombre pronostic due à des altérations du gène codant la myotubularine. Les   mères transmettrices de cette myopathie peuvent, de manière exceptionnelle et   lorsqu'elles sont porteuses d'une inactivation de leur chromosome X sain, être   symptomatiques et présenter des signes allant d'une simple gêne motrice à   l'effort jusqu'à un déficit musculaire avéré. Dans une observation originale   publiée en février 2008, une équipe de cliniciens lyonnais rapporte le cas d'une   famille dont 3 femmes présentaient des symptômes, 2 d'entre elles de manière   substantielle, sans qu'aucune forme néonatale n'ait été rapportée dans cette   famille. La biopsie musculaire montrait des lésions compatibles avec une   myopathie centronucléaire, avec de nombreuses centralisations des noyaux et un   aspect radiaire en microscopie électronique. Un mode de transmission récessif   lié à l'X ne pouvant être exclu, une étude du gène de la myotubularine a été   entrepris et a permis d'identifier une mutation pathogène. L'étude clinique a   objectivé de manière indiscutable une asymétrie de l'atteinte musculaire, au   testing, mais aussi en imagerie. Ce type de constatations avait déjà été fait   par une équipe angevine et par une équipe américaine. La question de la   spécificité de cette asymétrie reste toutefois posée, ce type d'observations   ayant déjà été faites également chez des transmettrices de myopathie de   Duchenne.</description><pubDate>Wed, 30 Apr 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5231.php</guid></item><item><title>30/04/2008 - Mort subite et laminopathie : le cœur pas toujours en cause</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5230.php</link><description>Les laminopathies constituent un ensemble hétérogène de pathologies génétiques   dont le commun dénominateur est le déficit d'une protéine de la membrane   nucléaire appelée lamine A/C. Parmi ces affections, la   dystrophie musculaire autosomique dominante de type Emery-Dreifuss (AD-EDMD)   se présente comme une myopathie rétractile lentement évolutive, avec de surcroît   une cardiopathie arythmogène qui, non traitée, fait encourir un risque élevé de   mort subite. Les cardiomyologues, notamment ceux de l'équipe de l'Institut de   Myologie de Paris, ont précédemment démontré que les pacemakers classiques   n'étaient pas suffisants pour enrayer de telles morts subites dans cette   myopathie et préconisent le port de défibrillateurs implantables dans les   laminopathies.Des auteurs nord-américains rapporte, en avril 2008,   l'observation très documentée d'une femme de 38 ans, déjà diagnostiquée AD-EDMD   lors de précédentes analyses, qui a fait une mort subite devant témoins bien que   porteuse d'un défibrillateur implantable (ICD) en bon état de marche. Le bilan   complet effectué dans les suites immédiates et avant le décès survenu au 6e jour   a fait apparaître un bon fonctionnement de l'appareil et l'absence d'épisode   arythmogène ou de cardiomyopathie associée. L'explication était en fait liée à   l'état respiratoire de la personne laquelle avait refusée dans les mois ayant   précédé la mort subite la ventilation assistée non invasive qui lui avait été   proposée du fait de la constatation d'une insuffisance respiratoire restrictive   et d'une hypoventilation alvéolaire. Cette observation souligne que si les   défibrillateurs implantables protègent, chez ce type de patient, presqu'à 100%   des complications cardiaques, ils ne protègent pas du reste (en particulier d'un   cœur pulmonaire).</description><pubDate>Wed, 30 Apr 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5230.php</guid></item><item><title>30/04/2008 - La mitochondrie : une cible thérapeutique indirecte au secours des dystrophies musculaires</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5229.php</link><description>Les dystrophies musculaires s'accompagnent presque toutes d'anomalies de la   membrane cellulaire avec une perturbation des échanges ioniques à son niveau,   notamment en ce qui concerne le calcium. Les mitochondries situées à l'intérieur   de la fibre musculaire souffrent de cet afflux de calcium intracellulaire et   concourent à la mort de la cellule (apoptose). La cyclophilline D, une protéine   présente à l'état naturel favorise ce mécanisme. Des chercheurs de l'Université   de Cincinnati ont fait l'hypothèse qu'un blocage de cette protéine pourrait   améliorer le processus dystrophique en empêchant les mitochondries de dégénérer.   Dans un article publié en mars 2008, ils font état de résultats très   intéressants obtenus chez deux modèles animaux : l'un correspondant à une   myopathie des ceintures (LGMD 2F) et l'autre correspondant à une forme de DMC   avec déficit en mérosine. Deux approches complémentaires ont été utilisées :   celle consistant à invalider le gène codant la cyclophylline-D par mutagénèse,   et celle consistant à administrer par voie sous-cutané un inhibiteur de la   cyclophylline-D déjà connu, le Debio-075. Dans les deux cas, une diminution   sensible du processus dystrophique au niveau histologique ainsi qu'un   allongement de la durée de vie des souris ont été observés. Le Debio-075, déjà   utilisé en clinique humaine (pour certaines hépatites), est apparenté à la   cyclosporine mais n'a pas ses effets dépressifs au niveau immunitaire. Il   pourrait donc constituer une piste thérapeutique très prometteuse pour   l'ensemble des dystrophies musculaires.</description><pubDate>Wed, 30 Apr 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5229.php</guid></item><item><title>30/04/2008 - La règle de Monaco souvent transgressée dans la myopathie de Becker : à propos d'une étude nord-américaine</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5228.php</link><description>La   myopathie de Duchenne (DMD) et la   myopathie de Becker (BMD) sont deux variants cliniques d'un déficit en   dystrophine, une protéine-clé située à la face interne de la membrane   musculaire. La dystrophine est codée par le gène DMD, le gène le plus grand du   génome humain et comprenant 79 exons. Selon que le cadre de lecture est respecté   ou non par la mutation causale, on observe un phénotype Duchenne (hors-cadre) ou   Becker (respect du cadre). Cette règle, précédemment énoncée par A. Monaco à la   fin des années 80, fait l'objet d'exceptions (jusqu'à 7 à 8% selon les études,   toutes dystrophinopathies confondues).Dans une étude publiée en mars 2008,   Eric Hoffmann et de ses collaborateurs rapporte dans le détail les données   protéiques et moléculaires de 75 nouveaux patients répertoriés comme BMD sur la   base de l'immunocytochimie et/ou du western blot. Si les auteurs donnent peu ou   pas de renseignements cliniques sur cette cohorte, ils apportent en revanche des   éléments très intéressants quant à la topologie des mutations retrouvées et   surtout, sur le fait que la règle de Monaco est transgressée, chez ces patients,   de manière significative. Grâce à des techniques sophistiquées de détection des   mutations (par MLPA, sur ADN génomique ou sur cDNA musculaire), les auteurs ont   retrouvé en effet un nombre important (jusqu'à 30%) de mutations hors-cadre   laissaient penser que des mécanismes compensateurs sont à l'œuvre à l'état   naturel. Ils soulignent également le nombre importants de duplications par   rapport à la DMD.</description><pubDate>Wed, 30 Apr 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5228.php</guid></item><item><title>30/04/2008 - Premier essai clinique de phase I avec un inhibiteur de la myostatine dans plusieurs formes de dystrophie musculaire : des résultats très attendus et un peu décevants</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5227.php</link><description>La myostatine est un inhibiteur naturel de la croissance musculaire chez   l'homme. Sur la base d'études précliniques très encourageantes chez la souris   mdx et de l'observation d'une mutation de la myostatine humaine conduisant à un   phénotype d'hypertrophie musculaire, un essai clinique a été monté par le   laboratoire Wyeth. Plus d'une centaine de volontaires sains et d'adultes   souffrant de dystrophie de Becker, de myopathie des ceintures ou de myopathie   FSH, ont été inclus dans une étude clinique, randomisée, en double aveugle, avec   doses progressives, d'un inhibiteur de la myostatine (en l'occurrence un   anticorps bloquant du nom de MYO-029) administré par voie intraveineuse pendant   6 mois avec une période observationnelle complémentaire de 3 mois.Dans un   article très attendu publié en mars 2008, les investigateurs, réunissant 9   équipes américaines et 1 équipe anglaise (Newcastle), font état de résultats   satisfaisants pour la tolérance du médicament (ce qui était le point principal   de l'étude) mais sans qu'un effet statistiquement significatif ait pu être   mesuré sur les autres paramètres (force ou masse musculaire, amélioration du   processus dystrophique au niveau histologique, ou même sensation d'amélioration   perçue par le patient). Le principal effet indésirable résidait dans   l'hypersensibilité cutanée, celle-ci ayant conduit à interrompre la dernière   cohorte qui recevait le plus fort dosage (30 mg/kg/jour). Ces résultats en   demi-teinte incitent à envisager des essais à plus grande échelle (avec une   meilleure puissance statistique) avec peut-être des inhibiteurs encore plus   puissants de la myostatine. Le Laboratoire Wyeth a annoncé qu'il ne poursuivrait   pas ses recherches cliniques sur l'anticorps monoclonal MYO-029. Cependant, lui   et d'autres laboratoires développent un anticorps plus efficace, dirigé contre   le récepteur musculaire de la myostatine. On compte une bonne dizaine de   molécules candidates et portant sur diverses cibles.</description><pubDate>Wed, 30 Apr 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5227.php</guid></item><item><title>04/04/2008 - Les potentiels évoqués moteurs parfois utiles pour différencier SLA et syndrome de Kennedy</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5196.php</link><description>Le syndrome de Kennedy est une affection dégénérative du deuxième motoneurone   due à une mutation dans le gène codant le récepteur aux androgènes. Ce syndrome   entraîne un déficit moteur lentement progressif chez l'adulte jeune et une   atteinte endocrinienne de gravité variable. Des études récentes avaient suggéré   que le syndrome de Kennedy pouvait également associer une atteinte du premier   motoneurone à la dégénérescence du second motoneurone. Ceci est apparu d'autant   plus troublant que maladie de Kennedy et sclérose latérale amyotrophique   classique (maladie où les deux motoneurones sont touchés) sont quelque fois très   difficiles à différencier cliniquement. Dans une étude électro-physiologique   publiée en février 2008 et portant sur 7 patients souffrant de syndrome de   Kennedy comparés à 55 témoins et 51 patients atteints de SLA (dont 6 avec une   présentation un peu atypique), une équipe de médecins australiens réfute   l'hypothèse d'une atteinte du premier motoneurone associée. Ils ont pour cela   utilisé la technique des potentiels moteurs laquelle est basée sur une   stimulation magnétique transcrânienne. Les examens ont indiqué une fonction   normale du premier motoneurone chez des patients Kennedy. Bien qu'il s'agisse   d'une exploration assez peu invasive et disponible dans de nombreux centres, la   pratique de cet examen doit néanmoins être réservée aux cas litigieux, en   attente des résultats du test génétique du gène SBMA, ce dernier demeurant à ce   jour la méthode diagnostique la plus discriminante.</description><pubDate>Fri, 04 Apr 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5196.php</guid></item><item><title>04/04/2008 - L'origine génétique d'une myopathie métabolique élucidée : le métabolisme du fer en cause</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5195.php</link><description>Les myopathies métaboliques constituent un groupe de maladies neuromusculaires   assez hétérogènes, le plus souvent génétiquement déterminées, et classées selon   le type de substrats énergétiques en cause (glycogénoses, lipidoses, etc.). On y   inclut volontiers les myopathies mitochondriales du fait d'une symptomatologie   souvent superposable. Depuis 1964, il avait été rapporté dans le nord de la   Suède de nombreux cas familiaux de myopathie à l'effort avec épisodes   paroxystiques de myoglobinurie sans que l'on puisse rattacher cette myopathie à   l'un des groupes connus. Transmise selon un mode autosomique récessif, cette   affection se traduisait au niveau histologique par un déficit de deux enzymes :   la succinyl-déshydrogénase (SDH) et l'aconitase. Dans un article publié en   mars 2008, des chercheurs américains rapportent l'implication du gène ICSU dans   cette myopathie. Ce gène, identifié à partir d'une approche gène candidat, code   une protéine impliquée dans les processus de repliement de certains groupements   fer-soufre. Ces groupements fer-soufre sont souvent donneurs ou accepteurs   d'électrons et interviennent dans le métabolisme de la chaîne respiratoire   mitochondriale. Ils auraient ainsi un lien direct dans le métabolisme de la   frataxine, la protéine en cause dans la maladie de Friedreich, une maladie au   phénotype bien distinct puisqu'associant une ataxie à une cardiomyopathie. Cette   observation éclaire d'un jour nouveau les maladies liées aux groupements   fer-soufre et laisse entrevoir des perspectives thérapeutiques   intéressantes.</description><pubDate>Fri, 04 Apr 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5195.php</guid></item><item><title>04/04/2008 - Démembrement génétique des neuropathies héréditaires motrices distales : l'hétérogénéité reste la règle</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5194.php</link><description>Les neuropathies héréditaires motrices distales (ou distal hereditary motor   neuropathies, ou dHMN) constituent un petit groupe de maladies neuromusculaires   d'origine génétique et caractérisées par une atteinte du motoneurone de la corne   antérieure de la moelle épinière avec une présentation clinique prédominant en   distal mais sans signes pyramidaux. Longtemps complexes à analyser du fait d'une   grande hétérogénéité clinique, leur classification a grandement bénéficié des   progrès en biologie moléculaire. Depuis 2001, sept gènes au moins ont été mis en   cause dont plusieurs codant des protéines de choc thermique (HSP). Dans un   article publié en mars 2008, l'équipe belge d'Anvers, qui fait autorité sur le   sujet, rapporte les résultats d'une enquête génétique exhaustive conduite chez   112 personnes atteintes de ce type de neuropathie, rassemblées par un consortium   international de cliniciens. Seules 9 mutations ont été identifiées dans les   gènes HSPB1, HSPB8, BSCL2 et SETX chez 17 des patients étudiés. Les auteurs en   concluent que les autres gènes (VAPB, GARS et DCTN1) ne sont   qu'exceptionnellement en cause et surtout que beaucoup d'autres gènes restent à   découvrir dans ce groupe d'affections. La fréquence des mutations en cause va   leur permettre d'affiner la démarche diagnostique, en particulier pour la   recherche de mutations dans ces nombreux gènes.</description><pubDate>Fri, 04 Apr 2008 12:00:00 +0200</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5194.php</guid></item><item><title>21/03/2008 - La prépondérance des mutations des gènes alpha- et gamma dans les sarcoglycanopathies confirmée par une étude française</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5183.php</link><description>Les myopathies des ceintures représentent un ensemble de maladies   neuromusculaires très hétérogènes tant sur le plan génétique que clinique. Elles   ont en commun une atteinte déficitaire de la musculature des ceintures pelvienne   scapulaire et pelvienne ainsi qu'un processus dystrophique au niveau de la fibre   musculaire. Parmi elles, les sarcoglycanopathies représentent jusqu'à 10% de   l'ensemble des myopathies des ceintures autosomiques récessives, avec des   variations parfois importantes selon la zone géographique étudiée. Quatre gènes   codant respectivement les 4 types de sarcoglycanes peuvent être mutés (alpha-,   beta-, gamma- et delta-). Dans une étude publiée en février 2008, l'équipe   de myo-généticiens de Cochin a analysé l'ADN de 69 patients chez qui un déficit   en sarcoglycanes était suspecté sur les données de la biopsie musculaire. Grâce   à un nouvel algorithme diagnostique et à des techniques de screening mutationnel   plus sophistiquées, les auteurs ont pu identifier une ou deux mutations chez 57   des patients étudiés. La prépondérance des mutations des gènes alpha- et   gamma-sarcoglycane a été confirmé : 55% et 27% respectivement contre 17% de   mutations du gène beta-sarcoglycane (dont une duplication retrouvée à 5 reprises   dans ce dernier gène). Les auteurs insistent sur l'intérêt du Western Blot   effectuée sur le prélèvement musculaire pour guider cette recherche de   mutations.</description><pubDate>Tue, 25 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5183.php</guid></item><item><title>21/03/2008 - La tolérance des immunoglobulines intraveineuses chez l'enfant liée à la concentration en IgA</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5182.php</link><description>La dermatomyosite de l'enfant ou de l'adolescent est une maladie neuromusculaire   rare d'origine auto-immune associant un déficit musculaire global de gravité   variable à des lésions cutanées très évocatrices. Outre une approche   symptomatique, le traitement repose sur la corticothérapie et, le cas échéant,   sur des agents complémentaires susceptibles de freiner la réponse immunitaire.   Dans les formes les plus rebelles au traitement, les immunoglobulines*   administrées par voie veineuse se sont révélées efficaces, comme dans beaucoup   d'autres maladies auto-immunes. Leur tolérance est néanmoins sujet à débat   comme le prouve l'étude publiée en février 2008 par des rhumato-pédiatres   canadiens, concernant 31 patients d'âge pédiatrique ayant justifié   l'administration intraveineuse de 1056 cures au total. Il apparaît clairement   que les cas d'intolérance aux immunoglobulines intraveineuses sont nettement   plus élevés que chez les adultes (9% des cures ont donné lieu à des effets   indésirables dans la population étudiée contre 1 à 5% chez les adultes). Une   analyse statistique exhaustive a permis de déterminer que ces effets   indésirables étaient corrélés avec la concentration en immunoglobulines de type   A au sein de la préparation injectée. Les auteurs insistent en conséquence sur   la nécessité de procéder au bon choix au moment de prescrire des   immunoglobulines chez l'enfant atteint de dermatomyosite.</description><pubDate>Tue, 25 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5182.php</guid></item><item><title>21/03/2008 - Le mofetil aussi efficace que la corticothérapie dans les stades précoces de myasthénie oculaire : à propos d'un essai en ouvert</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5181.php</link><description>La myasthénie oculaire est une maladie neuromusculaire d'origine auto-immune,   assez fréquente notamment chez la femme, entraînant un déficit fluctuant de la   musculature des yeux du fait du dysfonctionnement de la transmission de l'influx   nerveux au niveau des plaques motrices. Elle est le plus souvent due à la   production par l'individu lui-même des anticorps dirigés contre le récepteur à   l'acétylcholine (RACh). La prise en charge de cette forme de myasthénie est   avant tout médicamenteuse et comprend, le cas échéant, des agents   immunosuppresseurs. Dans un article publié en février 2008, une équipe du   Nevada rapporte les résultats d'un essai thérapeutique conduit en ouvert chez 31   personnes (dont une très grande majorité de jeunes femmes) souffrant de   myasthénie oculaire le plus souvent séropositive (présence d'anticorps   anti-RACh), et visant à montrer que le mycofénylate de mofétil, un nouveau   médicament immunomodulateur, pouvait utilement remplacer la corticothérapie   jusque là préconisée. Tous les patients étaient au stade de myasthénie oculaire   pure et déjà sous corticoïdes depuis plusieurs mois lorsqu'ils ont reçu du   Mofétil à la dose journalière de 1 g (soit la moitié de la dose habituelle).   Dans 87% des cas, ils ont pu être sevrés des stéroïdes tout en évitant un   passage à une myasthénie généralisée. Les auteurs insistent sur la relative   bonne tolérance du médicament et militent pour la réalisation d'essais contrôlés   et sur le long terme pour ce nouvel agent immunosuppresseur.</description><pubDate>Tue, 25 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5181.php</guid></item><item><title>21/03/2008 - Confirmation des effets bénéfiques du Déflazacort dans une cohorte de jeunes canadiens atteints de myopathie de Duchenne</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5180.php</link><description>  La myopathie de Duchenne est la plus fréquente des myopathies chez l'enfant   et se traduit par un déficit progressif des muscles proximaux, des muscles   respiratoires puis du myocarde. Elle est due à l'absence de dystrophine, une   protéine-clé dans la stabilité de la membrane musculaire. A défaut de pouvoir   réparer l'anomalie génétique du gène DMD codant la dystrophine, la   corticothérapie constitue désormais le traitement médicamenteux de référence.     Dans ce contexte, une nouvelle étude canadienne publiée en mars 2008,   confirme l'intérêt de l'administration prolongée du déflazacort, un   corticostéroïde dérivé de la prednisolone et possédant semble-t-il moins   d'effets secondaires. L'étude a porté sur 79 patients atteints de myopathie de   Duchenne, suivis pendant près de 8 ans pour certains, et divisés en 2 groupes   selon qu'ils recevaient ou non 1 mg/kg de déflazacort pendant plus d'un an.   L'effet sur la prolongation de la marche (près de 2 ans) est confirmé de même   que sur la préservation de la capacité vitale. Aucun adolescent dans le groupe   traité n'a dû subir d'arthrodèse du rachis. Les effets secondaires concernaient   surtout sur l'ostéoporose (avec un risque de fracture important notamment au   niveau des vertèbres) et l'apparition d'une cataracte. Le bénéfice sur le   myocarde (muscle cardiaque) était plus difficile à évaluer mais paraît également   positif. Cette étude réalisée à Montréal confirme clairement l'expérience   acquise par l'équipe de Toronto.</description><pubDate>Tue, 25 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5180.php</guid></item><item><title>21/03/2008 - Amyotrophie spinale infantile et anomalies cardiaques congénitales : une association non fortuite</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5179.php</link><description>Les amyotrophies spinales infantiles (ASI) représentent la deuxième cause de   maladie neuromusculaire chez l'enfant. Elles sont dues à l'absence de protéine   SMN (protéine de survie du motoneurone) et se traduisent par un déficit   musculaire à prédominance proximal et de gravité variable selon l'âge de début.   Le cœur n'est classiquement jamais atteint dans les ASI classiques (II, III, ou   IV). Certaines formes particulièrement sévères commencent in utero ou à la   naissance (type 0 ou I) et sont parfois associées à des rétractions pouvant   aller jusqu'à un tableau d'arthrogrypose. A cela s'ajoutent, de manière   exceptionnelle, des malformations cardiaques à type d'hypoplasie du ventricule   gauche. Des cliniciens néerlandais ont rapporté en février 2008 un de ses   exceptionnels cas avec en plus la survenue d'un tableau similaire lors d'une   grossesse ultérieure. Le gène SMN1 était dans les deux cas, le siège d'une   mutation homozygote et des anomalies structurelles cardiaques identiques ont été   mises en évidence. Cette association (ASI-arthrogrypose-cardiopathie   congénitale) ne semble donc pas fortuite. Elle a déjà été retrouvée dans une   autre famille ayant fait l'objet d'une précédente publication en 1990 par une   équipe norvégienne. Cette forme est néanmoins en rapport avec la même absence de   protéine que dans les formes ‘classiques' d'ASI. Un autre mécanisme,   possiblement lié à d'autres gènes, pourrait être en cause, comme le soulignent   les auteurs.</description><pubDate>Tue, 25 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5179.php</guid></item><item><title>21/03/2008 - Sous-estimation des difficultés psychologiques et cognitives dans la myopathie de Becker : à propos d'une enquête australienne</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5178.php</link><description>La myopathie de Becker est une forme moins grave et moins évolutive que la   myopathie de Duchenne avec laquelle elle partage pourtant un déficit en   dystrophine. Elle se traduit classiquement par un déficit des muscles proximaux   des membres débutant dans l'enfance ou à l'adolescence et évoluant lentement.   Une cardiomyopathie est invariablement associée, à un âge très variable et   souvent sans véritable corrélation avec l'atteinte des membres. Les troubles   cognitifs et/ou comportementaux semblaient jusqu'ici l'apanage de la myopathie   de Duchenne. Une étude australienne publiée en décembre 2007 nous rappelle   que ces difficultés, souvent subtiles à détecter, peuvent se rencontrer aussi   dans la myopathie de Becker. 24 patients australiens atteints de ce type de   myopathie ont ainsi subi de manière prospective une batterie très complète de   tests neuropsychologiques. Si le QI médian dans ce groupe ne diffère pas de   celui de la population générale, ceci n'est pas vrai pour les difficultés   d'apprentissage (acquisition de la lecture ou capacités de calcul mental   notamment) ou les difficultés attentionnelles lesquelles étaient fréquemment   retrouvées (jusqu'à 67% des individus). Les auteurs ont même fait état de   présentation quasi- ou pseudo-autistique dans certains cas exceptionnels. Des   études à plus grande échelle seraient utiles et nécessaires pour confirmer ces   données.</description><pubDate>Tue, 25 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5178.php</guid></item><item><title>20/03/2008 - L'expression de la protéine SMN dans les neurones protège les souris SMA de la maladie</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5174.php</link><description>Les amyotrophies spinales proximales (SMA) sont des maladies neuromusculaires   d'origine génétique, conduisant à une perte conséquente de motoneurones. Dans la   très grande majorité des cas, elles sont dues à une délétion du gène SMN1 (qui   code la protéine de survie du motoneurone SMN), entraînant le déficit de la   protéine SMN. La protéine SMN étant présente à la fois dans le cerveau, la   moelle épinière, les reins, le foie, le muscle squelettique et muscle cardiaque,   on ne comprend pas encore pourquoi les motoneurones sont les seuls atteints. Des   études récentes ont cependant montré que la protéine SMN joue un rôle spécifique   dans les neurones (régulation de leur croissance, transport des ARN le long des   axones) alors que d'autres travaux ont suggéré l'importance de la protéine SMN   dans le muscle. Pour étudier plus précisément la question, une équipe   américaine a fait surexprimer (expression supérieure à la normale) la protéine   SMN dans des souris modèles de SMA sévère (qui, comme les patients atteints de   SMA sévères, ont un déficit très important en protéine SMN), soit spécifiquement   dans les neurones, soit spécifiquement dans les muscles squelettiques. Comparées   aux souris SMA « classiques », les souris SMA avec une grande quantité de SMN   dans les neurones, vivaient beaucoup plus longtemps (210 jours en moyenne par   rapport à 5 jours) et avaient un nombre de motoneurones normal, suggérant que   l'expression de la protéine SMN dans les neurones protège de la maladie. De   plus, même une petite quantité de SMN dans les neurones avait un impact   significatif sur la maladie (durée vie de 160 jours en moyenne par rapport à 5).   Par contre, les souris SMA avec une grande quantité de SMN dans les muscles   squelettiques avaient un phénotype inchangé, suggérant que l'expression de la   protéine SMN dans les muscles ne peut pas protéger de la maladie. En plus   d'aider à la compréhension des mécanismes de la maladie, ces résultats peuvent   avoir un impact important sur les approches thérapeutiques dans la SMA.</description><pubDate>Thu, 20 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5174.php</guid></item><item><title>20/03/2008 - Nouvelle stratégie thérapeutique dans la DMOP : la protéine PABPN1 normale protège les cellules contre l'apopotose</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5173.php</link><description>La dystrophie musculaire oculo-pharyngée (DMOP) est une maladie autosomique   dominante lentement évolutive débutant à l'âge adulte, au-delà de la   cinquantaine. Elle est caractérisée par des difficultés de déglutition, une   chute des paupières (ptosis), et le cas échéant par un déficit des muscles   proximaux. Cette pathologie est due à une anomalie particulière dans le gène de   la PABPN1 (poly(A)-binding protein nuclear 1). Il s'agit d'une expansion d'un   triplet de nucléotides GCG (codant l'acide aminé alanine), aboutissant à   expansion d'alanine (polyalanine) dans la protéine PABPN1. La protéine mutante   anormale s'accumule dans le noyau, entraînant la formation d'agrégats de   filaments intranucléaires (ou inclusions) dans les cellules musculaires   squelettiques. Ces agrégats sont toxiques pour les cellules qui meurent   progressivement d'apoptose.Dans une étude publiée en janvier 2008, une   équipe américaine a montré que la surexpression (expression supérieure à la   normale) de la PABPN1 normale réduit la toxicité liée à la PABPN1 mutante à la   fois dans des modèles cellulaires et dans les souris modèles de la DMOP. Les   chercheurs ont découvert que la PABPN1 normale est en fait capable de protéger   des cellules en culture contre l'apoptose*. Par contre, lorsque la PABPN1   normale est absente, les cellules en culture sont plus sensibles à l'apoptose.   Des expériences complémentaires ont permis d'identifier le mécanisme moléculaire   par lequel la PABPN1 normale protège les cellules de l'apoptose : elle provoque   la surexpression d'un facteur antiapoptotique connu appelé XIAP (X-linked   inhibitor of apoptosis). En outre, les souris modèles de DMOP présentent un   niveau anormalement faible de XIAP. Ces résultats fournissent une nouvelle   explication moléculaire à la DMOP et ouvre une nouvelle voie thérapeutique dans   cette maladie.</description><pubDate>Thu, 20 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5173.php</guid></item><item><title>20/03/2008 - Myopathie de Duchenne et saut d'exon : un traitement immuno-modulateur transitoire permet de faire plusieurs injections du produit thérapeutique chez la souris mdx</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5172.php</link><description>La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie génétique liée à l'X,   due à un déficit en dystrophine entraînant une dégénérescence des muscles   squelettiques et cardiaque. La stratégie thérapeutique du saut d'exon a montré   de nombreuses fois son efficacité en restaurant l'expression de la dystrophine   et en améliorant la maladie chez différents modèles animaux. Plusieurs essais   sont également en cours chez l'homme. Différentes méthodes sont utilisées pour   effectuer un saut d'exon. Celle développée par l'équipe de Luis Garcia (Institut   de Myologie) consiste à apporter au sein de l'organisme, par un vecteur viral   AAV1, un mini-gène U7 codant l'oligonucléotide anti-sens responsable du saut   d'exon, Les expériences réalisées sur de petits animaux telles que les souris ou   dans un muscle entier de chien ont fait leur preuve mais l'objectif des   chercheurs est aujourd'hui de traiter un corps entier. Une des solutions serait   de traiter muscle par muscle en faisant plusieurs injections à des temps   différents. Cependant, cette approche pose problème car une injection d'AAV1   fait l'effet d'une vaccination contre lui pour l'organisme. Les injections   suivantes n'auraient alors pas d'effet à cause d'une réaction immunitaire contre   le vecteur AAV1. Dans une étude publiée en janvier 2008, l'équipe de L.   Garcia a analysé ce phénomène chez la souris mdx (modèle de la DMD). Les   chercheurs ont d'abord effectué une première injection avec l'AAV1-U7 dans un   muscle de la patte arrière puis 15 jours après, ils ont réitéré l'expérience   dans le muscle de la patte opposée. Contrairement à la première injection et   comme attendu, la deuxième injection n'a pas restauré l'expression de la   dystrophine. Des analyses complémentaires ont indiqué que la réaction   immunitaire consistait en la production d'anticorps contre le vecteur AAV1. Pour   empêcher ce phénomène, les chercheurs ont testé l'effet d'un traitement   immuno-modulateur (empêchant la production d'anticorps anti-AAV1 en inhibant   l'interaction entre les lymphocytes T et les lymphocytes B) de 5 jours débutant   le jour de la première injection. Les résultats montrent que ce traitement   transitoire est suffisant pour empêcher complètement la réaction immunitaire   contre l'AAV1 et permet à la deuxième injection thérapeutique, réalisée deux   semaines plus tard, d'être efficace et de restaurer la production de   dystrophine. En outre et bien qu'il soit de courte durée, le traitement   immuno-modulateur semble efficace sur au moins 6 mois. Des expériences   complémentaires ont également montré qu'il était conseillé de faire ce   traitement immuno-modulateur à chaque nouvelle injection afin de conserver   l'efficacité de la suivante.Cette étude représente une avancée conséquente   en termes d'application clinique de la stratégie du saut d'exon chez   l'homme.</description><pubDate>Thu, 20 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5172.php</guid></item><item><title>19/03/2008 - Fréquence élevée des phénomènes douloureux dans la myopathie FSH et dans la maladie de Steinert : à propos d'une étude comparative nord-américaine</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5171.php</link><description>La plupart des maladies neuromusculaires ne s'accompagnent pas, au moins en   théorie, d'atteinte du système nerveux sensitif. Ceci contraste en pratique avec   la fréquence, parfois très élevée, des phénomènes douloureux rapportés par les   patients concernés, y compris dans les dystrophies musculaires. Pour   appréhender l'importance du phénomène, une équipe mixte de rééducateurs de   Seattle et de Los Angeles a décidé de réaliser une étude rétrospective à partir   de questionnaires chez 395 personnes adultes identifiées à partir de registres   de patients atteints de myopathie facio-scapulo-humérale (FSH) ou de maladie de   Steinert. Les réponses de 235 patients ont pu être analysées concernant les   phénomènes douloureux constatés, leur fréquence, leur topographie et leurs   réponses au traitement. Dans l'article relatant leurs résultats et publié en   février 2008, les auteurs mettent en évidence une fréquence globale élevée des   phénomènes douloureux dans les 2 pathologies, et plus encore dans la myopathie   FSH (82%) que dans la maladie de Steinert (64%). Il existait également des   différences statistiquement significatives au niveau des sites douloureux (le   dos et les membres inférieurs étant plus touchés dans la FSH que dans la maladie   de Steinert). Si l'âge semble peu influer, la réduction des capacités motrices   et le recours à des aides techniques sont corrélées avec une fréquence plus   grande des douleurs. Quant aux traitements antalgiques mis en œuvre, ils   semblent peu efficaces dans l'ensemble.</description><pubDate>Wed, 19 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5171.php</guid></item><item><title>19/03/2008 - Le gène de la rapsyne en cause dans certaines formes d'hypomobilité fœtale</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5170.php</link><description>Les situations d'hypomobilité ou d'akinésie fœtale sont assez fréquentes en   obstétrique et correspondent pour une petite partie à des causes   neuromusculaires. Dans certaines d'entre elles, on note concomitamment une   arthrogrypose et/ou des ptérigia multiples (un pterigium est une sorte de   corde/fil tendus entre deux articulations comparable à une toile d'araignée). Le   syndrome d'Escobar est l'archétype de ce groupe d'affections et est compatible   avec une vie normale par ailleurs. Très récemment, un des gènes codant une des   sous-unité de la forme fœtale du récepteur à l'acétylcholine (la sous-unité   gamma) a été mise en cause dans ce syndrome, laissant penser qu'un lien pouvait   exister entre syndromes myasthéniques congénitaux (SMC) et maladies des pterigia   multiples ou apparentées. Une équipe anglaise a analysé plusieurs gènes   responsables de SMC chez 15 fœtus porteurs d'un syndrome d'akinésie fœtale avec   ou sans pterigia multiples, ayant fait l'objet d'une interruption de grossesse   et chez qui aucune mutation de la sous-unité gamma n'avait été préalablement   identifiée. Dans un article publié en janvier 2008, les auteurs rapportent   l'existence d'une mutation homozygote du gène de la rapsyne dans une famille   consanguine dont 3 fœtus étaient atteints d'akinésie fœtale sans que l'on   détecte toutefois de pterigia multiples à l'examen postmortem. Cette mutation   était très sévère, d'un point de vue fonctionnel avec absence totale de protéine   résiduelle à la différence des mutations décrites dans certains syndromes   myasthéniques congénitaux. Cette étude permet donc d'élargir sensiblement le   spectre clinique des affections en rapport avec des mutations rapsyne.</description><pubDate>Wed, 19 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5170.php</guid></item><item><title>19/03/2008 - Des outils pour mesurer l'évolution dans les neuropathies héréditaires de type Charcot-Marie-Tooth</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5169.php</link><description>Les neuropathies héréditaires sensitivo-motrices de type Charcot-Marie-Tooth   constituent un ensemble très hétérogène tant au niveau génétique que clinique.   Elles se traduisent par un déficit musculaire des extrémités évoluant en général   très lentement avec un retentissement fonctionnel très variable d'un individu à   l'autre. Depuis quelques années, plusieurs pistes thérapeutiques sont envisagées   : l'administration de hautes doses de vitamine C et de progrestérone semble   bénéfique au moins dans les modèles animaux de la maladie. C'est dans ce   contexte qu'une équipe de neurologues de Detroit (Etats-Unis) a tenté d'établir   des courbes évolutives de dégradation fonctionnelle dans la forme la plus   fréquente de CMT, la CMT1A. Dans un article publié en janvier 2008, les auteurs   rapportent que deux scores, la CMNTS (le score neuropathique CMT) et le NIS   (score de déficience CMT), déjà largement utilisés, sont suffisamment fiables et   reproductibles pour évaluer, y compris sur plusieurs années, les pentes de   dégradation. Les deux scores ont été analysés à intervalles réguliers chez 72   individus atteints de CMT1A dont certains ont été suivis jusqu'à 8 ans. Les   auteurs avancent le chiffre de 0,686 points d'augmentation annuelle du CMTNS et   de 1.368 points pour le NIS, tout en soulignant que les pentes évolutives sont   rarement complètement linéaires. Ils préconisent en conséquence l'utilisation de   ces deux scores pour les essais cliniques en cours de développement.</description><pubDate>Wed, 19 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5169.php</guid></item><item><title>19/03/2008 - L'existence de troubles de déglutition dans la myopathie FSH débattue</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5168.php</link><description>La myopathie facio-scapulo-humérale (FSH) est une des myopathies les plus   fréquentes dans la population adulte. Elle se traduit par une atteinte très   sélective de certains muscles du visage, des fixateurs de l'omoplate et des   muscles scapulo-péroniers. Transmise selon un mode autosomique dominante, elle   évolue en règle générale lentement. Si le risque d'atteinte respiratoire est   reconnu chez un petit contingent de patients porteurs de myopathie FSH (moins de   10%), il n'en pas de même pour les troubles de la déglutition. Ceux-ci peuvent   se traduire par une dysphagie de topographie variable (haute ou basse, aux   solides ou aux liquides) mais ils n'ont que très rarement un retentissement sur   le plan nutritionnel. Récemment, plusieurs équipes de cliniciens ont rapporté   que ces troubles de déglutition étaient probablement sous-estimés. Dans un   article publié en février 2008, un clinicien sud-africain communique les   résultats d'une étude exhaustive de ces troubles qu'il a conduite chez 20   personnes atteintes de FSH classique dont 5 avaient spontanément rapporté une   dysphagie modérée. Les examens complémentaires effectués chez eux, études   radiologiques et surtout manométriques (études des pressions dans la partie   haute du tube digestif), n'ont pas permis d'objectiver une atteinte importante   ou spécifique dans ce groupe de patients. L'auteur avance même l'hypothèse d'une   origine plutôt neuropathique que myopathique à ces troubles.</description><pubDate>Wed, 19 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5168.php</guid></item><item><title>19/03/2008 - Formes récessives de myopathies à cores et mutations du gène RYR1 : des mécanismes complexes en jeu.</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5167.php</link><description>Les myopathies dites à cores appartiennent au groupe des myopathies congénitales   et touchent un petit groupe de patients souffrant de maladies neuromusculaires.   La première d'entre elles à avoir été décrite en 1956, la myopathie à Cores   Centraux (ou, Central Core Disease : CCD), est due à des mutations dans le gène   RYR1 lequel code un récepteur à la ryanodine. Ce dernier intervient dans le   couplage excitation-contraction du muscle. On sait désormais que ce même gène   RYR1 est lié à d'autres maladies neuromusculaires plus ou moins proches, et   selon des modes de transmission différents (c'est le cas notamment de la   myopathie congénitale à multi-minicores). Dans un article publié en février   2008, l'équipe de Grenoble spécialiste dans le domaine, explique les mécanismes   complexes intervenant dans les formes autosomiques récessives de CCD. Si   celles-ci sont nettement moins fréquentes que les formes dominantes, elles   peuvent poser des problèmes de conseil génétique. Les auteurs font état de 15   cas ou familles étudiées et révèlent la présence de deux mutations différentes   du gène RYR1 dans tous les cas. A une mutation stop était toujours associée une   autre mutation sur l'autre allèle, certaines de ces mutations correspondant à   des cas beaucoup plus sévères et plus précoces que la norme. Les auteurs   insistent sur la nécessité de rechercher ces combinaisons de mutations notamment   dans les cas sporadiques de CCD.</description><pubDate>Wed, 19 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5167.php</guid></item><item><title>19/03/2008 - La place des corticoïdes dans l'arsenal thérapeutique de la myopathie de Duchenne : une nouvelle revue Cochrane fait le point</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5166.php</link><description>La   myopathie de Duchenne est la dystrophie musculaire la plus fréquente de   l'enfant. Transmise selon un mode récessif liée à l'X, elle est due à une   absence de dystrophine et se traduit cliniquement par un déficit progressif des   muscles squelettiques proximaux et par une cardiomyopathie, l'ensemble des   signes conduisant à un décès précoce, entre 20 ans et 30 ans d'évolution.   Initiée par les anglo-saxons dans les années 70, la corticothérapie au long   cours semble avoir prouvée son efficacité, au moins pour prolonger la marche de   quelques années (de 18 à 24 mois). Ceci avait été clairement démontré lors d'une   première revue Cochrane publiée en 2004. Les mêmes auteurs publient 4 ans   plus tard une version actualisée, prenant en compte l'analyse des essais   cliniques qui ont été menés dans l'intervalle, et dans laquelle ils se sont   particulièrement intéressés aux effets des stéroïdes sur la force et la fonction   musculaires. Six essais remplissant les critères d'éligilibilité Cochrane ont   été pris en compte dans l'analyse. Les auteurs concluent à une efficacité   certaine des stéroïdes (à la dose journalière de 0,75 mg/kg) sur le maintien ou   l'amélioration de la force et de la fonction musculaires, sur une période allant   de 6 mois à 2 ans. Les effets secondaires, bien que fréquemment rapportés   surtout à court-terme, étaient cliniquement gérables. Il n'a pas été possible   d'affirmer la supériorité d'un type de stéroïde sur un autre.</description><pubDate>Wed, 19 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5166.php</guid></item><item><title>19/03/2008 - Une méta-analyse des essais cliniques dans les paralysies périodiques : à propos d'une nouvelle revue Cochrane</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5165.php</link><description>Les paralysies périodiques sont des maladies neuromusculaires très rares,   génétiquement déterminées, se traduisant par des crises intermittentes de   paralysie (de gravité et de topographie variables) liées à une excitabilité   musculaire insuffisante. Les paralysies périodiques sont dues à des mutations de   certains gènes codant des canaux ioniques. Un certain nombre de médicaments ont   déjà été testés dans ce groupe de pathologies avec des résultats divers.   C'est dans ce contexte que 3 auteurs ont réalisé une analyse de toutes les   études ou essais cliniques publiés depuis 1980 dans ce domaine. Leur travail est   relaté sous la forme d'une revue Cochrane publiée en janvier 2008, et aboutit à   des conclusions assez mitigées dans l'ensemble. Si beaucoup d'études ont été   menées pendant cette période, trois seulement remplissaient les conditions   méthodologiques de recevabilité. En l'occurrence, il est désormais avéré que le   dichlorphénamide (DCP) est efficace dans cette pathologie, notamment sur la   fréquence des crises paralytiques. Les deux autres médicaments, l'acetazolamide   (Diamox®) et Pinacidil (un modulateur de l'ouverture du canal potassium non   encore disponible en France) ont eux une efficacité plutôt sur la force   musculaire. D'autres études sont nécessaires pour confirmer l'efficacité de ces   médicaments.</description><pubDate>Wed, 19 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5165.php</guid></item><item><title>19/03/2008 - Une nouvelle revue Cochrane sur les essais thérapeutiques dans la maladie de Charcot-Marie-Tooth</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5164.php</link><description>  Les neuropathies héréditaires sensitivo-motrices de type Charcot-Marie-Tooth   constituent un ensemble très hétérogène tant au niveau génétique que clinique.   Elles se traduisent par un déficit musculaire des extrémités (atteinte distale   des pieds et des mains) évoluant en général très lentement avec un   retentissement fonctionnel très variable d'un individu à l'autre. Même s'il   prédomine une grande hétérogénéité génétique (on ne compte pas moins de 30 gènes   différents en cause), les chercheurs explorent actuellement plusieurs pistes   thérapeutiques dont celle de l'administration de vitamine C à forte   dose.Dans ce contexte, 4 auteurs ont réalisé une analyse exhaustive de la   littérature concernant les essais thérapeutiques dans cette maladie et l'ont   publié en janvier 2008 sous la forme d'une revue dite Cochrane. Cette approche   vise à étudier en profondeur et à pondérer les résultats des différentes études   cliniques dans un domaine donné. Dans le cas précis, les auteurs ont finalement   retenu 6 essais contrôlés, randomisés ou quasi-randomisés. Parmi eux, un essai à   base de facteur de croissance neurotrophique (NT3) conduit chez 8 patients s'est   avéré modestement efficace. Les autres approches médicamenteuse (à base de   créatine ou de gangliosides) ou physique (port d'orthèses des membres   inférieurs, ou programme de renforcement musculaire) n'ont pas montré   d'efficacité mais ne sont pas non plus nocives pour la personne. Les auteurs   soulignent la nécessité d'autres essais cliniques, avec des critères objectifs   clairs, pour pouvoir conclure.</description><pubDate>Wed, 19 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5164.php</guid></item><item><title>19/03/2008 - Un variant génétique pour la myosite ossifiante</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5163.php</link><description>  La myosite ossifiante ou fibrodysplasie osseuse progressive (FOP) est une   affection génétique rarissime, autosomique dominante, se traduisant par   l'apparition de zones d'ossification normale mais ectopique (à des endroits où   elles ne devraient pas être), notamment à l'intérieur des muscles et des   tendons, à la suite de causes multiples (dont des traumatismes minimes). A cela   s'ajoute une malformation quasi-constante du gros orteil (hallux valgus). Cette   maladie commence dans l'enfance et aboutit à une ankylose progressive de tout le   corps, Le gène responsable ACVR1 a été identifié il y a deux ans sur le   chromosome 2. Il code un des récepteurs aux protéines dites morphogénétiques de   l'os. Fait remarquable, tous les patients étudiés jusqu'ici portaient une   mutation unique (R206H) quelque soit leur origine ethnique ou géographique.   Dans un article publié en janvier 2008, l'équipe japonaise de myologie de   Fukuoka remet en question ce dogme en faisant état d'un cas doublement original.   Au niveau clinique, le patient observé, âgé de 63 ans, a eu une forme   relativement peu évolutive de FOP, bien qu'il ait perdu la marche à 36 ans et   qu'il soit totalement dépendant depuis l'âge de 55 ans. Il présentait néanmoins   tous les autres signes de la maladie. Plus surprenant encore, les études   génétiques ont montré qu'il était porteur d'une néomutation dans le gène ACVR1,   mutation différente de l'anomalie "classique" R206H. Ceci tendrait à prouver que   le spectre clinique associé au gène ACR1 est peut-être plus étendu qu'on ne   l'avait pensé jusque là.</description><pubDate>Wed, 19 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5163.php</guid></item><item><title>18/02/2008 - Intérêt de la ventilation non-invasive dans les crises myasthéniques</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5131.php</link><description>La myasthénie est une des maladies neuromusculaires les plus fréquentes,   notamment chez l'adulte. Elle est d'origine auto-immune et évolue de manière   fluctuante entraînant des déficits musculaires d'importance variable, surtout au   niveau de la musculature oculaire. Dans un certain nombre de cas pourtant, elle   se complique de poussées, ou crises, au cours desquelles le pronostic vital peut   être mis en jeu du fait d'une atteinte des muscles respiratoires et de ceux qui   contrôlent la déglutition. La prise en charge de ces crises est avant tout   préventive et symptomatique. L'équipe de la Mayo Clinic de Rochester   (Minnesota) a comparé, de manière rétrospective, les aspects respiratoires de la   prise en charge des crises myasthéniques dans le cadre d'un service de   réanimation. Les 60 crises présentées par 52 patients myasthéniques ont ainsi   fait l'objet d'une étude multiparamétrique et ont été rapportées dans un article   publié en janvier 2008. Il apparaît clairement une moindre morbidité avec les   techniques de ventilation non invasive (type Bi-PAP®) comparativement à   l'intubation endotrachéale classique. 24 poussées ont été gérées par VNI et 36   par intubation d'emblée. Dans 14 poussées, la VNI seule a suffi pour passer le   cap difficile. Les complications ont été plus rares dans le groupe VNI en   général, de même que la durée de ventilation totale et la longueur de   l'hospitalisation. Les auteurs préconisent de toujours utiliser la VNI de   première intention, au moins tant que le patient n'est pas hypercapnique.</description><pubDate>Mon, 18 Feb 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5131.php</guid></item><item><title>18/02/2008 - Précautions anesthésiques et myopathie de Duchenne : un sujet toujours d'actualité</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5130.php</link><description>La dystrophie   musculaire de Duchenne est la maladie neuromusculaire la plus fréquente chez   l'enfant. Elle est liée à un déficit en dystrophine provoqué par des mutations   dans le gène DMD. Parmi les mécanismes invoqués dans la genèse de cette   affection, un afflux trop important de calcium dans la fibre musculaire pourrait   avoir des effets délétères. Un très petit nombre de ces patients présentent des   accidents lors d'anesthésies générales, accidents se rapprochant du syndrome de   l'hyperthermie maligne (HM), dans lequel l'homéostasie calcique est altérée.   Dans un article de synthèse publié en février 2008, des anesthésistes   canadiens font le point sur les risques encourus et sur les moyens de les   prévenir. Ils suggèrent de bien différencier l'hyperthermie maligne vraie,   exceptionnelle dans la myopathie de Duchenne, des RIA, c'est-à-dire des épisodes   de rhabdomyolyse induis par l'anesthésie, beaucoup plus banals et de bien   meilleur pronostic. Les auteurs remettent en cause la validité de certains tests   de laboratoires destinés à prouver l'HM (tests de contracture) et préconisent   plutôt l'emploi d'une échelle analytique HM pour différencier HM vraie et RIA à   partir de l'interrogatoire et des données cliniques. L'utilisation de gaz   anesthésiants n'est pas formellement contre-indiquée mais nécessite un   monitoring soigneux. La tendance à ne pratiquer des anesthésies exclusivement   par voie intraveineuse (TIVA) ne s'est pas confirmée. Quand au dantrolène,   produit utilisé pour la HM, il n'est pas d'une grande utilité chez ce type de   patients.</description><pubDate>Mon, 18 Feb 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5130.php</guid></item><item><title>18/02/2008 - Déficit en acétylcholinestérase : le phénotype COLQ bien plus étendu que prévu</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5129.php</link><description>Les syndromes myasthéniques congénitaux (SMC) représentent une cause rare de   myasthénie, surtout chez l'adulte, et ont bénéficié d'avancées récentes en   biologie moléculaire. Débutant à la naissance ou dans l'enfance, ils sont d'une   gravité très variable. Classés en fonction du compartiment de la jonction   neuromusculaire où se produit un défaut protéique (SMC pré-synaptiques,   synaptiques ou post-synaptiques), ils sont très hétérogènes au niveau génétique.   Le déficit en acétylcholinestérase (une enzyme servant physiologiquement à la   dégradation de l'acétylcholine à l'intérieur de la fente synaptique) est le seul   SMC synaptique connu à ce jour. Il est en rapport avec des mutations du gène   COLQ codant la queue collagénique de cette même enzyme. L'équipe de   l'Institut de myologie de Munich vient de publier en janvier 2008 une étude   clinique et génétique très exhaustive de 22 patients provenant du monde entier   et porteurs de mutation dans le gène COLQ. Les auteurs signalent l'existence de   cas plus atypiques que les descriptions initiales de ce syndrome. Quatre   patients ont, par exemple, bien réagi aux anti-cholinestérasiques, ce qui peut   paraître paradoxal. Parmi eux, 2 avaient un test au Tensilon positif. Par   ailleurs, beaucoup de ces patients avaient une distribution de l'atteinte   musculaire compatible avec un autre SMC, le déficit en DOK7 (l'atteinte   prédomine dans ce cas au niveau des muscles des ceintures et préserve la   musculature oculaire). Le phénotype lié aux mutations du gène COLQ est donc   beaucoup plus large que ce qu'on pensait, ce qui pourrait cliniquement, entraver   sa détection.</description><pubDate>Mon, 18 Feb 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5129.php</guid></item><item><title>18/02/2008 - Une nouvelle myopathie récessive liée à l'X : implication du gène FHL1</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5128.php</link><description>Un certain nombre de maladies neuromusculaires sont transmises par le chromosome   X. Pour la plupart d'entre elles, le gène causal a été identifié. On pense en   particulier à la dystrophie musculaire d'Emery-Dreifuss (gène de l'émerine), aux   dystrophies musculaires de Duchenne-Becker (gène de la dystrophine) ou au   syndrome de Kennedy (gène du récepteur aux androgènes). Dans ces maladies, seuls   les mâles sont atteints, les femmes étant simplement vectrices de l'affection.   En janvier 2008 un Consortium international composé notamment d'autrichiens,   d'allemands et de canadiens, a rapporté des mutations d'un nouveau gène, FHL1   (FHL1 pour Four and a Half LIM domain 1) dans une myopathie jamais répertoriée   jusqu'ici. Le tableau clinique est très original car associant une attitude   posturale particulière (de type rigid-spine) à une pseudohypertrophie de   certains muscles et à un déficit plutôt scapulopéronier. Cette myopathie   désormais répertoriée sous l'abréviation XMPMA (pour X-linked myopathy with   postural muscle atrophy), débute à l'âge adulte et s'accompagne d'une atteinte   cardiaque d'intensité variable. Les données de la biopsie musculaire sont assez   peu spécifiques et ont surtout permis d'éliminer d'autres étiologies. A partir   d'une très grande famille autrichienne multigénérationnelle, les auteurs ont pu,   après clonage positionnel, identifier des mutations dans le gène FHL1 situé sur   le chromosome X. FHL1 appartient à une grande famille de protéines impliquées   dans le métabolisme et la maintenance de la machinerie musculaire, et   constituait donc un excellent gène candidat. Une autre mutation du même gène a   également été identifiée dans une famille anglaise où le phénotype était   comparable à celui d'une myopathie de Becker.</description><pubDate>Mon, 18 Feb 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5128.php</guid></item><item><title>18/02/2008 - Une enzyme de la glycosylation impliquée dans une nouvelle forme de myopathie des ceintures (LGMD 2M)</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5127.php</link><description>Les myopathies des ceintures (LGMD pour limb girdle muscular dystrophy) et les   dystrophies musculaires congénitales (DMC) sont deux groupes de maladies   neuromusculaires assez fréquentes ayant en commun un processus dégénératif   d'importance variable au niveau de la fibre musculaire. Elles sont génétiquement   très hétérogènes : 17 gènes récessifs et dominants dans les LGMD, 12 gènes pour   les DMC. Il apparaît de plus en plus qu'un même gène peut être impliqué à la   fois dans une DMC et dans une LGMD. C'est le cas en particulier des gènes   impliqués dans les alpha- dystroglycanopathies (sous-groupe des DMC liées à des   anomalies de la glycosylation de l'alpha-dystroglycane). C'est dans ce   contexte que l'équipe de l'hôpital Hammersmith de Londres a recherché   l'existence de mutations dans des gènes connus codant des enzymes de   glycosylation chez des patients présentant un phénotype frontière entre DMC et   LGMD. Dans un article publié en janvier 2008, les auteurs rapportent le cas d'un   patient présentant une forme assez peu invalidante de LGMD, sans retard mental   ni anomalies cérébrales, associée cependant à une forte myopie et à une   diminution du signal de l'alpha-dystroglycane (caractéristique des   alpha-dystroglycanopathies) sur la biopsie musculaire. L'étude génétique a   révélé la présence d'une mutation faux-sens homozygote dans le gène codant la   POMGnT1, une enzyme de la glycosylation déjà impliquée dans plusieurs formes de   dystrophie musculaire congénitale dont le syndrome MEB (Muscle-Eye-Brain ou   muscle-œil-cerveau). Les auteurs insistent sur l'intérêt des études   fonctionnelles de cette enzyme sur les fibroblastes. Ils proposent en outre de   donner le nom de LGMD 2M à cette nouvelle forme de myopathie des ceintures.</description><pubDate>Mon, 18 Feb 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5127.php</guid></item><item><title>15/02/2008 - SMA : la conversion du gène SMN2 en gène SMN1 offre de nouvelles perspectives thérapeutiques</title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5122.php</link><description>Les amyotrophies spinales infantiles (SMA), dont il existe trois types selon le   degré de gravité, sont des affections neuromusculaires génétiquement déterminées   et conduisant à une perte conséquente de motoneurones. Dans la très grande   majorité des cas, les amyotrophies spinales infantiles sont dues à une délétion   du gène SMN1 codant la protéine de survie du motoneurone (SMN). Chez toutes les   personnes atteintes de SMA, il existe un gène voisin de SMN1 : le gène SMN2,   identique au gène SMN1 à l'exception d'une base (T au lieu de C). Cette   différence entraîne un changement important au lors de l'expression du gène SMN2   qui va alors donner naissance à deux ARN messagers différents: - en   proportion importante (80%), un ARN messager sans exon 7 et codant une protéine   SMNdelta 7 non fonctionnelle ;- en faible proportion (20%), un ARN messager   complet (ARN messager avec exon 7) codant la protéine SMN complète   fonctionnelle. Une équipe américaine a mis au point une technique permettant   de transformer le gène SMN2 en gène SMN1, en remplaçant la base qui diffère   entre les deux. Pour cela, les chercheurs interviennent pendant la phase où la   cellule répare son ADN à l'aide d'oligonucléotides anti-sens spécifiques du gène   SMN2. Testé sur des fibroblastes de peau provenant d'une personne atteinte de   SMA de type 1, leur technique a permis de transformer le gène SMN2 en gène SMN1   et d'augmenter ainsi le taux d'ARN messager complet et la production de la   protéine SMN, qui, de plus, était localisée au bon endroit dans la cellule (au   niveau des gems nucléaires). Cette étude originale offre de nouvelles   perspectives thérapeutiques dans la SMA. Les auteurs aimeraient poursuivre leurs   travaux de recherche en testant leur approche sur des cellules de personnes   atteintes de SMA type 2 et 3 puis sur un modèle animal.</description><pubDate>Mon, 18 Feb 2008 11:00:00 +0100</pubDate><guid>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5122.php</guid></item><item><title>15/02/2008 - Le mécanisme moléculaire de la FSH de mieux en mieux compris </title><link>http://www.institut-myologie.org/ewb_pages/n/news_5121.php</link><description>La myopathie facio-scapulo-humérale (FSH) est une des maladies neuromusculaires   les plus fréquentes à l'âge adulte. Le plus souvent lentement évolutive, elle   donne lieu à une atteinte préférentielle des muscles du visage, des fixateurs de   l'omoplate et des membres inférieurs. Elle est transmise sur le mode autosomique   dominant et est due, dans l'immense majorité des cas, à une diminution des   répétitions (contraction) d'une séquence d'ADN appelée D4Z4 à l'extrémité   duchromosome 4 (entre 11 à 150 répétitions chez les personnes saines et   moins de 10 répétitions chez les personnes atteintes de FSH). Le mécanisme le   plus admis aujourd'hui est que le raccourcissement de D4Z4 agirait à distance,   sur des gènes situés parfois très en amont de la zone D4Z4, notamment il   augmenterait l'expression (surexpresion) decertains gènes comme le gène   FRG1. Cette hypothèse, soumise à controverse, a été confortée et précisée par la   publication récente d'une équipe française financée par l'AFM.Les auteurs   ont montré que la région D4Z4 contiend une séquence particulière d'ADN, appelé «   enhancer » (ou amplificateur). Cette séquence « enhancer » agit comme un   amplificateur pour augmenter l'expression de certains gènes, comme FRG1. D'autre   part, les chercheurs avaient précédemment montré qu'il existe au voisinage de   D4Z4, une séquence particulière de l'ADN (appelée FR-MAR) qui représente un site   d'attache à l'envelo