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		<raw><![CDATA[myologieLes cahiers deN°Mise au point :Syndromes myasthéniques congénitaux1 - octobre 20]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[myologieLes cahiers deN°Mise au point :Syndromes myastheniques congenitaux1 - octobre 20]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[2myologieLes cahiers deRédaction Directeurs de publication Laurence Tiennot-Herment Claude Desnuelle Directeurs de la rédaction Michel Fardeau J. Andoni Urtizberea Rédactrices en chef Tuy Nga Brignol Edwige Biard Documentation Chistiane Bel Algérie : Meriem Tazir Maroc : Ilham Slassi Liban : André Mégarbané Suisse : Thierry Kuntzer Tunisie : Fayçal Hentati Réseaux des correspondants Belgique : Peter Van den Bergh Canada : Jean-Pierre BouchardN° 1 OCTOBRE 2009AFM 1, rue de l’Internationale - BP 59 91002 Evry cedex cahiersdemyologie@afm.genethon.fr Siège social Institut de Myologie 47-83, boulevard de l’Hôpital 75651 Paris cedex 13 Conception Sequoia (Makheia Group) Mise en page Impression Kremlin-Lino 01 46 63 18 36 Parution 3 numéros/an Prix du numéro : 18 ISSN en coursCorrespondanceSFM Centre de référence Maladies Neuromusculaires (Professeur Desnuelle) Hôpital Archet CHU de Nice - BP 3079 06202 Nice cedex 03 desnuelle.c@chu-nice.frN°1 OCTOBRE 2009Segments de fibres musculaires de types I et II en microscope électronique (Cliché M. Fardeau)COMITÉ ÉDITORIAL Jean-Christophe Antoine Julie Audren Guillaume Bassez Gisèle Bonne Wahiba Boucharef Serge Braun Gillian Butler-Browne Françoise Chapon Jamel Chelly Bernard Clair Jean-Marie Cuisset Isabelle Desguerre Christian Devaux Brigitte Estournet Bruno Eymard Léonard Féasson Xavier Ferrer Marcela Gargiulo Romain Gherardi Frédéric Gottrand Jean-Yves Hogrel Jean-Claude Kaplan Nathalie Koulmann Martin Krahn Leïla Lazaro France Leturcq Joël Lunardi Judith Melki Nadine Pellegrini Isabelle Pénisson-Besnier Yves Péreon Jean Pouget Pascale Richard Hélène Rivière Norma Romero Emmanuelle Uro-Coste Jean-Thomas Vilquin Louis Viollet Karim WahbiLes cahiers de myolog]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[2myologieLes cahiers deRedaction Directeurs de publication Laurence Tiennot-Herment Claude Desnuelle Directeurs de la redaction Michel Fardeau J. Andoni Urtizberea Redactrices en chef Tuy Nga Brignol Edwige Biard Documentation Chistiane Bel Algerie : Meriem Tazir Maroc : Ilham Slassi Liban : Andre Megarbane Suisse : Thierry Kuntzer Tunisie : Faycal Hentati Reseaux des correspondants Belgique : Peter Van den Bergh Canada : Jean-Pierre BouchardN° 1 OCTOBRE 2009AFM 1, rue de l’Internationale - BP 59 91002 Evry cedex cahiersdemyologie@afm.genethon.fr Siege social Institut de Myologie 47-83, boulevard de l’Hopital 75651 Paris cedex 13 Conception Sequoia (Makheia Group) Mise en page Impression Kremlin-Lino 01 46 63 18 36 Parution 3 numeros/an Prix du numero : 18 ISSN en coursCorrespondanceSFM Centre de reference Maladies Neuromusculaires (Professeur Desnuelle) Hopital Archet CHU de Nice - BP 3079 06202 Nice cedex 03 desnuelle.c@chu-nice.frN°1 OCTOBRE 2009Segments de fibres musculaires de types I et II en microscope electronique (Cliche M. Fardeau)COMITE EDITORIAL Jean-Christophe Antoine Julie Audren Guillaume Bassez Gisele Bonne Wahiba Boucharef Serge Braun Gillian Butler-Browne Francoise Chapon Jamel Chelly Bernard Clair Jean-Marie Cuisset Isabelle Desguerre Christian Devaux Brigitte Estournet Bruno Eymard Leonard Feasson Xavier Ferrer Marcela Gargiulo Romain Gherardi Frederic Gottrand Jean-Yves Hogrel Jean-Claude Kaplan Nathalie Koulmann Martin Krahn Leila Lazaro France Leturcq Joel Lunardi Judith Melki Nadine Pellegrini Isabelle Penisson-Besnier Yves Pereon Jean Pouget Pascale Richard Helene Riviere Norma Romero Emmanuelle Uro-Coste Jean-Thomas Vilquin Louis Viollet Karim WahbiLes cahiers de myolog]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[n 1958, lorsque les familles de malades se sont regroupées pour fonder notre Association, elles combattaient pour que les maladies neuromusculaires sortent de l’oubli et de l’ignorance. Avec une ambition à la mesure de l’urgence qui les talonnait : inventer la médecine de demain qui guérirait leurs enfants. 50 ans plus tard, si notre volonté et notre détermination restent celles du premier jour, l’environnement médical et scientifique, lui, a considérablement changé. Les malades neuromusculaires bénéficient, le plus souvent, d’un diagnostic précis et d’une prise en charge médicale adaptée qui leur ont permis de gagner de précieuses années contre la maladie et d’améliorer leur qualité de vie. Un réseau de soins s’est structuré dans toute la France à travers les consultations pluridisciplinaires qui sont, pour la plupart d’entre elles, labellisées centres de référence ou centres de compétence. Et la révolution médicale pour laquelle nous nous battons depuis des années s’accélère. En témoignent les nombreux essais cliniques qui sont lancés ou sur le point de l’être, qu’il s’agisse de pharmacopée traditionnelle, de thérapie génique, de pharmaco-génétique ou de thérapie cellulaire. Nous en sommes convaincus, la décennie qui s’ouvre verra les premiers succès thérapeutiques pour nos malades. Parce que la myologie est devenue une discipline motrice de cette révolution médicale, nous avons voulu créer, avec la Société Française de Myologie, cette première revue francophone de référence dans ce domaine. De la biologie fondamentale aux biothérapies les plus innovantes, en passant par la physiologie, la cardiologie ou la psychologie, cette revue se veut un lieu d’échanges, de recommandations et de débats pour les médecins et chercheurs engagés à nos côtés dans le combat contre la maladie. Nous souhaitons qu’elle soit également une passerelle entre le monde de la recherche, celui de la médecine et celui des malades. Alors que nous abordons le grand virage des traitements, nous avons, en effet, plus que jamais besoin d’unir nos forces, nos savoirs, nos compétences et nos expériences. Au service du même grand objectif : guérir.Les cahiers de myologieEÉDITORIALPrésidente de l’Association Française contre les MyopathiesLaurence Tiennot-Hermenta Myologie est née des disciplines qui la composent : Neurologie, Génétique, Rééducation Fonctionnelle, mais aussi Cardiologie, Pneumologie, Pédiatrie, Biochimie, Psychologie… sans pouvoir les citer toutes. Ce terme, qui fut longtemps limité à la simple connaissance anatomique des muscles, recouvre, dans cette acception, l’ensemble des activités et des modalités qui concourent à accroître les connaissances sur le muscle, ses dysfonctions, les maladies l’affectant et à améliorer la condition des personnes atteintes de ces pathologies. La Société Française de Myologie (SFM), à l’initiative de Michel Fardeau, s’est fédérée autour d’une mission identitaire visant à favoriser les interrelations académiques ou professionnelles des myologues au sens le plus large du terme. Les maladies neuromusculaires représentent aujourd’hui une discipline distincte. Elles regroupent toutes les maladies touchant les muscles squelettiques, cardiaque et lisses, ainsi que les maladies du système nerveux périphérique anatomiquement définies autour de l’unité motrice, depuis le motoneurone jusqu’à l’effecteur musculaire en passant par la racine nerveuse, le nerf périphérique et la jonction neuromusculaire. Il était donc naturel que la SFM et l’AFM unissent leurs efforts pour mettre à disposition des professionnels concernés un support de qualité comme outil de communication susceptible de favoriser un partage des connaissances et des informations. C’est la vocation des Cahiers de Myologie. Notre vœu est que vous, lecteurs, soyez directement impliqués et que vous participiez à un échange vivant et collectif, actuel et évolutif, capable de susciter transferts et applications en temps réel de l’évolution des concepts. Souhaitons que sur ces Cahiers s’écrivent de nombreuses pages de l’histoire de la myologie, poursuivant l’œuvre des générations précédentes et suscitant de nombreuses vocations. Nos remerciements vont à tous ceux qui ont su se mobiliser, donner les moyens et apporter leur compétence, savoir-faire, aide et disponibilité, pour l’aboutissement de ce projet visant à optimiser l’identification de la myologie, et à offrir aux myologues un outil partagé de communication et d’enrichissement.N°1 OCTOBRE 2009LPrésident de la Société Française de MyologieClaude Desnuell]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[n 1958, lorsque les familles de malades se sont regroupees pour fonder notre Association, elles combattaient pour que les maladies neuromusculaires sortent de l’oubli et de l’ignorance. Avec une ambition a la mesure de l’urgence qui les talonnait : inventer la medecine de demain qui guerirait leurs enfants. 50 ans plus tard, si notre volonte et notre determination restent celles du premier jour, l’environnement medical et scientifique, lui, a considerablement change. Les malades neuromusculaires beneficient, le plus souvent, d’un diagnostic precis et d’une prise en charge medicale adaptee qui leur ont permis de gagner de precieuses annees contre la maladie et d’ameliorer leur qualite de vie. Un reseau de soins s’est structure dans toute la France a travers les consultations pluridisciplinaires qui sont, pour la plupart d’entre elles, labellisees centres de reference ou centres de competence. Et la revolution medicale pour laquelle nous nous battons depuis des annees s’accelere. En temoignent les nombreux essais cliniques qui sont lances ou sur le point de l’etre, qu’il s’agisse de pharmacopee traditionnelle, de therapie genique, de pharmaco-genetique ou de therapie cellulaire. Nous en sommes convaincus, la decennie qui s’ouvre verra les premiers succes therapeutiques pour nos malades. Parce que la myologie est devenue une discipline motrice de cette revolution medicale, nous avons voulu creer, avec la Societe Francaise de Myologie, cette premiere revue francophone de reference dans ce domaine. De la biologie fondamentale aux biotherapies les plus innovantes, en passant par la physiologie, la cardiologie ou la psychologie, cette revue se veut un lieu d’echanges, de recommandations et de debats pour les medecins et chercheurs engages a nos cotes dans le combat contre la maladie. Nous souhaitons qu’elle soit egalement une passerelle entre le monde de la recherche, celui de la medecine et celui des malades. Alors que nous abordons le grand virage des traitements, nous avons, en effet, plus que jamais besoin d’unir nos forces, nos savoirs, nos competences et nos experiences. Au service du meme grand objectif : guerir.Les cahiers de myologieEEDITORIALPresidente de l’Association Francaise contre les MyopathiesLaurence Tiennot-Hermenta Myologie est nee des disciplines qui la composent : Neurologie, Genetique, Reeducation Fonctionnelle, mais aussi Cardiologie, Pneumologie, Pediatrie, Biochimie, Psychologie… sans pouvoir les citer toutes. Ce terme, qui fut longtemps limite a la simple connaissance anatomique des muscles, recouvre, dans cette acception, l’ensemble des activites et des modalites qui concourent a accroitre les connaissances sur le muscle, ses dysfonctions, les maladies l’affectant et a ameliorer la condition des personnes atteintes de ces pathologies. La Societe Francaise de Myologie (SFM), a l’initiative de Michel Fardeau, s’est federee autour d’une mission identitaire visant a favoriser les interrelations academiques ou professionnelles des myologues au sens le plus large du terme. Les maladies neuromusculaires representent aujourd’hui une discipline distincte. Elles regroupent toutes les maladies touchant les muscles squelettiques, cardiaque et lisses, ainsi que les maladies du systeme nerveux peripherique anatomiquement definies autour de l’unite motrice, depuis le motoneurone jusqu’a l’effecteur musculaire en passant par la racine nerveuse, le nerf peripherique et la jonction neuromusculaire. Il etait donc naturel que la SFM et l’AFM unissent leurs efforts pour mettre a disposition des professionnels concernes un support de qualite comme outil de communication susceptible de favoriser un partage des connaissances et des informations. C’est la vocation des Cahiers de Myologie. Notre vœu est que vous, lecteurs, soyez directement impliques et que vous participiez a un echange vivant et collectif, actuel et evolutif, capable de susciter transferts et applications en temps reel de l’evolution des concepts. Souhaitons que sur ces Cahiers s’ecrivent de nombreuses pages de l’histoire de la myologie, poursuivant l’œuvre des generations precedentes et suscitant de nombreuses vocations. Nos remerciements vont a tous ceux qui ont su se mobiliser, donner les moyens et apporter leur competence, savoir-faire, aide et disponibilite, pour l’aboutissement de ce projet visant a optimiser l’identification de la myologie, et a offrir aux myologues un outil partage de communication et d’enrichissement.N°1 OCTOBRE 2009LPresident de la Societe Francaise de MyologieClaude Desnuell]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[15-16 Diagnostic d’une myopathie à phénotype rétractile : la peau au secours du muscle412-14 Thérapie par l’exercice et myopathies : réalités et modalitésMichel Fardeau Karim Wahbi17-18 Protection cardiaque, une priorité dans la dystrophie musculaire de Duchenne/Becker 19-20 Nutrition entérale par gastrostomie dans la dystrophie musculaire de Duchenne 24-25 Dystrophie myotonique de type 2 : arbres décisionnels diagnostiquesN°1 OCTOBRE 200921-22 Une enquête de satisfaction sur les fauteuils roulants électriques 26-37 Syndromes myasthéniques congénitaux : phénotype et physiopathologieBruno Eymard, Daniel Hantaï Léonie Martigne, Frédéric Gottrand Marcela Gargiulo Nadine Pellegrini, Sébastien Bouché Hélène Radvanyi, Benoît Arveilher, Guillaume Bassez6-11 Duchenne de Boulogne : sa vie et son œuvreJulien Verney, Léonard Féasson4-53ÉDITORIALSOMMAIRE23 Maladie neuromusculaire : prise en compte de la dimension psychologiqueHISTORIQUEPHYSIOLOGIECAS CLINIQUEPRISE EN CHARGE FICHE PRATIQUE MISE AU POINTSOMMAIREN° 1 - octobre 2009Murielle Dunand, Thierry Kuntzer, Jean-Marie Cuisset38-39 Souris mdx : PPMO restaure la dystrophine et protège le cœur Modèle de l'ASI : transplantation de cellules souches neurales Un vecteur augmentant le trans-splicing des transcripts SMN2 40-41 Un nouveau phénotype de dysferlinopathie à début congénital Hypermobilité articulaire : aide au diagnostic différentiel DMD : hétérogénéité clinique plus importante qu'il n'y paraît 45 TREAT-NMD, un réseau européen dédié aux maladies neuromusculaires 46 « Joaillerie et myologie » 48 La page de la SFM 49 La page de l’AFM 50 51Jean Pouget Hervé Laouénan Jorge Bevilacqua, Rosa Alberto Jean-Thomas Vilquin42-44 La myologie en Amérique Latine, une nouvelle génération de spécialistes 47 Cornemus, une Coordination des Centres de Référence des MNMJ. Andoni Urtizberea, Jean-Claude Kaplan Leïla LazaroLU POUR VOUS CLIN D’ŒIL INFOS AGENDAMYOLOGIE DANS LE MONDE PARTENARIATSRECOMMANDATIONS AUX AUTEURSLes cahiers de myolog]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[15-16 Diagnostic d’une myopathie a phenotype retractile : la peau au secours du muscle412-14 Therapie par l’exercice et myopathies : realites et modalitesMichel Fardeau Karim Wahbi17-18 Protection cardiaque, une priorite dans la dystrophie musculaire de Duchenne/Becker 19-20 Nutrition enterale par gastrostomie dans la dystrophie musculaire de Duchenne 24-25 Dystrophie myotonique de type 2 : arbres decisionnels diagnostiquesN°1 OCTOBRE 200921-22 Une enquete de satisfaction sur les fauteuils roulants electriques 26-37 Syndromes myastheniques congenitaux : phenotype et physiopathologieBruno Eymard, Daniel Hantai Leonie Martigne, Frederic Gottrand Marcela Gargiulo Nadine Pellegrini, Sebastien Bouche Helene Radvanyi, Benoit Arveilher, Guillaume Bassez6-11 Duchenne de Boulogne : sa vie et son œuvreJulien Verney, Leonard Feasson4-53EDITORIALSOMMAIRE23 Maladie neuromusculaire : prise en compte de la dimension psychologiqueHISTORIQUEPHYSIOLOGIECAS CLINIQUEPRISE EN CHARGE FICHE PRATIQUE MISE AU POINTSOMMAIREN° 1 - octobre 2009Murielle Dunand, Thierry Kuntzer, Jean-Marie Cuisset38-39 Souris mdx : PPMO restaure la dystrophine et protege le cœur Modele de l'ASI : transplantation de cellules souches neurales Un vecteur augmentant le trans-splicing des transcripts SMN2 40-41 Un nouveau phenotype de dysferlinopathie a debut congenital Hypermobilite articulaire : aide au diagnostic differentiel DMD : heterogeneite clinique plus importante qu'il n'y parait 45 TREAT-NMD, un reseau europeen dedie aux maladies neuromusculaires 46 « Joaillerie et myologie » 48 La page de la SFM 49 La page de l’AFM 50 51Jean Pouget Herve Laouenan Jorge Bevilacqua, Rosa Alberto Jean-Thomas Vilquin42-44 La myologie en Amerique Latine, une nouvelle generation de specialistes 47 Cornemus, une Coordination des Centres de Reference des MNMJ. Andoni Urtizberea, Jean-Claude Kaplan Leila LazaroLU POUR VOUS CLIN D’ŒIL INFOS AGENDAMYOLOGIE DANS LE MONDE PARTENARIATSRECOMMANDATIONS AUX AUTEURSLes cahiers de myolog]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[15-16 Myopathy with Retractile Phenotype : when Skin helps diagnose Muscle Disease 17-18 Cardiac Protection, a Priority in Duchenne/Becker Muscular Dystrophy 19-20 Gastrostomy Feeding in Duchenne Muscular Dystrophy 21-22 Electric Wheelchairs, a Customer Satisfaction Survey 23 Psychological Approach in Neuromuscular DiseasesMarcela Gargiulo Bruno Eymard, Daniel Hantaï Karim Wahbi Léonie Martigne, Frédéric Gottrand Nadine Pellegrini, Sébastien Bouché Julien Verney, Léonard Féasson12-14 Exercise Therapy in Myopathies : State of the Art and MethodsMichel Fardeau6-11 Duchenne de Boulogne : Biography and Achievements4-53EDITORIAL REVIEWCONTENTSHISTORICAL NOTES PHYSIOLOGY CASE REPORT MANAGEMENTCONTENTSNumber 1 - October 2009Les cahiers de myologie24-25 How to Diagnose Myotonic Dystrophy type 2 ? 26-37 Congenital Myasthenic Syndromes : Phenotypes and PathogenesisHélène Radvanyi, Benoît Arveilher, Guillaume BassezSHORT CLINICAL GUIDELINESMurielle Dunand, Thierry Kuntzer, Jean-Marie Cuisset38-39 PPMO rescues Dystrophin and protects Heart 40-41 A New Phenotype of Dysferlinopathy with Congenital Onset 46 “Jewellery and Myology” 48 SFM News 50 51Jean Pouget Jean-Thomas Vilquin42-44 Myology in Latin America, a new generation of specialists 47 Cornemus, a Network of French Centers of Expertise for Neuromuscular Diseases 49 AFM NewsJ. Andoni Urtizberea, Jean-Claude Kaplan Leïla Lazaro Jorge Bevilacqua, Rosa Alberto Hervé Laouénan45 TREAT-NMD, a European Network Dedicated to Neuromuscular DiseasesNeural Stem Cell Transplantation in SMA mouse modelsA Vector System that Enhances Trans-Splicing of SMN2 Transcripts Joint Hypermobility as a Distinctive Feature in the Differential Diagnosis of Myopathies Clinical Heterogeneity of Duchenne Muscular DystrophyLITERATURE REVIEW PARTNERSHIPS AT A GLANCE NEWSMYOLOGY AROUND THE WORLD FORTHCOMING MEETINGS INSTRUCTIONS FOR AUTHORSN°1 OCTOBRE 200]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[15-16 Myopathy with Retractile Phenotype : when Skin helps diagnose Muscle Disease 17-18 Cardiac Protection, a Priority in Duchenne/Becker Muscular Dystrophy 19-20 Gastrostomy Feeding in Duchenne Muscular Dystrophy 21-22 Electric Wheelchairs, a Customer Satisfaction Survey 23 Psychological Approach in Neuromuscular DiseasesMarcela Gargiulo Bruno Eymard, Daniel Hantai Karim Wahbi Leonie Martigne, Frederic Gottrand Nadine Pellegrini, Sebastien Bouche Julien Verney, Leonard Feasson12-14 Exercise Therapy in Myopathies : State of the Art and MethodsMichel Fardeau6-11 Duchenne de Boulogne : Biography and Achievements4-53EDITORIAL REVIEWCONTENTSHISTORICAL NOTES PHYSIOLOGY CASE REPORT MANAGEMENTCONTENTSNumber 1 - October 2009Les cahiers de myologie24-25 How to Diagnose Myotonic Dystrophy type 2 ? 26-37 Congenital Myasthenic Syndromes : Phenotypes and PathogenesisHelene Radvanyi, Benoit Arveilher, Guillaume BassezSHORT CLINICAL GUIDELINESMurielle Dunand, Thierry Kuntzer, Jean-Marie Cuisset38-39 PPMO rescues Dystrophin and protects Heart 40-41 A New Phenotype of Dysferlinopathy with Congenital Onset 46 “Jewellery and Myology” 48 SFM News 50 51Jean Pouget Jean-Thomas Vilquin42-44 Myology in Latin America, a new generation of specialists 47 Cornemus, a Network of French Centers of Expertise for Neuromuscular Diseases 49 AFM NewsJ. Andoni Urtizberea, Jean-Claude Kaplan Leila Lazaro Jorge Bevilacqua, Rosa Alberto Herve Laouenan45 TREAT-NMD, a European Network Dedicated to Neuromuscular DiseasesNeural Stem Cell Transplantation in SMA mouse modelsA Vector System that Enhances Trans-Splicing of SMN2 Transcripts Joint Hypermobility as a Distinctive Feature in the Differential Diagnosis of Myopathies Clinical Heterogeneity of Duchenne Muscular DystrophyLITERATURE REVIEW PARTNERSHIPS AT A GLANCE NEWSMYOLOGY AROUND THE WORLD FORTHCOMING MEETINGS INSTRUCTIONS FOR AUTHORSN°1 OCTOBRE 200]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[6Michel Fardeau Professeur honoraire au CNAM Fondateur de la Société Française de Myologie m.fardeau@ institut-myologie.org N°1 OCTOBRE 2009Le nom de Duchenne fait partie du tout petit nombre de noms propres qui se sont imposés universellement à la postérité pour décrire une maladie : Charcot, Osler, Hodgkin, Alzheimer… Ces noms se sont banalisés au point de n’être plus référencés depuis longtemps dans les bibliographies des articles ou des chapitres de traités concernant ces affec© D. R. tions ; dans le langage des étudiants en médecine, ces termes sont devenus des noms communs, que l’on ne fait même plus précéder du mot « maladie ». Il n’est pas un neurologue, pas un pédiatre, pas un généticien au monde qui ne connaisse le terme de myopathie de Duchenne : lorsque le gène de cette maladie a été découvert et cloné, 125 ans après la description fondatrice de la maladie, le sigle universellement adopté a été celui de DMD pour Duchenne Muscular Dystrophy. Cette généralisation, cette banalisation ont sans doute joué un rôle dans la relative méconnaissance de l’étendue et de l’importance de l’œuvre de Guillaume Duchenne. En effet, l’essentiel de cette œuvre a été consacrée à la Physiologie des Mouvements (il y a consacré plus de 20 ans de son existence) etJusqu’à la fin de sa vie, Duchenne s’est d’abord présenté comme un médecin préoccupé des applications thérapeutiques de l’électricité. C’est, au demeurant, à son ouvrage majeur sur la Physiologie des Mouvements qu’il a dû sa renommée. Une des raisons pour laquelle l’œuvre de Duchenne reste aussi méconnue est, sans doute, qu’elle a été celle d’un homme solitaire, travaillant en dehors de tout contexte universitaire ou académique. Seuls quelques grands médecins et scientifiques, comme Charcot et Darwin, ont réalisé du vivant de Duchenne l’importance et l’originalité de son œuvre.HISTORIQUEMICHEL FARDEAUHISTORIQUEDuchenne de Boulogne : sa vie et son œuvreaux applications médicales de l’électricité. Jusqu’à la fin de sa vie, Duchenne s’est présenté lui-même, d’abord comme un médecin préoccupé des applications thérapeutiques de l’électricité. C’est grâce à son ouvrage majeur, son « Magnum Opus », sur la physiologie des mouvements qu’il a acquis sa renommée, certes tardive mais étendue à tous les pays européens. Il a contribué à sa nomination comme Membre Associé ou Correspondant de la plupart des Académies Européennes (à l’exception notable de la France). Il y a sans doute d’autres raisons à la relative méconnaissance de l’intégralité de l’œuvre de Duchenne. Comme celle de tous les pionniers, son œuvre a, en effet, été attaquée de tous les côtés : des physiciens célèbres n’ont guère supporté l’immixtion d’un simple médecin praticien dans l’un de leur domaine scientifique favori, celui de l’électricité ; des physiologistes, en particulier outre-Rhin, n’ont pas été loin de considérer Duchenne comme un magicien ; des collègues médecins n’ont pas hésité à piller son œuvre, à utiliser les résultats de ses travaux pour décrire de nouvelles pathologies dont la description clinique et les bases expérimentales avaient été apportées par Duchenne. Enfin, les querelles de priorité, concernant en particulier la description de la myopathie qui porte son nom, se sont poursuivies pratiquement jusqu’à nos jours. Une dernière raison pour laquelle l’œuvre de Duchenne reste aussi largement méconnue est, sans doute, qu’elle a été celle d’un homme solitaire, travaillant en dehors de tout contexte universitaire ou académique. Seuls quelques grands médecins et scientifiques de son temps ont réalisé de leur vivant l’importance et l’originalité de cette œuvre : Jean-Martin Charcot à Paris, Charles Darwin à Cambridge.Les cahiers de myolog]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[6Michel Fardeau Professeur honoraire au CNAM Fondateur de la Societe Francaise de Myologie m.fardeau@ institut-myologie.org N°1 OCTOBRE 2009Le nom de Duchenne fait partie du tout petit nombre de noms propres qui se sont imposes universellement a la posterite pour decrire une maladie : Charcot, Osler, Hodgkin, Alzheimer… Ces noms se sont banalises au point de n’etre plus references depuis longtemps dans les bibliographies des articles ou des chapitres de traites concernant ces affec© D. R. tions ; dans le langage des etudiants en medecine, ces termes sont devenus des noms communs, que l’on ne fait meme plus preceder du mot « maladie ». Il n’est pas un neurologue, pas un pediatre, pas un geneticien au monde qui ne connaisse le terme de myopathie de Duchenne : lorsque le gene de cette maladie a ete decouvert et clone, 125 ans apres la description fondatrice de la maladie, le sigle universellement adopte a ete celui de DMD pour Duchenne Muscular Dystrophy. Cette generalisation, cette banalisation ont sans doute joue un role dans la relative meconnaissance de l’etendue et de l’importance de l’œuvre de Guillaume Duchenne. En effet, l’essentiel de cette œuvre a ete consacree a la Physiologie des Mouvements (il y a consacre plus de 20 ans de son existence) etJusqu’a la fin de sa vie, Duchenne s’est d’abord presente comme un medecin preoccupe des applications therapeutiques de l’electricite. C’est, au demeurant, a son ouvrage majeur sur la Physiologie des Mouvements qu’il a du sa renommee. Une des raisons pour laquelle l’œuvre de Duchenne reste aussi meconnue est, sans doute, qu’elle a ete celle d’un homme solitaire, travaillant en dehors de tout contexte universitaire ou academique. Seuls quelques grands medecins et scientifiques, comme Charcot et Darwin, ont realise du vivant de Duchenne l’importance et l’originalite de son œuvre.HISTORIQUEMICHEL FARDEAUHISTORIQUEDuchenne de Boulogne : sa vie et son œuvreaux applications medicales de l’electricite. Jusqu’a la fin de sa vie, Duchenne s’est presente lui-meme, d’abord comme un medecin preoccupe des applications therapeutiques de l’electricite. C’est grace a son ouvrage majeur, son « Magnum Opus », sur la physiologie des mouvements qu’il a acquis sa renommee, certes tardive mais etendue a tous les pays europeens. Il a contribue a sa nomination comme Membre Associe ou Correspondant de la plupart des Academies Europeennes (a l’exception notable de la France). Il y a sans doute d’autres raisons a la relative meconnaissance de l’integralite de l’œuvre de Duchenne. Comme celle de tous les pionniers, son œuvre a, en effet, ete attaquee de tous les cotes : des physiciens celebres n’ont guere supporte l’immixtion d’un simple medecin praticien dans l’un de leur domaine scientifique favori, celui de l’electricite ; des physiologistes, en particulier outre-Rhin, n’ont pas ete loin de considerer Duchenne comme un magicien ; des collegues medecins n’ont pas hesite a piller son œuvre, a utiliser les resultats de ses travaux pour decrire de nouvelles pathologies dont la description clinique et les bases experimentales avaient ete apportees par Duchenne. Enfin, les querelles de priorite, concernant en particulier la description de la myopathie qui porte son nom, se sont poursuivies pratiquement jusqu’a nos jours. Une derniere raison pour laquelle l’œuvre de Duchenne reste aussi largement meconnue est, sans doute, qu’elle a ete celle d’un homme solitaire, travaillant en dehors de tout contexte universitaire ou academique. Seuls quelques grands medecins et scientifiques de son temps ont realise de leur vivant l’importance et l’originalite de cette œuvre : Jean-Martin Charcot a Paris, Charles Darwin a Cambridge.Les cahiers de myolog]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Les cahiers de myologieVers les techniques d’électrisation Guillaume Benjamin Amand Duchenne est né à Boulogne, le 17 septembre 1806, dans le quartier Saint-Pierre, d’une famille modeste de pêcheurs. Son père, en pleine guerre napoléonienne, s’enrôla comme corsaire pour combattre la flotte anglaise et reçut pour son courage, des mains de l’Empereur lui-même, la médaille de la Légion d’Honneur. Enfant, Guillaume, selon les biographes, n’a pas laissé le souvenir d’un enfant particulièrement brillant au collège, mais plutôt celui d’un élève énergique, ardent dans les exercices physiques. Il obtint néanmoins son Baccalauréat qu’il passa à Douai en 1825. Il était dans sa dix-huitième année. Pourquoi a-t-il renoncé à une carrière navale à laquelle tout le prédestinait (en premier lieu la volonté paternelle) et décida-t-il d’embrasser une carrière médicale ? Rien n’est sûr dans cette décision, mais il a été fait état de l’existence possible d’enfants handicapés parmi ses frères et sœurs dont on entendait les cris dans le voisinage. Duchenne prit donc le chemin de Paris. Un premier drame l’attendait peu après son arrivée : la mort de son père. Guillaume revint quelque temps à Boulogne avant de reprendre sa vie d’étudiant à Paris. Cette vie fut probablement économiquement difficile, ce qui explique peut-être que Guillaume n’essaya pas d’entrer dans une carrière hospitalière, mais se limita à des études ordinaires. Il conclut celles-ci par une thèse sur les brûlures que l’on reconnaît comme n’ayant pas grand intérêt ; sitôt son diplôme de médecin obtenu, il retourna dans sa ville de Boulogne. Il se maria peu après avec mademoiselle Barbe Boutroy (mariage d’amour) et s’installa comme praticien dans sa ville natale. Tout s’annonçait de la façon la plus heureuse, mais il devait connaître bientôt un nouveau drame familial. Un an après son mariage, son épouse mourût de fièvre puerpérale, huit jours après l’accouchement de leur fils et c’est Duchenne lui-même qui avait délivré sa femme. Le chagrin de Duchenne fût d’autant plus grand que sa belle-mère prit l’enfant chez elle pour l’élever et lui ferma sa porte. La réputation médicale de Duchenne en souffrit certainement. Pour occuper son esprit et sans doute son temps, Duchenne se tourna alors vers une technique médicale utilisant l’électricité qui venait d’arriver, en particulier d’outre Manche. Il lut tous les livres qu’il trouva à la bibliothèque municipale, fit l’acquisition d’une machine volta-faradique (une bobine à induction) et s’initia aux techniques d’électrisation. Il commença à tester sa machine sur quelques patients souffrant de diverses douleurs,ses biographes ont quelquefois parlé de marins du port de Boulogne. Un jour qu’il appliquait ses électrodes sur le visage d’un patient souffrant de névralgie, il remarqua qu’il provoquait la contraction soudaine des muscles sous-jacents. Il répéta l’expérience avec les mêmes résultats et réalisa soudain qu’il avait avec cette technique la possibilité de provoquer une contraction musculaire sans recourir à la volonté du malade ni ouvrir la peau. Une nouvelle méthode d’analyse de la physiologie musculaire venait de naître. Duchenne s’était, après des années, remarié avec une lointaine cousine, Honorine Lardé. Celle-ci était, selon l’expression de l’époque, plutôt coquette et ne comprit pas la fascination que les machines électriques exerçaient sur son époux. C’en était trop sans doute, Duchenne prit alors la décision de revenir à Paris. Nous étions en 1842, Duchenne allait vers ses trente-sept ans. Une hypothèse révolutionnaire Duchenne s’installa à Paris comme simple praticien. Il rendit très rapidement visite à quelques-uns des maîtres les plus en vue à cette époque, Trousseau à l’Hôtel Dieu, Rayer à la Vieille Charité, Aran à l’Hospice de la Salpêtrière, pour suivre leurs enseignements et leur demander l’autorisation de tester sa technique d’électrisation sur des patients paralysés et confinés au lit. En dépit de difficultés matérielles et des remarques ironiques de l’entourage de ces grands médecins, il accumula méticuleusement, jour après jour, mois après mois, un grand nombre de données sur les résultats de ses stimulations électriques. On a longuement décrit « ce petit vieux avec sa boîte à malices » qui arpentait les sombres corridors des divisions de l’Hospice de la Salpêtrière (c’était son hôpital de prédilection) s’arrêtant au lit de quelque « reposante », lui demandant l’autorisation de l’examiner, de pratiquer chez elle quelques stimulations électriques et notant soigneusement les résultats de ses expériences. Il était toujours bien reçu par ces femmes allongées dans leur lit qui ne recevaient guère de visites. C’est sans doute durant ces années, de 1843 à 1847, qu’il fit une seconde découverte importante : tous les muscles atrophiques ne réagissaient pas de la même façon à ses stimulations. Cela amena Duchenne à considérer, en opposition avec le dogme régnant à cette époque qui voulait que toute atrophie, toute paralysie soit d’origine nerveuse, que certaines de ces patientes pouvaient être victimes non d’une atteinte de leur système nerveux, mais d’une atteinte primitive de leur système musculaire.N°1 OCTOBRE 20097HISTORIQ]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Les cahiers de myologieVers les techniques d’electrisation Guillaume Benjamin Amand Duchenne est ne a Boulogne, le 17 septembre 1806, dans le quartier Saint-Pierre, d’une famille modeste de pecheurs. Son pere, en pleine guerre napoleonienne, s’enrola comme corsaire pour combattre la flotte anglaise et recut pour son courage, des mains de l’Empereur lui-meme, la medaille de la Legion d’Honneur. Enfant, Guillaume, selon les biographes, n’a pas laisse le souvenir d’un enfant particulierement brillant au college, mais plutot celui d’un eleve energique, ardent dans les exercices physiques. Il obtint neanmoins son Baccalaureat qu’il passa a Douai en 1825. Il etait dans sa dix-huitieme annee. Pourquoi a-t-il renonce a une carriere navale a laquelle tout le predestinait (en premier lieu la volonte paternelle) et decida-t-il d’embrasser une carriere medicale ? Rien n’est sur dans cette decision, mais il a ete fait etat de l’existence possible d’enfants handicapes parmi ses freres et sœurs dont on entendait les cris dans le voisinage. Duchenne prit donc le chemin de Paris. Un premier drame l’attendait peu apres son arrivee : la mort de son pere. Guillaume revint quelque temps a Boulogne avant de reprendre sa vie d’etudiant a Paris. Cette vie fut probablement economiquement difficile, ce qui explique peut-etre que Guillaume n’essaya pas d’entrer dans une carriere hospitaliere, mais se limita a des etudes ordinaires. Il conclut celles-ci par une these sur les brulures que l’on reconnait comme n’ayant pas grand interet ; sitot son diplome de medecin obtenu, il retourna dans sa ville de Boulogne. Il se maria peu apres avec mademoiselle Barbe Boutroy (mariage d’amour) et s’installa comme praticien dans sa ville natale. Tout s’annoncait de la facon la plus heureuse, mais il devait connaitre bientot un nouveau drame familial. Un an apres son mariage, son epouse mourut de fievre puerperale, huit jours apres l’accouchement de leur fils et c’est Duchenne lui-meme qui avait delivre sa femme. Le chagrin de Duchenne fut d’autant plus grand que sa belle-mere prit l’enfant chez elle pour l’elever et lui ferma sa porte. La reputation medicale de Duchenne en souffrit certainement. Pour occuper son esprit et sans doute son temps, Duchenne se tourna alors vers une technique medicale utilisant l’electricite qui venait d’arriver, en particulier d’outre Manche. Il lut tous les livres qu’il trouva a la bibliotheque municipale, fit l’acquisition d’une machine volta-faradique (une bobine a induction) et s’initia aux techniques d’electrisation. Il commenca a tester sa machine sur quelques patients souffrant de diverses douleurs,ses biographes ont quelquefois parle de marins du port de Boulogne. Un jour qu’il appliquait ses electrodes sur le visage d’un patient souffrant de nevralgie, il remarqua qu’il provoquait la contraction soudaine des muscles sous-jacents. Il repeta l’experience avec les memes resultats et realisa soudain qu’il avait avec cette technique la possibilite de provoquer une contraction musculaire sans recourir a la volonte du malade ni ouvrir la peau. Une nouvelle methode d’analyse de la physiologie musculaire venait de naitre. Duchenne s’etait, apres des annees, remarie avec une lointaine cousine, Honorine Larde. Celle-ci etait, selon l’expression de l’epoque, plutot coquette et ne comprit pas la fascination que les machines electriques exercaient sur son epoux. C’en etait trop sans doute, Duchenne prit alors la decision de revenir a Paris. Nous etions en 1842, Duchenne allait vers ses trente-sept ans. Une hypothese revolutionnaire Duchenne s’installa a Paris comme simple praticien. Il rendit tres rapidement visite a quelques-uns des maitres les plus en vue a cette epoque, Trousseau a l’Hotel Dieu, Rayer a la Vieille Charite, Aran a l’Hospice de la Salpetriere, pour suivre leurs enseignements et leur demander l’autorisation de tester sa technique d’electrisation sur des patients paralyses et confines au lit. En depit de difficultes materielles et des remarques ironiques de l’entourage de ces grands medecins, il accumula meticuleusement, jour apres jour, mois apres mois, un grand nombre de donnees sur les resultats de ses stimulations electriques. On a longuement decrit « ce petit vieux avec sa boite a malices » qui arpentait les sombres corridors des divisions de l’Hospice de la Salpetriere (c’etait son hopital de predilection) s’arretant au lit de quelque « reposante », lui demandant l’autorisation de l’examiner, de pratiquer chez elle quelques stimulations electriques et notant soigneusement les resultats de ses experiences. Il etait toujours bien recu par ces femmes allongees dans leur lit qui ne recevaient guere de visites. C’est sans doute durant ces annees, de 1843 a 1847, qu’il fit une seconde decouverte importante : tous les muscles atrophiques ne reagissaient pas de la meme facon a ses stimulations. Cela amena Duchenne a considerer, en opposition avec le dogme regnant a cette epoque qui voulait que toute atrophie, toute paralysie soit d’origine nerveuse, que certaines de ces patientes pouvaient etre victimes non d’une atteinte de leur systeme nerveux, mais d’une atteinte primitive de leur systeme musculaire.N°1 OCTOBRE 20097HISTORIQ]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[8N°1 OCTOBRE 2009Plusieurs éléments démontrent que Duchenne était très conscient de l’importance cruciale de cette hypothèse tout à fait révolutionnaire. Tout d’abord, il protégea certaines de ses données en déposant des « plis cachetés » sur le bureau du Secrétaire Perpétuel de l’Académie des Sciences (l’un de ces plis a été récemment ouvert, comme il se doit, 150 ans après son dépôt). Ensuite, il présenta en 1847 une première note à l’Académie des Sciences. En 1848, la machine volta-faradique qu’il avait conçue fût présentée à l’Académie. Il releva lui-même que l’examen des blessés de la Révolution de 1848 lui avait permis d’affiner sa technique de stimulation électrique et de mettre au point la technique des tampons humides pour ses rhéophores. En 1849, il décida de présenter, devant cette Académie, un Mémoire dans lequel il avait rassemblé les documents qui lui paraissaient démontrer l’existence d’une « Atrophie Musculaire Progressive » indépendante de toute origine nerveuse. Le mémoire n’obtint aucun prix : Duchenne le retira. L’existence de ce mémoire est attestée par les Comptes-Rendus de l’Académie et par les citations qu’en firent secondairement des autorités médicales comme Cruveilhier ou Andral. Elle fut néanmoins discutée jusqu’aux années récentes. En effet, en 1850, Aran (médecin de la Salpêtrière qui avait autorisé Duchenne à venir dans son service) avait publié sous son seul nom un article original dans les « Archives Générales de Médecine », sur « l’Atrophie Musculaire Progressive, une nouvelle entité » dans lequel étaient utilisés les résultats des examens réalisés par Duchenne sur ses patients. Duchenne y était seulement remercié par une courte note en bas de page. Duchenne ne pouvait rien dire, mais il en fût profondément affecté : tout au long de sa vie, il ne cessera dans ses livres de réclamer la priorité pour cette découverte. Une autre désillusion attendait Duchenne peu après. L’examen post-mortem d’un patient (un saltimbanque nommé Lecomte que Duchenne avait suivi jusqu’au terme de sa maladie et présenté plusieurs fois à ses collègues comme atteint d’atrophie progressive) avait révélé une atrophie marquée des racines antérieures au niveau cervical. L’examen anatomique avait été réalisé par Cruveilhier luimême : il démontrait l’origine spinale de l’atrophie. Duchenne accepta cette conclusion, même si l’autopsie d’un second malade, le berger Legrand, n’avait révélé aucune anomalie du système nerveux. L’histoire de l’atrophie musculaire progressive ne sera réévoquée que beaucoup plus tard par Duchenne lui-même avec la description d’uneReconnaissance et renommée tardives En ce début des années 1850, les attaques contre les travaux de Duchenne vinrent d’un autre côté, celui des physiciens de l’Académie des Sciences. L’un d’entre eux, Masson, déclara qu’il avait été le premier à décrire une contraction musculaire localisée sous l’influence de l’électricité. Les Becquerel, physiciens très célèbres, critiquèrent la conception même de la machine faradique utilisée par Duchenne. On supportait mal de ce côté qu’un simple médecin praticien s’immisce par ses travaux dans ce domaine hautement scientifique. Mais les critiques les plus sévères vinrent du côté des physiologistes et plus particulièrement de Remak, Professeur de physiologie à Berlin. Ce dernier, après avoir vu les expériences de stimulation de Duchenne, n’était pas loin de le considérer comme un magicien ou un prestidigitateur. Duchenne résista à cette argumentation. Remak décida alors de venir à Paris, à l’Hôtel de la Monnaie tout près de l’Académie des Sciences, pour effectuer ses propres expériences avec des piles et non des bobines à induction. Le résultat fut, paraît-il, désastreux. Les deux hommes restèrent en forte opposition tout au long de leurs vies. Durant ces années, les travaux de Duchenne commençaient néanmoins à être reconnus. En 1851, il reçut un prix de l’Académie de Médecine. En 1855 sur l’insistance de son éditeur, il réunit ses différentes notes en un volume et ce fut la première édition de « l’Electrisation Localisée ». La même année, il posa sa candidature à un prix important qui venait d’être créé à l’Institut de France sur l’apport de l’électricité à la Médecine. Le prix ne fut pas attribué, mais Duchenne reçut une « mention d’encouragement ». En 1856, il fut fait à son tour Chevalier de la Légion d’Honneur. Duchenne n’avait pas interrompu pour autant ses travaux sur la physiologie musculaire. Il présenta une série de notes aux Académies des Sciences ou de Médecine sur les fonctions des différents muscles des membres, du tronc ou de la face. Il corrigea un certain nombre d’inexactitudes, concernant par exemple la fonction du diaphragme ou celle des petits muscles de la main, décrivant pour la première fois avec précision la fonction des muscles interosseux, des muscles lombricaux et des différents muscles du pouce. Il traça aussi les loisLes cahiers de myologieHISTORIQUEforme infantile avec atteinte faciale, avant d’être démembrée par les travaux de Charcot, puis reprise, après la mort de Duchenne, par Landouzy et Dejerin]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[8N°1 OCTOBRE 2009Plusieurs elements demontrent que Duchenne etait tres conscient de l’importance cruciale de cette hypothese tout a fait revolutionnaire. Tout d’abord, il protegea certaines de ses donnees en deposant des « plis cachetes » sur le bureau du Secretaire Perpetuel de l’Academie des Sciences (l’un de ces plis a ete recemment ouvert, comme il se doit, 150 ans apres son depot). Ensuite, il presenta en 1847 une premiere note a l’Academie des Sciences. En 1848, la machine volta-faradique qu’il avait concue fut presentee a l’Academie. Il releva lui-meme que l’examen des blesses de la Revolution de 1848 lui avait permis d’affiner sa technique de stimulation electrique et de mettre au point la technique des tampons humides pour ses rheophores. En 1849, il decida de presenter, devant cette Academie, un Memoire dans lequel il avait rassemble les documents qui lui paraissaient demontrer l’existence d’une « Atrophie Musculaire Progressive » independante de toute origine nerveuse. Le memoire n’obtint aucun prix : Duchenne le retira. L’existence de ce memoire est attestee par les Comptes-Rendus de l’Academie et par les citations qu’en firent secondairement des autorites medicales comme Cruveilhier ou Andral. Elle fut neanmoins discutee jusqu’aux annees recentes. En effet, en 1850, Aran (medecin de la Salpetriere qui avait autorise Duchenne a venir dans son service) avait publie sous son seul nom un article original dans les « Archives Generales de Medecine », sur « l’Atrophie Musculaire Progressive, une nouvelle entite » dans lequel etaient utilises les resultats des examens realises par Duchenne sur ses patients. Duchenne y etait seulement remercie par une courte note en bas de page. Duchenne ne pouvait rien dire, mais il en fut profondement affecte : tout au long de sa vie, il ne cessera dans ses livres de reclamer la priorite pour cette decouverte. Une autre desillusion attendait Duchenne peu apres. L’examen post-mortem d’un patient (un saltimbanque nomme Lecomte que Duchenne avait suivi jusqu’au terme de sa maladie et presente plusieurs fois a ses collegues comme atteint d’atrophie progressive) avait revele une atrophie marquee des racines anterieures au niveau cervical. L’examen anatomique avait ete realise par Cruveilhier luimeme : il demontrait l’origine spinale de l’atrophie. Duchenne accepta cette conclusion, meme si l’autopsie d’un second malade, le berger Legrand, n’avait revele aucune anomalie du systeme nerveux. L’histoire de l’atrophie musculaire progressive ne sera reevoquee que beaucoup plus tard par Duchenne lui-meme avec la description d’uneReconnaissance et renommee tardives En ce debut des annees 1850, les attaques contre les travaux de Duchenne vinrent d’un autre cote, celui des physiciens de l’Academie des Sciences. L’un d’entre eux, Masson, declara qu’il avait ete le premier a decrire une contraction musculaire localisee sous l’influence de l’electricite. Les Becquerel, physiciens tres celebres, critiquerent la conception meme de la machine faradique utilisee par Duchenne. On supportait mal de ce cote qu’un simple medecin praticien s’immisce par ses travaux dans ce domaine hautement scientifique. Mais les critiques les plus severes vinrent du cote des physiologistes et plus particulierement de Remak, Professeur de physiologie a Berlin. Ce dernier, apres avoir vu les experiences de stimulation de Duchenne, n’etait pas loin de le considerer comme un magicien ou un prestidigitateur. Duchenne resista a cette argumentation. Remak decida alors de venir a Paris, a l’Hotel de la Monnaie tout pres de l’Academie des Sciences, pour effectuer ses propres experiences avec des piles et non des bobines a induction. Le resultat fut, parait-il, desastreux. Les deux hommes resterent en forte opposition tout au long de leurs vies. Durant ces annees, les travaux de Duchenne commencaient neanmoins a etre reconnus. En 1851, il recut un prix de l’Academie de Medecine. En 1855 sur l’insistance de son editeur, il reunit ses differentes notes en un volume et ce fut la premiere edition de « l’Electrisation Localisee ». La meme annee, il posa sa candidature a un prix important qui venait d’etre cree a l’Institut de France sur l’apport de l’electricite a la Medecine. Le prix ne fut pas attribue, mais Duchenne recut une « mention d’encouragement ». En 1856, il fut fait a son tour Chevalier de la Legion d’Honneur. Duchenne n’avait pas interrompu pour autant ses travaux sur la physiologie musculaire. Il presenta une serie de notes aux Academies des Sciences ou de Medecine sur les fonctions des differents muscles des membres, du tronc ou de la face. Il corrigea un certain nombre d’inexactitudes, concernant par exemple la fonction du diaphragme ou celle des petits muscles de la main, decrivant pour la premiere fois avec precision la fonction des muscles interosseux, des muscles lombricaux et des differents muscles du pouce. Il traca aussi les loisLes cahiers de myologieHISTORIQUEforme infantile avec atteinte faciale, avant d’etre demembree par les travaux de Charcot, puis reprise, apres la mort de Duchenne, par Landouzy et Dejerin]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Les cahiers de myologieDe nouvelles descriptions cliniques Parallèlement Duchenne poursuivait ses recherches sur les maladies qui frappaient le système moteur. Il définissait les caractéristiques cliniques de ce qui lui apparaissait comme devant constituer des entités distinctes, en confrontant chaque fois que possible ces données cliniques aux données anatomiques obtenues post-mortem. C’est ainsi qu’il décrivit en grand détail ce qu’il nomma la Paralysie Atrophique de l’Enfance, avec son début brutal et l’atteinte si particulière des muscles des membres. Avec ses techniques de stimulation électrique, il postula que, dans cette affection, l’atteinte musculaire devait être secondaire à l’atteinte des cellules nerveuses motrices de la moelle et non à l’inactivité, comme on le pensait alors. Il en aura confirmation quelques années plus tard, lorsque Charcot l’aura initié à l’analyse au microscope des lésions cellulaires du système nerveux. Durant les années 1858/59, il recueillit un certain nombre d’observations dans lesquelles l’impossibilité de se tenir debout ou de marcher ne s’accompagnait d’aucune faiblesse ou paralysie des différents segments des membres. Il considéra alors que le trouble causal était un défaut de la coordination des mouvements. Son analyse minutieuse de ce trouble le conduisit à proposer le terme d’« Ataxie locomotrice progressive » pour le désigner. Il évoqua le rôle possible d’une affection syphilitique à son origine. Il réfuta les requêtes en priorité que firent alors Landry, puis Bouillaud, mais reconnut l’antériorité de la description courte mais très précise du tabes-dorsalis faite par Romberg en 1851. En 1860, il décrivit plusieurs cas de ce qu’il nomma une « paralysie glosso-labio-laryngée », survenant àmajeures du fonctionnement musculaire, telles que la synergie des muscles agonistes ou le rôle des antagonistes dans l’exécution de tout mouvement. L’analyse des fonctions musculaires le conduisit à proposer des dispositifs de suppléance aux fonctions déficientes, comme un gantelet pour restituer la fonction d’opposition du pouce, un système de relevé d’un pied tombant ou des moyens de correction des déformations liées aux insuffisances musculaires, comme des corsets susceptibles de prévenir l’aggravation d’une scoliose. L’ensemble de ces résultats ne sera publié que tardivement dans ce qui constitue sans doute l’ouvrage majeur de Duchenne, la Physiologie des Mouvements. Celui-ci ne paraîtra qu’en 1867 et sera connu dans tous les pays européens. Il contribuera fortement à établir la renommée scientifique de Duchenne.« La paralysie pseudo-hypertrophique » A partir de 1858, Duchenne s’intéressa à l’analyse clinique de petits enfants qui l’intriguèrent car leur faiblesse musculaire des jambes ne s’accompagnait pas d’une atrophie, comme dans les autres maladies, mais d’une apparente hypertrophie des masses musculaires, en particulier des muscles jumeaux. Après quelques années d’évolution, cette apparente hypertrophie faisait place à une atrophie et à une faiblesse marquée qui s’étendait aux quatre membres et aux muscles du tronc. Des rétractions musculaires s’installaient, déformant membres et tronc, entraînant l’arrêt de la marche et imposant le recours au fauteuil de façon intermittente puis permanente. Après quelques courtes années, l’atteinte musculaire atteignait les muscles respiratoires et l’enfant mourait asphyxié entre 12 et 15 ans. Tel fut le destin de son premier patient, le petit Joseph S., placé à l’hospice Saint-Jean-de-Dieu à Paris. D’autres enfants présentant la même atteinte lui furent adressés ou montrés dans différents services. Duchenne eût le sentiment, à travers son expérience clinique et les résultats de ses stimulations électriques, d’être à nouveau devant une maladie touchant primitivement le tissu musculaire. Pour le démontrer et pour ne pas rencontrer les mêmes difficultés qu’avec la description de l’Atrophie Musculaire Progressive, il fit exécuter par Charrière, un fabricant d’instruments chirurgicaux à Paris, une aiguille particulière. Il s’agissait d’un « emporte-pièce histologique » qui lui permit de prélever de petits fragments de tissu musculaire qui pouvaient être examinés sous le microscope. Dans cette « paralysie pseudo-hypertrophique », les petits fragments de fibre musculaire étaient effectivement anormaux,N°1 OCTOBRE 2009l’âge moyen de la vie, d’évolution progressive et redoutable. Il fut secondé dans son étude par J.M. Charcot qui avait pris des fonctions de médecin des hôpitaux à l’Hospice de la Salpêtrière en 1862, en même temps que son collègue et proche ami, A. Vulpian. Charcot avait déjà perçu la valeur scientifique des travaux de Duchenne et il l’initia à l’analyse microscopique des lésions du système nerveux. En retour, Duchenne initia Charcot à la photographie des préparations histologiques. Ceci leur permit, grâce à l’examen du cerveau d’une pauvre personne atteinte de cette paralysie glosso-labio-laryngée dont l’autopsie fut faite à domicile avec l’aide de Joffroy dans des conditions rocambolesques, de démontrer que cette paralysie était bien en rapport avec la disparition de cellules nerveuses dans les noyaux moteurs du bulbe rachidien.9HISTORIQ]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Les cahiers de myologieDe nouvelles descriptions cliniques Parallelement Duchenne poursuivait ses recherches sur les maladies qui frappaient le systeme moteur. Il definissait les caracteristiques cliniques de ce qui lui apparaissait comme devant constituer des entites distinctes, en confrontant chaque fois que possible ces donnees cliniques aux donnees anatomiques obtenues post-mortem. C’est ainsi qu’il decrivit en grand detail ce qu’il nomma la Paralysie Atrophique de l’Enfance, avec son debut brutal et l’atteinte si particuliere des muscles des membres. Avec ses techniques de stimulation electrique, il postula que, dans cette affection, l’atteinte musculaire devait etre secondaire a l’atteinte des cellules nerveuses motrices de la moelle et non a l’inactivite, comme on le pensait alors. Il en aura confirmation quelques annees plus tard, lorsque Charcot l’aura initie a l’analyse au microscope des lesions cellulaires du systeme nerveux. Durant les annees 1858/59, il recueillit un certain nombre d’observations dans lesquelles l’impossibilite de se tenir debout ou de marcher ne s’accompagnait d’aucune faiblesse ou paralysie des differents segments des membres. Il considera alors que le trouble causal etait un defaut de la coordination des mouvements. Son analyse minutieuse de ce trouble le conduisit a proposer le terme d’« Ataxie locomotrice progressive » pour le designer. Il evoqua le role possible d’une affection syphilitique a son origine. Il refuta les requetes en priorite que firent alors Landry, puis Bouillaud, mais reconnut l’anteriorite de la description courte mais tres precise du tabes-dorsalis faite par Romberg en 1851. En 1860, il decrivit plusieurs cas de ce qu’il nomma une « paralysie glosso-labio-laryngee », survenant amajeures du fonctionnement musculaire, telles que la synergie des muscles agonistes ou le role des antagonistes dans l’execution de tout mouvement. L’analyse des fonctions musculaires le conduisit a proposer des dispositifs de suppleance aux fonctions deficientes, comme un gantelet pour restituer la fonction d’opposition du pouce, un systeme de releve d’un pied tombant ou des moyens de correction des deformations liees aux insuffisances musculaires, comme des corsets susceptibles de prevenir l’aggravation d’une scoliose. L’ensemble de ces resultats ne sera publie que tardivement dans ce qui constitue sans doute l’ouvrage majeur de Duchenne, la Physiologie des Mouvements. Celui-ci ne paraitra qu’en 1867 et sera connu dans tous les pays europeens. Il contribuera fortement a etablir la renommee scientifique de Duchenne.« La paralysie pseudo-hypertrophique » A partir de 1858, Duchenne s’interessa a l’analyse clinique de petits enfants qui l’intriguerent car leur faiblesse musculaire des jambes ne s’accompagnait pas d’une atrophie, comme dans les autres maladies, mais d’une apparente hypertrophie des masses musculaires, en particulier des muscles jumeaux. Apres quelques annees d’evolution, cette apparente hypertrophie faisait place a une atrophie et a une faiblesse marquee qui s’etendait aux quatre membres et aux muscles du tronc. Des retractions musculaires s’installaient, deformant membres et tronc, entrainant l’arret de la marche et imposant le recours au fauteuil de facon intermittente puis permanente. Apres quelques courtes annees, l’atteinte musculaire atteignait les muscles respiratoires et l’enfant mourait asphyxie entre 12 et 15 ans. Tel fut le destin de son premier patient, le petit Joseph S., place a l’hospice Saint-Jean-de-Dieu a Paris. D’autres enfants presentant la meme atteinte lui furent adresses ou montres dans differents services. Duchenne eut le sentiment, a travers son experience clinique et les resultats de ses stimulations electriques, d’etre a nouveau devant une maladie touchant primitivement le tissu musculaire. Pour le demontrer et pour ne pas rencontrer les memes difficultes qu’avec la description de l’Atrophie Musculaire Progressive, il fit executer par Charriere, un fabricant d’instruments chirurgicaux a Paris, une aiguille particuliere. Il s’agissait d’un « emporte-piece histologique » qui lui permit de prelever de petits fragments de tissu musculaire qui pouvaient etre examines sous le microscope. Dans cette « paralysie pseudo-hypertrophique », les petits fragments de fibre musculaire etaient effectivement anormaux,N°1 OCTOBRE 2009l’age moyen de la vie, d’evolution progressive et redoutable. Il fut seconde dans son etude par J.M. Charcot qui avait pris des fonctions de medecin des hopitaux a l’Hospice de la Salpetriere en 1862, en meme temps que son collegue et proche ami, A. Vulpian. Charcot avait deja percu la valeur scientifique des travaux de Duchenne et il l’initia a l’analyse microscopique des lesions du systeme nerveux. En retour, Duchenne initia Charcot a la photographie des preparations histologiques. Ceci leur permit, grace a l’examen du cerveau d’une pauvre personne atteinte de cette paralysie glosso-labio-laryngee dont l’autopsie fut faite a domicile avec l’aide de Joffroy dans des conditions rocambolesques, de demontrer que cette paralysie etait bien en rapport avec la disparition de cellules nerveuses dans les noyaux moteurs du bulbe rachidien.9HISTORIQ]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[10N°1 OCTOBRE 2009de structure remaniée et entourés d’un abondant tissu fibreux et graisseux. Les premières observations de cette forme de paralysie furent rapportées dans la seconde édition de son livre sur l’Electrisation Localisée en 1861. En 1868, il avait réuni 13 observations, onze garçons et deux filles. La première vérification anatomique vint d’Allemagne, faite par Cohnheim, une seconde sera faite par Charcot lui-même en 1871. Elles confirmèrent le bien fondé de l’hypothèse de Duchenne : le système nerveux (central et périphérique) était normal. Tous ces faits furent rapportés, en 1868, dans les « Archives Générales de Médecine », dans cinq articles successifs extrêmement détaillés. Ils furent repris en 1872 dans la troisième édition de l’Electrisation Localisée. Pour ces publications, Duchenne avait fait une revue très attentive de la littérature étrangère. Il avait retrouvé des descriptions de cas identiques dans la littérature allemande, en particulier par Cohnheim et par Eulenburg. Dans la littérature anglaise, un médecin, Edward Meryon, avait décrit des cas semblables dès 1852 : cas familiaux, avec quatre garçons d’une même fratrie, laissant supposer une hérédité du même type que celle de l’hémophilie. La vérification anatomique du plus âgé des enfants lui avait permis de noter l’intégrité des racines antérieures de la moelle et la rupture de la membrane des fibres musculaires, le sarcolemme, dans les tissus malades. Duchenne consacra dans la 3e édition de son livre des pages entières à cette description, qu’il considéra comme identique à celle de la « paralysie pseudo-hypertrophique ou myosclérosique » qu’il décrivait. Seul le titre Fatty and granular degeneration of the muscle et l’interprétation qu’en donnait Meryon ne lui convenaient pas car ces mots évoquaient la description pathologique de l’Atrophie Musculaire Progressive qui était pour Duchenne une entité tout à fait différente et il y avait donc un risque évident de confusion. Toutes ces discussions doivent être replacées dans le cadre de l’époque ; il n’est en tout cas pas exact de laisser entendre que Duchenne considérait les observations d’Edward Meryon comme non semblables aux siennes. Peu après les publications de 1868, l’importance des descriptions cliniques et histologiques de Duchenne fut reconnue et le nom de Duchenne fut accolé à la description de cette maladie par Charcot puis, très vite accepté par Gowers à Londres et par Erb à Heidelberg. Analyste des muscles du visage Dans la dernière partie de sa vie scientifique, Duchenne revint à un sujet sur lequel il avait en faittravaillé avec ardeur depuis le début : celui de la physiologie des muscles du visage. Pour la première fois dans l’histoire de la médecine, il ajouta à la simple description clinique des mouvements et aux résultats des stimulations électriques, une technique toute nouvelle, la photographie. Il y fut aidé par le propre frère de Nadar, illustre pionnier de cette technique, Tournachon. De ses études sur la stimulation des muscles faciaux, il tira d’importantes conclusions physiologiques, comme celle de l’autonomie anatomique des différents muscles peauciers du visage et de leur synergie dans les différentes expressions de la mimique. Les expériences furent faites sur le visage d’un vieillard édenté dont la sensibilité cutanée était émoussée mais aussi, sur ceux de l’un de ses assistants, d’une jeune femme et d’une petite fille. Il reproduisait ainsi et fixait par la photographie l’expression des sentiments. Duchenne pensa qu’il avait là une clé pour déchiffrer le langage des passions et donc les mouvements de l’âme. Il compara audacieusement les résultats de ses analyses avec ceux des grands sculpteurs classiques, le Laocoon ou la Niobé de Praxitèle, en soulignant les incompatibilités physiologiques que ces sculptures antiques révélaient. Cette irruption de Duchenne dans le champ de l’esthétique fût très fraîchement reçue par les milieux artistiques et le livre sur les « Mécanismes de la Physionomie Humaine » fut sévèrement critiqué. Cependant, il attira l’attention de l’autre côté de la Manche d’un grand savant qui se consacrait aussi à l’expression du visage : Charles Darwin. Darwin écrivit à Duchenne pour lui demander la permission d’utiliser quelques-unes de ses photographies dans son propre ouvrage. Ceci fut immédiatement accepté et reçu par Duchenne comme un honneur.HISTORIQUELa dernière partie de la vie de Duchenne fut loin d’être heureuse. Le siège de Paris et les drames de la Commune de Paris l’avaient beaucoup affecté. A cette même période, sa seconde femme dont il était séparé depuis longtemps, disparut. Plus gravement pour lui, son fils qui, en 1862, était revenu vers son père après une carrière dans la médecine navale et avait fait sa thèse sur la Paralysie Atrophique de l’Enfance auprès de son père, mourut également (de typhoïde ?) en 1871. Dans ses dernières années, il fut heureusement secondé par sa belle fille et sa vie égayée par ses petits enfants auxquels il projetait les premières images du cinématographe. Durant l’été 1875, il souffrit d’une attaque cérébrale au retour de l’enterrement de l’un de ses amis et mourut quelques semaines plus tard,Les cahiers de myolog]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[10N°1 OCTOBRE 2009de structure remaniee et entoures d’un abondant tissu fibreux et graisseux. Les premieres observations de cette forme de paralysie furent rapportees dans la seconde edition de son livre sur l’Electrisation Localisee en 1861. En 1868, il avait reuni 13 observations, onze garcons et deux filles. La premiere verification anatomique vint d’Allemagne, faite par Cohnheim, une seconde sera faite par Charcot lui-meme en 1871. Elles confirmerent le bien fonde de l’hypothese de Duchenne : le systeme nerveux (central et peripherique) etait normal. Tous ces faits furent rapportes, en 1868, dans les « Archives Generales de Medecine », dans cinq articles successifs extremement detailles. Ils furent repris en 1872 dans la troisieme edition de l’Electrisation Localisee. Pour ces publications, Duchenne avait fait une revue tres attentive de la litterature etrangere. Il avait retrouve des descriptions de cas identiques dans la litterature allemande, en particulier par Cohnheim et par Eulenburg. Dans la litterature anglaise, un medecin, Edward Meryon, avait decrit des cas semblables des 1852 : cas familiaux, avec quatre garcons d’une meme fratrie, laissant supposer une heredite du meme type que celle de l’hemophilie. La verification anatomique du plus age des enfants lui avait permis de noter l’integrite des racines anterieures de la moelle et la rupture de la membrane des fibres musculaires, le sarcolemme, dans les tissus malades. Duchenne consacra dans la 3e edition de son livre des pages entieres a cette description, qu’il considera comme identique a celle de la « paralysie pseudo-hypertrophique ou myosclerosique » qu’il decrivait. Seul le titre Fatty and granular degeneration of the muscle et l’interpretation qu’en donnait Meryon ne lui convenaient pas car ces mots evoquaient la description pathologique de l’Atrophie Musculaire Progressive qui etait pour Duchenne une entite tout a fait differente et il y avait donc un risque evident de confusion. Toutes ces discussions doivent etre replacees dans le cadre de l’epoque ; il n’est en tout cas pas exact de laisser entendre que Duchenne considerait les observations d’Edward Meryon comme non semblables aux siennes. Peu apres les publications de 1868, l’importance des descriptions cliniques et histologiques de Duchenne fut reconnue et le nom de Duchenne fut accole a la description de cette maladie par Charcot puis, tres vite accepte par Gowers a Londres et par Erb a Heidelberg. Analyste des muscles du visage Dans la derniere partie de sa vie scientifique, Duchenne revint a un sujet sur lequel il avait en faittravaille avec ardeur depuis le debut : celui de la physiologie des muscles du visage. Pour la premiere fois dans l’histoire de la medecine, il ajouta a la simple description clinique des mouvements et aux resultats des stimulations electriques, une technique toute nouvelle, la photographie. Il y fut aide par le propre frere de Nadar, illustre pionnier de cette technique, Tournachon. De ses etudes sur la stimulation des muscles faciaux, il tira d’importantes conclusions physiologiques, comme celle de l’autonomie anatomique des differents muscles peauciers du visage et de leur synergie dans les differentes expressions de la mimique. Les experiences furent faites sur le visage d’un vieillard edente dont la sensibilite cutanee etait emoussee mais aussi, sur ceux de l’un de ses assistants, d’une jeune femme et d’une petite fille. Il reproduisait ainsi et fixait par la photographie l’expression des sentiments. Duchenne pensa qu’il avait la une cle pour dechiffrer le langage des passions et donc les mouvements de l’ame. Il compara audacieusement les resultats de ses analyses avec ceux des grands sculpteurs classiques, le Laocoon ou la Niobe de Praxitele, en soulignant les incompatibilites physiologiques que ces sculptures antiques revelaient. Cette irruption de Duchenne dans le champ de l’esthetique fut tres fraichement recue par les milieux artistiques et le livre sur les « Mecanismes de la Physionomie Humaine » fut severement critique. Cependant, il attira l’attention de l’autre cote de la Manche d’un grand savant qui se consacrait aussi a l’expression du visage : Charles Darwin. Darwin ecrivit a Duchenne pour lui demander la permission d’utiliser quelques-unes de ses photographies dans son propre ouvrage. Ceci fut immediatement accepte et recu par Duchenne comme un honneur.HISTORIQUELa derniere partie de la vie de Duchenne fut loin d’etre heureuse. Le siege de Paris et les drames de la Commune de Paris l’avaient beaucoup affecte. A cette meme periode, sa seconde femme dont il etait separe depuis longtemps, disparut. Plus gravement pour lui, son fils qui, en 1862, etait revenu vers son pere apres une carriere dans la medecine navale et avait fait sa these sur la Paralysie Atrophique de l’Enfance aupres de son pere, mourut egalement (de typhoide ?) en 1871. Dans ses dernieres annees, il fut heureusement seconde par sa belle fille et sa vie egayee par ses petits enfants auxquels il projetait les premieres images du cinematographe. Durant l’ete 1875, il souffrit d’une attaque cerebrale au retour de l’enterrement de l’un de ses amis et mourut quelques semaines plus tard,Les cahiers de myolog]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[NOTE© Institut de MyologieLa bibliographie et l'iconographie de cet article peuvent être retrouvées sur le site internet de la SFM www.sfmyologie.orgLes cahiers de myologieHISTORIQUECette plaque de bronze ornait la partie supérieure du monument élevé, à la Salpêtrière, à la mémoire de Duchenne. Pour échapper à la destruction pendant la seconde guerre mondiale, cette plaque avait été déposée et cachée. Elle a été retrouvée en 1980, par l’auteur de cet article, dans l’usine de la Salpêtrière et ce, grâce à la mémoire d’une vieille surveillante et à l’aide de la secrétaire du Pr Castaigne, Mlle Besse. La plaque est depuis scellée au mur dans l’entrée de l’auditorium de l’Institut de Myologie. N°1 OCTOBRE 2009le jour de son 69e anniversaire, le 17 septembre 1875. Jusqu’à ses derniers moments, il avait été veillé par Charcot et Potain. Il fut enterré à Boulogne-sur-Mer, sa ville natale.Une œuvre scientifique impressionnante Avec le recul de plus d’un siècle, l’œuvre scientifique de Duchenne reste réellement impressionnante. Il a complètement renouvelé, en son temps, la physiologie musculaire et ses résultats sur la fonction des différents groupes musculaires sont encore parfaitement valables aujourd’hui. Il a décrit ou contribué à décrire quelques-unes des entités principales de la neurologie clinique. Il a permis l’essor d‘une pathologie primitivement musculaire et introduit des techniques entièrement nouvelles (stimulation électrique, ponction-biopsie, photographie) dans l’analyse des atteintes musculaires squelettiques. Ce travail est d’autant plus impressionnant qu’il fut celui d’un homme seul, examinant lui-même les malades, notant les résultats de ses mesures, écrivant toutes ses constatations et discussions de sa propre main. Il ne reçut pratiquement aucun soutieninstitutionnel ou académique. On le décrit comme étant toujours complètement absorbé par son œuvre, par sa passion de chercheur, par sa machine électrique. Duchenne n’était pas un homme doué pour la communication. De taille plutôt petite, chauve précocement, très timide, il était, paraît-il, incapable de prononcer un discours en public : il ne se révélait qu’en présence de ses malades. Son œuvre scientifique, lorsqu’elle fut connue par l’édition de ses ouvrages, lui valut cependant une grande renommée. Il devint Membre associé ou correspondant d’un grand nombre d’Académies européennes. Il fut reçu à la Cour de la Reine Victoria à Londres, à la Cour de Philippe IV en Espagne. Il n’y eut qu’en France qu’il ne connut aucune reconnaissance académique. Seuls, de son vivant, de grands médecins ou scientifiques saisirent l’importance et l’originalité de son travail : Jean-Martin Charcot à Paris qui disait que Duchenne avait été son seul maître, Charles Darwin à Cambridge qui comprit l’intérêt de Duchenne pour la physiologie des muscles faciaux. Duchenne souhaitait créer pour le système musculaire une anatomie vivante. Il ne serait sans doute pas déçu aujourd’hui.]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[NOTE© Institut de MyologieLa bibliographie et l'iconographie de cet article peuvent etre retrouvees sur le site internet de la SFM www.sfmyologie.orgLes cahiers de myologieHISTORIQUECette plaque de bronze ornait la partie superieure du monument eleve, a la Salpetriere, a la memoire de Duchenne. Pour echapper a la destruction pendant la seconde guerre mondiale, cette plaque avait ete deposee et cachee. Elle a ete retrouvee en 1980, par l’auteur de cet article, dans l’usine de la Salpetriere et ce, grace a la memoire d’une vieille surveillante et a l’aide de la secretaire du Pr Castaigne, Mlle Besse. La plaque est depuis scellee au mur dans l’entree de l’auditorium de l’Institut de Myologie. N°1 OCTOBRE 2009le jour de son 69e anniversaire, le 17 septembre 1875. Jusqu’a ses derniers moments, il avait ete veille par Charcot et Potain. Il fut enterre a Boulogne-sur-Mer, sa ville natale.Une œuvre scientifique impressionnante Avec le recul de plus d’un siecle, l’œuvre scientifique de Duchenne reste reellement impressionnante. Il a completement renouvele, en son temps, la physiologie musculaire et ses resultats sur la fonction des differents groupes musculaires sont encore parfaitement valables aujourd’hui. Il a decrit ou contribue a decrire quelques-unes des entites principales de la neurologie clinique. Il a permis l’essor d‘une pathologie primitivement musculaire et introduit des techniques entierement nouvelles (stimulation electrique, ponction-biopsie, photographie) dans l’analyse des atteintes musculaires squelettiques. Ce travail est d’autant plus impressionnant qu’il fut celui d’un homme seul, examinant lui-meme les malades, notant les resultats de ses mesures, ecrivant toutes ses constatations et discussions de sa propre main. Il ne recut pratiquement aucun soutieninstitutionnel ou academique. On le decrit comme etant toujours completement absorbe par son œuvre, par sa passion de chercheur, par sa machine electrique. Duchenne n’etait pas un homme doue pour la communication. De taille plutot petite, chauve precocement, tres timide, il etait, parait-il, incapable de prononcer un discours en public : il ne se revelait qu’en presence de ses malades. Son œuvre scientifique, lorsqu’elle fut connue par l’edition de ses ouvrages, lui valut cependant une grande renommee. Il devint Membre associe ou correspondant d’un grand nombre d’Academies europeennes. Il fut recu a la Cour de la Reine Victoria a Londres, a la Cour de Philippe IV en Espagne. Il n’y eut qu’en France qu’il ne connut aucune reconnaissance academique. Seuls, de son vivant, de grands medecins ou scientifiques saisirent l’importance et l’originalite de son travail : Jean-Martin Charcot a Paris qui disait que Duchenne avait ete son seul maitre, Charles Darwin a Cambridge qui comprit l’interet de Duchenne pour la physiologie des muscles faciaux. Duchenne souhaitait creer pour le systeme musculaire une anatomie vivante. Il ne serait sans doute pas decu aujourd’hui.]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Julien Verney Léonard Féasson Laboratoire de Physiologie de l’Exercice, EA 4338, Université J. Monnet, Saint Etienne Unité de Myologie, Centre de Référence Maladies Neuromusculaires Rares, CHU St Etienne julien.verney@gmail.com leonard.feasson@ chu-st-etienne.fr12N°1 OCTOBRE 2009Durant de nombreuses années, compte tenu de leur fragilité musculaire, les patients atteints de maladie musculaire ont été incités à éviter toute activité physique. Pourtant, au sein de la population générale, il est désormais de notoriété publique que l’exercice physique présente des propriétés préventives et curatives (INSERM, 2008). L’activité physique dans le cadre des maladies neuromusculaires méritait donc d’être proposée et étudiée scientifiquement. Ce fut un des objectifs de la conférence de consensus, organisée en 2001 par l’ANAES et l’AFM qui dans sa conclusion précisait « qu’il ne semblait plus socialement possible et scientifiquement justifié de proscrire toute activité physique » chez les patients atteints de myopathies. Malgré l’existence d’un continuum, on distingue schématiquement deux types de renforcement musculaire. L’entraînement en endurance est basé sur des activités de type cyclique pouvant être soutenues sur une durée importante. Ces activités vont générer, entre autres adaptations, une résistance à l’effort prolongé, une amélioration des aptitudes cardio-vasculaires et de la consommation maximale d’oxygène (VO2max). L’entraînement en musculation repose, via l’utilisation de charges additionnelles (haltères par exemple), sur des contractions musculaires proches de la force maximale volontaire. Il permet, entre autre, de générer une amélioration de la force maximale du sujet ainsi qu’une augmentation du volume musculaire. L’entraînement en endurance L’entraînement en endurance (sur bicyclette par exemple), par son caractère sous-maximal et son bénéfice cardio-respiratoire potentiel, s’est initialement imposé dans l’indication thérapeutique. Ceci en raison de la fragilité du tissu musculaire desPHYSIOLOGIELa conclusion de la conférence de consensus, organisée par l’ANAES et l’AFM en 2001, précisait « qu’il ne semblait plus socialement possible et scientifiquement justifié de proscrire toute activité physique » chez les patients atteints de maladie musculaire. L’objectif d’une thérapie par l’exercice consiste à modifier en profondeur le mode de vie de la personne et à y introduire progressivement et de façon durable l’activité physique. Les programmes d’entraînement en endurance semblent être les mieux tolérés, quelle que soit la maladie. Ils devraient constituer la base de tout programme de thérapie par l’exercice, du fait de leurs effets bénéfiques contre les facteurs de risques générés par la sédentarité.Thérapie par l’exercice et myopathies : réalités et modalitésJULIEN VERNEY, LÉONARD FÉASSONpatients atteints de myopathies et de leur déconditionnement physique secondaire à la maladie. Ces dernières années, ce type d’exercice a prouvé à la fois son innocuité et son efficacité dans le cadre de nombreuses maladies musculaires telles que les dystrophies (Olsen; Orngreen; Sveen, 2007; Sveen, 2008), les myopathies inflammatoires (Wiesinger) ou les myopathies métaboliques (Haller; Jeppesen). En effet, les diverses études n’ont montré ni modification clinique ni élévation significative du taux sérique de Créatine Phosphokinase (reflet indirect de lésions du tissu musculaire) chez les patients soumis à un protocole d’entraînement en endurance. Il semble donc qu’un tel type d’entraînement ne représente qu’un danger négligeable. En ce qui concerne l’efficacité de ce type d’entraînement, son évaluation est nécessairement multidimensionnelle. Dans la quasi-totalité des études, les tests physiologiques montrent une amélioration de la consommation maximale d’oxygène ainsi que de la force maximale isométrique ou dynamique du patient. Dans les myopathies métaboliques, une amélioration des activités enzymatiques oxydatives est également observée (Haller; Jeppesen). Le ressenti des patients est également une donnée très importante à prendre en compte. Il peut être évalué par l’utilisation de questionnaires ou d’échelles visuelles analogiques (EVA). Deux études récentes, l’une chez des patients atteints de dystrophie musculaire des ceintures (Sveen, 2007) et l’autre chez des patients présentant une dystrophie musculaire de Becker (Sveen, 2008) ont montré, outre une augmentation de la force musculaire et de l’endurance ressentie par les sujets, une amélioration de la distance de marche et donc de l’autonomie de ces patients. Cependant, sur le plan des activités physiques quotidiennes, les effets sont plus nuancésLes cahiers de myologiePHYSIOLOG]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Julien Verney Leonard Feasson Laboratoire de Physiologie de l’Exercice, EA 4338, Universite J. Monnet, Saint Etienne Unite de Myologie, Centre de Reference Maladies Neuromusculaires Rares, CHU St Etienne julien.verney@gmail.com leonard.feasson@ chu-st-etienne.fr12N°1 OCTOBRE 2009Durant de nombreuses annees, compte tenu de leur fragilite musculaire, les patients atteints de maladie musculaire ont ete incites a eviter toute activite physique. Pourtant, au sein de la population generale, il est desormais de notoriete publique que l’exercice physique presente des proprietes preventives et curatives (INSERM, 2008). L’activite physique dans le cadre des maladies neuromusculaires meritait donc d’etre proposee et etudiee scientifiquement. Ce fut un des objectifs de la conference de consensus, organisee en 2001 par l’ANAES et l’AFM qui dans sa conclusion precisait « qu’il ne semblait plus socialement possible et scientifiquement justifie de proscrire toute activite physique » chez les patients atteints de myopathies. Malgre l’existence d’un continuum, on distingue schematiquement deux types de renforcement musculaire. L’entrainement en endurance est base sur des activites de type cyclique pouvant etre soutenues sur une duree importante. Ces activites vont generer, entre autres adaptations, une resistance a l’effort prolonge, une amelioration des aptitudes cardio-vasculaires et de la consommation maximale d’oxygene (VO2max). L’entrainement en musculation repose, via l’utilisation de charges additionnelles (halteres par exemple), sur des contractions musculaires proches de la force maximale volontaire. Il permet, entre autre, de generer une amelioration de la force maximale du sujet ainsi qu’une augmentation du volume musculaire. L’entrainement en endurance L’entrainement en endurance (sur bicyclette par exemple), par son caractere sous-maximal et son benefice cardio-respiratoire potentiel, s’est initialement impose dans l’indication therapeutique. Ceci en raison de la fragilite du tissu musculaire desPHYSIOLOGIELa conclusion de la conference de consensus, organisee par l’ANAES et l’AFM en 2001, precisait « qu’il ne semblait plus socialement possible et scientifiquement justifie de proscrire toute activite physique » chez les patients atteints de maladie musculaire. L’objectif d’une therapie par l’exercice consiste a modifier en profondeur le mode de vie de la personne et a y introduire progressivement et de facon durable l’activite physique. Les programmes d’entrainement en endurance semblent etre les mieux toleres, quelle que soit la maladie. Ils devraient constituer la base de tout programme de therapie par l’exercice, du fait de leurs effets benefiques contre les facteurs de risques generes par la sedentarite.Therapie par l’exercice et myopathies : realites et modalitesJULIEN VERNEY, LEONARD FEASSONpatients atteints de myopathies et de leur deconditionnement physique secondaire a la maladie. Ces dernieres annees, ce type d’exercice a prouve a la fois son innocuite et son efficacite dans le cadre de nombreuses maladies musculaires telles que les dystrophies (Olsen; Orngreen; Sveen, 2007; Sveen, 2008), les myopathies inflammatoires (Wiesinger) ou les myopathies metaboliques (Haller; Jeppesen). En effet, les diverses etudes n’ont montre ni modification clinique ni elevation significative du taux serique de Creatine Phosphokinase (reflet indirect de lesions du tissu musculaire) chez les patients soumis a un protocole d’entrainement en endurance. Il semble donc qu’un tel type d’entrainement ne represente qu’un danger negligeable. En ce qui concerne l’efficacite de ce type d’entrainement, son evaluation est necessairement multidimensionnelle. Dans la quasi-totalite des etudes, les tests physiologiques montrent une amelioration de la consommation maximale d’oxygene ainsi que de la force maximale isometrique ou dynamique du patient. Dans les myopathies metaboliques, une amelioration des activites enzymatiques oxydatives est egalement observee (Haller; Jeppesen). Le ressenti des patients est egalement une donnee tres importante a prendre en compte. Il peut etre evalue par l’utilisation de questionnaires ou d’echelles visuelles analogiques (EVA). Deux etudes recentes, l’une chez des patients atteints de dystrophie musculaire des ceintures (Sveen, 2007) et l’autre chez des patients presentant une dystrophie musculaire de Becker (Sveen, 2008) ont montre, outre une augmentation de la force musculaire et de l’endurance ressentie par les sujets, une amelioration de la distance de marche et donc de l’autonomie de ces patients. Cependant, sur le plan des activites physiques quotidiennes, les effets sont plus nuancesLes cahiers de myologiePHYSIOLOG]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[et dépendent des pathologies. Dans les dystrophies myotoniques (Orngreen) ou dans les dystrophies musculaires des ceintures (Sveen, 2007), la majorité des patients ne rapportent pas d’amélioration significative de leur niveau d’activité.Les cahiers de myologieEn revanche, une telle amélioration est rapportée par des patients atteints d’une dystrophie facioscapulo-humérale ou FSHD (Olsen) ou dans les myopathies mitochondriales (Jeppesen). On peut donc affirmer que l’entraînement en endurance, non seulement n’aggrave pas les symptômes, mais permet à coup sûr de générer des adaptations physiologiques positives (en particulier cardio-respiratoires). Il est en outre caractérisé par une très bonne compliance. Il est effectivement important de souligner que la plupart des études de bon niveau de preuve proposent des programmes d’entraînement suivis sur au moins trois mois avec une moyenne de 3 à 4 séances par semaine (soit l’observation d’une cinquantaine de séances). L’assiduité lors d’un tel programme (Sveen, 2008) est très importante, pour être efficace l’exercice doit être pratiqué de façon suivie. Chez un patient comme chez un sujet indemne de myopathie, quelques semaines sans exercice annulent rapidement les bénéfices obtenusL’entraînement en musculation L’entraînement en musculation, deuxième type d’entraînement possible, a pour but principal d’améliorer la force et, si possible, d’augmenter la masse musculaire lorsqu’une intensité suffisante (10-12 répétitions maximales ou RM) est utilisée. Ce mode d’entraînement repose par définition sur des séances d’exercice notablement plus courtes. Cela semble séduisant pour lutter contre l’amyotrophie générée par les maladies neuromusculaires. Malheureusement, les études contrôlées et/ou randomisées dans ce domaine sont rares. Si le choix des exercices est approprié au niveau de préservation des différents groupes de muscles, l’entraînement en musculation ne semble pas nocif pour le tissu musculaire. Cependant, les améliorations fonctionnelles ne sont pas systématiques et les évaluations sont rarement réalisées sur de longues périodes. Lors d’une étude chez des patients présentant une FSHD (van der Kooi), cinquante-deux semaines d’entraînement en musculation, ciblé sur certains muscles, ont permis une augmentation significative de la force maximale des fléchisseurs du coude. En revanche, dans le même temps, il était observé une baisse significative (identique au groupe contrôle) de la force maximale des releveurs du pied, probablement due au fait que ces muscles étaient davantage atteints par la maladie. Pour cette raison, l’entraînement en musculation, s’il est proposé, doit l’être à un stade le plus précoce possible de la maladie ou pour les groupes musculaires les plus préservés. De la même façon, chez des patients atteints de dystrophie myotonique (Lindeman), six mois d’entraînement à domicile n’ont pas amélioré significativement le couple maximal isométrique ou isocinétique des membres inférieurs, ni les performances sur des activités chronométrées telles que le lever d’une chaise ou la marche sur 50 m. Or, c’est une amélioration fonctionnelle transférable dans la vie quotidienne qui doit être l’objectif principal de l’entraînement. Afin de l’apprécier, des évaluationsN°1 OCTOBRE 2009© D.R.PHYSIOLOGIElors de l’entraînement (Jeppesen). Dans l’étude de Sveen portant sur l’effet d’un entraînement de trois mois dans la dystrophie musculaire de Becker, les six patients ayant poursuivi l’étude neuf mois de plus, à raison de 3 séances hebdomadaires, ont maintenu les bénéfices acquis lors de la période initiale comptant 5 séances hebdomadaires. Afin de développer la thérapie par l’exercice dans les années à venir, il sera donc important de proposer des entraînements faciles à superviser à distance et peu chronophages.]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[et dependent des pathologies. Dans les dystrophies myotoniques (Orngreen) ou dans les dystrophies musculaires des ceintures (Sveen, 2007), la majorite des patients ne rapportent pas d’amelioration significative de leur niveau d’activite.Les cahiers de myologieEn revanche, une telle amelioration est rapportee par des patients atteints d’une dystrophie facioscapulo-humerale ou FSHD (Olsen) ou dans les myopathies mitochondriales (Jeppesen). On peut donc affirmer que l’entrainement en endurance, non seulement n’aggrave pas les symptomes, mais permet a coup sur de generer des adaptations physiologiques positives (en particulier cardio-respiratoires). Il est en outre caracterise par une tres bonne compliance. Il est effectivement important de souligner que la plupart des etudes de bon niveau de preuve proposent des programmes d’entrainement suivis sur au moins trois mois avec une moyenne de 3 a 4 seances par semaine (soit l’observation d’une cinquantaine de seances). L’assiduite lors d’un tel programme (Sveen, 2008) est tres importante, pour etre efficace l’exercice doit etre pratique de facon suivie. Chez un patient comme chez un sujet indemne de myopathie, quelques semaines sans exercice annulent rapidement les benefices obtenusL’entrainement en musculation L’entrainement en musculation, deuxieme type d’entrainement possible, a pour but principal d’ameliorer la force et, si possible, d’augmenter la masse musculaire lorsqu’une intensite suffisante (10-12 repetitions maximales ou RM) est utilisee. Ce mode d’entrainement repose par definition sur des seances d’exercice notablement plus courtes. Cela semble seduisant pour lutter contre l’amyotrophie generee par les maladies neuromusculaires. Malheureusement, les etudes controlees et/ou randomisees dans ce domaine sont rares. Si le choix des exercices est approprie au niveau de preservation des differents groupes de muscles, l’entrainement en musculation ne semble pas nocif pour le tissu musculaire. Cependant, les ameliorations fonctionnelles ne sont pas systematiques et les evaluations sont rarement realisees sur de longues periodes. Lors d’une etude chez des patients presentant une FSHD (van der Kooi), cinquante-deux semaines d’entrainement en musculation, cible sur certains muscles, ont permis une augmentation significative de la force maximale des flechisseurs du coude. En revanche, dans le meme temps, il etait observe une baisse significative (identique au groupe controle) de la force maximale des releveurs du pied, probablement due au fait que ces muscles etaient davantage atteints par la maladie. Pour cette raison, l’entrainement en musculation, s’il est propose, doit l’etre a un stade le plus precoce possible de la maladie ou pour les groupes musculaires les plus preserves. De la meme facon, chez des patients atteints de dystrophie myotonique (Lindeman), six mois d’entrainement a domicile n’ont pas ameliore significativement le couple maximal isometrique ou isocinetique des membres inferieurs, ni les performances sur des activites chronometrees telles que le lever d’une chaise ou la marche sur 50 m. Or, c’est une amelioration fonctionnelle transferable dans la vie quotidienne qui doit etre l’objectif principal de l’entrainement. Afin de l’apprecier, des evaluationsN°1 OCTOBRE 2009© D.R.PHYSIOLOGIElors de l’entrainement (Jeppesen). Dans l’etude de Sveen portant sur l’effet d’un entrainement de trois mois dans la dystrophie musculaire de Becker, les six patients ayant poursuivi l’etude neuf mois de plus, a raison de 3 seances hebdomadaires, ont maintenu les benefices acquis lors de la periode initiale comptant 5 seances hebdomadaires. Afin de developper la therapie par l’exercice dans les annees a venir, il sera donc important de proposer des entrainements faciles a superviser a distance et peu chronophages.]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Pour en savoir plus : Féasson L. et al, Revue Neurologique, 3 août 2009, Epub ahead of print, accessible en ligne sur ScienceDirect.com14NOTEN°1 OCTOBRE 2009fonctionnelles devraient être proposées dans toutes les études à venir dans ce domaine. Néanmoins, il faut souligner qu’après la période d’entraînement, les patients de l’étude de Lindeman et al déclaraient se sentir mieux et être moins gênés par leur déficit musculaire. À défaut d’améliorer la force et la fonction de façon objective et quantifiable, l’entraînement en musculation peut donc présenter un intérêt psychologique se traduisant par une meilleure perception de la force et une amélioration du bien-être. L’effet de l’entraînement en musculation a également été évalué dans le cadre de myopathies mitochondriales (Murphy). Il a été montré, chez des patients atteints de délétions de l’ADN mitochondrial (ADNmt) que, contrairement aux fibres musculaires matures, le taux d’ADNmt muté était très faible, voire indétectable dans les cellules satellites. Or, l’entraînement en musculation est connu pour induire une activation et une prolifération des cellules satellites. Murphy et son équipe ont donc émis l’hypothèse que l’exercice en force pourrait constituer une stratégie de traitement physiologique visant à diminuer le taux d’hétéroplasmie chez les patients atteints de délétions de l’ADNmt. En réponse aux douze semaines d’entraînement en musculation, les patients de cette étude ont vu leur force maximale, leur pourcentage de cellules satellites et leur différence artério-veineuse maximale s’améliorer. Cependant, l’entraînement n’a pas permis de mettre en évidence une baisse significative du taux d’hétéroplasmie. De plus amples recherches modulant notamment le volume et l’intensité d’exercice, assorties d’une plus longue période d’entraînement, seraient donc souhaitables. En outre, les auteurs proposent de combiner l’entraînement en endurance et en musculation. Cette dernière suggestion rejoint les conclusions de la plus récente méta-analyse de la littérature faite sur le sujet « exercice et myopathies » (Cup). C’est effectivement la combinaison des deux types d’entraînement, en endurance et en force, qui offre chez des patients atteints de pathologies musculaires le meilleur niveau de preuve d’efficacité (stade II : probablement efficace). Mais là encore, de grandes disparités existent au sein des programmes d’exercices proposés, notamment en musculation (step versus musculation avec charge). Préconisations Compte tenu des études les plus récentes, si l’innocuité de l’entraînement dans les maladies neuromusculaires n’est plus à prouver, la littérature manque encore de recommandations précises sur les modalités d’entraînement les plus appropriéeset ce, pathologie par pathologie. Les programmes d’entraînement en endurance semblent être les mieux tolérés, quelle que soit la myopathie. Ils devraient constituer la base de tout programme de thérapie par l’exercice à cause de leurs effets bénéfiques contre les facteurs de risques générés par la sédentarité. Les avantages de l’entraînement en musculation utilisé seul sont un peu moins évidents. Cependant, l’absence d’altération de la membrane des cellules musculaires lors de protocoles d’entraînement en musculation, utilisant des intensités raisonnables (10 à 20 RM), peut permettre d’alterner au sein d’une séance d’entraînement des séquences d’endurance et de musculation. Cette alternance permet de rompre la monotonie pouvant être ressentie par les patients au cours de 30 à 45 minutes de pédalage par exemple. L’aspect ludique ou tout du moins varié est un facteur important à prendre en compte car il conditionnera en grande partie l’adhésion du patient au programme et son assiduité. En effet, les études scientifiques ont permis de prouver les effets à court et moyen terme, mais dans le cadre de l’activité physique, dès lors que le stimulus est supprimé, l’organisme se désadapte. L’objectif d’une thérapie par l’exercice consiste à modifier en profondeur le mode de vie de la personne et à introduire progressivement et de façon durable l’activité physique. Une telle modification des habitudes de vie (3 séances d’activité physique par semaine) passe obligatoirement par une adhésion totale du patient souhaitant une amélioration significative de sa qualité de vie avec le moins de désagrément possible. Les études rapportent que les meilleurs résultats à court terme sont obtenus par des entraînements supervisés. Au demeurant, il est important qu’après une éducation thérapeutique de quelques mois, le patient soit progressivement responsabilisé afin de trouver une autonomie dans sa pratique sportive. L’accompagnement par les acteurs médicaux et paramédicaux peut alors se restreindre à une supervision téléphonique mensuelle ou à l’observation du carnet d’entraînement lors des consultations.Cup E. H. et al, Arch Phys Med Rehabil, 2007, 88(11): 1452-64. Haller R. G. et al, Ann Neurol, 2006, 59(6): 922-8. INSERM (2008). In Expertise Alective, ed. INSERM. Paris. Jeppesen, T. D. et al, Brain, 2006, 129(12): 3402-12. Lindeman E. P. et al, Arch Phys Med Rehabil, 1995, 76(7): 612-20. Murphy J. L. et al, Brain, 2008, 131(11): 2832-40. Olsen D. B. et al, Neurology, 2005, 64(6): 1064-6. Orngreen M. C. et al, Ann Neurol, 2005, 57(5): 754-7. Sveen M. L. et al, Brain, 2008, 131(11): 2824-31. Sveen M. L. et al, Neurology, 2007, 68(1): 59-61. van der Kooi E. L. et al, Neurology, 2004, 63(4): 702-8. Wiesinger G. F. et al, Br J Rheumatol, 1998, 37(12): 1338-42.PHYSIOLOGIEREFERENCESLes cahiers de myolog]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Pour en savoir plus : Feasson L. et al, Revue Neurologique, 3 aout 2009, Epub ahead of print, accessible en ligne sur ScienceDirect.com14NOTEN°1 OCTOBRE 2009fonctionnelles devraient etre proposees dans toutes les etudes a venir dans ce domaine. Neanmoins, il faut souligner qu’apres la periode d’entrainement, les patients de l’etude de Lindeman et al declaraient se sentir mieux et etre moins genes par leur deficit musculaire. A defaut d’ameliorer la force et la fonction de facon objective et quantifiable, l’entrainement en musculation peut donc presenter un interet psychologique se traduisant par une meilleure perception de la force et une amelioration du bien-etre. L’effet de l’entrainement en musculation a egalement ete evalue dans le cadre de myopathies mitochondriales (Murphy). Il a ete montre, chez des patients atteints de deletions de l’ADN mitochondrial (ADNmt) que, contrairement aux fibres musculaires matures, le taux d’ADNmt mute etait tres faible, voire indetectable dans les cellules satellites. Or, l’entrainement en musculation est connu pour induire une activation et une proliferation des cellules satellites. Murphy et son equipe ont donc emis l’hypothese que l’exercice en force pourrait constituer une strategie de traitement physiologique visant a diminuer le taux d’heteroplasmie chez les patients atteints de deletions de l’ADNmt. En reponse aux douze semaines d’entrainement en musculation, les patients de cette etude ont vu leur force maximale, leur pourcentage de cellules satellites et leur difference arterio-veineuse maximale s’ameliorer. Cependant, l’entrainement n’a pas permis de mettre en evidence une baisse significative du taux d’heteroplasmie. De plus amples recherches modulant notamment le volume et l’intensite d’exercice, assorties d’une plus longue periode d’entrainement, seraient donc souhaitables. En outre, les auteurs proposent de combiner l’entrainement en endurance et en musculation. Cette derniere suggestion rejoint les conclusions de la plus recente meta-analyse de la litterature faite sur le sujet « exercice et myopathies » (Cup). C’est effectivement la combinaison des deux types d’entrainement, en endurance et en force, qui offre chez des patients atteints de pathologies musculaires le meilleur niveau de preuve d’efficacite (stade II : probablement efficace). Mais la encore, de grandes disparites existent au sein des programmes d’exercices proposes, notamment en musculation (step versus musculation avec charge). Preconisations Compte tenu des etudes les plus recentes, si l’innocuite de l’entrainement dans les maladies neuromusculaires n’est plus a prouver, la litterature manque encore de recommandations precises sur les modalites d’entrainement les plus approprieeset ce, pathologie par pathologie. Les programmes d’entrainement en endurance semblent etre les mieux toleres, quelle que soit la myopathie. Ils devraient constituer la base de tout programme de therapie par l’exercice a cause de leurs effets benefiques contre les facteurs de risques generes par la sedentarite. Les avantages de l’entrainement en musculation utilise seul sont un peu moins evidents. Cependant, l’absence d’alteration de la membrane des cellules musculaires lors de protocoles d’entrainement en musculation, utilisant des intensites raisonnables (10 a 20 RM), peut permettre d’alterner au sein d’une seance d’entrainement des sequences d’endurance et de musculation. Cette alternance permet de rompre la monotonie pouvant etre ressentie par les patients au cours de 30 a 45 minutes de pedalage par exemple. L’aspect ludique ou tout du moins varie est un facteur important a prendre en compte car il conditionnera en grande partie l’adhesion du patient au programme et son assiduite. En effet, les etudes scientifiques ont permis de prouver les effets a court et moyen terme, mais dans le cadre de l’activite physique, des lors que le stimulus est supprime, l’organisme se desadapte. L’objectif d’une therapie par l’exercice consiste a modifier en profondeur le mode de vie de la personne et a introduire progressivement et de facon durable l’activite physique. Une telle modification des habitudes de vie (3 seances d’activite physique par semaine) passe obligatoirement par une adhesion totale du patient souhaitant une amelioration significative de sa qualite de vie avec le moins de desagrement possible. Les etudes rapportent que les meilleurs resultats a court terme sont obtenus par des entrainements supervises. Au demeurant, il est important qu’apres une education therapeutique de quelques mois, le patient soit progressivement responsabilise afin de trouver une autonomie dans sa pratique sportive. L’accompagnement par les acteurs medicaux et paramedicaux peut alors se restreindre a une supervision telephonique mensuelle ou a l’observation du carnet d’entrainement lors des consultations.Cup E. H. et al, Arch Phys Med Rehabil, 2007, 88(11): 1452-64. Haller R. G. et al, Ann Neurol, 2006, 59(6): 922-8. INSERM (2008). In Expertise Alective, ed. INSERM. Paris. Jeppesen, T. D. et al, Brain, 2006, 129(12): 3402-12. Lindeman E. P. et al, Arch Phys Med Rehabil, 1995, 76(7): 612-20. Murphy J. L. et al, Brain, 2008, 131(11): 2832-40. Olsen D. B. et al, Neurology, 2005, 64(6): 1064-6. Orngreen M. C. et al, Ann Neurol, 2005, 57(5): 754-7. Sveen M. L. et al, Brain, 2008, 131(11): 2824-31. Sveen M. L. et al, Neurology, 2007, 68(1): 59-61. van der Kooi E. L. et al, Neurology, 2004, 63(4): 702-8. Wiesinger G. F. et al, Br J Rheumatol, 1998, 37(12): 1338-42.PHYSIOLOGIEREFERENCESLes cahiers de myolog]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Murielle Dunand Thierry Kuntzer Unité Nerf-Muscle, Service de Neurologie, CHU Vaudois, Lausanne, Suisse murielle.dunand@chuv.ch thierry.kuntzer@chuv.ch Jean-Marie Cuisset Pédiatre, Praticien hospitalier, Centre de Référence Neuromusculaire, CHU de Lille jm-cuisset@chru-lille.frRétractions des coudes et des poignets, station digitigrade. Amyotrophie axiale et appendiculaire. Le rachis raide n’apparaît pas ici.Les cahiers de myologieLe déficit ou l’absence d’expression de protéines de la matrice extracellulaire d’origine génétique sont à l’origine de myopathies. Ces dernières s’expriment cliniquement, en général, sous forme de dystrophie musculaire congénitale (DMC) : le début est néonatal ou infantile précoce, les CPK sont parfois élevées et la biopsie musculaire montre une fibrose interstitielle majeure et peu de nécrose-régénération. Néanmoins, d’autres myopathies résultant d’anomalies dans les gènes (COL6A1, COL6A2 et COL6A3) codant les chaînes a du collagène VI peuvent avoir un début plus tardif comme la myopathie de Bethlem (BM). La BM combine un déficit des ceintures et des rétractions distales. Le phénotype est habituellement peu sévère et peu évolutif. L’histologie musculaire est peu informative et le diagnostic positif passe par une biopsie cutanée. Décrites comme deux entités séparées, la BM et la dystrophie musculaire congénitale d’Ullrich ou UCMD (début précoce avec parésie et hypotonie, atteinte respiratoire, rétractions proximales et hyperlaxité distale) sont en fait alléliques et se situent aux extrêmités d’un continuum clinique. Ainsi, un phénotype intermédiaire peut être qualifié indifféremment de « Bethlem » sévère ou d’« Ullrich » modéré, comme dans la situation que nous rapportons.CAS CLINIQUELa myopathie de Bethlem (BM) et la dystrophie musculaire congénitale d’Ullrich (UCMD) résultent d’anomalies d’expression du collagène VI, protéine de la matrice extra-cellulaire. Classiquement présentées comme deux entités séparées, elles se situent en fait aux extrêmes d’un continuum clinique. Nous rapportons l’observation d’une patiente de 23 ans présentant, depuis l’enfance, un phénotype peu évolutif de parésie proximale avec rétractions et hyperlaxité distale. Les CPK sont normales. Le muscle est dystrophique avec un immunomarquage (IF) du collagène VI non informatif, ce dernier est pathologique sur les fibroblastes. La patiente est porteuse d’une mutation dominante de novo dans le gène COL6A2. Cette observation souligne la difficulté diagnostique et de dénomination d’un phénotype intermédiaire d’une myopathie liée à une anomalie d’expression du collagène VI.Diagnostic d’une myopathie à phénotype rétractile : la peau au secours du muscleMURIELLE DUNAND, THIERRY KUNTZER, JEAN-MARIE CUISSETObservation Une étudiante, âgée de 23 ans, est adressée pour un nouvel avis concernant une « dystrophie musculaire congénitale ». Les premiers troubles remontent à la naissance avec mise en évidence d’une luxation congénitale de hanche. La marche est acquise à un âge normal. Contrairement à ses sœurs, il lui est impossible de grimper sur les meubles et de courir. Dès l’âge de 10 ans, la démarche est dandinante avec impossibilité à se relever seule du sol, puis apparaît une difficulté à lever les bras. L’évolution est peu progressive. Par ailleurs, elle présente depuis l’enfance une hyperlaxité des doigts, un rachis raide, des rétractions des coudes et des chevilles, mais pas d’anomalie cutanée. Elle n’a aucun symptôme cardiaque ni respiratoire. L’examen clinique montre : - une parésie faciale discrète avec signe des cils. L’atteinte parétique des sterno-cléido-mastoïdiens et tronculaire est par contre sévère. Elle est modérée aux extrémités, proximo-distale mais à prédominance des ceintures et par ailleurs symétrique. On note une amyotrophie axiale et appendiculaire. - un rachis raide sans scoliose, des rétractions tendineuses prédominant aux coudes, aux poignets et aux chevilles. - une hyperlaxité distale des doigts. - les réflexes ostéo-tendineux sont tous abolis. Le signe de Gowers est patent. La démarche est digitigrade et dandinante. Les CPK sont normales. La lecture de deux biopsies musculaires, effectuées respectivement à l’âge deN°1 OCTOBRE 200915© CHUVCAS CLINIQ]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Murielle Dunand Thierry Kuntzer Unite Nerf-Muscle, Service de Neurologie, CHU Vaudois, Lausanne, Suisse murielle.dunand@chuv.ch thierry.kuntzer@chuv.ch Jean-Marie Cuisset Pediatre, Praticien hospitalier, Centre de Reference Neuromusculaire, CHU de Lille jm-cuisset@chru-lille.frRetractions des coudes et des poignets, station digitigrade. Amyotrophie axiale et appendiculaire. Le rachis raide n’apparait pas ici.Les cahiers de myologieLe deficit ou l’absence d’expression de proteines de la matrice extracellulaire d’origine genetique sont a l’origine de myopathies. Ces dernieres s’expriment cliniquement, en general, sous forme de dystrophie musculaire congenitale (DMC) : le debut est neonatal ou infantile precoce, les CPK sont parfois elevees et la biopsie musculaire montre une fibrose interstitielle majeure et peu de necrose-regeneration. Neanmoins, d’autres myopathies resultant d’anomalies dans les genes (COL6A1, COL6A2 et COL6A3) codant les chaines a du collagene VI peuvent avoir un debut plus tardif comme la myopathie de Bethlem (BM). La BM combine un deficit des ceintures et des retractions distales. Le phenotype est habituellement peu severe et peu evolutif. L’histologie musculaire est peu informative et le diagnostic positif passe par une biopsie cutanee. Decrites comme deux entites separees, la BM et la dystrophie musculaire congenitale d’Ullrich ou UCMD (debut precoce avec paresie et hypotonie, atteinte respiratoire, retractions proximales et hyperlaxite distale) sont en fait alleliques et se situent aux extremites d’un continuum clinique. Ainsi, un phenotype intermediaire peut etre qualifie indifferemment de « Bethlem » severe ou d’« Ullrich » modere, comme dans la situation que nous rapportons.CAS CLINIQUELa myopathie de Bethlem (BM) et la dystrophie musculaire congenitale d’Ullrich (UCMD) resultent d’anomalies d’expression du collagene VI, proteine de la matrice extra-cellulaire. Classiquement presentees comme deux entites separees, elles se situent en fait aux extremes d’un continuum clinique. Nous rapportons l’observation d’une patiente de 23 ans presentant, depuis l’enfance, un phenotype peu evolutif de paresie proximale avec retractions et hyperlaxite distale. Les CPK sont normales. Le muscle est dystrophique avec un immunomarquage (IF) du collagene VI non informatif, ce dernier est pathologique sur les fibroblastes. La patiente est porteuse d’une mutation dominante de novo dans le gene COL6A2. Cette observation souligne la difficulte diagnostique et de denomination d’un phenotype intermediaire d’une myopathie liee a une anomalie d’expression du collagene VI.Diagnostic d’une myopathie a phenotype retractile : la peau au secours du muscleMURIELLE DUNAND, THIERRY KUNTZER, JEAN-MARIE CUISSETObservation Une etudiante, agee de 23 ans, est adressee pour un nouvel avis concernant une « dystrophie musculaire congenitale ». Les premiers troubles remontent a la naissance avec mise en evidence d’une luxation congenitale de hanche. La marche est acquise a un age normal. Contrairement a ses sœurs, il lui est impossible de grimper sur les meubles et de courir. Des l’age de 10 ans, la demarche est dandinante avec impossibilite a se relever seule du sol, puis apparait une difficulte a lever les bras. L’evolution est peu progressive. Par ailleurs, elle presente depuis l’enfance une hyperlaxite des doigts, un rachis raide, des retractions des coudes et des chevilles, mais pas d’anomalie cutanee. Elle n’a aucun symptome cardiaque ni respiratoire. L’examen clinique montre : - une paresie faciale discrete avec signe des cils. L’atteinte paretique des sterno-cleido-mastoidiens et tronculaire est par contre severe. Elle est moderee aux extremites, proximo-distale mais a predominance des ceintures et par ailleurs symetrique. On note une amyotrophie axiale et appendiculaire. - un rachis raide sans scoliose, des retractions tendineuses predominant aux coudes, aux poignets et aux chevilles. - une hyperlaxite distale des doigts. - les reflexes osteo-tendineux sont tous abolis. Le signe de Gowers est patent. La demarche est digitigrade et dandinante. Les CPK sont normales. La lecture de deux biopsies musculaires, effectuees respectivement a l’age deN°1 OCTOBRE 200915© CHUVCAS CLINIQ]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[16N°1 OCTOBRE 2009Commentaire La BM s’exprime typiquement à la 1re ou 2e décennie et est qualifiée de « bénigne », même si la perte de la marche n’est pas inhabituelle en cours d’évolution. L’atteinte parétique prédomine en proximal, des rétractions distales peu évolutives complètent le tableau (Bethlem et al). Il n’y a pas de scoliose. L’association à une cardiomyopathie n’est pas décrite et les atteintes respiratoires sont rares. Néanmoins, le début peut être anténatal (diminution des mouvements fœtaux), néonatal (hypotonie, luxation congénitale de hanche ou torticolis), dans l’enfance (retard des acquisitions motrices, parésie et contractures) ou même se situer à l’âge adulte (parésie proximale et contractures des tendons d’Achille ou des fléchisseurs des doigts). Il peut, par conséquent, être difficile de différencier cliniquement à la naissance une BM d’une UCMD. La BM est allélique de l’UCMD; la transmission génétique de cette dernière est classiquement autosomique récessive, mais des mutations dominantes de novo sont de plus en plus fréquemment décrites. Sa présentation clinique est celle d’une myopathie congénitale sévère avec3 ans et 19 ans, est compatible avec un processus dystrophique. Le bilan cardiaque est normal, en dehors d’un bloc de branche droit incomplet. Il existe un syndrome pulmonaire restrictif sévère avec une capacité vitale forcée à 44% de la valeur prédite, la gazométrie étant normale. Devant ce tableau, le diagnostic de dystrophie musculaire soit congénitale soit progressive est évoqué. Le screening des gènes LMNA puis SEPN1 sont négatifs. Une nouvelle biopsie musculaire et une biopsie cutanée sont effectuées dans un même temps opératoire. L’immunomarquage (IF) du collagène VI est non informatif dans le muscle dystrophique; il montre, par contre, sur les fibroblastes cutanés en culture qu’aucune sécrétion de collagène VI n’est extériorisée, ce dernier étant retenu exclusivement en intra-cellulaire. La recherche de mutation dans les gènes codant les trois chaînes a (COL6A1/A2/A3) du collagène VI aboutit à une mutation hérérozygote faux-sens ponctuelle (p.Gly271Asp) dans le gène COL6A2. La mutation n’est pas retrouvée chez les parents. Le diagnostic est celui de dystrophie musculaire dominante liée à COL6A2 avec un phénotype intermédiaire entre l’UCMD et la BM.déficit axial et appendiculaire et rétractions proximales progressives associées à une hyperlaxité distale. L’atteinte diaphragmatique peut exister. Les CPK, tant dans la BM que dans l’UCMD, sont normales ou peu élevées. L’IF du collagène VI du muscle est habituellement normale dans la BM, alors qu’elle est souvent altérée dans l’UCMD. La prévalence de la BM est rare, mais certainement sous-estimée en raison de la difficulté diagnostique clinique (phénotype rétractile non spécifique) et histologique (mauvaise sensibilité des techniques immunohistochimiques habituelles) (Lampe et al). L’examen clef pour orienter le diagnostic est l’IF du collagène VI sur les fibroblastes, avec une valeur prédictive négative de 100% (Hicks et al). Notre cas, diagnostiqué grâce à cette technique, est une illustration parfaite de cette difficulté diagnostique. Il nous permet également de nous interroger sur la frontière entre phénotypes BM et UCMD. En effet, cette jeune patiente présente un phénotype d’expression précoce, relativement sévère mais peu évolutif et associé à une atteinte respiratoire. L’IF du collagène VI musculaire est normale alors que ses fibroblastes en culture ne sécrètent pas de collagène VI en extra-cellulaire. Finalement, elle est porteuse d’une mutation dominante de novo qui semble perturber de façon importante l’assemblage et la sécrétion du collagène VI.Bethlem J. et al, Brain, 1976, 99(1) : 91-100 Hicks D. et al, Neurology, 2008, 70(14) : 1192-99 Lampe A.K.et al, J Med Genet., 2005, 42(9) : 673-85CAS CLINIQUEREFERENCESCette observation relate une myopathie liée au COL6A2. Ses caractéristiques cliniques essentielles renvoient en partie au phénotype « Ullrich » et en partie au phénotype « Bethlem ». Une dénomination commune de « Myopathies liées à des anomalies du collagène VI » ou collagénopathies pourrait être proposée.© Valérie AllamandLes cahiers de myolog]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[16N°1 OCTOBRE 2009Commentaire La BM s’exprime typiquement a la 1re ou 2e decennie et est qualifiee de « benigne », meme si la perte de la marche n’est pas inhabituelle en cours d’evolution. L’atteinte paretique predomine en proximal, des retractions distales peu evolutives completent le tableau (Bethlem et al). Il n’y a pas de scoliose. L’association a une cardiomyopathie n’est pas decrite et les atteintes respiratoires sont rares. Neanmoins, le debut peut etre antenatal (diminution des mouvements fœtaux), neonatal (hypotonie, luxation congenitale de hanche ou torticolis), dans l’enfance (retard des acquisitions motrices, paresie et contractures) ou meme se situer a l’age adulte (paresie proximale et contractures des tendons d’Achille ou des flechisseurs des doigts). Il peut, par consequent, etre difficile de differencier cliniquement a la naissance une BM d’une UCMD. La BM est allelique de l’UCMD; la transmission genetique de cette derniere est classiquement autosomique recessive, mais des mutations dominantes de novo sont de plus en plus frequemment decrites. Sa presentation clinique est celle d’une myopathie congenitale severe avec3 ans et 19 ans, est compatible avec un processus dystrophique. Le bilan cardiaque est normal, en dehors d’un bloc de branche droit incomplet. Il existe un syndrome pulmonaire restrictif severe avec une capacite vitale forcee a 44% de la valeur predite, la gazometrie etant normale. Devant ce tableau, le diagnostic de dystrophie musculaire soit congenitale soit progressive est evoque. Le screening des genes LMNA puis SEPN1 sont negatifs. Une nouvelle biopsie musculaire et une biopsie cutanee sont effectuees dans un meme temps operatoire. L’immunomarquage (IF) du collagene VI est non informatif dans le muscle dystrophique; il montre, par contre, sur les fibroblastes cutanes en culture qu’aucune secretion de collagene VI n’est exteriorisee, ce dernier etant retenu exclusivement en intra-cellulaire. La recherche de mutation dans les genes codant les trois chaines a (COL6A1/A2/A3) du collagene VI aboutit a une mutation hererozygote faux-sens ponctuelle (p.Gly271Asp) dans le gene COL6A2. La mutation n’est pas retrouvee chez les parents. Le diagnostic est celui de dystrophie musculaire dominante liee a COL6A2 avec un phenotype intermediaire entre l’UCMD et la BM.deficit axial et appendiculaire et retractions proximales progressives associees a une hyperlaxite distale. L’atteinte diaphragmatique peut exister. Les CPK, tant dans la BM que dans l’UCMD, sont normales ou peu elevees. L’IF du collagene VI du muscle est habituellement normale dans la BM, alors qu’elle est souvent alteree dans l’UCMD. La prevalence de la BM est rare, mais certainement sous-estimee en raison de la difficulte diagnostique clinique (phenotype retractile non specifique) et histologique (mauvaise sensibilite des techniques immunohistochimiques habituelles) (Lampe et al). L’examen clef pour orienter le diagnostic est l’IF du collagene VI sur les fibroblastes, avec une valeur predictive negative de 100% (Hicks et al). Notre cas, diagnostique grace a cette technique, est une illustration parfaite de cette difficulte diagnostique. Il nous permet egalement de nous interroger sur la frontiere entre phenotypes BM et UCMD. En effet, cette jeune patiente presente un phenotype d’expression precoce, relativement severe mais peu evolutif et associe a une atteinte respiratoire. L’IF du collagene VI musculaire est normale alors que ses fibroblastes en culture ne secretent pas de collagene VI en extra-cellulaire. Finalement, elle est porteuse d’une mutation dominante de novo qui semble perturber de facon importante l’assemblage et la secretion du collagene VI.Bethlem J. et al, Brain, 1976, 99(1) : 91-100 Hicks D. et al, Neurology, 2008, 70(14) : 1192-99 Lampe A.K.et al, J Med Genet., 2005, 42(9) : 673-85CAS CLINIQUEREFERENCESCette observation relate une myopathie liee au COL6A2. Ses caracteristiques cliniques essentielles renvoient en partie au phenotype « Ullrich » et en partie au phenotype « Bethlem ». Une denomination commune de « Myopathies liees a des anomalies du collagene VI » ou collagenopathies pourrait etre proposee.© Valerie AllamandLes cahiers de myolog]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Dans la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), l’optimisation de la prise en charge globale des patients a permis d’allonger l’espérance de vie. LaPRISE EN CHARGEKARIM WAHBIKarim Wahbi Cardiologue, Institut de Myologie, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris karim.wahbi@psl.aphp.frLes cahiers de myologiegravité de l’atteinte cardiaque et son caractère quasi constant ont fait envisager le passage d’une logique de prise en charge curative (mise en route d’un traitement face à une atteinte cardiaque patente) à une logique de prévention. Cette dernière visant à anticiper la survenue des complications cardiaques. En attendant la concrétisation chez l’homme des études de thérapie génique et cellulaire, les traitements « classiques » de l’insuffisance cardiaque, inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) et© AFM/Roland BourguetPRISE EN CHARGEN°1 OCTOBRE 2009La protection cardiaque est plus que jamais une priorité dans la prise en charge des patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne. Une majorité de patients est, un jour ou l’autre, concernée par l’apparition d’une cardiomyopathie dilatée et d’une insuffisance cardiaque avec un retentissement important sur la qualité de vie et le pronostic vital. Actuellement, les thérapeutiques pharmacologiques conventionnelles restent le traitement de référence pour la protection cardiaque.Protection cardiaque, une priorité dans la dystrophie musculaire de Duchenne/BeckerEfficacité du périndopril en prévention Une première étude validant le concept de traitement préventif a été menée, en France, à l’initiative du Pr Duboc. Cette étude randomisée a inclus des enfants atteints de DMD ayant une fonction cardiaque normale. Elle a montré que l’administration systématique, à partir de l’âge de 10 ans, d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC), le périndopril, réduisait le nombre de cas de dysfonction ventriculaire gauche à 5 ans et la mortalité totale à 10 ans. Ces résultats sont d’autant plus significatifs que la comparaison entre le groupe d’enfants recevant du périndopril et celui recevant du placebo n’a été effectuée que sur une période de 3 ans. A la fin de cette période, le principe actif (périndopril) a été administré à tous les enfants. La prescription systématique de ce traitement, à partir de l’âge de 10 ans, a ainsi été généralisée. Comment expliquer un tel bénéfice sur la mortalité totale ? Uniquement par l’effet protecteur myocardique ? Les données de l’étude ne permettent pas de répondre formellement à cette question : le critère d’évaluation à 10 ans étant la mortalité totale, les paramètres cardiaques et respiratoires n’étaient pas disponibles pour tous les patients. Cependant, certaines données suggèrent un effet protecteur des IEC également sur la fonction respiratoire. Une étude, publiée dans Nature Medicine, a montré, chez la souris mdx, un effet délétère de la voie du TGF-bêta (Transforming Growth Factor-bêta) sur les capacités de régénération des cellules musculaires satellites. Elle a, en outre, mis en évidence un effet bénéfique lié à l’administration d’un traitement par AT1 bloqueurs (bloqueurs des récepteurs AT1bêta-bloquants, pourraient occuper une place croissante en tant que traitement préventif de la cardiomyopathie dilatée dans la dystrophie musculaire de Duchenne.]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Dans la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), l’optimisation de la prise en charge globale des patients a permis d’allonger l’esperance de vie. LaPRISE EN CHARGEKARIM WAHBIKarim Wahbi Cardiologue, Institut de Myologie, Hopital Pitie-Salpetriere, Paris karim.wahbi@psl.aphp.frLes cahiers de myologiegravite de l’atteinte cardiaque et son caractere quasi constant ont fait envisager le passage d’une logique de prise en charge curative (mise en route d’un traitement face a une atteinte cardiaque patente) a une logique de prevention. Cette derniere visant a anticiper la survenue des complications cardiaques. En attendant la concretisation chez l’homme des etudes de therapie genique et cellulaire, les traitements « classiques » de l’insuffisance cardiaque, inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) et© AFM/Roland BourguetPRISE EN CHARGEN°1 OCTOBRE 2009La protection cardiaque est plus que jamais une priorite dans la prise en charge des patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne. Une majorite de patients est, un jour ou l’autre, concernee par l’apparition d’une cardiomyopathie dilatee et d’une insuffisance cardiaque avec un retentissement important sur la qualite de vie et le pronostic vital. Actuellement, les therapeutiques pharmacologiques conventionnelles restent le traitement de reference pour la protection cardiaque.Protection cardiaque, une priorite dans la dystrophie musculaire de Duchenne/BeckerEfficacite du perindopril en prevention Une premiere etude validant le concept de traitement preventif a ete menee, en France, a l’initiative du Pr Duboc. Cette etude randomisee a inclus des enfants atteints de DMD ayant une fonction cardiaque normale. Elle a montre que l’administration systematique, a partir de l’age de 10 ans, d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC), le perindopril, reduisait le nombre de cas de dysfonction ventriculaire gauche a 5 ans et la mortalite totale a 10 ans. Ces resultats sont d’autant plus significatifs que la comparaison entre le groupe d’enfants recevant du perindopril et celui recevant du placebo n’a ete effectuee que sur une periode de 3 ans. A la fin de cette periode, le principe actif (perindopril) a ete administre a tous les enfants. La prescription systematique de ce traitement, a partir de l’age de 10 ans, a ainsi ete generalisee. Comment expliquer un tel benefice sur la mortalite totale ? Uniquement par l’effet protecteur myocardique ? Les donnees de l’etude ne permettent pas de repondre formellement a cette question : le critere d’evaluation a 10 ans etant la mortalite totale, les parametres cardiaques et respiratoires n’etaient pas disponibles pour tous les patients. Cependant, certaines donnees suggerent un effet protecteur des IEC egalement sur la fonction respiratoire. Une etude, publiee dans Nature Medicine, a montre, chez la souris mdx, un effet deletere de la voie du TGF-beta (Transforming Growth Factor-beta) sur les capacites de regeneration des cellules musculaires satellites. Elle a, en outre, mis en evidence un effet benefique lie a l’administration d’un traitement par AT1 bloqueurs (bloqueurs des recepteurs AT1beta-bloquants, pourraient occuper une place croissante en tant que traitement preventif de la cardiomyopathie dilatee dans la dystrophie musculaire de Duchenne.]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[18de l’angiotensine II). Cet inhibiteur du système rénine-angiotensine, comme le périndopril, pourrait prévenir l’apparition de fibrose musculaire en bloquant la voie du TGF-bêta. Plusieurs études ont été menées chez des modèles animaux de cardiomyopathie avec insuffisance cardiaque, puis chez l’homme. Elles ont mis en évidence l’effet délétère d’une altération primitive de la fonction cardiaque sur les muscles périphériques, notamment respiratoires. Par ailleurs, chez des patients en insuffisance cardiaque, un traitement par périndopril a montré un bénéfice sur la fonction diaphragmatique. L’administration d’IEC pourrait donc inhiber, à un stade précoce, certains processus pathologiques au niveau musculaire cardiaque et périphérique. Une étude française, en cours, a pour objectif d’évaluer, chez des enfants âgés de 4 à 7 ans, l’efficacité du périndopril sur la fonction musculaire périphérique à 2 ans et accessoirement sur le cœur. Cette étude multicentrique, coordonnée par le Dr I. Desguerre, est réalisée en collaboration avec les équipes cardiologiques de l’hôpital Cochin et de l’Institut de Myologie (hôpital de la Pitié-Salpêtrière). Les principaux critères d’évaluation sont : la protection du muscle squelettique estimée par la mesure de la capacité fonctionnelle des enfants (test de marche de 6 minutes) ; la fibrose musculaire étudiée sur biopsie et par IRM. Sont également pris en compte des marqueurs précoces d’atteinte cardiaque détectés à l’IRM et à l’échographie selon une technique permettant l’analyse de la déformation du myocarde (imagerie de déformation myocardique). A l’étude, ß-bloquants et IEC associés Une autre option pour prévenir l’apparition d’une cardiopathie pourrait être, non pas de débuter plus tôt le traitement mais de le renforcer. Les bêta-bloquants sont, avec les IEC, les produits ayant montré le bénéfice le plus important pour réduire la morbi-mortalité chez des patients eninsuffisance cardiaque. Ils ont par ailleurs montré des résultats encourageants dans l’insuffisance cardiaque patente compliquant la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), avec un bon profil de sécurité. Enfin, l’état d’« hyperadrénergie » associé à la DMD, se traduisant par une tachycardie sinusale quasi constante, pourrait avoir des effets délétères à long terme sur la fonction cardiaque. Ces arguments ont conduit à initier, en France, un essai randomisé multicentrique visant à évaluer l’efficacité d’un bêta-bloquant, le nebivolol, associé à un IEC, ce traitement étant administré en prévention dès l’âge de 10 ans. Le critère principal d’évaluation est la fraction d’éjection ventriculaire gauche à 5 ans. La première inclusion est prévue dans les mois à venir. A propos des corticoïdes Quant à l’effet « protecteur » cardiaque des corticoïdes, la question n’est pas tranchée. Plusieurs études cliniques rétrospectives suggèrent qu’ils pourraient permettre une amélioration de la fraction d’éjection ventriculaire gauche et une diminution du nombre de cardiomyopathies dilatées. Au demeurant, ce traitement n’apporte pas de bénéfice chez les patients adultes atteints d’insuffisance cardiaque, contrairement aux IEC et aux bêta-bloquants. Par ailleurs, chez la souris mdx et le hamster syrien, il a été observé un risque accru d’apparition d’une fibrose myocardique sous corticoïdes, alors que les IEC apportent un bénéfice pour ce même critère morphologique. On ne dispose pas d’études chez les gros animaux. Les corticoïdes ne doivent donc pas être considérés comme un traitement cardioprotecteur spécifique. Leur prescription ne doit être envisagée qu’en association au traitement par IEC.Cohn R. D. et al, Nature Medicine, 2007, 2(13) : 204-10 Duboc D. et al, Am Heart J, 2007, 154(3) : 596-602 Duboc D. et al, J Am Coll Cardiol, 2005, 45(6) : 855-7PRISE EN CHARGEN°1 OCTOBRE 2009REFERENCESLes cahiers de myolog]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[18de l’angiotensine II). Cet inhibiteur du systeme renine-angiotensine, comme le perindopril, pourrait prevenir l’apparition de fibrose musculaire en bloquant la voie du TGF-beta. Plusieurs etudes ont ete menees chez des modeles animaux de cardiomyopathie avec insuffisance cardiaque, puis chez l’homme. Elles ont mis en evidence l’effet deletere d’une alteration primitive de la fonction cardiaque sur les muscles peripheriques, notamment respiratoires. Par ailleurs, chez des patients en insuffisance cardiaque, un traitement par perindopril a montre un benefice sur la fonction diaphragmatique. L’administration d’IEC pourrait donc inhiber, a un stade precoce, certains processus pathologiques au niveau musculaire cardiaque et peripherique. Une etude francaise, en cours, a pour objectif d’evaluer, chez des enfants ages de 4 a 7 ans, l’efficacite du perindopril sur la fonction musculaire peripherique a 2 ans et accessoirement sur le cœur. Cette etude multicentrique, coordonnee par le Dr I. Desguerre, est realisee en collaboration avec les equipes cardiologiques de l’hopital Cochin et de l’Institut de Myologie (hopital de la Pitie-Salpetriere). Les principaux criteres d’evaluation sont : la protection du muscle squelettique estimee par la mesure de la capacite fonctionnelle des enfants (test de marche de 6 minutes) ; la fibrose musculaire etudiee sur biopsie et par IRM. Sont egalement pris en compte des marqueurs precoces d’atteinte cardiaque detectes a l’IRM et a l’echographie selon une technique permettant l’analyse de la deformation du myocarde (imagerie de deformation myocardique). A l’etude, ß-bloquants et IEC associes Une autre option pour prevenir l’apparition d’une cardiopathie pourrait etre, non pas de debuter plus tot le traitement mais de le renforcer. Les beta-bloquants sont, avec les IEC, les produits ayant montre le benefice le plus important pour reduire la morbi-mortalite chez des patients eninsuffisance cardiaque. Ils ont par ailleurs montre des resultats encourageants dans l’insuffisance cardiaque patente compliquant la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), avec un bon profil de securite. Enfin, l’etat d’« hyperadrenergie » associe a la DMD, se traduisant par une tachycardie sinusale quasi constante, pourrait avoir des effets deleteres a long terme sur la fonction cardiaque. Ces arguments ont conduit a initier, en France, un essai randomise multicentrique visant a evaluer l’efficacite d’un beta-bloquant, le nebivolol, associe a un IEC, ce traitement etant administre en prevention des l’age de 10 ans. Le critere principal d’evaluation est la fraction d’ejection ventriculaire gauche a 5 ans. La premiere inclusion est prevue dans les mois a venir. A propos des corticoides Quant a l’effet « protecteur » cardiaque des corticoides, la question n’est pas tranchee. Plusieurs etudes cliniques retrospectives suggerent qu’ils pourraient permettre une amelioration de la fraction d’ejection ventriculaire gauche et une diminution du nombre de cardiomyopathies dilatees. Au demeurant, ce traitement n’apporte pas de benefice chez les patients adultes atteints d’insuffisance cardiaque, contrairement aux IEC et aux beta-bloquants. Par ailleurs, chez la souris mdx et le hamster syrien, il a ete observe un risque accru d’apparition d’une fibrose myocardique sous corticoides, alors que les IEC apportent un benefice pour ce meme critere morphologique. On ne dispose pas d’etudes chez les gros animaux. Les corticoides ne doivent donc pas etre consideres comme un traitement cardioprotecteur specifique. Leur prescription ne doit etre envisagee qu’en association au traitement par IEC.Cohn R. D. et al, Nature Medicine, 2007, 2(13) : 204-10 Duboc D. et al, Am Heart J, 2007, 154(3) : 596-602 Duboc D. et al, J Am Coll Cardiol, 2005, 45(6) : 855-7PRISE EN CHARGEN°1 OCTOBRE 2009REFERENCESLes cahiers de myolog]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Sonde de gastrostomie immédiatement après mise en place percutanée endoscopique.Les cahiers de myologieLéonie Martigne Frédéric Gottrand Service de Gastroentérologie, Hépatologie et Nutrition Pédiatriques, Hôpital Jeanne de Flandre, CHRU de Lille et Faculté de Médecine, Université Lille 2 leonie.martigne@ chru-lille.fr fgottrand@chru-lille.frTechniques de réalisation et évolution La technique de mise en place de la gastrostomie varie selon l’expérience de chaque centre et l’état clinique du patient (respiratoire, cardiaque et orthopédique). La technique perendoscopique percutanée présente l’avantage d’être rapide et peu invasive, mais nécessite une anesthésie générale. La réalisation de l’endoscopie digestive haute peut être rendue ardue par une déformation scoliotique majeure ou une hyperlordose cervicale, avec un passage difficile de la bouche oesophagienne. L’obtention d’uneBien qu’aucune étude ne l’ait démontré, la dénutrition est très probablement un facteur pronostique péjoratif dans la DMD. Lorsque les troubles de déglutition rendent l’alimentation orale difficile voire dangereuse (risque de pneumopathie d’inhalation) ou qu’une dénutrition persiste malgré l’emploi de compléments caloriques oraux, il devient nécessaire d’envisager une nutrition entérale. Elle peut se faire soit par sonde naso-gastrique ou par gastrostomie. Cette dernière est actuellement la voie à privilégier, en raison d’une excellente tolérance chez les malades neuromusculaires et de sa facilité d’utilisation pendant des périodes prolongées, notamment à domicile. Une étude rétrospective, multicentrique incluant 25 patients atteints de DMD chez lesquels avait été posée une gastrostomie entre 1997 et 2007, a été menée par une équipe française. La médiane d’âge de réalisation de la gastrostomie était de 23 ans, reflétant l’apparition souvent tardive de la dénutrition et de la nécessité du recours à la nutrition entérale.PRISE EN CHARGENutrition entérale par gastrostomie dans la dystrophie musculaire de DuchenneLÉONIE MARTIGNE, FRÉDÉRIC GOTTRANDtransillumination correcte est parfois difficile chez des patients scoliotiques dont l’estomac peut se projeter en regard du gril costal, rendant impossible la mise en place de la sonde de gastrostomie. La technique chirurgicale nécessite elle aussi une anesthésie générale, contrairement à la technique percutanée radiologique où l’ingestion de produit radio-opaque permet le repérage des structures digestives et la mise en place sous simple sédation et anesthésie locale d’une gastrostomie avec contrôle radioscopique. La nutrition entérale par gastrostomie a un effet initialement positif chez les patients atteints de DMD. Cependant, le rattrapage pondéral après la gastrostomie n’apparaît pas complet, d’autant que la prise pondérale semble s’estomper avec le temps.N°1 OCTOBRE 2009Complications immédiates Au cours du premier mois, des nausées et des vomissements peuvent survenir au début de l’utilisation de la gastrostomie. Ils nécessitent l’adaptation du débit d’administration du soluté de nutrition entérale et sont souvent transitoires. Un pneumopéritoine, d’évolution le plus souvent spontanément favorable, peut se rencontrer dans les suites immédiates de la pose de gastrostomie : il se résorbe habituellement après traitement symptomatique par antalgiques intraveineux, mais peut avoir un retentissement respiratoire initial lié en partie à l’inhibition respiratoire causée par la douleur. Des douleurs abdominales immédiates sont décrites dans un tiers des cas : elles peuvent être liées à un pneumopéritoine, à un iléus, à un abcès pariétal, àLa gastrostomie d’alimentation est source de peu de complications sévères dans la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). Elle n’occasionne aucune mortalité et permet un rattrapage pondéral, au demeurant partiel et semblant se ralentir au cours du temps. Elle ne limite pas les possibilités d’alimentation orale, sauf quand l’indication de gastrostomie est posée en raison de troubles de déglutition majeurs.19© D.R.PRISE EN CHAR]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Sonde de gastrostomie immediatement apres mise en place percutanee endoscopique.Les cahiers de myologieLeonie Martigne Frederic Gottrand Service de Gastroenterologie, Hepatologie et Nutrition Pediatriques, Hopital Jeanne de Flandre, CHRU de Lille et Faculte de Medecine, Universite Lille 2 leonie.martigne@ chru-lille.fr fgottrand@chru-lille.frTechniques de realisation et evolution La technique de mise en place de la gastrostomie varie selon l’experience de chaque centre et l’etat clinique du patient (respiratoire, cardiaque et orthopedique). La technique perendoscopique percutanee presente l’avantage d’etre rapide et peu invasive, mais necessite une anesthesie generale. La realisation de l’endoscopie digestive haute peut etre rendue ardue par une deformation scoliotique majeure ou une hyperlordose cervicale, avec un passage difficile de la bouche oesophagienne. L’obtention d’uneBien qu’aucune etude ne l’ait demontre, la denutrition est tres probablement un facteur pronostique pejoratif dans la DMD. Lorsque les troubles de deglutition rendent l’alimentation orale difficile voire dangereuse (risque de pneumopathie d’inhalation) ou qu’une denutrition persiste malgre l’emploi de complements caloriques oraux, il devient necessaire d’envisager une nutrition enterale. Elle peut se faire soit par sonde naso-gastrique ou par gastrostomie. Cette derniere est actuellement la voie a privilegier, en raison d’une excellente tolerance chez les malades neuromusculaires et de sa facilite d’utilisation pendant des periodes prolongees, notamment a domicile. Une etude retrospective, multicentrique incluant 25 patients atteints de DMD chez lesquels avait ete posee une gastrostomie entre 1997 et 2007, a ete menee par une equipe francaise. La mediane d’age de realisation de la gastrostomie etait de 23 ans, refletant l’apparition souvent tardive de la denutrition et de la necessite du recours a la nutrition enterale.PRISE EN CHARGENutrition enterale par gastrostomie dans la dystrophie musculaire de DuchenneLEONIE MARTIGNE, FREDERIC GOTTRANDtransillumination correcte est parfois difficile chez des patients scoliotiques dont l’estomac peut se projeter en regard du gril costal, rendant impossible la mise en place de la sonde de gastrostomie. La technique chirurgicale necessite elle aussi une anesthesie generale, contrairement a la technique percutanee radiologique ou l’ingestion de produit radio-opaque permet le reperage des structures digestives et la mise en place sous simple sedation et anesthesie locale d’une gastrostomie avec controle radioscopique. La nutrition enterale par gastrostomie a un effet initialement positif chez les patients atteints de DMD. Cependant, le rattrapage ponderal apres la gastrostomie n’apparait pas complet, d’autant que la prise ponderale semble s’estomper avec le temps.N°1 OCTOBRE 2009Complications immediates Au cours du premier mois, des nausees et des vomissements peuvent survenir au debut de l’utilisation de la gastrostomie. Ils necessitent l’adaptation du debit d’administration du solute de nutrition enterale et sont souvent transitoires. Un pneumoperitoine, d’evolution le plus souvent spontanement favorable, peut se rencontrer dans les suites immediates de la pose de gastrostomie : il se resorbe habituellement apres traitement symptomatique par antalgiques intraveineux, mais peut avoir un retentissement respiratoire initial lie en partie a l’inhibition respiratoire causee par la douleur. Des douleurs abdominales immediates sont decrites dans un tiers des cas : elles peuvent etre liees a un pneumoperitoine, a un ileus, a un abces parietal, aLa gastrostomie d’alimentation est source de peu de complications severes dans la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). Elle n’occasionne aucune mortalite et permet un rattrapage ponderal, au demeurant partiel et semblant se ralentir au cours du temps. Elle ne limite pas les possibilites d’alimentation orale, sauf quand l’indication de gastrostomie est posee en raison de troubles de deglutition majeurs.19© D.R.PRISE EN CHAR]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[20N°1 OCTOBRE 2009Bouton de gastrostomie.Complications à moyen et court terme Entre un mois et un an, un bourgeon de muqueuse gastrique peut apparaître au niveau de l’orifice cutané : il s’agit d’une zone d’hétérotopie gastrique, attribuée par certains à la technique de type « pull » (traction de la sonde dans le sens endogastrique vers l’extérieur) lors de la pose de gastrostomie percutanée endoscopique. L’épaisseur de la paroi abdominale peut changer chez un patient, en fonction des variations pondérales, nécessitant un changement de bouton de gastrostomie dont il faut adapter la longueur selon l’épaisseur de la paroi abdominale. Après un an, les vomissements sont rares : ils peuvent être rencontrés en cas d’association concomitante de la nutrition entérale nocturne et de la ventilation non invasive, dans un contexte de constipation chronique. Des bourgeons de muqueuse gastrique au niveau de l’orifice cutané peuvent être observés. Ils peuvent bénéficier de l’application de nitrate d’argent mais récidivent fréquemment, pouvant occasionner suintements et saignements locaux. Des fuites et/ou suintements au niveau de l’orifice de gastrostomie peuvent survenir en raison : d’une détérioration de la sonde lorsque celle-ci est conservée longtemps (jusqu’à 2 ans), d’un bouton dePRISE EN CHARGEune mauvaise tolérance initiale du débit de nutrition entérale ou à d’autres causes (constipation chronique avec fécalome…). Le risque de pneumopathie est rare et lié à celui d’inhalation sur reflux gastrooesophagien ou vomissement (surtout chez les patients présentant déjà des troubles de déglutition) ; il est probablement plus fréquent chez les patients atteints de DMD chez qui des troubles de déglutition et des fausses routes sont plus fréquentes. Un abcès de paroi peut survenir, d’autant que le risque infectieux est majoré par une dénutrition importante ; il est traité par antibiothérapie orale et/ou par soins locaux antiseptiques.gastrostomie devenu trop long, d’un ballonnet poreux et dégonflé au terme d’une longue utilisation. Une migration (pariétale ou duodénale) de la sonde de gastrostomie peut survenir lorsque celle-ci est conservée à long terme, motivant alors la mise en place d’un bouton de gastrostomie. Une migration duodénale de l’extrémité de la sonde peut occasionner un conflit mécanique source d’ulcère bulbaire dont le saignement peut amener à réaliser une fibroscopie digestive haute. Une extrusion accidentelle de sonde de gastrostomie peut survenir lors d’un changement de position ou d’une mobilisation par une tierce personne, particulièrement en cas de sonde ancienne. Certaines complications semblent particulières à ces patients à l’équilibre respiratoire souvent précaire : la survenue d’inhalations au début de la nutrition entérale ou au décours immédiat d’une anesthésie générale peut avoir des conséquences sévères et conduire à la nécessité d’une prise en charge en service de réanimation. La survenue d’un pneumopéritoine peut également faire décompenser la pathologie respiratoire sous-jacente. RÉFÉRENCESDaveluy W. et al, Clin Nutr, 2005, 24(1) : 48-54 Daveluy W. et al, J Pediatr Gastroenterol Nutr, 2006, 43(2) : 240-4 Gottrand F., Arch Pediatr, 1995, 2(5) : 481-2 Gottrand F. et al, Traité de Nutrition artificielle de l’adulte, Springer Verlag, Paris, 2006 : 1041-51 Ramelli G.P. et al, Dev Med Child Neurol, 2007, 49(5) : 367-71 Segal D. et al, J Pediatr Gastroenterol Nutr, 2001, 33(4) : 495-500 Seguy D. et al, J Parenter Enteral Nutr, 2002, 26(5) : 298-304 Tilton A.H. et al, Semin Pediatr Neurol, 1998, 5(2) : 106-15 Willig T.N. et al, Semin Neurol, 1995, 15(1) : 18-23Gastrostomie et dépendance ventilatoire La majorité des gastrostomies de l’étude rétrospective française était posée après le début de l’assistance ventilatoire. Cela semble signifier que la dégradation respiratoire précédait la dégradation nutritionnelle. Cette chronologie peut résulter de plusieurs attitudes : la gastrostomie pourrait être considérée par le médecin comme plus invasive que le début d’une ventilation non invasive. Il pourrait également avoir fait le choix de débuter une technique d’assistance respiratoire en émettant l’hypothèse que l‘assistance respiratoire permette au patient de reprendre du poids en consacrant moins d’énergie aux dépenses respiratoires. Il semble, de surcroît, que les contraintes imposées, à domicile, pour suppléer deux défaillances (digestive et respiratoire) sont difficiles à accepter pour des patients déjà souvent très dépendants.Les cahiers de myologie© D.]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[20N°1 OCTOBRE 2009Bouton de gastrostomie.Complications a moyen et court terme Entre un mois et un an, un bourgeon de muqueuse gastrique peut apparaitre au niveau de l’orifice cutane : il s’agit d’une zone d’heterotopie gastrique, attribuee par certains a la technique de type « pull » (traction de la sonde dans le sens endogastrique vers l’exterieur) lors de la pose de gastrostomie percutanee endoscopique. L’epaisseur de la paroi abdominale peut changer chez un patient, en fonction des variations ponderales, necessitant un changement de bouton de gastrostomie dont il faut adapter la longueur selon l’epaisseur de la paroi abdominale. Apres un an, les vomissements sont rares : ils peuvent etre rencontres en cas d’association concomitante de la nutrition enterale nocturne et de la ventilation non invasive, dans un contexte de constipation chronique. Des bourgeons de muqueuse gastrique au niveau de l’orifice cutane peuvent etre observes. Ils peuvent beneficier de l’application de nitrate d’argent mais recidivent frequemment, pouvant occasionner suintements et saignements locaux. Des fuites et/ou suintements au niveau de l’orifice de gastrostomie peuvent survenir en raison : d’une deterioration de la sonde lorsque celle-ci est conservee longtemps (jusqu’a 2 ans), d’un bouton dePRISE EN CHARGEune mauvaise tolerance initiale du debit de nutrition enterale ou a d’autres causes (constipation chronique avec fecalome…). Le risque de pneumopathie est rare et lie a celui d’inhalation sur reflux gastrooesophagien ou vomissement (surtout chez les patients presentant deja des troubles de deglutition) ; il est probablement plus frequent chez les patients atteints de DMD chez qui des troubles de deglutition et des fausses routes sont plus frequentes. Un abces de paroi peut survenir, d’autant que le risque infectieux est majore par une denutrition importante ; il est traite par antibiotherapie orale et/ou par soins locaux antiseptiques.gastrostomie devenu trop long, d’un ballonnet poreux et degonfle au terme d’une longue utilisation. Une migration (parietale ou duodenale) de la sonde de gastrostomie peut survenir lorsque celle-ci est conservee a long terme, motivant alors la mise en place d’un bouton de gastrostomie. Une migration duodenale de l’extremite de la sonde peut occasionner un conflit mecanique source d’ulcere bulbaire dont le saignement peut amener a realiser une fibroscopie digestive haute. Une extrusion accidentelle de sonde de gastrostomie peut survenir lors d’un changement de position ou d’une mobilisation par une tierce personne, particulierement en cas de sonde ancienne. Certaines complications semblent particulieres a ces patients a l’equilibre respiratoire souvent precaire : la survenue d’inhalations au debut de la nutrition enterale ou au decours immediat d’une anesthesie generale peut avoir des consequences severes et conduire a la necessite d’une prise en charge en service de reanimation. La survenue d’un pneumoperitoine peut egalement faire decompenser la pathologie respiratoire sous-jacente. REFERENCESDaveluy W. et al, Clin Nutr, 2005, 24(1) : 48-54 Daveluy W. et al, J Pediatr Gastroenterol Nutr, 2006, 43(2) : 240-4 Gottrand F., Arch Pediatr, 1995, 2(5) : 481-2 Gottrand F. et al, Traite de Nutrition artificielle de l’adulte, Springer Verlag, Paris, 2006 : 1041-51 Ramelli G.P. et al, Dev Med Child Neurol, 2007, 49(5) : 367-71 Segal D. et al, J Pediatr Gastroenterol Nutr, 2001, 33(4) : 495-500 Seguy D. et al, J Parenter Enteral Nutr, 2002, 26(5) : 298-304 Tilton A.H. et al, Semin Pediatr Neurol, 1998, 5(2) : 106-15 Willig T.N. et al, Semin Neurol, 1995, 15(1) : 18-23Gastrostomie et dependance ventilatoire La majorite des gastrostomies de l’etude retrospective francaise etait posee apres le debut de l’assistance ventilatoire. Cela semble signifier que la degradation respiratoire precedait la degradation nutritionnelle. Cette chronologie peut resulter de plusieurs attitudes : la gastrostomie pourrait etre consideree par le medecin comme plus invasive que le debut d’une ventilation non invasive. Il pourrait egalement avoir fait le choix de debuter une technique d’assistance respiratoire en emettant l’hypothese que l‘assistance respiratoire permette au patient de reprendre du poids en consacrant moins d’energie aux depenses respiratoires. Il semble, de surcroit, que les contraintes imposees, a domicile, pour suppleer deux defaillances (digestive et respiratoire) sont difficiles a accepter pour des patients deja souvent tres dependants.Les cahiers de myologie© D.]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[PRISE EN CHARGELes cahiers de myologieNadine Pellegrini Médecin MPR Hôpital R. Poincaré, Garches nadine.pellegrini@ wanadoo.fr Sébastien Bouché Ergothérapeute Fondation Garches• Les fauteuils démontables sans outil (1re catégorie) peuvent éventuellement être mis en voiture en démontant la batterie. Ils sont plutôt à dominante intérieure, avec un encombrement modéré mais une faible autonomie et un confort relatif.Le F16RXS est une motorisation de fauteuil manuel mais il figure dans ce tableau car c’est le seul de ce type pour lequel nous avions des questionnaires. Le Mistral a une ESAT moyenne médiocre avec notamment une mauvaise cotation sur l’item « solidité » mais les 5 personnes utilisatrices sont non marchantes et utilisent leur fauteuil en intérieur et en extérieur. On peut se poser la question de l’adéquation entre leur fauteuil et leurs besoins. L’Esprit Action 4 venait d’être commercialisé et les utilisateurs n’avaient donc pas assez de recul pour juger de l’item « solidité ». Pour les 3 utilisateurs, c’est un fauteuil d’appoint dont ils se servent en extérieur uniquement ; 2 d’entre eux signalaient des difficultés pour conduire sur terrain irrégulier (le 3e s’en servait en ville bien aménagée).N°1 OCTOBRE 2009 N5 4 3 3 2 1 1dont N marchant0 2 0 2 0 0 0PRISE EN CHARGEInvacare Invacare Ottobock Invacare Sunrise Ortopedia Vermeirenmarque®Une enquête de satisfaction a été menée auprès d’utilisateurs de fauteuils roulants électriques depuis au moins 6 mois (avec joystick classique et sans porte-ventilateur), entre octobre 2006 et mai 2008, dans le cadre d’un protocole réalisé à Garches. D’après l’analyse de 81 questionnaires s’adressant à des personnes atteintes de maladie neuromusculaire (ou séquelles de polio) utilisant un fauteuil encore commercialisé, il ressort que chaque fauteuil a ses qualités et ses défauts. Un conseil avisé pour le choix d’un fauteuil, le mieux adapté possible, s’avère donc particulièrement important.Une enquête de satisfaction sur les fauteuils roulants électriquesNADINE PELLEGRINI, SÉBASTIEN BOUCHÉMistral Mirage A200 Esprit Action4 F16 RXS Star Rapidomodèle1 4 dimensions sécurité4,00 4,75 4,67 4,33 4,50 5,00 2,00Les utilisateurs ont répondu à un questionnaire d’Echelle de Satisfaction envers une Aide Technique (ESAT, échelle validée). Cette échelle aborde 8 items « techniques » (dimensions, poids, facilité d’ajustement, sécurité, solidité, facilité d’utilisation, confort, efficacité pour répondre aux besoins) et 4 items « services » (procédure d’attribution, service de réparation et d’entretien, qualité des services professionnels, service de suivi), qui sont cotés par l’utilisateur de 1 à 5. A la fin du questionnaire il a été demandé aux participants quels étaient les trois items les plus importants pour eux, concernant leur fauteuil : 74 personnes ont répondu. Le graphique montre combien de fois chaque item a été cité en réponse et donc quelles sont les qualités les plus importantes pour un fauteuil.3,20 4,50 4,00 3,67 2,50 5,00 3,005 solidité2,40 4,25 4,00 na 4,00 4,00 4,006 facilité utilisation4,00 4,50 4,67 4,33 4,50 4,00 4,007 confort3,00 4,00 4,33 4,33 3,50 3,00 5,00moyenne 8 items3,14 4,21 4,33 4,33 4,00 3,50 3,25]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[PRISE EN CHARGELes cahiers de myologieNadine Pellegrini Medecin MPR Hopital R. Poincare, Garches nadine.pellegrini@ wanadoo.fr Sebastien Bouche Ergotherapeute Fondation Garches• Les fauteuils demontables sans outil (1re categorie) peuvent eventuellement etre mis en voiture en demontant la batterie. Ils sont plutot a dominante interieure, avec un encombrement modere mais une faible autonomie et un confort relatif.Le F16RXS est une motorisation de fauteuil manuel mais il figure dans ce tableau car c’est le seul de ce type pour lequel nous avions des questionnaires. Le Mistral a une ESAT moyenne mediocre avec notamment une mauvaise cotation sur l’item « solidite » mais les 5 personnes utilisatrices sont non marchantes et utilisent leur fauteuil en interieur et en exterieur. On peut se poser la question de l’adequation entre leur fauteuil et leurs besoins. L’Esprit Action 4 venait d’etre commercialise et les utilisateurs n’avaient donc pas assez de recul pour juger de l’item « solidite ». Pour les 3 utilisateurs, c’est un fauteuil d’appoint dont ils se servent en exterieur uniquement ; 2 d’entre eux signalaient des difficultes pour conduire sur terrain irregulier (le 3e s’en servait en ville bien amenagee).N°1 OCTOBRE 2009 N5 4 3 3 2 1 1dont N marchant0 2 0 2 0 0 0PRISE EN CHARGEInvacare Invacare Ottobock Invacare Sunrise Ortopedia Vermeirenmarque®Une enquete de satisfaction a ete menee aupres d’utilisateurs de fauteuils roulants electriques depuis au moins 6 mois (avec joystick classique et sans porte-ventilateur), entre octobre 2006 et mai 2008, dans le cadre d’un protocole realise a Garches. D’apres l’analyse de 81 questionnaires s’adressant a des personnes atteintes de maladie neuromusculaire (ou sequelles de polio) utilisant un fauteuil encore commercialise, il ressort que chaque fauteuil a ses qualites et ses defauts. Un conseil avise pour le choix d’un fauteuil, le mieux adapte possible, s’avere donc particulierement important.Une enquete de satisfaction sur les fauteuils roulants electriquesNADINE PELLEGRINI, SEBASTIEN BOUCHEMistral Mirage A200 Esprit Action4 F16 RXS Star Rapidomodele1 4 dimensions securite4,00 4,75 4,67 4,33 4,50 5,00 2,00Les utilisateurs ont repondu a un questionnaire d’Echelle de Satisfaction envers une Aide Technique (ESAT, echelle validee). Cette echelle aborde 8 items « techniques » (dimensions, poids, facilite d’ajustement, securite, solidite, facilite d’utilisation, confort, efficacite pour repondre aux besoins) et 4 items « services » (procedure d’attribution, service de reparation et d’entretien, qualite des services professionnels, service de suivi), qui sont cotes par l’utilisateur de 1 a 5. A la fin du questionnaire il a ete demande aux participants quels etaient les trois items les plus importants pour eux, concernant leur fauteuil : 74 personnes ont repondu. Le graphique montre combien de fois chaque item a ete cite en reponse et donc quelles sont les qualites les plus importantes pour un fauteuil.3,20 4,50 4,00 3,67 2,50 5,00 3,005 solidite2,40 4,25 4,00 na 4,00 4,00 4,006 facilite utilisation4,00 4,50 4,67 4,33 4,50 4,00 4,007 confort3,00 4,00 4,33 4,33 3,50 3,00 5,00moyenne 8 items3,14 4,21 4,33 4,33 4,00 3,50 3,25]]></basicChars>
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	<page id="22">
		<raw><![CDATA[22• Les fauteuils à châssis fixe, intégralement pris en charge par la Sécurité Sociale (2e catégorie) sont d’utilisation mixte, avec un peu plus d’autonomie, plus confortables (amortisseurs, possibilité d’avoir une inclinaison du dossier et de l’assise électrique…) et qui restent relativement compacts pour une utilisation en intérieur.Les 2 utilisateurs du Dragon s’en servaient en extérieur seulement. Le Pronto et le Jet 3 sont les 2 seuls fauteuils avec lift complètement pris en charge par la Sécurité Sociale ; les 4 utilisateurs s’en servaient en intérieur et en extérieur. l’Avantage 2 est utilisé par 2 personnes en extérieur seulement et 2 autres en font un usage mixte. Ces bons résultats chez 4 utilisateurs font penser que c’est un fauteuil assez fiable qui, de plus, est peu encombrant dans cette catégorie. 16N• Les fauteuils à châssis fixe, non intégralement pris en charge par la Sécurité Sociale (3e catégorie) sont à dominante extérieure. Ils sont plus larges, plus lourds plus puissants et plus confortables que ceux des 2 catégories précédentes avec généralement plus d’options permettant de les personnaliser.9 5 3 2 2 2 1 1 1 1 1 1 2 2dont N marchantN4 2 2 2 2 1dont N marchant3 0 0 2 1 1PRISE EN CHARGEN°1 OCTOBRE 2009La quasi totalité des personnes utilisaient leur fauteuil en intérieur et en extérieur. Le Storm est de loin le plus utilisé de cette catégorie en région Ile de France. Les Permobil ont été regroupés, chacun étant vraiment livré sur mesure. L’Adventure est théoriquement démontable sans outil mais il s’apparente plutôt à cette catégorie de par ses performances, son encombrement et son prix.30 0 0 1 11 0 2 1 0 0 0 0 0Permobil Ottobock Ottobock Invacare Levo Invacare Ottobck Balder Meyra Meyra Meyra Sunrise Invacare InvacareInvacaremarque®Invacare Invacare Pride Pride Sunrisemarque®MeyraAvantage2 Storm 3 Champ C1000 B500modèleDragon Samba Pronto Jet 3 Vibemodèle1 4 dimensions sécuritéAllround 900C Storm 3 vertic GT sprintAdventure Tornado B600 F55Typhoon1 4 dimensions sécurité4,503,134,002,003,674,002,504,003,40 5,004,00 5,004,004,003,004,00 4,004,005,003,004,505,004,133,004,673,504,003,80 3,005,00 3,50 5,005,004,333,504,00 4,50 3,504,754,005 solidité4,004,505 solidité4,003,40 na3,505,004,673,504,505,002,00 1,005,00 4,005,004,222,504,00 2,004,004,006 facilité utilisation4,506 facilité utilisation5,004,563,004,334,004,003,80 1,004,50 4,003,005,004,894,004,504,00 4,504,504,007 confort3,005,007 confortLes cahiers de myologie4,503,004,253,503,004,20 4,003,502,505,005,00 4,004,004,564,503,50 4,004,255,00moyenne 8 items3,004,00moyenne 8 items4,313,812,884,113,134,003,33 3,294,73 3,69 4,254,384,263,443,63 3,37 3,884,204,003,004,]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[22• Les fauteuils a chassis fixe, integralement pris en charge par la Securite Sociale (2e categorie) sont d’utilisation mixte, avec un peu plus d’autonomie, plus confortables (amortisseurs, possibilite d’avoir une inclinaison du dossier et de l’assise electrique…) et qui restent relativement compacts pour une utilisation en interieur.Les 2 utilisateurs du Dragon s’en servaient en exterieur seulement. Le Pronto et le Jet 3 sont les 2 seuls fauteuils avec lift completement pris en charge par la Securite Sociale ; les 4 utilisateurs s’en servaient en interieur et en exterieur. l’Avantage 2 est utilise par 2 personnes en exterieur seulement et 2 autres en font un usage mixte. Ces bons resultats chez 4 utilisateurs font penser que c’est un fauteuil assez fiable qui, de plus, est peu encombrant dans cette categorie. 16N• Les fauteuils a chassis fixe, non integralement pris en charge par la Securite Sociale (3e categorie) sont a dominante exterieure. Ils sont plus larges, plus lourds plus puissants et plus confortables que ceux des 2 categories precedentes avec generalement plus d’options permettant de les personnaliser.9 5 3 2 2 2 1 1 1 1 1 1 2 2dont N marchantN4 2 2 2 2 1dont N marchant3 0 0 2 1 1PRISE EN CHARGEN°1 OCTOBRE 2009La quasi totalite des personnes utilisaient leur fauteuil en interieur et en exterieur. Le Storm est de loin le plus utilise de cette categorie en region Ile de France. Les Permobil ont ete regroupes, chacun etant vraiment livre sur mesure. L’Adventure est theoriquement demontable sans outil mais il s’apparente plutot a cette categorie de par ses performances, son encombrement et son prix.30 0 0 1 11 0 2 1 0 0 0 0 0Permobil Ottobock Ottobock Invacare Levo Invacare Ottobck Balder Meyra Meyra Meyra Sunrise Invacare InvacareInvacaremarque®Invacare Invacare Pride Pride Sunrisemarque®MeyraAvantage2 Storm 3 Champ C1000 B500modeleDragon Samba Pronto Jet 3 Vibemodele1 4 dimensions securiteAllround 900C Storm 3 vertic GT sprintAdventure Tornado B600 F55Typhoon1 4 dimensions securite4,503,134,002,003,674,002,504,003,40 5,004,00 5,004,004,003,004,00 4,004,005,003,004,505,004,133,004,673,504,003,80 3,005,00 3,50 5,005,004,333,504,00 4,50 3,504,754,005 solidite4,004,505 solidite4,003,40 na3,505,004,673,504,505,002,00 1,005,00 4,005,004,222,504,00 2,004,004,006 facilite utilisation4,506 facilite utilisation5,004,563,004,334,004,003,80 1,004,50 4,003,005,004,894,004,504,00 4,504,504,007 confort3,005,007 confortLes cahiers de myologie4,503,004,253,503,004,20 4,003,502,505,005,00 4,004,004,564,503,50 4,004,255,00moyenne 8 items3,004,00moyenne 8 items4,313,812,884,113,134,003,33 3,294,73 3,69 4,254,384,263,443,63 3,37 3,884,204,003,004,]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Marcela Gargiulo Psychologue Clinicienne, Institut de Myologie, Hôpital Pitié-Salpêtrière marcela.gargiulo@ psi.ap-hop-paris.frLes cahiers de myologieDu point de vue du psychologue, une maladie neuromusculaire ne peut être pensée en dehors de la personne malade et sur un fond d’histoire et d’inconscient. Toute généralisation sur des typologies, sur des traits de personnalité et sur des modes adaptatifs devrait être relativisée à la lumière de la personne malade dans ce qu’elle a de strictement singulier. La maladie neuromusculaire est chronique. En tant que substantif, le mot chronique signifie histoire, récit, annales et mémoires ; en tant qu’adjectif, il fait référence au temps qui dure et qui ne passe pas. La maladie s’inscrit dans la durée, dans une temporalité profondément modifiée par l’apparition d’une pathologie qui, soudain, est venue transformer le temps infini en un temps compté et incertain. C’est l’existence même qui est menacée par la maladie, non seulement parce que la maladie la met en péril mais surtout parce qu’au cours d’une maladie neuromusculaire la vie peut devenir une survie. En effet, la survie n’est pas celle du corps, mais celle d’une vie marquée du sceau de la privation, de l’attente constante, de la dépendance accrue et de la frustration. L’usure provoquée par la chronicité de la maladie peut être à l’origine de sentiments négatifs, d’une tension intérieure constante provoquant dépression et désespoir, anxiété et angoisse. Extrême vulnérabilité des patients La solitude du malade, face à ce qu’il vit, est l’une des expériences de vulnérabilité la plus radicale qui puisse exister. La deuxième expérience de vulnérabilité, aussi dramatique que la première, est la détresse sociale dans laquelle le patient peut se trouver. Sans un minimum d’aide humaine et de moyens techniques, le patient peut s’enfermer dans l’isolement, le désespoir et la plus grande pauvreté. Aucune aide psychologique ne peut venir compenser ces manques du « minimum vital » rendant la vie possible ! Il est important de rappeler ici l’inégalitéPRISE EN CHARGEMARCELA GARGIULOPRISE EN CHARGEVivre avec la maladie et non survivre Pour celui qui la vit et pour ceux qui l’accompagnent, la maladie peut, dans certaines circonstances, devenir une occasion brutale de prendre conscience de sa « finitude ». Les expériences fortes vécues entre le malade et les équipes médicales constituent des trésors sur lesquels le patient pourra s’appuyer pour vivre et non pour survivre avec sa maladie. Lorsque le médecin fait la proposition au malade de rencontrer le psychologue, il opère une reconnaissance de la personne dans ce qu’elle vit. Cette proposition faite par le médecin est une invitation à penser que ce qui arrive au cours d’une maladie peut donner lieu à une souffrance qui trouvera un autre espace et un autre destinataire que le médecin pour l’accueillir. Cette proposition d’entretien psychologique que fait le médecin à son patient doit fonctionner comme une reconnaissance des effractions subies par la personne.N°1 OCTOBRE 2009Quelle que soit la maladie neuromusculaire, sa survenue constitue pour la personne atteinte un événement de vie qui marque une rupture avec son état antérieur et entraîne un cortège de conséquences : assombrissement des perspectives vitales, remise en cause des projets d’avenir, fonctionnement de la personne et de la famille revu à la lumière de cette nouvelle donne changeant le cours de l’existence. La présence incessante de la maladie suscite l’incertitude et peut conduire au repli sur soi et à la solitude.Maladie neuromusculaire, prise en compte de la dimension psychologiquedes moyens dont disposent les patients pour faire face à la maladie. Toutefois l’état de détresse peut être atténué et dépassé lorsque le patient est suffisamment « étayé » par un milieu familial, social et professionnel qui l’aide. Il ne faut pas oublier que si être malade est une chose difficile, être seul devant la maladie est une véritable catastrophe. La maladie conduit à s’interroger sur le sens même de la vie : la vie vaut-elle la peine d’être vécue ? Comment ne pas perdre l’élan vital lorsque sa vie est menacée par une maladie chronique évolutive invalidante ? Comment vivre avec le sentiment d’avoir transmis ou de risquer de transmettre la maladie à sa descendance ? Toutes ces questions traversent l’esprit des personnes touchées et bouleversent l’image qu’elles ont d’elles-mêmes, de leurs valeurs, de la vie même. Leur cheminement, leur manière de se questionner et de trouver des réponses à des questions parfois insolubles sont toujours surprenants.]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Marcela Gargiulo Psychologue Clinicienne, Institut de Myologie, Hopital Pitie-Salpetriere marcela.gargiulo@ psi.ap-hop-paris.frLes cahiers de myologieDu point de vue du psychologue, une maladie neuromusculaire ne peut etre pensee en dehors de la personne malade et sur un fond d’histoire et d’inconscient. Toute generalisation sur des typologies, sur des traits de personnalite et sur des modes adaptatifs devrait etre relativisee a la lumiere de la personne malade dans ce qu’elle a de strictement singulier. La maladie neuromusculaire est chronique. En tant que substantif, le mot chronique signifie histoire, recit, annales et memoires ; en tant qu’adjectif, il fait reference au temps qui dure et qui ne passe pas. La maladie s’inscrit dans la duree, dans une temporalite profondement modifiee par l’apparition d’une pathologie qui, soudain, est venue transformer le temps infini en un temps compte et incertain. C’est l’existence meme qui est menacee par la maladie, non seulement parce que la maladie la met en peril mais surtout parce qu’au cours d’une maladie neuromusculaire la vie peut devenir une survie. En effet, la survie n’est pas celle du corps, mais celle d’une vie marquee du sceau de la privation, de l’attente constante, de la dependance accrue et de la frustration. L’usure provoquee par la chronicite de la maladie peut etre a l’origine de sentiments negatifs, d’une tension interieure constante provoquant depression et desespoir, anxiete et angoisse. Extreme vulnerabilite des patients La solitude du malade, face a ce qu’il vit, est l’une des experiences de vulnerabilite la plus radicale qui puisse exister. La deuxieme experience de vulnerabilite, aussi dramatique que la premiere, est la detresse sociale dans laquelle le patient peut se trouver. Sans un minimum d’aide humaine et de moyens techniques, le patient peut s’enfermer dans l’isolement, le desespoir et la plus grande pauvrete. Aucune aide psychologique ne peut venir compenser ces manques du « minimum vital » rendant la vie possible ! Il est important de rappeler ici l’inegalitePRISE EN CHARGEMARCELA GARGIULOPRISE EN CHARGEVivre avec la maladie et non survivre Pour celui qui la vit et pour ceux qui l’accompagnent, la maladie peut, dans certaines circonstances, devenir une occasion brutale de prendre conscience de sa « finitude ». Les experiences fortes vecues entre le malade et les equipes medicales constituent des tresors sur lesquels le patient pourra s’appuyer pour vivre et non pour survivre avec sa maladie. Lorsque le medecin fait la proposition au malade de rencontrer le psychologue, il opere une reconnaissance de la personne dans ce qu’elle vit. Cette proposition faite par le medecin est une invitation a penser que ce qui arrive au cours d’une maladie peut donner lieu a une souffrance qui trouvera un autre espace et un autre destinataire que le medecin pour l’accueillir. Cette proposition d’entretien psychologique que fait le medecin a son patient doit fonctionner comme une reconnaissance des effractions subies par la personne.N°1 OCTOBRE 2009Quelle que soit la maladie neuromusculaire, sa survenue constitue pour la personne atteinte un evenement de vie qui marque une rupture avec son etat anterieur et entraine un cortege de consequences : assombrissement des perspectives vitales, remise en cause des projets d’avenir, fonctionnement de la personne et de la famille revu a la lumiere de cette nouvelle donne changeant le cours de l’existence. La presence incessante de la maladie suscite l’incertitude et peut conduire au repli sur soi et a la solitude.Maladie neuromusculaire, prise en compte de la dimension psychologiquedes moyens dont disposent les patients pour faire face a la maladie. Toutefois l’etat de detresse peut etre attenue et depasse lorsque le patient est suffisamment « etaye » par un milieu familial, social et professionnel qui l’aide. Il ne faut pas oublier que si etre malade est une chose difficile, etre seul devant la maladie est une veritable catastrophe. La maladie conduit a s’interroger sur le sens meme de la vie : la vie vaut-elle la peine d’etre vecue ? Comment ne pas perdre l’elan vital lorsque sa vie est menacee par une maladie chronique evolutive invalidante ? Comment vivre avec le sentiment d’avoir transmis ou de risquer de transmettre la maladie a sa descendance ? Toutes ces questions traversent l’esprit des personnes touchees et bouleversent l’image qu’elles ont d’elles-memes, de leurs valeurs, de la vie meme. Leur cheminement, leur maniere de se questionner et de trouver des reponses a des questions parfois insolubles sont toujours surprenants.]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Hélène Radvanyi Laboratoire de Biochimie, Hormonologie et Génétique Moléculaire, CHU Ambroise Paré, Boulogne Benoît Arveilher Service de Génétique Médicale, CHU de Bordeaux Guillaume Bassez Centre de Référence Maladies Neuromusculaires, CHU Henri Mondor, Créteil guillaume.bassez@ creteil.inserm.fr24La dystrophie myotonique de type 2 (DM2 ou PROMM, proximal myotonic myopathy), de prévalence non encore établie, est une maladie autosomique dominante de phénotype assez similaire à la forme adulte de la maladie de Steinert (DM1). Elle partage avec cette dernière entité trois signes cardinaux : faiblesse musculaire, myotonie et cataracte précoce. Cependant, elle s’en distingue par l’âge de révélation plus tardif (âge moyen 48 ans ; 13 à 67 ans), l’absence de forme congénitale et de retard mental, la fréquence des myalgies et la prédominance proximale de la faiblesse musculaire. La myotonie est inconstante même à l’électro-neuro-myogramme (ENMG). Le diagnostic clinique de DM2 est généralement difficile du fait d’une présentation phénotypique souvent peu spécifique. Une biopsie musculaire est réalisée chez une proportion significative de patients. Le défaut moléculaire correspond à une expansion d’un tétranucléotide répété CCTG localisé dans l’intron 1 du gène ZNF9 (locus DM2 en 3q21). Les expansions DM2 ont un motif (CCTG)n ininterrompu, elles peuvent atteindre des tailles aussi grandes que 40Kb. La plus petite expansion DM2 rapportée est de 75 répétitions CCTG (Liquori et al, Science, 2001). Le diagnostic moléculaire est rendu difficile par la très grande taille de l’expansion. L’instabilité somatique de DM2 est si extrême que 20% des mutations DM2 ne seraient pas visualisées par les techniques classiques de Southern blot.FICHE PRATIQUEDystrophie myotonique de type 2 : arbres décisionnels diagnostiques2 allèles normaux de taille différente par PCR 1 allèle normal par PCR et pas d'expansion par QP-PCR Absence de mutation Southern blot(s) PCR (2 analyses) ou PCR + QP-PCRArbre décisionnel : étude familiale ou d'un cas indexHÉLÈNE RADVANYI, BENOÎT ARVEILHER, GUILLAUME BASSEZN°1 OCTOBRE 2009* 20% de faux négatifs en Southern blot en raison de la nature de la mutation (très grande taille et haut degré d'instabilité somatique) NB : pas de corrélation pour DM2 entre la taille de la mutation et la sévérité du tableau cliniqueExclusion du diagnosticNouvelle étude sur un 2e prélèvement et/ou autre technique : hybridation in situ…Absence de mutation*1 allèle normal par PCR et présence d'une expansion par QP-PCR Southern blot(s)FICHE PRATIQUELes cahiers de myologiePrésence d'une mutation Confirmation du diagnost]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Helene Radvanyi Laboratoire de Biochimie, Hormonologie et Genetique Moleculaire, CHU Ambroise Pare, Boulogne Benoit Arveilher Service de Genetique Medicale, CHU de Bordeaux Guillaume Bassez Centre de Reference Maladies Neuromusculaires, CHU Henri Mondor, Creteil guillaume.bassez@ creteil.inserm.fr24La dystrophie myotonique de type 2 (DM2 ou PROMM, proximal myotonic myopathy), de prevalence non encore etablie, est une maladie autosomique dominante de phenotype assez similaire a la forme adulte de la maladie de Steinert (DM1). Elle partage avec cette derniere entite trois signes cardinaux : faiblesse musculaire, myotonie et cataracte precoce. Cependant, elle s’en distingue par l’age de revelation plus tardif (age moyen 48 ans ; 13 a 67 ans), l’absence de forme congenitale et de retard mental, la frequence des myalgies et la predominance proximale de la faiblesse musculaire. La myotonie est inconstante meme a l’electro-neuro-myogramme (ENMG). Le diagnostic clinique de DM2 est generalement difficile du fait d’une presentation phenotypique souvent peu specifique. Une biopsie musculaire est realisee chez une proportion significative de patients. Le defaut moleculaire correspond a une expansion d’un tetranucleotide repete CCTG localise dans l’intron 1 du gene ZNF9 (locus DM2 en 3q21). Les expansions DM2 ont un motif (CCTG)n ininterrompu, elles peuvent atteindre des tailles aussi grandes que 40Kb. La plus petite expansion DM2 rapportee est de 75 repetitions CCTG (Liquori et al, Science, 2001). Le diagnostic moleculaire est rendu difficile par la tres grande taille de l’expansion. L’instabilite somatique de DM2 est si extreme que 20% des mutations DM2 ne seraient pas visualisees par les techniques classiques de Southern blot.FICHE PRATIQUEDystrophie myotonique de type 2 : arbres decisionnels diagnostiques2 alleles normaux de taille differente par PCR 1 allele normal par PCR et pas d'expansion par QP-PCR Absence de mutation Southern blot(s) PCR (2 analyses) ou PCR + QP-PCRArbre decisionnel : etude familiale ou d'un cas indexHELENE RADVANYI, BENOIT ARVEILHER, GUILLAUME BASSEZN°1 OCTOBRE 2009* 20% de faux negatifs en Southern blot en raison de la nature de la mutation (tres grande taille et haut degre d'instabilite somatique) NB : pas de correlation pour DM2 entre la taille de la mutation et la severite du tableau cliniqueExclusion du diagnosticNouvelle etude sur un 2e prelevement et/ou autre technique : hybridation in situ…Absence de mutation*1 allele normal par PCR et presence d'une expansion par QP-PCR Southern blot(s)FICHE PRATIQUELes cahiers de myologiePresence d'une mutation Confirmation du diagnost]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Le diagnostic moléculaire positif est complexe et repose sur la mise en évidence de l’expansion de la répétition CCTG. La mutation DM2, du fait de sa taille et de la grande instabilité somatique qui la caractérise, est difficile à mettre en évidence ce qui justifie la réalisation de plusieurs techniques d’analyse. A ce jour, les techniques utilisées sont : - la PCR fluorescente, elle permet un diagnostic d’exclusion lorsque 2 allèles de taille normale sont détectés mais elle ne peut pas être utilisée pour faire un diagnostic positif de DM2 ; - la QP-PCR (quadruplet repeat primed PCR), cette technique permet la détection des amplifications de tétranucléotides répétés CCTG. Sa mise en œuvre est cependant délicate et sa sensibilité n’est à ce jour pas évaluée. La QP-PCR ne permet pas de déterminer la taille des allèles normaux ; - le Southern blot, la mise en évidence des mutations par Southern blot est très souvent difficile du fait de l’extrême diversité de leur taille et aspect (très grande instabilité somatique). Vingt pour cent des mutations ne seraient pas visualisées par cette technique ; - l’hybridation in situ (HIS), cette technique réalisée sur coupes histologiques d’une biopsie de muscle (congelé ou fixé par le formol) permet la détection des amplifications CCUG. Cette technique permet un diagnostic positif de DM2 et doit être associée à une technique de biologie moléculaire de confirmation. La sensibilité de la méthode n’a pas été évaluée pour les mutations de petite taille. Elle représente une étape de première intention ou complémentaire en cas d’interprétation difficile des techniques moléculaires.Arbre décisionnel à partir d'une biopsie musculaire2 allèles normaux de taille différente par PCR Exclusion du diagnostic PCR (2 analyses) Négative pas d'expansion Absence de mutation 1 allèle normal par PCR QP-PCRTechniques de biologie moléculaire PCR fluorescente QP-PCR Southern blot Technique histologique Hybridation in situConfirmation du diagnostic de DM2 Hybridation in situ Southern blot(s)Diagnostic d’exclusion si 2 allèles de taille normale et différente Confirmation du diagnostic de DM2 Estimation très approximative de la taille de la mutation Positive Confirmation du diagnostic de DM2Domaine d’applicationLes cahiers de myologie* 20% de faux négatifs en Southern blot en raison de la nature de la mutation (très grande taille et haut degré d'instabilité somatique) N°1 OCTOBRE 2009PCR : 1 allèle normal QP-PCR : expansionPCR et QP-PCRPCR : 1 allèle normal Southern : présence d'une mutation Confirmation du diagnosticPCR et Southern blot expansion QP-PCRPCR : 1 allèle normal Southern : absence de mutation*25FICHE PRATIQ]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Le diagnostic moleculaire positif est complexe et repose sur la mise en evidence de l’expansion de la repetition CCTG. La mutation DM2, du fait de sa taille et de la grande instabilite somatique qui la caracterise, est difficile a mettre en evidence ce qui justifie la realisation de plusieurs techniques d’analyse. A ce jour, les techniques utilisees sont : - la PCR fluorescente, elle permet un diagnostic d’exclusion lorsque 2 alleles de taille normale sont detectes mais elle ne peut pas etre utilisee pour faire un diagnostic positif de DM2 ; - la QP-PCR (quadruplet repeat primed PCR), cette technique permet la detection des amplifications de tetranucleotides repetes CCTG. Sa mise en œuvre est cependant delicate et sa sensibilite n’est a ce jour pas evaluee. La QP-PCR ne permet pas de determiner la taille des alleles normaux ; - le Southern blot, la mise en evidence des mutations par Southern blot est tres souvent difficile du fait de l’extreme diversite de leur taille et aspect (tres grande instabilite somatique). Vingt pour cent des mutations ne seraient pas visualisees par cette technique ; - l’hybridation in situ (HIS), cette technique realisee sur coupes histologiques d’une biopsie de muscle (congele ou fixe par le formol) permet la detection des amplifications CCUG. Cette technique permet un diagnostic positif de DM2 et doit etre associee a une technique de biologie moleculaire de confirmation. La sensibilite de la methode n’a pas ete evaluee pour les mutations de petite taille. Elle represente une etape de premiere intention ou complementaire en cas d’interpretation difficile des techniques moleculaires.Arbre decisionnel a partir d'une biopsie musculaire2 alleles normaux de taille differente par PCR Exclusion du diagnostic PCR (2 analyses) Negative pas d'expansion Absence de mutation 1 allele normal par PCR QP-PCRTechniques de biologie moleculaire PCR fluorescente QP-PCR Southern blot Technique histologique Hybridation in situConfirmation du diagnostic de DM2 Hybridation in situ Southern blot(s)Diagnostic d’exclusion si 2 alleles de taille normale et differente Confirmation du diagnostic de DM2 Estimation tres approximative de la taille de la mutation Positive Confirmation du diagnostic de DM2Domaine d’applicationLes cahiers de myologie* 20% de faux negatifs en Southern blot en raison de la nature de la mutation (tres grande taille et haut degre d'instabilite somatique) N°1 OCTOBRE 2009PCR : 1 allele normal QP-PCR : expansionPCR et QP-PCRPCR : 1 allele normal Southern : presence d'une mutation Confirmation du diagnosticPCR et Southern blot expansion QP-PCRPCR : 1 allele normal Southern : absence de mutation*25FICHE PRATIQ]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[26Bruno Eymard Daniel Hantaï Centre de Référence de Pathologie Neuromusculaire Paris-Est, Institut de Myologie, Inserm, UMRS 975, UPMC, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris d.hantai@ institut-myologie.org N°1 OCTOBRE 2009Les syndromes myasthéniques congénitaux (SMC) constituent un groupe hétérogène d’affections génétiques responsables d’un dysfonctionnement de la transmission neuromusculaire. Débutant le plus souvent dans la petite enfance, ils se manifestent par une faiblesse musculaire accentuée par l’effort. Les SMC sont beaucoup plus rares que la myasthénie autoimmune. Leur fréquence est estimée à 1 sur 500 000 en Europe, mais les SMC sont sous-évalués car le diagnostic de SMC n’est pas toujours établi. En France, plus de 200 cas ont été diagnostiqués dans le cadre du réseau national des SMC. La connaissance des mécanismes physiopathologiques sous-tendant les SMC a remarquablement progressé ces 30 dernières années. La première contribution est celle du groupe d’Andrew Engel qui identifia le premier SMC, le déficit en acétylcholinestérase (AChE), caractérisé par une absence de l’enzyme au niveau de la jonction neuromusculaire. Plus tard, l’hétérogénéité physiopathologique des SMC fut démontrée. En effet, à côté de la forme avec déficit en AChE, des SMC pré et postsynaptiques furent rapportés. Les études microélectrophysiologiques du muscle intercostal développées par A. Engel, dès le début des années 80, ont permis de séparer les formes pré ou postsynaptiques, de décrire les SMC dus à des anomalies cinétiques du récepteur de l’acétylcholine (RACh). Depuis les années 90, les progrès de la génétique moléculaire ont conduit à la description de plus de 13 gènes différents. Parmi les SMC caractérisés, environ 85 % sont postsynaptiques, avec 3 gènes principaux impliqués : le gène de la sous-unité epsilon du RACh (récepteur de l’acétylcholine), de la rapsyne et de Dok-7 (protéine cytoplasmique). Dix pour cent des SMC sont synaptiques (lame basale) avec trois gènes identifiés codant la queue collagénique de l’acétylcholinestéraseMISE AU POINTDes progrès remarquables ont été obtenus dans la connaissance des syndromes myasthéniques congénitaux (SMC), portant sur leur caractérisation phénotypique, leur diagnostic moléculaire et leur traitement. L’épidémiologie des SMC est mieux connue et il apparaît que leur fréquence a été sous-estimée du fait de nombreux cas non correctement diagnostiqués. Un diagnostic prénatal peut être maintenant proposé. Les travaux futurs devront permettre d’identifier les gènes impliqués dans les SMC non encore étiquetés, représentant encore la moitié des cas. Ils nécessiteront une collaboration internationale entre cliniciens, morphologistes, généticiens et neurobiologistes.Syndromes myasthéniques congénitaux : phénotype et physiopathologieBRUNO EYMARD, DANIEL HANTAÏ(COLQ), la chaîne bêta 2 de la laminine (LAMB2) et l’agrine (AGRN). Cinq pour cent sont présynaptiques avec un seul gène identifié codant la choline-acétyltransférase (CHAT). L’expression des mutations dans des modèles cellulaires et des modèles de souris porteuses du gène muté a permis de prouver et de comprendre le rôle pathogène des mutations. En dépit de ces avancées remarquables, 50% des SMC restent non caractérisés sur le plan moléculaire. Si comme dans tous les autres syndromes myasthéniques il existe une perte de la marge de sécurité de la transmission neuromusculaire, deux caractéristiques sont propres au SMC : la multiplicité des molécules responsables et l’implication de plusieurs d’entre elles (rapsyne, MuSK et Dok-7) dans l’organisation et le développement des jonctions neuromusculaires à la période fœtale. Ceci pourrait expliquer la présence de symptômes très proches d’une myopathie congénitale sévère (arthrogrypose, amyotrophie marquée). A l’inverse les mutations de la sous-unité epsilon du RACh, exprimé tardivement (32e semaine de la vie fœtale), affectent beaucoup moins la synaptogenèse. Elles sont à l’origine de SMC qui ne comportent pas de signes fœtaux, ni d’anomalies myopathiques. Dans plusieurs types de SMC, le dysfonctionnement chronique de la transmission neuromusculaire conduit à une altération structurale sévère et évolutive (synaptopathie), rendant compte d’une aggravation progressive de type myopathique tout au cours de la vie. De nombreuses revues ont été consacrées aux SMC, dont les plus récentes en 2005 et 2007 (Beeson et al; Müller et al). L’objectif de cet article est de présenter les principales caractéristiques phénotypiques et physiopathologiques des SMC et de proposer une stratégie pour la caractérisation précise de ces affections.Les cahiers de myologieMISE AU POI]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[26Bruno Eymard Daniel Hantai Centre de Reference de Pathologie Neuromusculaire Paris-Est, Institut de Myologie, Inserm, UMRS 975, UPMC, Hopital Pitie-Salpetriere, Paris d.hantai@ institut-myologie.org N°1 OCTOBRE 2009Les syndromes myastheniques congenitaux (SMC) constituent un groupe heterogene d’affections genetiques responsables d’un dysfonctionnement de la transmission neuromusculaire. Debutant le plus souvent dans la petite enfance, ils se manifestent par une faiblesse musculaire accentuee par l’effort. Les SMC sont beaucoup plus rares que la myasthenie autoimmune. Leur frequence est estimee a 1 sur 500 000 en Europe, mais les SMC sont sous-evalues car le diagnostic de SMC n’est pas toujours etabli. En France, plus de 200 cas ont ete diagnostiques dans le cadre du reseau national des SMC. La connaissance des mecanismes physiopathologiques sous-tendant les SMC a remarquablement progresse ces 30 dernieres annees. La premiere contribution est celle du groupe d’Andrew Engel qui identifia le premier SMC, le deficit en acetylcholinesterase (AChE), caracterise par une absence de l’enzyme au niveau de la jonction neuromusculaire. Plus tard, l’heterogeneite physiopathologique des SMC fut demontree. En effet, a cote de la forme avec deficit en AChE, des SMC pre et postsynaptiques furent rapportes. Les etudes microelectrophysiologiques du muscle intercostal developpees par A. Engel, des le debut des annees 80, ont permis de separer les formes pre ou postsynaptiques, de decrire les SMC dus a des anomalies cinetiques du recepteur de l’acetylcholine (RACh). Depuis les annees 90, les progres de la genetique moleculaire ont conduit a la description de plus de 13 genes differents. Parmi les SMC caracterises, environ 85 % sont postsynaptiques, avec 3 genes principaux impliques : le gene de la sous-unite epsilon du RACh (recepteur de l’acetylcholine), de la rapsyne et de Dok-7 (proteine cytoplasmique). Dix pour cent des SMC sont synaptiques (lame basale) avec trois genes identifies codant la queue collagenique de l’acetylcholinesteraseMISE AU POINTDes progres remarquables ont ete obtenus dans la connaissance des syndromes myastheniques congenitaux (SMC), portant sur leur caracterisation phenotypique, leur diagnostic moleculaire et leur traitement. L’epidemiologie des SMC est mieux connue et il apparait que leur frequence a ete sous-estimee du fait de nombreux cas non correctement diagnostiques. Un diagnostic prenatal peut etre maintenant propose. Les travaux futurs devront permettre d’identifier les genes impliques dans les SMC non encore etiquetes, representant encore la moitie des cas. Ils necessiteront une collaboration internationale entre cliniciens, morphologistes, geneticiens et neurobiologistes.Syndromes myastheniques congenitaux : phenotype et physiopathologieBRUNO EYMARD, DANIEL HANTAI(COLQ), la chaine beta 2 de la laminine (LAMB2) et l’agrine (AGRN). Cinq pour cent sont presynaptiques avec un seul gene identifie codant la choline-acetyltransferase (CHAT). L’expression des mutations dans des modeles cellulaires et des modeles de souris porteuses du gene mute a permis de prouver et de comprendre le role pathogene des mutations. En depit de ces avancees remarquables, 50% des SMC restent non caracterises sur le plan moleculaire. Si comme dans tous les autres syndromes myastheniques il existe une perte de la marge de securite de la transmission neuromusculaire, deux caracteristiques sont propres au SMC : la multiplicite des molecules responsables et l’implication de plusieurs d’entre elles (rapsyne, MuSK et Dok-7) dans l’organisation et le developpement des jonctions neuromusculaires a la periode fœtale. Ceci pourrait expliquer la presence de symptomes tres proches d’une myopathie congenitale severe (arthrogrypose, amyotrophie marquee). A l’inverse les mutations de la sous-unite epsilon du RACh, exprime tardivement (32e semaine de la vie fœtale), affectent beaucoup moins la synaptogenese. Elles sont a l’origine de SMC qui ne comportent pas de signes fœtaux, ni d’anomalies myopathiques. Dans plusieurs types de SMC, le dysfonctionnement chronique de la transmission neuromusculaire conduit a une alteration structurale severe et evolutive (synaptopathie), rendant compte d’une aggravation progressive de type myopathique tout au cours de la vie. De nombreuses revues ont ete consacrees aux SMC, dont les plus recentes en 2005 et 2007 (Beeson et al; Muller et al). L’objectif de cet article est de presenter les principales caracteristiques phenotypiques et physiopathologiques des SMC et de proposer une strategie pour la caracterisation precise de ces affections.Les cahiers de myologieMISE AU POI]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Les cahiers de myologieExpression clinique des SMC Les différents SMC, quel que soit le gène impliqué, partagent une présentation clinique commune. Le début est en général très précoce, typiquement dès la période néonatale ou lors des premières années de vie. Les acquisitions motrices sont souvent retardées. L’apparition tardive des symptômes à l’adolescence, voire à l’âge adulte, a été plus rarement rapportée. Certains signes cliniques orientent vers une anomalie de la transmission neuromusculaire : ophtalmoplégie et ptosis, signes bulbaires (dysphonie, troubles de déglutition), parésie faciale, fatigabilité musculaire. Chez le jeune enfant, le ptosis est d’appréciation délicate car l’hypotonie, la pauvreté de la mimique, les troubles de succion et la faiblesse du cri sont au premier plan. La survenue de poussées est caractéristique, tout comme l’aggravation par l’effort. L’effet favorable des anticholinestérasiques, qu’ils soient administrés par voie parentérale au cours d’un test à la ProstigmineR ou par voie orale (souvent préférée chez le jeune enfant), est un argument important en faveur du syndrome myasthénique. Néanmoins certains SMC sont aggravés par les anticholinestérasiques : le syndrome du canal lent, le déficit en AChE et en Dok-7. Aux signes proprement myasthéniques, s’associent fréquemment des éléments myopathiques : amyotrophie, scoliose, rétractions. Une lenteur du réflexe photomoteur est propre au SMC dû à un déficit en AChE. La gravité des SMC est très variable, dépendant de l’intensité du déficit moteur, des troubles bulbaires et de l’atteinte respiratoire. La survenue d’épisodesMicroscopie confocale de fragments de biopsies musculaires : à gauche, jonction neuromusculaire normale et à droite, jonction neuromusculaire pathologique (SMC dû à une mutation du gène de l’agrine) après coloration de la terminaison axonale en vert et de la membrane postsynaptique en rouge.de défaillance respiratoire très aiguë, favorisée par des épisodes infectieux, est fréquente dès les premiers mois de vie. Annoncée par un encombrement soudain, la poussée respiratoire se traduit par une bradycardie et des apnées. En l’absence d’assistance respiratoire, le risque vital est majeur. Ces épisodes apnéiques sont fréquents dans les SMC dus à une anomalie primaire de ChAT et de la rapsyne. Il n’est pas rare, dans les SMC, que le tableau clinique comporte des caractéristiques particulières pouvant compliquer le diagnostic : arthrogrypose, hydramnios signant une atteinte fœtale, syndrome myopathique avec déficit permanent l’emportant sur la fatigabilité, atrophie, scoliose, rétractions. Ce tableau n’est pas rare dans les SMC dus à des mutations du gène de la rapsyne, de ColQ et de Dok-7. L’existence d’une histoire familiale est un argument essentiel en faveur du caractère génétique du syndrome myasthénique. La majorité des SMC est de transmission autosomique récessive, ce qui explique la fréquence des cas sporadiques dans les petites fratries. Jusqu’alors, le syndrome du canal lent est le seul SMC autosomique dominant caractérisé. Les profils évolutifs des SMC sont très variés, y compris chez un même patient, à différentes périodes de la maladie. Les poussées myasthéniques se manifestent par une aggravation rapide de la faiblesse ou de la fatigabilité des membres, des troubles oculobulbaires, une décompensation respiratoire. Elles surviennent à tous les âges et leur durée est très variable, de quelques jours à plusieurs années. Des facteurs déclenchants sont souvent retrouvés : épisodes infectieux, grossesse. Une aggravationN°1 OCTOBRE 200927MISE AU POI]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Les cahiers de myologieExpression clinique des SMC Les differents SMC, quel que soit le gene implique, partagent une presentation clinique commune. Le debut est en general tres precoce, typiquement des la periode neonatale ou lors des premieres annees de vie. Les acquisitions motrices sont souvent retardees. L’apparition tardive des symptomes a l’adolescence, voire a l’age adulte, a ete plus rarement rapportee. Certains signes cliniques orientent vers une anomalie de la transmission neuromusculaire : ophtalmoplegie et ptosis, signes bulbaires (dysphonie, troubles de deglutition), paresie faciale, fatigabilite musculaire. Chez le jeune enfant, le ptosis est d’appreciation delicate car l’hypotonie, la pauvrete de la mimique, les troubles de succion et la faiblesse du cri sont au premier plan. La survenue de poussees est caracteristique, tout comme l’aggravation par l’effort. L’effet favorable des anticholinesterasiques, qu’ils soient administres par voie parenterale au cours d’un test a la ProstigmineR ou par voie orale (souvent preferee chez le jeune enfant), est un argument important en faveur du syndrome myasthenique. Neanmoins certains SMC sont aggraves par les anticholinesterasiques : le syndrome du canal lent, le deficit en AChE et en Dok-7. Aux signes proprement myastheniques, s’associent frequemment des elements myopathiques : amyotrophie, scoliose, retractions. Une lenteur du reflexe photomoteur est propre au SMC du a un deficit en AChE. La gravite des SMC est tres variable, dependant de l’intensite du deficit moteur, des troubles bulbaires et de l’atteinte respiratoire. La survenue d’episodesMicroscopie confocale de fragments de biopsies musculaires : a gauche, jonction neuromusculaire normale et a droite, jonction neuromusculaire pathologique (SMC du a une mutation du gene de l’agrine) apres coloration de la terminaison axonale en vert et de la membrane postsynaptique en rouge.de defaillance respiratoire tres aigue, favorisee par des episodes infectieux, est frequente des les premiers mois de vie. Annoncee par un encombrement soudain, la poussee respiratoire se traduit par une bradycardie et des apnees. En l’absence d’assistance respiratoire, le risque vital est majeur. Ces episodes apneiques sont frequents dans les SMC dus a une anomalie primaire de ChAT et de la rapsyne. Il n’est pas rare, dans les SMC, que le tableau clinique comporte des caracteristiques particulieres pouvant compliquer le diagnostic : arthrogrypose, hydramnios signant une atteinte fœtale, syndrome myopathique avec deficit permanent l’emportant sur la fatigabilite, atrophie, scoliose, retractions. Ce tableau n’est pas rare dans les SMC dus a des mutations du gene de la rapsyne, de ColQ et de Dok-7. L’existence d’une histoire familiale est un argument essentiel en faveur du caractere genetique du syndrome myasthenique. La majorite des SMC est de transmission autosomique recessive, ce qui explique la frequence des cas sporadiques dans les petites fratries. Jusqu’alors, le syndrome du canal lent est le seul SMC autosomique dominant caracterise. Les profils evolutifs des SMC sont tres varies, y compris chez un meme patient, a differentes periodes de la maladie. Les poussees myastheniques se manifestent par une aggravation rapide de la faiblesse ou de la fatigabilite des membres, des troubles oculobulbaires, une decompensation respiratoire. Elles surviennent a tous les ages et leur duree est tres variable, de quelques jours a plusieurs annees. Des facteurs declenchants sont souvent retrouves : episodes infectieux, grossesse. Une aggravationN°1 OCTOBRE 200927MISE AU POI]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[28progressive de la maladie est fréquente, survenant parfois tardivement à l’âge adulte avec déficit moteur conduisant au fauteuil roulant, apparition d’une insuffisance respiratoire motivant une ventilation assistée. Une évolution favorable spontanée ou favorisée par l’instauration du traitement peutSyndromes myasthéniques congénitaux : protéines et gènes impliquésMISE AU POINTNav1.4Dok-7MuSKAgrinePartiellement caractérisés - Déficit en plectine - SMC des ceintures avec agrégats tubulaires Non encore identifiés : 50% Caractérisés Présynaptiques 5% - Défaut de resynthèse et stockage de l’ACh - Pauvreté en vésicules synaptiques - Lambert-Eaton like - Réduction du nombre de quanta d’ACh Synaptiques (lame basale) 10% - Déficit en AChE - Déficit en laminine ß2 - Anomalies de l’agrine Postsynaptiques 85% - Anomalies cinétiques du RACh Canal lent = slow channel Canal rapide = fast channel - Perte en RACh (40 à 50 % des SMC) - Syndrome d’Escobar - Déficit en rapsyne - SMC des ceintures - Déficit en MuSK - Déficit canal sodium musculaire NaV1.4survenir après un début néonatal sévère, en particulier pour les SMC dus aux mutations du gène de la rapsyne. Les thérapeutiques facilitatrices de la transmission neuromusculaire ont souvent permis d’améliorer le pronostic.CHATN°1 OCTOBRE 2009COLQ LAMB2 AGRNChAT ColQ{CHRNA1 CHRNB1 CHRND CHRNE CHRNG RAPSN DOK7 MUSK SCN4ARapsyne RAChLes cahiers de myolog]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[28progressive de la maladie est frequente, survenant parfois tardivement a l’age adulte avec deficit moteur conduisant au fauteuil roulant, apparition d’une insuffisance respiratoire motivant une ventilation assistee. Une evolution favorable spontanee ou favorisee par l’instauration du traitement peutSyndromes myastheniques congenitaux : proteines et genes impliquesMISE AU POINTNav1.4Dok-7MuSKAgrinePartiellement caracterises - Deficit en plectine - SMC des ceintures avec agregats tubulaires Non encore identifies : 50% Caracterises Presynaptiques 5% - Defaut de resynthese et stockage de l’ACh - Pauvrete en vesicules synaptiques - Lambert-Eaton like - Reduction du nombre de quanta d’ACh Synaptiques (lame basale) 10% - Deficit en AChE - Deficit en laminine ß2 - Anomalies de l’agrine Postsynaptiques 85% - Anomalies cinetiques du RACh Canal lent = slow channel Canal rapide = fast channel - Perte en RACh (40 a 50 % des SMC) - Syndrome d’Escobar - Deficit en rapsyne - SMC des ceintures - Deficit en MuSK - Deficit canal sodium musculaire NaV1.4survenir apres un debut neonatal severe, en particulier pour les SMC dus aux mutations du gene de la rapsyne. Les therapeutiques facilitatrices de la transmission neuromusculaire ont souvent permis d’ameliorer le pronostic.CHATN°1 OCTOBRE 2009COLQ LAMB2 AGRNChAT ColQ{CHRNA1 CHRNB1 CHRND CHRNE CHRNG RAPSN DOK7 MUSK SCN4ARapsyne RAChLes cahiers de myolog]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Syndromes myasthéniques congénitaux postsynaptiques Les SMC postsynaptiques sont de loin les plus fréquents (environ les trois quarts des formes identiSMC avec anomalies cinétiques du récepteur de l’acétylcholine (RACh) Syndrome du canal lent (AD) SMC avec anomalies cinétiques du récepteur de l’acétylcholine (RACh) Syndrome du canal rapide (AR) SMC avec déficit en récepteur de l’acétylcholine (RACh) (AR) SMC avec déficit en Dok-7 (AR) ou SMC des ceintures SMC avec déficit en MuSK (AR) SMC avec déficit du canal sodium musculaire NaV1.4 (AR) SMC avec déficit en rapsyne (AR)Les cahiers de myologie• SMC avec anomalies cinétiques du RACh Syndrome du canal lent Il s’agit de l’anomalie cinétique du récepteur la plus fréquente. Cette entité, de transmission autosomique dominante, a été décrite dès 1982. Elle est caractérisée par un allongement du temps d’ouverture du RACh révélé par l’étude microélectrophysiologique du muscle intercostal. Une vingtaine de mutations ponctuelles faux-sens du RACh entraînant un gain de fonction à effet dominant ont été identifiées (Engel et al, 2005). Dans la plupart des cas, l’allongement du temps d’ouverture était démontré par la technique de patch-clamp permettant l’enregistrement unitaire du RACh porteur de la mutation exprimé dans la cellule HEK. Les mutations les plus fréquentes intéressent la sous-unité alpha (Ohno et al, 2000) mais les autres sous-unités peuvent aussi être impliquées. Le siège des mutations intéresse : - deux domaines transmembranaires (M1 et M2) participant à la formation du pore au travers duquel passe le flux sodique : M1, pour les mutations de la chaîne alpha et bêta et M2, pour celles, plus fréquentes, affectant les chaînes alpha, bêta, delta, epsilon ; - une région du domaine extracellulaire de la sousunité alpha, au voisinage du site de fixation deAR : autosomique récessif – AD : autosomique dominantSMC post-synaptiques caractérisésCHRNA1 (1996) CHRNB1 (1996) CHRND (2002) CHRNE (1995) CHRNA1 (1999) CHRNE (1996) CHRND (2001) CHRNA1 RAPSN (2002) DOK7 (2006) MUSK (2004) SCN4A (2003) CHRNE (1997) CHRNB1 (1999) CHRND (2002)fiées). Parmi les SMC dus à une anomalie primaire du RACh, deux catégories sont distinguées, ceux avecanomalies cinétiques et ceux plus nombreux avec perte en RACh sans anomalie cinétique.sous-unité alpha du canal sodium musculaire (1990), canal ionique membranaire sous-unité epsilon du RACh (1993) sous-unité bêta du RACh (1990) anse cytoplasmique de la sous-unité delta du RACh (2006), rôle dans la co-agrégation avec la rapsyne sous-unité alpha du RACh MuSK, récepteur tyrosine-kinase spécifique du muscle, essentielle au développement et à la maintenance de la jonction neuromusculaire Dok-7 (2006), protéine cytoplasmique co-activatrice de MuSK rapsyne (1996), protéine associée au RACh sous-unité alpha du RACh (1990) sous-unité epsilon du RACh (1993) sous-unité delta du RACh (1993) sous-unité alpha du RACh (1990) sous-unité bêta du RACh (1990) sous-unité delta du RACh (1990) sous-unité epsilon du RACh (1993)l’acétylcholine (ACh) (mutations alphaG153S et alphaV156M). Les conséquences fonctionnelles des diverses mutations ont été étudiées sur biopsie de muscle intercostal ou en exprimant la mutation dans des systèmes cellulaires. L’allongement de la durée d’ouverture du RACh est lié soit à une lenteur de la fermeture du canal (mutations situées dans la région du pore), soit à une augmentation de l’affinité du récepteur pour son ligand (mutations du domaine extracellulaire). Dans les deux cas, il existe un gain de fonction du RACh. Une observation de syndrome du canal lent avec à la fois un temps de fermeture prolongé et un temps d’ouverture retardé, dû à une mutation de la sous-unité delta du RACh a été rapportée. En 2002, Croxen et collaborateurs ont publié une observation très particulière de syndrome du canal lent de transmission récessive, survenant dans une famille consanguine, en rapport avec une mutation homozygote de la sous-unité epsilon (epsilonL78P), située dans la région extra-membranaire. Cette mutation n’était pathogène que si elle était présente sur les 2 allèles (Croxen et al, 2002a). Par ailleurs, un syndrome du canal lent associé à une translocation chromosomique 2q31-9p27 a été décrit récemment. L’expression clinique est variée : certains cas sontN°1 OCTOBRE 200929MISE AU POI]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Syndromes myastheniques congenitaux postsynaptiques Les SMC postsynaptiques sont de loin les plus frequents (environ les trois quarts des formes identiSMC avec anomalies cinetiques du recepteur de l’acetylcholine (RACh) Syndrome du canal lent (AD) SMC avec anomalies cinetiques du recepteur de l’acetylcholine (RACh) Syndrome du canal rapide (AR) SMC avec deficit en recepteur de l’acetylcholine (RACh) (AR) SMC avec deficit en Dok-7 (AR) ou SMC des ceintures SMC avec deficit en MuSK (AR) SMC avec deficit du canal sodium musculaire NaV1.4 (AR) SMC avec deficit en rapsyne (AR)Les cahiers de myologie• SMC avec anomalies cinetiques du RACh Syndrome du canal lent Il s’agit de l’anomalie cinetique du recepteur la plus frequente. Cette entite, de transmission autosomique dominante, a ete decrite des 1982. Elle est caracterisee par un allongement du temps d’ouverture du RACh revele par l’etude microelectrophysiologique du muscle intercostal. Une vingtaine de mutations ponctuelles faux-sens du RACh entrainant un gain de fonction a effet dominant ont ete identifiees (Engel et al, 2005). Dans la plupart des cas, l’allongement du temps d’ouverture etait demontre par la technique de patch-clamp permettant l’enregistrement unitaire du RACh porteur de la mutation exprime dans la cellule HEK. Les mutations les plus frequentes interessent la sous-unite alpha (Ohno et al, 2000) mais les autres sous-unites peuvent aussi etre impliquees. Le siege des mutations interesse : - deux domaines transmembranaires (M1 et M2) participant a la formation du pore au travers duquel passe le flux sodique : M1, pour les mutations de la chaine alpha et beta et M2, pour celles, plus frequentes, affectant les chaines alpha, beta, delta, epsilon ; - une region du domaine extracellulaire de la sousunite alpha, au voisinage du site de fixation deAR : autosomique recessif – AD : autosomique dominantSMC post-synaptiques caracterisesCHRNA1 (1996) CHRNB1 (1996) CHRND (2002) CHRNE (1995) CHRNA1 (1999) CHRNE (1996) CHRND (2001) CHRNA1 RAPSN (2002) DOK7 (2006) MUSK (2004) SCN4A (2003) CHRNE (1997) CHRNB1 (1999) CHRND (2002)fiees). Parmi les SMC dus a une anomalie primaire du RACh, deux categories sont distinguees, ceux avecanomalies cinetiques et ceux plus nombreux avec perte en RACh sans anomalie cinetique.sous-unite alpha du canal sodium musculaire (1990), canal ionique membranaire sous-unite epsilon du RACh (1993) sous-unite beta du RACh (1990) anse cytoplasmique de la sous-unite delta du RACh (2006), role dans la co-agregation avec la rapsyne sous-unite alpha du RACh MuSK, recepteur tyrosine-kinase specifique du muscle, essentielle au developpement et a la maintenance de la jonction neuromusculaire Dok-7 (2006), proteine cytoplasmique co-activatrice de MuSK rapsyne (1996), proteine associee au RACh sous-unite alpha du RACh (1990) sous-unite epsilon du RACh (1993) sous-unite delta du RACh (1993) sous-unite alpha du RACh (1990) sous-unite beta du RACh (1990) sous-unite delta du RACh (1990) sous-unite epsilon du RACh (1993)l’acetylcholine (ACh) (mutations alphaG153S et alphaV156M). Les consequences fonctionnelles des diverses mutations ont ete etudiees sur biopsie de muscle intercostal ou en exprimant la mutation dans des systemes cellulaires. L’allongement de la duree d’ouverture du RACh est lie soit a une lenteur de la fermeture du canal (mutations situees dans la region du pore), soit a une augmentation de l’affinite du recepteur pour son ligand (mutations du domaine extracellulaire). Dans les deux cas, il existe un gain de fonction du RACh. Une observation de syndrome du canal lent avec a la fois un temps de fermeture prolonge et un temps d’ouverture retarde, du a une mutation de la sous-unite delta du RACh a ete rapportee. En 2002, Croxen et collaborateurs ont publie une observation tres particuliere de syndrome du canal lent de transmission recessive, survenant dans une famille consanguine, en rapport avec une mutation homozygote de la sous-unite epsilon (epsilonL78P), situee dans la region extra-membranaire. Cette mutation n’etait pathogene que si elle etait presente sur les 2 alleles (Croxen et al, 2002a). Par ailleurs, un syndrome du canal lent associe a une translocation chromosomique 2q31-9p27 a ete decrit recemment. L’expression clinique est variee : certains cas sontN°1 OCTOBRE 200929MISE AU POI]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[30N°1 OCTOBRE 2009précoces et sévères, d’autres tardifs, avec un début vers 20 ans et une atteinte modérée. Trois arguments orientent vers un syndrome du canal lent : l’hérédité autosomique dominante, l’absence de réponse aux anticholinestérasiques et le dédoublement du potentiel moteur après une stimulation unique. La sélectivité du tableau clinique est aussi évocatrice, comportant un déficit atrophiant prédominant sur les extenseurs des doigts des mains et les muscles cervicaux. Des remaniements structuraux importants de la plaque motrice sont retrouvés en microscopie électronique : dépôts de calcium, destruction majeure des replis postsynaptiques, vacuolisations, agrégats tubulaires. La caractérisation précise de ce syndrome est à l’origine d’un traitement étiopathogénique par la quinidine, un agent bloqueur capable de normaliser la durée d’ouverture du RACh. La fluoxétine, à la dose de 80 à 120 mg a également un effet favorable (Harper et al). Syndrome du canal rapide Ce syndrome également rapporté par le groupe d’Engel est de transmission autosomique récessive. A la différence du syndrome du canal lent, aucun élément clinique ou électromyographique n’est spécifique au syndrome du canal rapide. Sa reconnaissance passe par l’étude microélectrophysiologique du muscle intercostal ou des cellules HEK porteuses des mutations. Cette étude révèle un raccourcissement du temps d’ouverture du RACh, anomalie en miroir du syndrome du canal lent (Sine et al). La sévérité clinique est variable. Une arthrogrypose a été rapportée dans un cas. Les patients répondent à la combinaison 3,4-diaminopyridine (3,4-DAP) et anticholinestérasiques. Huit mutations ont été identifiées affectant les sous-unités alpha, delta et epsilon. Elles sont situées soit dans la région extracellulaire, soit au niveau du domaine membranaire M3 (mutation alpha V285I), soit dans la boucle cytoplasmique comprise entre les domaines M3 et M4 (mutations epsilon uniquement) (revue Engel et al, 2005). • SMC avec déficit en RACh prédominant Les anomalies cinétiques sont absentes ou minimes. Ils représentent 40 à 50% des cas de SMC identifiés. Il existe un effet fondateur dans la population gitane : mutation epsilon1267delG homozygote et dans la population du Maghreb : mutation epsilon ins1293 G homozygote (Richard et al, 2008). A côté de ces mutations ethniques, les mutations décrites sont très nombreuses (une soixantaine), soit homozygotes soit hétérozygotes (Engel et al, 2005). Elles sont de tous types : mutations faux-sens, délétions,• SMC dus à une anomalie de l’axe MuSK/Dok-7/rapsyne MuSK est un récepteur tyrosine kinase, présent très précocement dans le muscle (dès la prolifération myoblastique). Il active une cascade de signaux impliqués dans tous les aspects de la différenciation postsynaptique : - agrégation du RACh par l’intermédiaire de la rapsyne qui assure également l’ancrage du RACh au cytosquelette via le bêta-dystroglycan ; - promotion de la transcription synaptique, en particulier du RACh. L’agrine libérée par le motoneurone se lie à son récepteur LRP4 (Kim et al ; Zhang et al) et phosphoryle MuSK. Cette phosphorylation est aussi dépendante d’une molécule intracellulaire, downstream of kinase-7 (Dok-7). Les muscles des souris dont les gènes musk et dok7 ont été invalidés ne présentent pas de jonctions neuromusculaires. Les animaux meurent dès la naissance (Okada et al). Chez les souris invalidées pour le gène de la rapsyne, la jonction neuromusculaire ne se forme pas. Les myotubes de ces souris mis en culture ne forment pas d’agrégats de RACh en présence d’agrine, mais la transcription des gènes du RACh est conservée. Les SMC dus à des mutations du gène de la rapsyne et de Dok-7 sont fréquents, plus de 10 % des SMC caractérisés, ceux dus à des mutations de MuSK demeurent exceptionnels. SMC dus à des mutations du gène de la rapsyne Les premières mutations du gène de la rapsyne situé en 11p11 ont été identifiées en 2002. Elles concernentinsertions, délétions chromosomiques, décalant ou non le cadre de lecture (Abicht et al ; Croxen et al, 2002b ; Maselli et al, 2002). Les mutations siègent sur l’ensemble du gène codant la sous-unité epsilon du RACh, les plus nombreuses étant situées dans la région extracellulaire et au niveau de la boucle cytoplasmique entre les domaines transmembranaires M3 et M4 (Brengman et al, 2000). Des mutations du promoteur et du peptide signal de la sous-unité epsilon ont également été décrites. Plus rarement, les autres sous-unités du RACh (sousunité alpha, bêta, delta) sont impliquées. La prépondérance des mutations de la sous-unité epsilon pourrait s’expliquer par la possibilité de réexpression de l’isoforme fœtale (gamma) dans les mutations nulles de la sous-unité epsilon (Croxen et al, 2001). L’expression clinique de ces SMC n’est pas spécifique et correspond habituellement à une forme caractéristique de SMC. Les anticholinestérasiques et la 3,4-DAP sont efficaces.MISE AU POINTLes cahiers de myolog]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[30N°1 OCTOBRE 2009precoces et severes, d’autres tardifs, avec un debut vers 20 ans et une atteinte moderee. Trois arguments orientent vers un syndrome du canal lent : l’heredite autosomique dominante, l’absence de reponse aux anticholinesterasiques et le dedoublement du potentiel moteur apres une stimulation unique. La selectivite du tableau clinique est aussi evocatrice, comportant un deficit atrophiant predominant sur les extenseurs des doigts des mains et les muscles cervicaux. Des remaniements structuraux importants de la plaque motrice sont retrouves en microscopie electronique : depots de calcium, destruction majeure des replis postsynaptiques, vacuolisations, agregats tubulaires. La caracterisation precise de ce syndrome est a l’origine d’un traitement etiopathogenique par la quinidine, un agent bloqueur capable de normaliser la duree d’ouverture du RACh. La fluoxetine, a la dose de 80 a 120 mg a egalement un effet favorable (Harper et al). Syndrome du canal rapide Ce syndrome egalement rapporte par le groupe d’Engel est de transmission autosomique recessive. A la difference du syndrome du canal lent, aucun element clinique ou electromyographique n’est specifique au syndrome du canal rapide. Sa reconnaissance passe par l’etude microelectrophysiologique du muscle intercostal ou des cellules HEK porteuses des mutations. Cette etude revele un raccourcissement du temps d’ouverture du RACh, anomalie en miroir du syndrome du canal lent (Sine et al). La severite clinique est variable. Une arthrogrypose a ete rapportee dans un cas. Les patients repondent a la combinaison 3,4-diaminopyridine (3,4-DAP) et anticholinesterasiques. Huit mutations ont ete identifiees affectant les sous-unites alpha, delta et epsilon. Elles sont situees soit dans la region extracellulaire, soit au niveau du domaine membranaire M3 (mutation alpha V285I), soit dans la boucle cytoplasmique comprise entre les domaines M3 et M4 (mutations epsilon uniquement) (revue Engel et al, 2005). • SMC avec deficit en RACh predominant Les anomalies cinetiques sont absentes ou minimes. Ils representent 40 a 50% des cas de SMC identifies. Il existe un effet fondateur dans la population gitane : mutation epsilon1267delG homozygote et dans la population du Maghreb : mutation epsilon ins1293 G homozygote (Richard et al, 2008). A cote de ces mutations ethniques, les mutations decrites sont tres nombreuses (une soixantaine), soit homozygotes soit heterozygotes (Engel et al, 2005). Elles sont de tous types : mutations faux-sens, deletions,• SMC dus a une anomalie de l’axe MuSK/Dok-7/rapsyne MuSK est un recepteur tyrosine kinase, present tres precocement dans le muscle (des la proliferation myoblastique). Il active une cascade de signaux impliques dans tous les aspects de la differenciation postsynaptique : - agregation du RACh par l’intermediaire de la rapsyne qui assure egalement l’ancrage du RACh au cytosquelette via le beta-dystroglycan ; - promotion de la transcription synaptique, en particulier du RACh. L’agrine liberee par le motoneurone se lie a son recepteur LRP4 (Kim et al ; Zhang et al) et phosphoryle MuSK. Cette phosphorylation est aussi dependante d’une molecule intracellulaire, downstream of kinase-7 (Dok-7). Les muscles des souris dont les genes musk et dok7 ont ete invalides ne presentent pas de jonctions neuromusculaires. Les animaux meurent des la naissance (Okada et al). Chez les souris invalidees pour le gene de la rapsyne, la jonction neuromusculaire ne se forme pas. Les myotubes de ces souris mis en culture ne forment pas d’agregats de RACh en presence d’agrine, mais la transcription des genes du RACh est conservee. Les SMC dus a des mutations du gene de la rapsyne et de Dok-7 sont frequents, plus de 10 % des SMC caracterises, ceux dus a des mutations de MuSK demeurent exceptionnels. SMC dus a des mutations du gene de la rapsyne Les premieres mutations du gene de la rapsyne situe en 11p11 ont ete identifiees en 2002. Elles concernentinsertions, deletions chromosomiques, decalant ou non le cadre de lecture (Abicht et al ; Croxen et al, 2002b ; Maselli et al, 2002). Les mutations siegent sur l’ensemble du gene codant la sous-unite epsilon du RACh, les plus nombreuses etant situees dans la region extracellulaire et au niveau de la boucle cytoplasmique entre les domaines transmembranaires M3 et M4 (Brengman et al, 2000). Des mutations du promoteur et du peptide signal de la sous-unite epsilon ont egalement ete decrites. Plus rarement, les autres sous-unites du RACh (sousunite alpha, beta, delta) sont impliquees. La preponderance des mutations de la sous-unite epsilon pourrait s’expliquer par la possibilite de reexpression de l’isoforme fœtale (gamma) dans les mutations nulles de la sous-unite epsilon (Croxen et al, 2001). L’expression clinique de ces SMC n’est pas specifique et correspond habituellement a une forme caracteristique de SMC. Les anticholinesterasiques et la 3,4-DAP sont efficaces.MISE AU POINTLes cahiers de myolog]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Les cahiers de myologieun domaine permettant l’auto-association de la rapsyne, étape essentielle pour l’amarrage du RACh au cytosquelette (Ramarao et al ; Ohno et al, 2002). Ces mutations sont responsables d’une diminution quantitative de la rapsyne et d’une réduction secondaire du RACh à la jonction neuromusculaire. L’hérédité de ce SMC est autosomique récessive. Depuis la première publication portant sur 4 cas, de nombreuses autres observations ont été publiées (Richard et al, 2003 ; Dunne et al ; Banwell et al, 2004 ; Ioos et al, 2004). Plus de 30 mutations ont été rapportées. La mutation N88K est trouvée chez quasiment l’ensemble des patients. Dans la moitié des cas, elle est homozygote. Pour les autres cas, la seconde mutation est localisée tout le long du gène. Les mutations sont de type faux sens dans la moitié des cas. Une microdélétion chromosomique a été rapportée. Il existe un effet fondateur pour la mutation N88K. Deux phénotypes cliniques sont rapportés : une forme néonatale, voire anténatale avec arthrogrypose, atteinte respiratoire sévère, faiblesse et troubles oculobulbaires majeurs et des formes légères, plus tardives débutant dans l’enfance, l’adolescence, voire à l’âge adulte. Pour quelques patients aux manifestations initiales très précoces et sévères, l’évolution fut finalement très favorable à l’adolescence (Ioos et al, 2004). La corrélation génotype-phénotype n’est pas simple : dans notre expérience, les mutations homozygotes N88K sont associées à des formes plus légères que les mutations hétérozygotes N88K mais dans la série d’Ohno la sévérité des SMC homozygotes N88K était variable (Ohno et al, 2002). Un tableau très particulier a été rapporté en 1990 chez des patients originaires de la population juive d’Iraq et d’Iran qui avaient un phénotype clinique original : SMC bénin avec malformations faciales (prognathisme, face allongée). Chez ces patients, deux mutations (non N88K) ont été identifiées par la suite dans la région promotrice du gène (Ohno et al, 2003). SMC en rapport avec une mutation du gène DOK7 Okada et collaborateurs ont montré en 2006 que les conséquences de l’invalidation du gène DOK7 chez la souris sont majeures avec absence de formation de jonctions neuromusculaires (Okada et al). Peu après, le groupe de Beeson a rapporté les premiers cas de mutation du gène DOK7 chez 27 patients, issus de 24 familles (Palace et al) présentant un SMC de transmission récessive, affectant les ceintures. La mutation 1124_1127dupTGCC était présente dans 20 des 24 cas. Trois autres séries ont été publiées (Müller et al, 2007; Anderson et al ; Selcen et al). Dans notre groupe, 15 patients ont été identifiés.Les caractéristiques cliniques, analysées sur l’ensemble des cas publiés et dans notre série, sont les suivantes : dans 1/3 des cas, début à la naissance avec hypotonie, difficultés d’alimentation, détresse respiratoire et dans 2/3 des cas, début dans la petite et moyenne enfance avec faiblesse/fatigabilité des ceintures, difficultés de marche. Pour une petite minorité de patients, l’affection débute à l’adolescence voire chez le jeune adulte. L’atteinte des ceintures est constante, un déficit distal des extenseurs des doigts est possible de même qu’un ptosis. Sont également observées une ophtalmoplégie (respectivement 75 et 30% des cas), une parésie faciale, une atteinte bulbaire avec troubles de déglutition (60% des cas), une atteinte respiratoire (chez la majorité des patients), une scoliose évolutive. Les fluctuations sont habituelles avec des poussées, affectant les membres, la déglutition et la respiration, pouvant durer plusieurs mois voire plusieurs années. Le décrément est constant à condition de tester des couples nerfs-muscles proximaux. Si le tableau est parfois tardif et bénin, l’évolution est le plus souvent progressive et sévère avec perte de la marche et/ou insuffisance respiratoire requérant une ventilation assistée. Le diagnostic est souvent retardé, car la présentation fréquemment très myopathique avec scoliose oriente vers une myopathie congénitale. Une myopathie métabolique est parfois évoquée sur la biopsie du fait de la surcharge lipidique (dans près de la moitié des cas dans notre expérience). Les anticholinestérasiques sont souvent inefficaces voire aggravants. La 3,4-DAP est bénéfique chez 2/3 des patients, l’éphédrine est également utile. Environ 45 mutations ont été identifiées tout le long du gène. La mutation 1124_1127dupTGCC quasi constante est soit homozygote soit associée à une autre mutation. Elle est située, comme une dizaine d’autres dans la région C terminale. Neuf mutations sont situées dans le domaine PTB qui se lie au domaine intracellulaire juxta-membranaire de MuSK. Les types de mutation par fréquence décroissante sont les suivants : décalage du cadre de lecture &amp;gt; faux-sens &amp;gt; non-sens et épissage. Dans la série de Müller et collaborateurs (Müller et al, 2007), les deux patients présentant une forme tardive et légère sont homozygotes pour la mutation 1124_1127dupTGCC. Cependant d’autres patients porteurs de cette même mutation sont plus précocement et sévèrement atteints (Palace et al, 2007). SMC dû à des mutations du gène MUSK Un seul cas a été publié par notre groupe (Chevessier et al). L’observation initiale était celle d’uneN°1 OCTOBRE 200931MISE AU POI]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Les cahiers de myologieun domaine permettant l’auto-association de la rapsyne, etape essentielle pour l’amarrage du RACh au cytosquelette (Ramarao et al ; Ohno et al, 2002). Ces mutations sont responsables d’une diminution quantitative de la rapsyne et d’une reduction secondaire du RACh a la jonction neuromusculaire. L’heredite de ce SMC est autosomique recessive. Depuis la premiere publication portant sur 4 cas, de nombreuses autres observations ont ete publiees (Richard et al, 2003 ; Dunne et al ; Banwell et al, 2004 ; Ioos et al, 2004). Plus de 30 mutations ont ete rapportees. La mutation N88K est trouvee chez quasiment l’ensemble des patients. Dans la moitie des cas, elle est homozygote. Pour les autres cas, la seconde mutation est localisee tout le long du gene. Les mutations sont de type faux sens dans la moitie des cas. Une microdeletion chromosomique a ete rapportee. Il existe un effet fondateur pour la mutation N88K. Deux phenotypes cliniques sont rapportes : une forme neonatale, voire antenatale avec arthrogrypose, atteinte respiratoire severe, faiblesse et troubles oculobulbaires majeurs et des formes legeres, plus tardives debutant dans l’enfance, l’adolescence, voire a l’age adulte. Pour quelques patients aux manifestations initiales tres precoces et severes, l’evolution fut finalement tres favorable a l’adolescence (Ioos et al, 2004). La correlation genotype-phenotype n’est pas simple : dans notre experience, les mutations homozygotes N88K sont associees a des formes plus legeres que les mutations heterozygotes N88K mais dans la serie d’Ohno la severite des SMC homozygotes N88K etait variable (Ohno et al, 2002). Un tableau tres particulier a ete rapporte en 1990 chez des patients originaires de la population juive d’Iraq et d’Iran qui avaient un phenotype clinique original : SMC benin avec malformations faciales (prognathisme, face allongee). Chez ces patients, deux mutations (non N88K) ont ete identifiees par la suite dans la region promotrice du gene (Ohno et al, 2003). SMC en rapport avec une mutation du gene DOK7 Okada et collaborateurs ont montre en 2006 que les consequences de l’invalidation du gene DOK7 chez la souris sont majeures avec absence de formation de jonctions neuromusculaires (Okada et al). Peu apres, le groupe de Beeson a rapporte les premiers cas de mutation du gene DOK7 chez 27 patients, issus de 24 familles (Palace et al) presentant un SMC de transmission recessive, affectant les ceintures. La mutation 1124_1127dupTGCC etait presente dans 20 des 24 cas. Trois autres series ont ete publiees (Muller et al, 2007; Anderson et al ; Selcen et al). Dans notre groupe, 15 patients ont ete identifies.Les caracteristiques cliniques, analysees sur l’ensemble des cas publies et dans notre serie, sont les suivantes : dans 1/3 des cas, debut a la naissance avec hypotonie, difficultes d’alimentation, detresse respiratoire et dans 2/3 des cas, debut dans la petite et moyenne enfance avec faiblesse/fatigabilite des ceintures, difficultes de marche. Pour une petite minorite de patients, l’affection debute a l’adolescence voire chez le jeune adulte. L’atteinte des ceintures est constante, un deficit distal des extenseurs des doigts est possible de meme qu’un ptosis. Sont egalement observees une ophtalmoplegie (respectivement 75 et 30% des cas), une paresie faciale, une atteinte bulbaire avec troubles de deglutition (60% des cas), une atteinte respiratoire (chez la majorite des patients), une scoliose evolutive. Les fluctuations sont habituelles avec des poussees, affectant les membres, la deglutition et la respiration, pouvant durer plusieurs mois voire plusieurs annees. Le decrement est constant a condition de tester des couples nerfs-muscles proximaux. Si le tableau est parfois tardif et benin, l’evolution est le plus souvent progressive et severe avec perte de la marche et/ou insuffisance respiratoire requerant une ventilation assistee. Le diagnostic est souvent retarde, car la presentation frequemment tres myopathique avec scoliose oriente vers une myopathie congenitale. Une myopathie metabolique est parfois evoquee sur la biopsie du fait de la surcharge lipidique (dans pres de la moitie des cas dans notre experience). Les anticholinesterasiques sont souvent inefficaces voire aggravants. La 3,4-DAP est benefique chez 2/3 des patients, l’ephedrine est egalement utile. Environ 45 mutations ont ete identifiees tout le long du gene. La mutation 1124_1127dupTGCC quasi constante est soit homozygote soit associee a une autre mutation. Elle est situee, comme une dizaine d’autres dans la region C terminale. Neuf mutations sont situees dans le domaine PTB qui se lie au domaine intracellulaire juxta-membranaire de MuSK. Les types de mutation par frequence decroissante sont les suivants : decalage du cadre de lecture &amp;gt; faux-sens &amp;gt; non-sens et epissage. Dans la serie de Muller et collaborateurs (Muller et al, 2007), les deux patients presentant une forme tardive et legere sont homozygotes pour la mutation 1124_1127dupTGCC. Cependant d’autres patients porteurs de cette meme mutation sont plus precocement et severement atteints (Palace et al, 2007). SMC du a des mutations du gene MUSK Un seul cas a ete publie par notre groupe (Chevessier et al). L’observation initiale etait celle d’uneN°1 OCTOBRE 200931MISE AU POI]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[32• Autres SMC postsynaptiques SMC dû à des mutations du gène SCN4A L’équipe d’Andrew Engel a rapporté un cas de SMC avec déficit du canal sodium musculaire. Il s’agit d’un patient de 20 ans présentant depuis la naissance des accès très brefs (3 à 30 mn) de détresse respiratoire et de troubles bulbaires. Le diagnostic fut posé sur l’étude électrophysiologique du muscle intercostal qui révélait une impossibilité de susciter un potentiel d’action après stimulation du nerf. Deux mutations du gène SCN4A ont été identifiées, dont l’une située dans le domaine extracellulaire S3/S4 s’est avérée pathogène.N°1 OCTOBRE 2009MISE AU POINTpatiente ayant présenté, dans la période néonatale, une détresse respiratoire et un ptosis. L’atteinte a été très modérée jusqu’à sa première grossesse au cours de laquelle sont survenus des troubles bulbaires et une importante faiblesse des membres. L’association anticholinestérasique et 3,4-DAP a été partiellement efficace. Un frère est décédé d’insuffisance respiratoire aiguë à 1 an et demi. L’EMG a révélé un décrément, la biopsie a mis en évidence des plaques anormales avec un déficit d’expression de MuSK. Deux mutations, l’une décalant le cadre de lecture dans le domaine extracellulaire IgG-like et l’autre faux-sens V790M dans le domaine kinase intracellulaire ont été identifiées. Lorsque cette mutation est transférée sur myotubes provenant de souris doublement invalidées pour MuSK, l’agrégation du RACh induite par l’agrine est très réduite. L’expression par électroporation de la mutation sur la patte de la souris reproduit les mêmes anomalies de la plaque motrice que celles observées chez la patiente. D’autres cas de SMC MuSK, de transmission récessive, ont été identifiés mais n’ont pas encore été publiés.SMC avec déficit en laminine bêta 2 (AR) SMC avec anomalie de l’agrine (AR) SMC avec déficit en acétylcholinestérase (AR)• SMC avec déficit en AChE Engel et collaborateurs ont décrit, en 1977, le premier cas de déficit en AChE (acétylcholinestérase) se caractérisant par l’absence de l’activité enzymatique à la jonction neuromusculaire. En 1998, simultanément Engel et collaborateurs et Donger et collaborateursSyndromes myasthéniques congénitaux synaptiques (lame basale)SMC synaptiques caractérisésLAMB2 (2009) AGRN (2009)COLQ (1998)SMC avec déficit en plectine La plectine est une protéine structurale du cytosquelette hautement conservée. Elle est exprimée dans de nombreux types cellulaires : la peau (au niveau des hémidesmosomes), le muscle (sarcolemme, stries Z) et la membrane postsynaptique. Un déficit en plectine a été décrit chez un patient présentant une myopathie progressive, associée à un syndrome myasthénique (atteinte de la face, des membres et de l’oculomotricité, bloc neuromusculaire) et à une épidermolyse bulleuse. La 3,4-DAP était efficace, contrairement aux anticholinestérasiques. La physiopathologie de ce SMC reste mal comprise. D’autres cas de plectinopathies ont été rapportés avec atteinte myopathique sans syndrome myasthénique. A la frontière des SMC, le syndrome d’Escobar L’akinésie fœtale et le pterygium multiple peuvent être dus à des mutations du gène de la sous-unité fœtale gamma du RACh (CHRNG) et de la rapsyne (RAPSN). Le syndrome de pterygium multiple (SPM) est caractérisé par des palmures du cou, des poignets ou des genoux et des rétractions tendineuses. Il est soit létal soit non létal et dans ce cas, il est dénommé syndrome d’Escobar. Des mutations de CHRNG ont été identifiées dans 30% des formes létales de SPM et également dans certains cas de syndrome d’Escobar. La forme fœtale gamma du RACh est remplacée par la forme adulte epsilon à la 32e semaine de gestation, ce qui explique l’akinésie fœtale et les rétractions et, si l’enfant survit, l’absence de symptomatologie myasthénique car la forme adulte du RACh n’est pas affectée. Dans des cas de SPM sans mutation de CHNRG aucune mutation des autres gènes des sous-unités du RACh n’a été trouvée, mais une mutation homozygote de la rapsyne a été identifiée dans un cas (Vogt et al, 2008). ont démontré que le déficit en AChE était lié à des mutations du gène COLQ codant la queue collagénique de l’AChE. A la synapse neuromusculaire, l’AChE est majoritairement sous une forme asymétrique composée de sous-unités catalytiques globulairescollagène Q (1997), protéine de fixation de la cholinestérase à la lame basale chaîne bêta 2 de la laminine agrine : molécule de la matrice extracellulaire essentielle à la formation et au maintien de la jonction neuromusculaire Les cahiers de myolog]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[32• Autres SMC postsynaptiques SMC du a des mutations du gene SCN4A L’equipe d’Andrew Engel a rapporte un cas de SMC avec deficit du canal sodium musculaire. Il s’agit d’un patient de 20 ans presentant depuis la naissance des acces tres brefs (3 a 30 mn) de detresse respiratoire et de troubles bulbaires. Le diagnostic fut pose sur l’etude electrophysiologique du muscle intercostal qui revelait une impossibilite de susciter un potentiel d’action apres stimulation du nerf. Deux mutations du gene SCN4A ont ete identifiees, dont l’une situee dans le domaine extracellulaire S3/S4 s’est averee pathogene.N°1 OCTOBRE 2009MISE AU POINTpatiente ayant presente, dans la periode neonatale, une detresse respiratoire et un ptosis. L’atteinte a ete tres moderee jusqu’a sa premiere grossesse au cours de laquelle sont survenus des troubles bulbaires et une importante faiblesse des membres. L’association anticholinesterasique et 3,4-DAP a ete partiellement efficace. Un frere est decede d’insuffisance respiratoire aigue a 1 an et demi. L’EMG a revele un decrement, la biopsie a mis en evidence des plaques anormales avec un deficit d’expression de MuSK. Deux mutations, l’une decalant le cadre de lecture dans le domaine extracellulaire IgG-like et l’autre faux-sens V790M dans le domaine kinase intracellulaire ont ete identifiees. Lorsque cette mutation est transferee sur myotubes provenant de souris doublement invalidees pour MuSK, l’agregation du RACh induite par l’agrine est tres reduite. L’expression par electroporation de la mutation sur la patte de la souris reproduit les memes anomalies de la plaque motrice que celles observees chez la patiente. D’autres cas de SMC MuSK, de transmission recessive, ont ete identifies mais n’ont pas encore ete publies.SMC avec deficit en laminine beta 2 (AR) SMC avec anomalie de l’agrine (AR) SMC avec deficit en acetylcholinesterase (AR)• SMC avec deficit en AChE Engel et collaborateurs ont decrit, en 1977, le premier cas de deficit en AChE (acetylcholinesterase) se caracterisant par l’absence de l’activite enzymatique a la jonction neuromusculaire. En 1998, simultanement Engel et collaborateurs et Donger et collaborateursSyndromes myastheniques congenitaux synaptiques (lame basale)SMC synaptiques caracterisesLAMB2 (2009) AGRN (2009)COLQ (1998)SMC avec deficit en plectine La plectine est une proteine structurale du cytosquelette hautement conservee. Elle est exprimee dans de nombreux types cellulaires : la peau (au niveau des hemidesmosomes), le muscle (sarcolemme, stries Z) et la membrane postsynaptique. Un deficit en plectine a ete decrit chez un patient presentant une myopathie progressive, associee a un syndrome myasthenique (atteinte de la face, des membres et de l’oculomotricite, bloc neuromusculaire) et a une epidermolyse bulleuse. La 3,4-DAP etait efficace, contrairement aux anticholinesterasiques. La physiopathologie de ce SMC reste mal comprise. D’autres cas de plectinopathies ont ete rapportes avec atteinte myopathique sans syndrome myasthenique. A la frontiere des SMC, le syndrome d’Escobar L’akinesie fœtale et le pterygium multiple peuvent etre dus a des mutations du gene de la sous-unite fœtale gamma du RACh (CHRNG) et de la rapsyne (RAPSN). Le syndrome de pterygium multiple (SPM) est caracterise par des palmures du cou, des poignets ou des genoux et des retractions tendineuses. Il est soit letal soit non letal et dans ce cas, il est denomme syndrome d’Escobar. Des mutations de CHRNG ont ete identifiees dans 30% des formes letales de SPM et egalement dans certains cas de syndrome d’Escobar. La forme fœtale gamma du RACh est remplacee par la forme adulte epsilon a la 32e semaine de gestation, ce qui explique l’akinesie fœtale et les retractions et, si l’enfant survit, l’absence de symptomatologie myasthenique car la forme adulte du RACh n’est pas affectee. Dans des cas de SPM sans mutation de CHNRG aucune mutation des autres genes des sous-unites du RACh n’a ete trouvee, mais une mutation homozygote de la rapsyne a ete identifiee dans un cas (Vogt et al, 2008). ont demontre que le deficit en AChE etait lie a des mutations du gene COLQ codant la queue collagenique de l’AChE. A la synapse neuromusculaire, l’AChE est majoritairement sous une forme asymetrique composee de sous-unites catalytiques globulairescollagene Q (1997), proteine de fixation de la cholinesterase a la lame basale chaine beta 2 de la laminine agrine : molecule de la matrice extracellulaire essentielle a la formation et au maintien de la jonction neuromusculaire Les cahiers de myolog]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Les cahiers de myologieréunies par une queue collagénique (ColQ). Celle-ci a pour fonction de concentrer et d’ancrer les sousunités catalytiques à la lame basale synaptique. Les SMC par mutation du gène COLQ représentent près de 15 % des cas de la série de la Mayo Clinic et de la série française. Dans une publication récente, 22 nouveaux cas ont été rapportés avec une revue des 38 cas antérieurs (Mihaylova et al). Les premiers symptômes sont dans 2/3 des cas très précoces (période néonatale ou première enfance) : hypotonie, ptosis, ophtalmoplégie, troubles bulbaires, insuffisance respiratoire avec un risque létal important, un retard des acquisitions motrices. Cependant, des cas de survenue plus tardive (au cours de l’enfance) et peu sévères ont été rapportés. Les symptômes observés sur l’ensemble des patients recensés sont : faiblesse proximale (78,5%), faiblesse axiale/scoliose (28%), faiblesse du cou (34,5%), ophtalmoplégie (30%), dysphagie/troubles de mastication (24%), crise respiratoire (35%). Une détérioration progressive survient chez la majorité des patients, parfois tardivement à l’âge adulte. Plusieurs éléments orientent vers le diagnostic de SMC avec déficit en AChE : l’hérédité autosomique récessive, le dédoublement du potentiel d’action lors d’une stimulation unique, l’absence de réponse aux anticholinestérasiques. La lenteur de contraction pupillaire à la lumière est un signe inconstant (environ 1/3 des patients) mais pathognomonique du déficit en AChE. L’étude des plaques motrices permet de poser le diagnostic : l’AChE n’est pas visualisée au niveau des plaques motrices par la technique de Koelle ou le marquage à la fasciculine fluorescente. L’étude morphologique des plaques motrices révèle, par ailleurs, de franches anomalies dues à l’hyperactivité synaptique induite par l’accumulation d’ACh : altérations focales des replis postsynaptiques avec perte en RACh, dégénérescence sarcoplasmique, petitesse des terminaisons nerveuses. Plus de 35 mutations récessives ont été décrites, situées tout le long du gène, mais surtout dans le domaine collagénique et la région COOH terminale. Les mutations de la région d’attachement des sousunités catalytiques, appelée PRAD, sont plus rares. La plupart sont originales chez chaque patient, même si quelques unes sont récurrentes : 1082delC, Y430S, T441A (Mihaylova et al). Elles sont plus souvent homozygotes qu’hétérozygotes et plus souvent de type « tronquant » que faux-sens (Mihaylova et al, 2008). Selon leur localisation, les mutations du gène COLQ ont des conséquences différentes : - les mutations situées au niveau du domaine N terminal, riche en proline et impliquées dans l’attachement des sous-unités catalytiques (région PRAD)• SMC dû à des mutations de la laminine bêta 2 Un cas de SMC de transmission autosomique récessive dû à deux mutations hétéroalléliques avec décalage du cadre de lecture de LAMB2 a été publié (Maselli et al., 2009). A la période néonatale, le patient a présenté des épisodes de détresse respiratoire et une maladie rénale sévère avec syndrome néphrotique ayant nécessité une transplantation à l’âge de 15 mois. Durant l’enfance, il a développé une ophtalmoplégie avec ptosis bilatéral et une faiblesse proximale sévère sans déficit bulbaire. L’EMG montrait un décrément franc. L’analyse par Western blot démontrait l’absence d’expression de la laminine bêta 2 dans le muscle et le rein. Les inhibiteurs de la cholinestérase n’ont pas été tolérés mais l’éphédrine a eu un effet favorable.N°1 OCTOBRE 2009empêchent l’accrochage de celles-ci sur ColQ ; - les mutations localisées à l’extrémité C terminale de ColQ perturbent l’ancrage de l’enzyme à la membrane basale synaptique ou la trimérisation ; - les mutations du domaine collagénique situé entre les deux extrémités N et C terminales empêchent la trimérisation de ColQ (Engel et al ; 2005). Si généralement on ne peut pas faire de corrélation entre la sévérité et la localisation de la mutation, voire même pour une même mutation (la même mutation 1082delC homozygote est associée soit à des formes légères, soit sévères), les patients porteurs de la mutation homozygote Y431S ont, à une exception près, une forme légère avec persistance de la forme A12 de l’AChE. Le traitement est difficile car les anticholinestérasiques sont inefficaces voire aggravants. Certains patients ont bénéficié de la 3,4-DAP et de l’éphédrine qui est la molécule la plus efficace (Mihaylova et al, 2008).• SMC dû à une anomalie de l’agrine Un cas de SMC de transmission autosomique récessive dû à une mutation faux-sens de AGRN (Huzé et al, 2009) a été récemment décrit. La patiente comme son frère présentait une forme légère de SMC avec léger ptosis bilatéral, faiblesse modérée des muscles proximaux et à l’EMG un bloc neuromusculaire. L’expression expérimentale de la protéine mutée, dans le muscle du rat, a permis de montrer qu’elle reproduisait les modifications majeures de la jonction neuromusculaire observées dans la biopsie musculaire de la patiente. Les inhibiteurs de la cholinestérase et la 3,4-DAP restaient sans effet. L’éphédrine a permis une amélioration persistante de la performance et de l’endurance musculaire.33MISE AU POI]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Les cahiers de myologiereunies par une queue collagenique (ColQ). Celle-ci a pour fonction de concentrer et d’ancrer les sousunites catalytiques a la lame basale synaptique. Les SMC par mutation du gene COLQ representent pres de 15 % des cas de la serie de la Mayo Clinic et de la serie francaise. Dans une publication recente, 22 nouveaux cas ont ete rapportes avec une revue des 38 cas anterieurs (Mihaylova et al). Les premiers symptomes sont dans 2/3 des cas tres precoces (periode neonatale ou premiere enfance) : hypotonie, ptosis, ophtalmoplegie, troubles bulbaires, insuffisance respiratoire avec un risque letal important, un retard des acquisitions motrices. Cependant, des cas de survenue plus tardive (au cours de l’enfance) et peu severes ont ete rapportes. Les symptomes observes sur l’ensemble des patients recenses sont : faiblesse proximale (78,5%), faiblesse axiale/scoliose (28%), faiblesse du cou (34,5%), ophtalmoplegie (30%), dysphagie/troubles de mastication (24%), crise respiratoire (35%). Une deterioration progressive survient chez la majorite des patients, parfois tardivement a l’age adulte. Plusieurs elements orientent vers le diagnostic de SMC avec deficit en AChE : l’heredite autosomique recessive, le dedoublement du potentiel d’action lors d’une stimulation unique, l’absence de reponse aux anticholinesterasiques. La lenteur de contraction pupillaire a la lumiere est un signe inconstant (environ 1/3 des patients) mais pathognomonique du deficit en AChE. L’etude des plaques motrices permet de poser le diagnostic : l’AChE n’est pas visualisee au niveau des plaques motrices par la technique de Koelle ou le marquage a la fasciculine fluorescente. L’etude morphologique des plaques motrices revele, par ailleurs, de franches anomalies dues a l’hyperactivite synaptique induite par l’accumulation d’ACh : alterations focales des replis postsynaptiques avec perte en RACh, degenerescence sarcoplasmique, petitesse des terminaisons nerveuses. Plus de 35 mutations recessives ont ete decrites, situees tout le long du gene, mais surtout dans le domaine collagenique et la region COOH terminale. Les mutations de la region d’attachement des sousunites catalytiques, appelee PRAD, sont plus rares. La plupart sont originales chez chaque patient, meme si quelques unes sont recurrentes : 1082delC, Y430S, T441A (Mihaylova et al). Elles sont plus souvent homozygotes qu’heterozygotes et plus souvent de type « tronquant » que faux-sens (Mihaylova et al, 2008). Selon leur localisation, les mutations du gene COLQ ont des consequences differentes : - les mutations situees au niveau du domaine N terminal, riche en proline et impliquees dans l’attachement des sous-unites catalytiques (region PRAD)• SMC du a des mutations de la laminine beta 2 Un cas de SMC de transmission autosomique recessive du a deux mutations heteroalleliques avec decalage du cadre de lecture de LAMB2 a ete publie (Maselli et al., 2009). A la periode neonatale, le patient a presente des episodes de detresse respiratoire et une maladie renale severe avec syndrome nephrotique ayant necessite une transplantation a l’age de 15 mois. Durant l’enfance, il a developpe une ophtalmoplegie avec ptosis bilateral et une faiblesse proximale severe sans deficit bulbaire. L’EMG montrait un decrement franc. L’analyse par Western blot demontrait l’absence d’expression de la laminine beta 2 dans le muscle et le rein. Les inhibiteurs de la cholinesterase n’ont pas ete toleres mais l’ephedrine a eu un effet favorable.N°1 OCTOBRE 2009empechent l’accrochage de celles-ci sur ColQ ; - les mutations localisees a l’extremite C terminale de ColQ perturbent l’ancrage de l’enzyme a la membrane basale synaptique ou la trimerisation ; - les mutations du domaine collagenique situe entre les deux extremites N et C terminales empechent la trimerisation de ColQ (Engel et al ; 2005). Si generalement on ne peut pas faire de correlation entre la severite et la localisation de la mutation, voire meme pour une meme mutation (la meme mutation 1082delC homozygote est associee soit a des formes legeres, soit severes), les patients porteurs de la mutation homozygote Y431S ont, a une exception pres, une forme legere avec persistance de la forme A12 de l’AChE. Le traitement est difficile car les anticholinesterasiques sont inefficaces voire aggravants. Certains patients ont beneficie de la 3,4-DAP et de l’ephedrine qui est la molecule la plus efficace (Mihaylova et al, 2008).• SMC du a une anomalie de l’agrine Un cas de SMC de transmission autosomique recessive du a une mutation faux-sens de AGRN (Huze et al, 2009) a ete recemment decrit. La patiente comme son frere presentait une forme legere de SMC avec leger ptosis bilateral, faiblesse moderee des muscles proximaux et a l’EMG un bloc neuromusculaire. L’expression experimentale de la proteine mutee, dans le muscle du rat, a permis de montrer qu’elle reproduisait les modifications majeures de la jonction neuromusculaire observees dans la biopsie musculaire de la patiente. Les inhibiteurs de la cholinesterase et la 3,4-DAP restaient sans effet. L’ephedrine a permis une amelioration persistante de la performance et de l’endurance musculaire.33MISE AU POI]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[34N°1 OCTOBRE 2009• SMC avec « apnées épisodiques » Il est lié à des mutations du gène de la ChAT. Ohno et collaborateurs ont décrit les premières mutations du gène codant la ChAT, molécule présynaptique assurant la catalyse de l’ACh. De transmission récessive, ce SMC débute dans la période néonatale ou dans la petite enfance. Le symptôme le plus caractéristique est la survenue de crises apnéiques déclenchées par la fièvre, la fatigue, l’exercice, très brutales et brèves (quelques minutes), volontiers confondues avec des crises comitiales. Les risques sont la mort subite ou une anoxie cérébrale par asphyxie trop tardivement prise en charge. Les autres signes sont moins spécifiques : hypotonie, ptosis, troubles bulbaires. En dehors des poussées, les signes myasthéniques sont souvent modestes voire absents. L’évolution est classiquement favorable avec l’âge, avec une diminution du nombre de poussées. Cependant, une proportion significative de patients va développer une faiblesse musculaire croissante, pouvant conduire au fauteuil roulant. Les traitements anticholinestérasiques sont efficaces, en particulier dans la prévention des crises respiratoires. L’EMG révèle un décrément lors de la stimulation répétitive à 3 Hz qui, en dehors des poussées, n’est objectivable qu’après une stimulation à haute fréquence (10 Hz) soutenue pendant 5 minutes. L’étude microélectrophysiologique du muscle intercostal montre, lors des épreuves de stimulation répétitive à 10 Hz pendant 5 minutes, une diminution d’amplitude des potentiels miniatures et des potentiels de plaque. Ces anomalies sont caractéristiques d’un défaut de resynthèse de l’ACh ou de son empaquetage dans les vésicules synaptiques. L’histologie du muscle est normale. L’examen ultrastructural montre que les vésicules synaptiques du muscle au repos sont de taille réduite. La morphologie postsynaptique, l’activité cholinestérasique, le nombre de RACh sont normaux.Syndromes myasthéniques congénitaux présynaptiques Ils représentent 7% des SMC rapportés par la Mayo Clinic. Quatre catégories de SMC présynaptiques ont été rapportées : - le déficit en ChAT, le plus fréquent et le seul caractérisé sur le plan moléculaire, - le SMC avec pauvreté en vésicules d’ACh, défini surSMC avec déficit en choline acétyltransférase (AR)SMC pré-synaptique caractériséCHAT (2001)des critères morphologiques, une seule observation rapportée, - le SMC ressemblant à un syndrome de LambertEaton, - le SMC avec réduction du nombre de quanta d’ACh, mais sans les caractéristiques électrophysiologiques du syndrome de Lambert-Eaton.choline acétyltransférase (1990), enzyme nécessaire à la synthèse de l’acétylcholineMISE AU POINTUne quinzaine de mutations ont été décrites, situées sur les exons de 6 à 18, épargnant les exons 8, 16 et 17 (Engel et al, 2005). La plupart des mutations sont privées et de type faux-sens (Ohno et al, 2002b). La mutation I336T trouvée dans des familles turques pourrait entrer dans le cadre d’un effet fondateur. Comme cela a été montré dans le modèle de souris knock-out : les mutations entraînent une réduction des capacités catalytiques de l’enzyme allant pour l’une d’entre elles jusqu’à une absence complète d’activité (Ohno et al, 2002b). • SMC avec réduction du nombre de vésicules synaptiques Ce type de SMC présynaptique a été décrit chez un seul patient âgé de 23 ans qui présentait un SMC depuis la petite enfance. Dans ce cas, la densité de vésicules synaptiques d’ACh était réduite de 80 % et le nombre de quanta d’ACh libérés très abaissé. La cause exacte de ce SMC est inconnue. Une anomalie de la synthèse ou du transport axonal de précurseurs des vésicules est envisageable.• Autres SMC présynaptiques Deux observations de SMC avec des caractéristiques électromyographiques identiques à celles du syndrome de Lambert-Eaton autoimmun (réduction de l’amplitude des potentiels moteurs, incrément après stimulation à haute fréquence) ont été décrites. Dans le cas rapporté par Engel et collaborateurs, il s’agissait d’un SMC sévère avec hypotonie et insuffisance respiratoire dès la naissance. L’étude microélectrophysiologique révélait une réduction de 90 % du nombre de quanta d’ACh. Le traitement par 3,4-DAP a apporté un bénéfice clinique très modeste malgré l’amélioration des anomalies électrophysiologiques. Aucune mutation ne fut trouvée au niveau des canaux calciques présynaptiques. Quelques autres cas de SMC, sporadiques infantiles,Les cahiers de myolog]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[34N°1 OCTOBRE 2009• SMC avec « apnees episodiques » Il est lie a des mutations du gene de la ChAT. Ohno et collaborateurs ont decrit les premieres mutations du gene codant la ChAT, molecule presynaptique assurant la catalyse de l’ACh. De transmission recessive, ce SMC debute dans la periode neonatale ou dans la petite enfance. Le symptome le plus caracteristique est la survenue de crises apneiques declenchees par la fievre, la fatigue, l’exercice, tres brutales et breves (quelques minutes), volontiers confondues avec des crises comitiales. Les risques sont la mort subite ou une anoxie cerebrale par asphyxie trop tardivement prise en charge. Les autres signes sont moins specifiques : hypotonie, ptosis, troubles bulbaires. En dehors des poussees, les signes myastheniques sont souvent modestes voire absents. L’evolution est classiquement favorable avec l’age, avec une diminution du nombre de poussees. Cependant, une proportion significative de patients va developper une faiblesse musculaire croissante, pouvant conduire au fauteuil roulant. Les traitements anticholinesterasiques sont efficaces, en particulier dans la prevention des crises respiratoires. L’EMG revele un decrement lors de la stimulation repetitive a 3 Hz qui, en dehors des poussees, n’est objectivable qu’apres une stimulation a haute frequence (10 Hz) soutenue pendant 5 minutes. L’etude microelectrophysiologique du muscle intercostal montre, lors des epreuves de stimulation repetitive a 10 Hz pendant 5 minutes, une diminution d’amplitude des potentiels miniatures et des potentiels de plaque. Ces anomalies sont caracteristiques d’un defaut de resynthese de l’ACh ou de son empaquetage dans les vesicules synaptiques. L’histologie du muscle est normale. L’examen ultrastructural montre que les vesicules synaptiques du muscle au repos sont de taille reduite. La morphologie postsynaptique, l’activite cholinesterasique, le nombre de RACh sont normaux.Syndromes myastheniques congenitaux presynaptiques Ils representent 7% des SMC rapportes par la Mayo Clinic. Quatre categories de SMC presynaptiques ont ete rapportees : - le deficit en ChAT, le plus frequent et le seul caracterise sur le plan moleculaire, - le SMC avec pauvrete en vesicules d’ACh, defini surSMC avec deficit en choline acetyltransferase (AR)SMC pre-synaptique caracteriseCHAT (2001)des criteres morphologiques, une seule observation rapportee, - le SMC ressemblant a un syndrome de LambertEaton, - le SMC avec reduction du nombre de quanta d’ACh, mais sans les caracteristiques electrophysiologiques du syndrome de Lambert-Eaton.choline acetyltransferase (1990), enzyme necessaire a la synthese de l’acetylcholineMISE AU POINTUne quinzaine de mutations ont ete decrites, situees sur les exons de 6 a 18, epargnant les exons 8, 16 et 17 (Engel et al, 2005). La plupart des mutations sont privees et de type faux-sens (Ohno et al, 2002b). La mutation I336T trouvee dans des familles turques pourrait entrer dans le cadre d’un effet fondateur. Comme cela a ete montre dans le modele de souris knock-out : les mutations entrainent une reduction des capacites catalytiques de l’enzyme allant pour l’une d’entre elles jusqu’a une absence complete d’activite (Ohno et al, 2002b). • SMC avec reduction du nombre de vesicules synaptiques Ce type de SMC presynaptique a ete decrit chez un seul patient age de 23 ans qui presentait un SMC depuis la petite enfance. Dans ce cas, la densite de vesicules synaptiques d’ACh etait reduite de 80 % et le nombre de quanta d’ACh liberes tres abaisse. La cause exacte de ce SMC est inconnue. Une anomalie de la synthese ou du transport axonal de precurseurs des vesicules est envisageable.• Autres SMC presynaptiques Deux observations de SMC avec des caracteristiques electromyographiques identiques a celles du syndrome de Lambert-Eaton autoimmun (reduction de l’amplitude des potentiels moteurs, increment apres stimulation a haute frequence) ont ete decrites. Dans le cas rapporte par Engel et collaborateurs, il s’agissait d’un SMC severe avec hypotonie et insuffisance respiratoire des la naissance. L’etude microelectrophysiologique revelait une reduction de 90 % du nombre de quanta d’ACh. Le traitement par 3,4-DAP a apporte un benefice clinique tres modeste malgre l’amelioration des anomalies electrophysiologiques. Aucune mutation ne fut trouvee au niveau des canaux calciques presynaptiques. Quelques autres cas de SMC, sporadiques infantiles,Les cahiers de myolog]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[avec réduction du nombre de quanta d’ACh ont été rapportés en 2001 par les équipes de Maselli et d’Engel. Cependant à la différence du syndrome de Lambert Eaton, il n’a été observé ni réduction d’amplitude des potentiels moteurs ni incrément. Chez un enfant s’ajoutaient des signes d’atteinte du système nerveux central (ataxie cérébelleuse ou nystagmus). Dans aucun de ces SMC présynaptiques ne fut identifiée de mutation, tant au niveau du canal calcium de type P/Q que sur d’autres molécules candidates présynaptiques associées à la vésicule. Origine congénitale Début précoce néonatal, petite enfance Histoire familiale Absence d’anticorps anti-RACh et anti-MuSK EMG : réponse répétitive après stimulation unique • 1re étape : poser le diagnostic de SMCStratégie diagnostique d’un syndrome myasthénique congénital La stratégie diagnostique d’un SMC comporte deux étapes complémentaires : établir le diagnostic de syndrome myasthénique congénital (phénotype, EMG, histoire familiale) et caractériser le type exact du SMC. Syndrome myasthénique Faiblesse et fatigabilité des membres Ptosis, diplopie, ophtalmoplégie Majoration à l’effort Fluctuations dans la journée, d’un jour à l’autre, poussées Bloc neuromusculaire Nombreux couples nerfs-muscles (muscles proximaux ++) Stimulation longue durée Réponse aux anticholinestérasiquesBloc neuromusculaire (décrément)SMC des ceintures avec agrégats tubulaires Des agrégats tubulaires ont été rapportés dans des cas de SMC sporadiques ou autosomiques récessifs affectant les muscles des ceintures. Ils diffèrent des SMC dus à des mutations du gène DOK7 par les éléments suivants : absence d’atteinte oculobulbaire, bonne réponse aux anticholinestérasiques, présence d’agrégats tubulaires. Quelques observations de SMC avec agrégats associent une cardiomyopathie. Le gène responsable n’est pas connu.Les cahiers de myologieDifficultés diagnostiques Début tardif (adolescent, adulte) Absence de réponse aux anticholinestérasiques Pas d’histoire familiale Présentation myopathique : faiblesse permanente, atrophie, scoliose EMG : pas de décrément, tracés myogènes Biopsie : prédominance des fibres de type I, atrophie des fibres de type II, surcharge lipidique (voir coupe page 36)L’électromyogramme est essentiel, révélant un bloc neuromusculaire qui n’est souvent détecté qu’après une étude exhaustive de nombreux couples nerfs-muscles, en particulier proximaux qui peuvent être les seuls à présenter un trouble de neurotransmission. Une stimulation prolongée de 5 minutes à 10 Hz avant la stimulation classique à 3Hz peut être nécessaire pour faire apparaître le décrément, en particulier dans le déficit en ChAT. Un second argument électromyographique est capital : la réponse répétitive après stimulation unique chez un patient non traité par les anticholinestérasiques ; cet aspect (voir tracé EMG page 36), qui traduit un hyperfonctionnement pathologique de la transmission neuromusculaire, signe un SMC et oriente vers 2 étiologies de SMC : le syndrome du canal lent ou un déficit en AChE. Faiblesse + atrophie N°1 OCTOBRE 2009 Début tardif35MISE AU POI]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[avec reduction du nombre de quanta d’ACh ont ete rapportes en 2001 par les equipes de Maselli et d’Engel. Cependant a la difference du syndrome de Lambert Eaton, il n’a ete observe ni reduction d’amplitude des potentiels moteurs ni increment. Chez un enfant s’ajoutaient des signes d’atteinte du systeme nerveux central (ataxie cerebelleuse ou nystagmus). Dans aucun de ces SMC presynaptiques ne fut identifiee de mutation, tant au niveau du canal calcium de type P/Q que sur d’autres molecules candidates presynaptiques associees a la vesicule. Origine congenitale Debut precoce neonatal, petite enfance Histoire familiale Absence d’anticorps anti-RACh et anti-MuSK EMG : reponse repetitive apres stimulation unique • 1re etape : poser le diagnostic de SMCStrategie diagnostique d’un syndrome myasthenique congenital La strategie diagnostique d’un SMC comporte deux etapes complementaires : etablir le diagnostic de syndrome myasthenique congenital (phenotype, EMG, histoire familiale) et caracteriser le type exact du SMC. Syndrome myasthenique Faiblesse et fatigabilite des membres Ptosis, diplopie, ophtalmoplegie Majoration a l’effort Fluctuations dans la journee, d’un jour a l’autre, poussees Bloc neuromusculaire Nombreux couples nerfs-muscles (muscles proximaux ++) Stimulation longue duree Reponse aux anticholinesterasiquesBloc neuromusculaire (decrement)SMC des ceintures avec agregats tubulaires Des agregats tubulaires ont ete rapportes dans des cas de SMC sporadiques ou autosomiques recessifs affectant les muscles des ceintures. Ils different des SMC dus a des mutations du gene DOK7 par les elements suivants : absence d’atteinte oculobulbaire, bonne reponse aux anticholinesterasiques, presence d’agregats tubulaires. Quelques observations de SMC avec agregats associent une cardiomyopathie. Le gene responsable n’est pas connu.Les cahiers de myologieDifficultes diagnostiques Debut tardif (adolescent, adulte) Absence de reponse aux anticholinesterasiques Pas d’histoire familiale Presentation myopathique : faiblesse permanente, atrophie, scoliose EMG : pas de decrement, traces myogenes Biopsie : predominance des fibres de type I, atrophie des fibres de type II, surcharge lipidique (voir coupe page 36)L’electromyogramme est essentiel, revelant un bloc neuromusculaire qui n’est souvent detecte qu’apres une etude exhaustive de nombreux couples nerfs-muscles, en particulier proximaux qui peuvent etre les seuls a presenter un trouble de neurotransmission. Une stimulation prolongee de 5 minutes a 10 Hz avant la stimulation classique a 3Hz peut etre necessaire pour faire apparaitre le decrement, en particulier dans le deficit en ChAT. Un second argument electromyographique est capital : la reponse repetitive apres stimulation unique chez un patient non traite par les anticholinesterasiques ; cet aspect (voir trace EMG page 36), qui traduit un hyperfonctionnement pathologique de la transmission neuromusculaire, signe un SMC et oriente vers 2 etiologies de SMC : le syndrome du canal lent ou un deficit en AChE. Faiblesse + atrophie N°1 OCTOBRE 2009 Debut tardif35MISE AU POI]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[36N°1 OCTOBRE 2009• Diagnostic étiologique Certaines entités sont facilement suspectées : le syndrome du canal lent (transmission dominante, dédoublement du potentiel moteur, inefficacité des anticholinestérasiques), le déficit en AChE (transmission récessive, dédoublement du potentiel moteur, inefficacité des anticholinestérasiques, contraction pupillaire très lente à la lumière), les SMC dus à une mutation fondatrice de la sous-unité epsilon du RACh si celui-ci survient dans la population gitane ou d’Afrique du Nord. Deux autres SMC peuvent être évoqués sur des caractéristiques particulières : le déficit en ChAT suspecté devant des épisodes soudains et brefs dominés par des crises apnéiques contrastant avec un examen intercritique quasi normal et un décrément n’apparaissant qu’après effort ou stimulation à haute fréquence et un déficit primaire en rapsyne sur présence de signes fœtaux et de rétractions, en particulier des doigts. En l’absence des éléments d’orientation décrits plus• Errances diagnostiques • Myopathie congénitale • Myasthénie autoimmune : - séronégative - à début fœtal avec arthrogrypose et déficit très sévère (cas exceptionnels), lorsque la mère transfère des anticorps dirigés contre le RACh fœtal. Les symptômes myasthéniques manquent souvent chez la mère mais la mise en évidence d’anticorps anti-RACh chez la mère et l’enfant à la naissance confirmera le diagnostic. • Myopathie métabolique (lipidose, mitochondriopathie)• 2e étape : caractériser le type exact de SMC Données cliniques • Transmission autosomique dominante : canal lent • Pas de réponse aux anticholinestérasiques : canal lent, déficit en AChE, Dok-7 • Lenteur pupillaire à la lumière : déficit en AChE • Contexte ethnique : Gitans, patients du Maghreb : sous-unité epsilon du RACh • Arthrogrypose : rapsyne • Atteinte des ceintures au premier plan : DOK7, déficit en AChE • Épisodes apnéiques, bulbaires brefs, signes minimes entre les poussées : CHAT EMG • Réponse répétitive : canal lent / déficit en AChE Étude microélectrophysiologique Réponse • Intercostal, anconé : MEPP, nombre de quanta d’ACh répétitive après Biopsie stimulation • si déficit en AChE soupçonné : réduction/absence AChE unique Génétique moléculaire • si autosomique récessif ou sporadique : d’abord CHRNE, RAPSN, DOK7Biopsie musculaire : prédominance des fibres de type I et atrophie des fibres de type IIhaut, l’étude génétique moléculaire est entreprise, en débutant par les 3 gènes les plus souvent impliqués : CHRNE (sous-unité epsilon du RACh), RAPSN (rapsyne) et DOK7 (Dok-7). Si cette première série de gènes est éliminée, les 7 autres gènes seront étudiés systématiquement.Corrélations phénotype-génotype et pronostic Les corrélations phénotype-génotype sont complexes. Des manifestations cliniques identiques ont été retrouvées dans des SMC dus à des gènes différents : si les apnées épisodiques sont évocatrices de mutations du gène de la ChAT, elles sont également décrites dans des SMC dus à des mutations du gène de la rapsyne, de l’AChE et de la sous-unité delta du RACh. L’arthrogrypose fréquente dans les mutations du gène de la rapsyne est également présente dans les mutations de la sous-unité delta du RACh. L’atteinte prédominante des ceintures est trouvée dans les SMC dus à des mutations des gènes DOK7, COLQ et dans les SMC avec agrégats tubulaires.MISE AU POINTLes cahiers de myolog]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[36N°1 OCTOBRE 2009• Diagnostic etiologique Certaines entites sont facilement suspectees : le syndrome du canal lent (transmission dominante, dedoublement du potentiel moteur, inefficacite des anticholinesterasiques), le deficit en AChE (transmission recessive, dedoublement du potentiel moteur, inefficacite des anticholinesterasiques, contraction pupillaire tres lente a la lumiere), les SMC dus a une mutation fondatrice de la sous-unite epsilon du RACh si celui-ci survient dans la population gitane ou d’Afrique du Nord. Deux autres SMC peuvent etre evoques sur des caracteristiques particulieres : le deficit en ChAT suspecte devant des episodes soudains et brefs domines par des crises apneiques contrastant avec un examen intercritique quasi normal et un decrement n’apparaissant qu’apres effort ou stimulation a haute frequence et un deficit primaire en rapsyne sur presence de signes fœtaux et de retractions, en particulier des doigts. En l’absence des elements d’orientation decrits plus• Errances diagnostiques • Myopathie congenitale • Myasthenie autoimmune : - seronegative - a debut fœtal avec arthrogrypose et deficit tres severe (cas exceptionnels), lorsque la mere transfere des anticorps diriges contre le RACh fœtal. Les symptomes myastheniques manquent souvent chez la mere mais la mise en evidence d’anticorps anti-RACh chez la mere et l’enfant a la naissance confirmera le diagnostic. • Myopathie metabolique (lipidose, mitochondriopathie)• 2e etape : caracteriser le type exact de SMC Donnees cliniques • Transmission autosomique dominante : canal lent • Pas de reponse aux anticholinesterasiques : canal lent, deficit en AChE, Dok-7 • Lenteur pupillaire a la lumiere : deficit en AChE • Contexte ethnique : Gitans, patients du Maghreb : sous-unite epsilon du RACh • Arthrogrypose : rapsyne • Atteinte des ceintures au premier plan : DOK7, deficit en AChE • Episodes apneiques, bulbaires brefs, signes minimes entre les poussees : CHAT EMG • Reponse repetitive : canal lent / deficit en AChE Etude microelectrophysiologique Reponse • Intercostal, ancone : MEPP, nombre de quanta d’ACh repetitive apres Biopsie stimulation • si deficit en AChE soupconne : reduction/absence AChE unique Genetique moleculaire • si autosomique recessif ou sporadique : d’abord CHRNE, RAPSN, DOK7Biopsie musculaire : predominance des fibres de type I et atrophie des fibres de type IIhaut, l’etude genetique moleculaire est entreprise, en debutant par les 3 genes les plus souvent impliques : CHRNE (sous-unite epsilon du RACh), RAPSN (rapsyne) et DOK7 (Dok-7). Si cette premiere serie de genes est eliminee, les 7 autres genes seront etudies systematiquement.Correlations phenotype-genotype et pronostic Les correlations phenotype-genotype sont complexes. Des manifestations cliniques identiques ont ete retrouvees dans des SMC dus a des genes differents : si les apnees episodiques sont evocatrices de mutations du gene de la ChAT, elles sont egalement decrites dans des SMC dus a des mutations du gene de la rapsyne, de l’AChE et de la sous-unite delta du RACh. L’arthrogrypose frequente dans les mutations du gene de la rapsyne est egalement presente dans les mutations de la sous-unite delta du RACh. L’atteinte predominante des ceintures est trouvee dans les SMC dus a des mutations des genes DOK7, COLQ et dans les SMC avec agregats tubulaires.MISE AU POINTLes cahiers de myolog]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[1 Bromure de pyridostigmine (Mestinon) 4 à 5 mg/kg/j en 4 à 6 prises 2 3-4 DAP: 1mg/kg/j en 4 prises 3 Ephédrine : 3 mg/kg en 3 prises; débuter à 1 mg/kg; actuellement non disponible en France 4 Fluoxétine : chez l’adulte 80 à 100 mg/j 5 Quinidine : 15-60mg/kg/j en 4 à 6 prisesTraitement des SMC • ChAT : anticholinestérasiques1 + si nécessaire 3-4 DAP2 • AChE : Ephédrine3, éviter anticholinestérasiques • Déficit en RACh sans anomalie cinétique : anticholinestérasiques1 + si nécessaire 3-4 DAP • Canal lent : Fluoxétine4, Quinidine5, éviter anticholinestérasiques • Canal rapide : anticholinestérasiques1 + si nécessaire 3-4 DAP2 • Rapsyne : anticholinestérasiques1 + si nécessaire 3-4 DAP2 • MuSK : anticholinestérasiques1 + si nécessaire 3-4 DAP2 • Dok7 : Ephédrine3, 3-4 DAP2, éviter anticholinestérasiques • Laminine bêta 2 et agrine : Ephédrine3 Des mesures non spécifiques sont indispensables : prise en charge d’une insuffisance respiratoire par ventilation assistée, des troubles de déglutition, d’une scoliose sévère et des rétractions, respect des contre-indications médicamenteuses. La corticothérapie, les immunosuppresseurs, les immunoglobulines intraveineuses ou les plasmaphérèses n’ont aucune place dans le traitement des SMC même si, pour des raisons inconnues, certains patients, initialement considérés comme des myasthénies autoimmunes séronégatives, ont partiellement et transitoirement répondu à ces traitements. Les anticholinestérasiques sont efficaces dans la plupart des SMC, y compris dans le déficit en ChAT, à l’exception de trois catégories de SMC : déficit en AChE, syndrome du canal lent et SMC par mutation de DOK7. La 3,4-DAP, dont le mode d’action est présynaptique (libération accrue de vésicules d’ACh) n’est pas seulement efficace dans les SMC présynaptiques avec RÉFÉRENCESLa même double mutation N88K de la rapsyne est associée à des SMC sévères ou bénins. Une variabilité intrafamiliale n’est pas rare dans les SMC. Le pronostic des SMC n’est pas facile à poser : amélioration dans des formes initialement sévères de SMC (en particulier en cas de mutations du gèneLes cahiers de myologieAbicht A. et al, Brain, 2002, 125 : 1005-13 Anderson J. A. et al, Muscle Nerve, 2007, 37(4) : 448-56 Banwell B. L. et al, Muscle Nerve, 2004, 14 : 202–7 Beeson D. et al, Neuromuscul Disord, 2005, 498-512 Chevessier F. et al, Human Molecular Genetics, 2004, 13: 3229-40 Croxen R. et al, Brain, 2001, 124 : 1362-72 Croxen R. et al, Neurology, 2002a, 59 : 162–68 Croxen R. et al, Neurology, 2002b, 58 : 1563-65 Dunne V. et al, J Hum Genet, 2003, 48 : 204–7 Engel A. G. et al, Current Opinion Pharmacology, 2005, 5 : 308-21 Engel A. G. et al, Neurotherapeutics, 2007, 4 : 252-57 Harper C. M. et al, Neurology, 2003, 60 : 1710–13 Huzé C. et al, Am J Hum Genet, 2009, 85 : 155-67 Ioos C. et al, Neuropediatrics, 2004, 35 : 246-49 Kim N. et al, Cell, 2008, 135 : 334-42 Maselli R. A. et al, Neurology, 2002, 58 (Suppl 3) : A230réduction de la libération d’ACh, mais elle est souvent bénéfique dans les SMC postsynaptiques (déficit en AChR sans anomalies cinétiques, SMC par mutation du gène de la rapsyne et de MuSK). L’effet de la 3,4-DAP et des anticholinestérasiques se potentialise souvent. Les patients présentant un syndrome du canal lent répondent favorablement aux molécules réduisant le temps d’ouverture du RACh (quinidine, 200 mg, 3 fois par jour chez l’adulte) et à la fluoxétine à la dose de 80 à 120 mg par jour (Harper et al). L’éphédrine, dont le mécanisme d’action n’est pas clair, a un effet positif dans les SMC dus aux mutations de DOK7 (Palace et al, 2007, Mihaylova et al, 2008) et dans le déficit en AChE (Mihaylova et al, 2008). Pour le déficit en AChE, la 3,4-DAP est parfois efficace. Une revue récente a été consacrée au traitement des SMC (Engel et al, 2007). Un diagnostic prénatal est possible lorsque le gène a été caractérisé.Maselli R. A. et al, J Med Genet, 2009, 46 : 203-6 Mihaylova, Müller J. S. et al, Brain, 2008, 131 : 747-59 Müller J. et al, Brain, 2007, 130 : 1497-1506 Müller J. S. et al, Expert Rev Mol Med, 2007, 9 : 1-20 Ohno K. et al, Neurology, 2000, 54 (supp 3) : A183 Ohno K. et al, Am J Hum Genet, 2002a, 70 : 875-85 Ohno K. et al, Proc Natl Acad Sci USA, 2002b, 98 : 2017-22 Ohno K. et al, Hum Mol Genet, 2003, 12 : 739-48 Okada K. et al, Science, 2006, 312 : 1802-5 Palace J. et al, Brain, 2007, 130 : 1507-15 Ramarao M. K. et al, J Biol Chem, 2001, 9 : 7475-83 Richard P. et al, J Med Genet, 2003, 40 : e81-e85 Richard P. et al, Neurology, 2008, 71 : 1967-72 Selcen D. et al, Ann Neurol, 2008, 64 : 71-87 Sine S. M. et al, Ann NY Acad Sci, 2003, 998 : 128-37 Vogt J. et al, Am J Hum Genet, 2008, 82 : 222-27 Zhang B. et al, Neuron, 2008, 60 : 285-97 N°1 OCTOBRE 2009de la rapsyne), aggravation tardive avec recours au fauteuil roulant et à la ventilation assistée dans des SMC dus à des mutations de gènes variés : DOK7, RAPSN, COLQ. Le schéma évolutif peut se modifier au cours de la maladie : évolution par poussée faisant place à une évolution progressive.37MISE AU POI]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[1 Bromure de pyridostigmine (Mestinon) 4 a 5 mg/kg/j en 4 a 6 prises 2 3-4 DAP: 1mg/kg/j en 4 prises 3 Ephedrine : 3 mg/kg en 3 prises; debuter a 1 mg/kg; actuellement non disponible en France 4 Fluoxetine : chez l’adulte 80 a 100 mg/j 5 Quinidine : 15-60mg/kg/j en 4 a 6 prisesTraitement des SMC • ChAT : anticholinesterasiques1 + si necessaire 3-4 DAP2 • AChE : Ephedrine3, eviter anticholinesterasiques • Deficit en RACh sans anomalie cinetique : anticholinesterasiques1 + si necessaire 3-4 DAP • Canal lent : Fluoxetine4, Quinidine5, eviter anticholinesterasiques • Canal rapide : anticholinesterasiques1 + si necessaire 3-4 DAP2 • Rapsyne : anticholinesterasiques1 + si necessaire 3-4 DAP2 • MuSK : anticholinesterasiques1 + si necessaire 3-4 DAP2 • Dok7 : Ephedrine3, 3-4 DAP2, eviter anticholinesterasiques • Laminine beta 2 et agrine : Ephedrine3 Des mesures non specifiques sont indispensables : prise en charge d’une insuffisance respiratoire par ventilation assistee, des troubles de deglutition, d’une scoliose severe et des retractions, respect des contre-indications medicamenteuses. La corticotherapie, les immunosuppresseurs, les immunoglobulines intraveineuses ou les plasmaphereses n’ont aucune place dans le traitement des SMC meme si, pour des raisons inconnues, certains patients, initialement consideres comme des myasthenies autoimmunes seronegatives, ont partiellement et transitoirement repondu a ces traitements. Les anticholinesterasiques sont efficaces dans la plupart des SMC, y compris dans le deficit en ChAT, a l’exception de trois categories de SMC : deficit en AChE, syndrome du canal lent et SMC par mutation de DOK7. La 3,4-DAP, dont le mode d’action est presynaptique (liberation accrue de vesicules d’ACh) n’est pas seulement efficace dans les SMC presynaptiques avec REFERENCESLa meme double mutation N88K de la rapsyne est associee a des SMC severes ou benins. Une variabilite intrafamiliale n’est pas rare dans les SMC. Le pronostic des SMC n’est pas facile a poser : amelioration dans des formes initialement severes de SMC (en particulier en cas de mutations du geneLes cahiers de myologieAbicht A. et al, Brain, 2002, 125 : 1005-13 Anderson J. A. et al, Muscle Nerve, 2007, 37(4) : 448-56 Banwell B. L. et al, Muscle Nerve, 2004, 14 : 202–7 Beeson D. et al, Neuromuscul Disord, 2005, 498-512 Chevessier F. et al, Human Molecular Genetics, 2004, 13: 3229-40 Croxen R. et al, Brain, 2001, 124 : 1362-72 Croxen R. et al, Neurology, 2002a, 59 : 162–68 Croxen R. et al, Neurology, 2002b, 58 : 1563-65 Dunne V. et al, J Hum Genet, 2003, 48 : 204–7 Engel A. G. et al, Current Opinion Pharmacology, 2005, 5 : 308-21 Engel A. G. et al, Neurotherapeutics, 2007, 4 : 252-57 Harper C. M. et al, Neurology, 2003, 60 : 1710–13 Huze C. et al, Am J Hum Genet, 2009, 85 : 155-67 Ioos C. et al, Neuropediatrics, 2004, 35 : 246-49 Kim N. et al, Cell, 2008, 135 : 334-42 Maselli R. A. et al, Neurology, 2002, 58 (Suppl 3) : A230reduction de la liberation d’ACh, mais elle est souvent benefique dans les SMC postsynaptiques (deficit en AChR sans anomalies cinetiques, SMC par mutation du gene de la rapsyne et de MuSK). L’effet de la 3,4-DAP et des anticholinesterasiques se potentialise souvent. Les patients presentant un syndrome du canal lent repondent favorablement aux molecules reduisant le temps d’ouverture du RACh (quinidine, 200 mg, 3 fois par jour chez l’adulte) et a la fluoxetine a la dose de 80 a 120 mg par jour (Harper et al). L’ephedrine, dont le mecanisme d’action n’est pas clair, a un effet positif dans les SMC dus aux mutations de DOK7 (Palace et al, 2007, Mihaylova et al, 2008) et dans le deficit en AChE (Mihaylova et al, 2008). Pour le deficit en AChE, la 3,4-DAP est parfois efficace. Une revue recente a ete consacree au traitement des SMC (Engel et al, 2007). Un diagnostic prenatal est possible lorsque le gene a ete caracterise.Maselli R. A. et al, J Med Genet, 2009, 46 : 203-6 Mihaylova, Muller J. S. et al, Brain, 2008, 131 : 747-59 Muller J. et al, Brain, 2007, 130 : 1497-1506 Muller J. S. et al, Expert Rev Mol Med, 2007, 9 : 1-20 Ohno K. et al, Neurology, 2000, 54 (supp 3) : A183 Ohno K. et al, Am J Hum Genet, 2002a, 70 : 875-85 Ohno K. et al, Proc Natl Acad Sci USA, 2002b, 98 : 2017-22 Ohno K. et al, Hum Mol Genet, 2003, 12 : 739-48 Okada K. et al, Science, 2006, 312 : 1802-5 Palace J. et al, Brain, 2007, 130 : 1507-15 Ramarao M. K. et al, J Biol Chem, 2001, 9 : 7475-83 Richard P. et al, J Med Genet, 2003, 40 : e81-e85 Richard P. et al, Neurology, 2008, 71 : 1967-72 Selcen D. et al, Ann Neurol, 2008, 64 : 71-87 Sine S. M. et al, Ann NY Acad Sci, 2003, 998 : 128-37 Vogt J. et al, Am J Hum Genet, 2008, 82 : 222-27 Zhang B. et al, Neuron, 2008, 60 : 285-97 N°1 OCTOBRE 2009de la rapsyne), aggravation tardive avec recours au fauteuil roulant et a la ventilation assistee dans des SMC dus a des mutations de genes varies : DOK7, RAPSN, COLQ. Le schema evolutif peut se modifier au cours de la maladie : evolution par poussee faisant place a une evolution progressive.37MISE AU POI]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[LU POUR VOUS38Jean-Thomas Vilquin Chargé de Recherches CNRS, INSERM UMR S974 - CNRS UMR7215 UPMC, Institut de Myologie, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris jt.vilquin@ institut-myologie.orgN°1 OCTOBRE 2009L’amyotrophie spinale, pathologie du motoneurone, se traduit cliniquement, notamment, par une hypotonie et une faiblesse musculaire. Un modèle murin présentant de graves signes cliniques et une espérance de vie réduite a été développé. La transplantation de cellules souches est envisagée comme une stratégie thérapeutique possible, pourvu qu’un type cellulaire soit identifiable et disponible, que son administration soit faisable, que son implantation soit durable et que ses bénéfices puissent être objectivés. Des chercheurs ont identifié une source de cellules issues de neurosphères préparées à partir de la moelle épinière de souris, sur la base de l’expression de l’aldéhyde déhydrogénase (ALDH). Les cellules, après conditionnement in vitro, ont été administrées par voie intrathécale à des souris modèles de l’ASI. L’implantation est suivie d’une migration intraparenchymateuse et de la génération d’un petit nombre de neurones moteurs. Les souris traitées ontLes méthodologies faisant appel au saut d’exon permettent, dans le cas de la dystrophie musculaire de Duchenne, de corriger un certain nombre de mutations décalant le cadre de lecture de la dystrophine et d’obtenir l’expression de protéines tronquées mais fonctionnelles. Cependant, la mise en œuvre de cette approche est limitée par le faible rendement obtenu par la voie systémique et les échecs de restauration dans le muscle cardiaque. Un travail de recherche développe la conception et l’utilisation d’un oligomère de type morpholino, couplé à un peptide permettant la pénétration intracellulaire et ciblant un exon muté (PPMO). Il est montré que l’administration de PPMO à la souris mdx, par voie systémique, restaure l’expression d’une protéine jusqu’à un niveau normal dans les muscles squelettiques et cardiaque. Cette expression se traduit fonctionnellement par une augmentation de la force musculaire et par une protection du muscle cardiaque contre l’insuffisance aiguë induite par la dobutamine. L’amélioration persiste durant un traitement bimensuel de 12 semaines et se traduit, notamment, par une diminution des taux sériques de créatine kinase. Enfin, le PPMO ne présente pas de toxicité apparente et l’utilisation d’un peptide pour l’optimisation de la délivrance intracellulaire n’a pas entraîné de réaction immunitaire.Wu et al, Proc Natl Acad Sci USA, 2008, 105(39) : 14814-19Souris mdx : PPMO restaure la dystrophine et protège le cœurJEAN-THOMAS VILQUINModèle de l’ASI : transplantation de cellules souches neuralesLes cahiers de myologieJEAN-THOMAS VILQUINDans l’étude de Corti et al, les cellules souches neurales sont obtenues à partir de neurosphères et expriment en particulier l’ALDH, activité enzymatique caractéristique de certaines populations hématopoïétiques. L’apport de cellules exogènes (thérapie cellulaire) devrait permettre, en théorie, de restaurer un nombre critique de cellules à fonction déterminée, de participer à l’élaboration ou à la préservation de l’architecture tissulaire, de favoriser la survie ou la prolifération de cellules résidentes par l’expression de facteurs trophiques. Les bénéfices des implantations observés, ici, dans ce modèle animal équivalent, sont supérieurs à ceux obtenus par d’autres approches (thérapie génique) mais ne semblent pas relever d’une colonisation des tissus de l’hôte par les cellules du donneur, ni d’une participation importante à l’architecture neuronale. Des proportions significatives de cellules, cependant, présentent in vivo des phénotypes différenciés, soulignant l’intérêt de cette source cellulaire, bien que lesCOMMENTAIREAprès des succès très encourageants apportant les preuves de concept, le développement des stratégies de saut d’exon est entré dans une phase d’optimisation. Typiquement, cet article aborde les différents challenges posés par cette approche. Les modifications chimiques comportent l’adjonction d’un peptide facilitant la pénétration intracellulaire, une approche envisagée par d’autres équipes (Yin et al, Hum Mol Genet, 2008, 17(24) : 3909-18), qui en améliore l’efficacité quantitativement et qualitativement, sans toutefois sembler induire de réaction immunitaire, dans les limites des analyses effectuées ici. A l’aide de ces nouveaux oligomères, l’efficacité de la distribution est améliorée au niveau des muscles squelettiques, ce qui réduit aussi, même à des doses plus faibles, les variabilités précédemment rapportées. Et surtout, le muscle cardiaque, jusqu’à présent inégalement ou faiblement réceptif, devient une cible réaliste et voit sa résistance améliorée sur le plan fonctionnel, ce qui revêt une grande importance dans une perspective thérapeutique. L’efficacité s’étend aux muscles lisses, également mis en cause dans la physiopathologie de la maladie, mais peu ciblés par les stratégies conventionnelles. Au-delà des résultats biochimiques ou moléculaires, les bénéfices fonctionnels sont évalués in vivo et sont complétés, par d’autres équipes, par des études des mécanismes d’action au plan moléculaire (Doran et al, Proteomics, 2009, 9 : 671-85).COMMENTAIREPrécliniqueLU POUR VO]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[LU POUR VOUS38Jean-Thomas Vilquin Charge de Recherches CNRS, INSERM UMR S974 - CNRS UMR7215 UPMC, Institut de Myologie, Hopital Pitie-Salpetriere, Paris jt.vilquin@ institut-myologie.orgN°1 OCTOBRE 2009L’amyotrophie spinale, pathologie du motoneurone, se traduit cliniquement, notamment, par une hypotonie et une faiblesse musculaire. Un modele murin presentant de graves signes cliniques et une esperance de vie reduite a ete developpe. La transplantation de cellules souches est envisagee comme une strategie therapeutique possible, pourvu qu’un type cellulaire soit identifiable et disponible, que son administration soit faisable, que son implantation soit durable et que ses benefices puissent etre objectives. Des chercheurs ont identifie une source de cellules issues de neurospheres preparees a partir de la moelle epiniere de souris, sur la base de l’expression de l’aldehyde dehydrogenase (ALDH). Les cellules, apres conditionnement in vitro, ont ete administrees par voie intrathecale a des souris modeles de l’ASI. L’implantation est suivie d’une migration intraparenchymateuse et de la generation d’un petit nombre de neurones moteurs. Les souris traitees ontLes methodologies faisant appel au saut d’exon permettent, dans le cas de la dystrophie musculaire de Duchenne, de corriger un certain nombre de mutations decalant le cadre de lecture de la dystrophine et d’obtenir l’expression de proteines tronquees mais fonctionnelles. Cependant, la mise en œuvre de cette approche est limitee par le faible rendement obtenu par la voie systemique et les echecs de restauration dans le muscle cardiaque. Un travail de recherche developpe la conception et l’utilisation d’un oligomere de type morpholino, couple a un peptide permettant la penetration intracellulaire et ciblant un exon mute (PPMO). Il est montre que l’administration de PPMO a la souris mdx, par voie systemique, restaure l’expression d’une proteine jusqu’a un niveau normal dans les muscles squelettiques et cardiaque. Cette expression se traduit fonctionnellement par une augmentation de la force musculaire et par une protection du muscle cardiaque contre l’insuffisance aigue induite par la dobutamine. L’amelioration persiste durant un traitement bimensuel de 12 semaines et se traduit, notamment, par une diminution des taux seriques de creatine kinase. Enfin, le PPMO ne presente pas de toxicite apparente et l’utilisation d’un peptide pour l’optimisation de la delivrance intracellulaire n’a pas entraine de reaction immunitaire.Wu et al, Proc Natl Acad Sci USA, 2008, 105(39) : 14814-19Souris mdx : PPMO restaure la dystrophine et protege le cœurJEAN-THOMAS VILQUINModele de l’ASI : transplantation de cellules souches neuralesLes cahiers de myologieJEAN-THOMAS VILQUINDans l’etude de Corti et al, les cellules souches neurales sont obtenues a partir de neurospheres et expriment en particulier l’ALDH, activite enzymatique caracteristique de certaines populations hematopoietiques. L’apport de cellules exogenes (therapie cellulaire) devrait permettre, en theorie, de restaurer un nombre critique de cellules a fonction determinee, de participer a l’elaboration ou a la preservation de l’architecture tissulaire, de favoriser la survie ou la proliferation de cellules residentes par l’expression de facteurs trophiques. Les benefices des implantations observes, ici, dans ce modele animal equivalent, sont superieurs a ceux obtenus par d’autres approches (therapie genique) mais ne semblent pas relever d’une colonisation des tissus de l’hote par les cellules du donneur, ni d’une participation importante a l’architecture neuronale. Des proportions significatives de cellules, cependant, presentent in vivo des phenotypes differencies, soulignant l’interet de cette source cellulaire, bien que lesCOMMENTAIREApres des succes tres encourageants apportant les preuves de concept, le developpement des strategies de saut d’exon est entre dans une phase d’optimisation. Typiquement, cet article aborde les differents challenges poses par cette approche. Les modifications chimiques comportent l’adjonction d’un peptide facilitant la penetration intracellulaire, une approche envisagee par d’autres equipes (Yin et al, Hum Mol Genet, 2008, 17(24) : 3909-18), qui en ameliore l’efficacite quantitativement et qualitativement, sans toutefois sembler induire de reaction immunitaire, dans les limites des analyses effectuees ici. A l’aide de ces nouveaux oligomeres, l’efficacite de la distribution est amelioree au niveau des muscles squelettiques, ce qui reduit aussi, meme a des doses plus faibles, les variabilites precedemment rapportees. Et surtout, le muscle cardiaque, jusqu’a present inegalement ou faiblement receptif, devient une cible realiste et voit sa resistance amelioree sur le plan fonctionnel, ce qui revet une grande importance dans une perspective therapeutique. L’efficacite s’etend aux muscles lisses, egalement mis en cause dans la physiopathologie de la maladie, mais peu cibles par les strategies conventionnelles. Au-dela des resultats biochimiques ou moleculaires, les benefices fonctionnels sont evalues in vivo et sont completes, par d’autres equipes, par des etudes des mecanismes d’action au plan moleculaire (Doran et al, Proteomics, 2009, 9 : 671-85).COMMENTAIREPrecliniqueLU POUR VO]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[LU POUR VOUSJEAN-THOMAS VILQUINprésenté une amélioration de la survie, de la fonction neuromusculaire et de l’histologie musculaire et jonctionnelle, ainsi qu’une diminution de la perte des motoneurones. Une analyse d’expression des gènes, réalisée à partir de cellules extraites de souris traitées, indique une modification du phénotype ASI vers un phénotype sauvage, incluant des modifications de l’expression de protéines impliquées dans le métabolisme des ARN, dans le cycle cellulaire et la liaison à l’actine. Les cellules souches utilisées, cependant, synthétisent plusieurs cytokines qui pourraient être partiellement responsables des bénéfices observés, par le biais d’effets trophiques ou neuroprotecteurs.Corti et al, J Clin Invest, 2008, 118(10) : 3316-30Les cahiers de myologieL’amyotrophie spinale est causée par la perte de la fonctionnalité du gène SMN1. Chez l’homme, une copie quasi identique est présente (gène SMN2) et l’expression de ce gène pourrait compenser le déficit du gène SMN1. Malheureusement, la présence d’une différence d’un nucléotide dans l’exon 7 du gène SMN2, par rapport au gène SMN1, bloque la fonction d’un site enhancer naturel et entraîne la formation d’une isoforme majoritaire dépourvue de cet exon, pourtant essentiel à la fonction ultérieure de la protéine. Des stratégies sont donc développées afin de re-diriger les évènements d’épissages d’ARNm pathogènes, en particulier pour former des messagers utiles à partir du gène SMN2. La méthodologie du trans-splicing (inclusion de séquences codantes directement au site d’épissage, par l’intermédiaire de séquences complémentaires) permet la formation de messagers fonctionnels (de pleine longueur ou de taille réduite). Cependant, des travaux montrent qu’une réduction de la compétition entre les sites d’épissages endogènes augmente l’efficacité du trans-épissage. Un vecteur unique permet de combiner ces deux concepts en un seul système. Ce vecteur augmente les niveaux de SMN endogène, dans des cultures de cellules de patients d’abord, puis in vivo dans le système nerveux central de souris modèles.Coady et al, PLOS One, 2008, 3 (10), : e3468phénomènes confondants de fusion cellulaire ne puissent être formellement écartés. Comme dans d’autres contextes tissulaires, une part importante des bénéfices observés pourrait être liée à la capacité de production in situ et de manière paracrine, de facteurs trophiques, de croissance ou de neuroprotection, tels que BDNF, VEGF, NT3, TGF, GDNF, G-CSF, KC. A ce stade, cette approche ne permet encore que de retarder l’évolution inéluctable de la pathologie et devra donc faire l’objet d’optimisations concernant l’identification des populations d’intérêt, l’amélioration des méthodes d’administration, l’amélioration de la survie cellulaire immédiate et de la migration intra-tissulaire. Dans certains déficits génétiques, il n’est pas possible de se dispenser de l’expression de certains exons, comme cela est envisagé dans le cas de molécules telles que la dystrophine. Ainsi dans la SMA, il est nécessaire de parvenir à l’expression d’un messager incluant l’exon 7. L’intervention sur les messagers peut se faire à l’aide de molécules entraînant le trans-épissage et la fixation en 3’ d’une séquence modifiée correcte (étude Coady et al) ou favorisant la fonction d’enhancers naturels (étude Coady et al) ou de silencers apportés (Dickson et al, Human gene Therapy, 2008,19 : 1307-15). Les résultats in vitro de trans-épissage simple ne sont pas toujours confirmés par les expérimentations in vivo. Dans leur étude, Coady et al, étape par étape, montrent d’abord que l’efficacité du trans-épissage est améliorée par inhibition compétitive des autres sites enhancers fonctionnels sur la molécule, à l’aide de plasmides, de cellules HELA, puis de cellules de patients atteints de SMA. Puis, ils décrivent la construction d’un vecteur unique véhiculant les deux agents actifs. Ils documentent la fonctionnalité de l’approche au plan cellulaire et moléculaire in vitro (formation du complexe nucléaire UsnRNP actif, augmentation du nombre de gems). Enfin, ils documentent l’efficacité biochimique, in vivo, dans des modèles à court terme. Ces preuves de concept devront cependant être étendues aux expérimentations animales à long terme, centrées par exemple sur la survie des souris, l’histologie jonctionnelle, les fonctions motrices.N°1 OCTOBRE 2009Un vecteur augmentant le trans-splicing des transcripts SMN2COMMENTAIRE39LU POUR VO]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[LU POUR VOUSJEAN-THOMAS VILQUINpresente une amelioration de la survie, de la fonction neuromusculaire et de l’histologie musculaire et jonctionnelle, ainsi qu’une diminution de la perte des motoneurones. Une analyse d’expression des genes, realisee a partir de cellules extraites de souris traitees, indique une modification du phenotype ASI vers un phenotype sauvage, incluant des modifications de l’expression de proteines impliquees dans le metabolisme des ARN, dans le cycle cellulaire et la liaison a l’actine. Les cellules souches utilisees, cependant, synthetisent plusieurs cytokines qui pourraient etre partiellement responsables des benefices observes, par le biais d’effets trophiques ou neuroprotecteurs.Corti et al, J Clin Invest, 2008, 118(10) : 3316-30Les cahiers de myologieL’amyotrophie spinale est causee par la perte de la fonctionnalite du gene SMN1. Chez l’homme, une copie quasi identique est presente (gene SMN2) et l’expression de ce gene pourrait compenser le deficit du gene SMN1. Malheureusement, la presence d’une difference d’un nucleotide dans l’exon 7 du gene SMN2, par rapport au gene SMN1, bloque la fonction d’un site enhancer naturel et entraine la formation d’une isoforme majoritaire depourvue de cet exon, pourtant essentiel a la fonction ulterieure de la proteine. Des strategies sont donc developpees afin de re-diriger les evenements d’epissages d’ARNm pathogenes, en particulier pour former des messagers utiles a partir du gene SMN2. La methodologie du trans-splicing (inclusion de sequences codantes directement au site d’epissage, par l’intermediaire de sequences complementaires) permet la formation de messagers fonctionnels (de pleine longueur ou de taille reduite). Cependant, des travaux montrent qu’une reduction de la competition entre les sites d’epissages endogenes augmente l’efficacite du trans-epissage. Un vecteur unique permet de combiner ces deux concepts en un seul systeme. Ce vecteur augmente les niveaux de SMN endogene, dans des cultures de cellules de patients d’abord, puis in vivo dans le systeme nerveux central de souris modeles.Coady et al, PLOS One, 2008, 3 (10), : e3468phenomenes confondants de fusion cellulaire ne puissent etre formellement ecartes. Comme dans d’autres contextes tissulaires, une part importante des benefices observes pourrait etre liee a la capacite de production in situ et de maniere paracrine, de facteurs trophiques, de croissance ou de neuroprotection, tels que BDNF, VEGF, NT3, TGF, GDNF, G-CSF, KC. A ce stade, cette approche ne permet encore que de retarder l’evolution ineluctable de la pathologie et devra donc faire l’objet d’optimisations concernant l’identification des populations d’interet, l’amelioration des methodes d’administration, l’amelioration de la survie cellulaire immediate et de la migration intra-tissulaire. Dans certains deficits genetiques, il n’est pas possible de se dispenser de l’expression de certains exons, comme cela est envisage dans le cas de molecules telles que la dystrophine. Ainsi dans la SMA, il est necessaire de parvenir a l’expression d’un messager incluant l’exon 7. L’intervention sur les messagers peut se faire a l’aide de molecules entrainant le trans-epissage et la fixation en 3’ d’une sequence modifiee correcte (etude Coady et al) ou favorisant la fonction d’enhancers naturels (etude Coady et al) ou de silencers apportes (Dickson et al, Human gene Therapy, 2008,19 : 1307-15). Les resultats in vitro de trans-epissage simple ne sont pas toujours confirmes par les experimentations in vivo. Dans leur etude, Coady et al, etape par etape, montrent d’abord que l’efficacite du trans-epissage est amelioree par inhibition competitive des autres sites enhancers fonctionnels sur la molecule, a l’aide de plasmides, de cellules HELA, puis de cellules de patients atteints de SMA. Puis, ils decrivent la construction d’un vecteur unique vehiculant les deux agents actifs. Ils documentent la fonctionnalite de l’approche au plan cellulaire et moleculaire in vitro (formation du complexe nucleaire UsnRNP actif, augmentation du nombre de gems). Enfin, ils documentent l’efficacite biochimique, in vivo, dans des modeles a court terme. Ces preuves de concept devront cependant etre etendues aux experimentations animales a long terme, centrees par exemple sur la survie des souris, l’histologie jonctionnelle, les fonctions motrices.N°1 OCTOBRE 2009Un vecteur augmentant le trans-splicing des transcripts SMN2COMMENTAIRE39LU POUR VO]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[LU POUR VOUS40Leïla Lazaro Service de Pédiatrie, Centre Hospitalier de la côte basque, Bayonne llazaro@ch-cotebasque.frN°1 OCTOBRE 2009Les maladies neuromusculaires, que ce soit les formes congénitales ou adultes, représentent un vaste spectre de syndromes. Leur classification est basée sur des signes cliniques, biochimiques et sur les anomalies génétiques responsables. Souvent mal reconnue, l’hyperlaxité (ou hypermobilité) articulaire est un des signes distinctifs de ces maladies. Une équipe hollando-anglo-américaine a fait le point sur l’ensemble des myopathies associées à une hyperlaxité (ou hypermobilité) articulaire : dystrophie musculaire congénitale d’Ullrich, myopathie de Bethlem, dystrophie musculaire congénitale avec hyperlaxité articulaire, myopathie congénitale à multi-minicore, myopathie congénitale à central core et dystrophie musculaire des ceintures 2E avec hyperlaxité articulaire et rétractions. Un autre groupe de maladies est caractérisé à la fois par une atteinte musculaire et par une hyperlaxité articulaire : pathologies héréditaires du tissu conjonctif comme leUne équipe espagnole rapporte les observations de deux enfants d’une même fratrie issus de parents non consanguins. Ces enfants sont atteints d’un nouveau phénotype de dysferlinopathie à début congénital. A la naissance, les deux patients présentaient un déficit proximal des membres inférieurs et un déficit des muscles fléchisseurs du cou. Au cours des premières années, le taux de CK (créatine kinase) était normal. L’IRM musculaire initiale ne montrait pas d’anomalie. Cependant à l’âge de 5 ans, les séquences rapides d’inversion-récupération révélaient une dégénérescence graisseuse évidente des muscles jumeaux de la jambe et des muscles de la loge postérieure de la cuisse. La biopsie musculaire montre des signes dystrophiques modérés et l’absence de dysferline. L’étude moléculaire du gène de la dysferline, DYSF, révèle une mutation homozygote p.Ala927LeufsX21 chez ces frères.C. Paradas et al, Neuromuscular disorders, 2009, 19(1) : 21-5Un nouveau phénotype de dysferlinopathie à début congénitalLEÏLA LAZAROHypermobilité articulaire : aide au diagnostic différentielLEÏLA LAZAROCOMMENTAIRELe degré de laxité articulaire est variable en fonction de l’âge, du sexe et de l’origine ethnique. Dans tous les cas, il diminue avec l’âge. Alors que les rétractions sont fréquentes dans l’évolution de la plupart des maladies neuromusculaires, l’hyperlaxité reste plus rare. Elle constitue d’autant plus une aide au diagnostic clinique, si on sait la reconnaître. Tout comme l’hyperlaxité articulaire a souvent pu être sous-estimée dans les maladies neuromusculaires, il en a été de même pour l’atteinte musculaire dans les maladies du tissu conjonctif. Dans la littérature, différents termes ont été utilisés pour signifier une augmentation de la mobilité articulaire : hyperlaxité, hypermobilité, laxité articulaire ainsi que hyperélasticité et hyperextensibilité (ces deux termes étant plutôt dédiés à la description des anomalies de la peau). Dans l’article pré-cité, le terme d’hypermobilité décrivant l’augmentation anormale de l’amplitude articulaire est préférentiellement utilisé. Ceci reflète clairementLes dysferlinopathies sont des dystrophies musculaires autosomiques récessives liées à des mutations dans le gène DYSF. Elles ont des expressions phénotypiques différentes : dystrophies musculaires des ceintures, myopathie de Miyoshi ou encore formes pseudo-métaboliques. Il n’existe pas de corrélation phénotype/génotype dans ces pathologies. Elles débutent habituellement au cours de la deuxième décade, le plus jeune patient rapporté jusqu’alors avait 10 ans. Aucun cas d’atteinte congénitale n’avait été observé à ce jour. Comme dans les myopathies congénitales et certaines dystrophies musculaires congénitales, ces deux patients présentaient une hypotonie néonatale, un retard moteur et un déficit des muscles fléchisseurs de la nuque. Le premier élément à souligner dans cette forme congénitale de dysferlinopathie est la normalité du taux des CK durant les premières années de vie, contrairement à la forme adulte. Ceci reflète probablement une dégénérescence musculaire secondaire, à intégrer dans une démarche diagnostique précoce. Le second point notable est la spécificité des atteintes à l’IRM musculaire concernant les muscles jumeaux de la jambe et de la loge postérieure de la cuisse, non retrouvée dans les autres dystrophies musculaires congénitales. Il en résulte un élargissement du phénotype des dysferlinopathies, déjà très hétérogène.COMMENTAIRECliniqueLU POUR VOUSLes cahiers de myolog]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[LU POUR VOUS40Leila Lazaro Service de Pediatrie, Centre Hospitalier de la cote basque, Bayonne llazaro@ch-cotebasque.frN°1 OCTOBRE 2009Les maladies neuromusculaires, que ce soit les formes congenitales ou adultes, representent un vaste spectre de syndromes. Leur classification est basee sur des signes cliniques, biochimiques et sur les anomalies genetiques responsables. Souvent mal reconnue, l’hyperlaxite (ou hypermobilite) articulaire est un des signes distinctifs de ces maladies. Une equipe hollando-anglo-americaine a fait le point sur l’ensemble des myopathies associees a une hyperlaxite (ou hypermobilite) articulaire : dystrophie musculaire congenitale d’Ullrich, myopathie de Bethlem, dystrophie musculaire congenitale avec hyperlaxite articulaire, myopathie congenitale a multi-minicore, myopathie congenitale a central core et dystrophie musculaire des ceintures 2E avec hyperlaxite articulaire et retractions. Un autre groupe de maladies est caracterise a la fois par une atteinte musculaire et par une hyperlaxite articulaire : pathologies hereditaires du tissu conjonctif comme leUne equipe espagnole rapporte les observations de deux enfants d’une meme fratrie issus de parents non consanguins. Ces enfants sont atteints d’un nouveau phenotype de dysferlinopathie a debut congenital. A la naissance, les deux patients presentaient un deficit proximal des membres inferieurs et un deficit des muscles flechisseurs du cou. Au cours des premieres annees, le taux de CK (creatine kinase) etait normal. L’IRM musculaire initiale ne montrait pas d’anomalie. Cependant a l’age de 5 ans, les sequences rapides d’inversion-recuperation revelaient une degenerescence graisseuse evidente des muscles jumeaux de la jambe et des muscles de la loge posterieure de la cuisse. La biopsie musculaire montre des signes dystrophiques moderes et l’absence de dysferline. L’etude moleculaire du gene de la dysferline, DYSF, revele une mutation homozygote p.Ala927LeufsX21 chez ces freres.C. Paradas et al, Neuromuscular disorders, 2009, 19(1) : 21-5Un nouveau phenotype de dysferlinopathie a debut congenitalLEILA LAZAROHypermobilite articulaire : aide au diagnostic differentielLEILA LAZAROCOMMENTAIRELe degre de laxite articulaire est variable en fonction de l’age, du sexe et de l’origine ethnique. Dans tous les cas, il diminue avec l’age. Alors que les retractions sont frequentes dans l’evolution de la plupart des maladies neuromusculaires, l’hyperlaxite reste plus rare. Elle constitue d’autant plus une aide au diagnostic clinique, si on sait la reconnaitre. Tout comme l’hyperlaxite articulaire a souvent pu etre sous-estimee dans les maladies neuromusculaires, il en a ete de meme pour l’atteinte musculaire dans les maladies du tissu conjonctif. Dans la litterature, differents termes ont ete utilises pour signifier une augmentation de la mobilite articulaire : hyperlaxite, hypermobilite, laxite articulaire ainsi que hyperelasticite et hyperextensibilite (ces deux termes etant plutot dedies a la description des anomalies de la peau). Dans l’article pre-cite, le terme d’hypermobilite decrivant l’augmentation anormale de l’amplitude articulaire est preferentiellement utilise. Ceci reflete clairementLes dysferlinopathies sont des dystrophies musculaires autosomiques recessives liees a des mutations dans le gene DYSF. Elles ont des expressions phenotypiques differentes : dystrophies musculaires des ceintures, myopathie de Miyoshi ou encore formes pseudo-metaboliques. Il n’existe pas de correlation phenotype/genotype dans ces pathologies. Elles debutent habituellement au cours de la deuxieme decade, le plus jeune patient rapporte jusqu’alors avait 10 ans. Aucun cas d’atteinte congenitale n’avait ete observe a ce jour. Comme dans les myopathies congenitales et certaines dystrophies musculaires congenitales, ces deux patients presentaient une hypotonie neonatale, un retard moteur et un deficit des muscles flechisseurs de la nuque. Le premier element a souligner dans cette forme congenitale de dysferlinopathie est la normalite du taux des CK durant les premieres annees de vie, contrairement a la forme adulte. Ceci reflete probablement une degenerescence musculaire secondaire, a integrer dans une demarche diagnostique precoce. Le second point notable est la specificite des atteintes a l’IRM musculaire concernant les muscles jumeaux de la jambe et de la loge posterieure de la cuisse, non retrouvee dans les autres dystrophies musculaires congenitales. Il en resulte un elargissement du phenotype des dysferlinopathies, deja tres heterogene.COMMENTAIRECliniqueLU POUR VOUSLes cahiers de myolog]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Les cahiers de myologieUne étude rétrospective incluant 109 patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) a été menée dans un centre français. Un suivi longitudinal de leurs atteintes motrice, respiratoire, cardiaque et intellectuelle a été effectué. Une analyse statistique multifactorielle a permis de classer ces patients en 4 groupes et ce, en fonction de la sévérité des troubles moteurs et intellectuels. Le groupe A représentant une forme infantile précoce de la DMD concerne 20% des patients étudiés. Ceux-ci présentent une atteinte motrice sévère précoce et une atteinte intellectuelle, Le groupe B (28% des patients) correspond à la forme classique de la DMD, l’atteinte cognitive est modérée et le déficit musculaire moyen. Le groupe C (22%) se définit comme une forme motrice pure modérée, les troubles moteurs étant modérés et l’intellect préservé. Enfin, le groupe D (30%) correspond à une forme motrice pure sévère avec absence d’atteinte intellectuelle et atteinte motrice marquée. Les patients du groupe A ont les atteintes cardiaques et respiratoires les plus sévères. La fréquence des mutations en amont de l’exon 30 augmente du groupe A au groupe D, mais les corrélations génotype/phénotype sont limitées à la cognition. La combinaison d’éléments cliniques tels que « début précoce avant l’âge de 2 ans » et « retard mental » désigne les patients du groupe A (sensibilité 0,93 et spécificité 0,98). Par contre, la combinaison d’un « score MMT au niveau des membres inférieurs &amp;gt; 6 à 8 ans » avec « des fonctions cognitives dans les limites de la normale » oriente vers les patients du groupe C (sensibilité 1 et spécificité 0,94).I. Desguerre et al, PLoS One, 2009, 4(2) : e4347LU POUR VOUSLEÏLA LAZAROsyndrome d’Ehlers-Danlos et le syndrome de Marfan, qui sont un diagnostic différentiel des précédentes. Il existe donc un tableau clinique commun à ces deux groupes de maladies. Deux échelles standardisées habituellement utilisées pour mesurer le degré de sévérité de l’hyperlaxité articulaire sont proposées. Sont également abordées les différentes molécules impliquées dans ces pathologies : leur rôle et leurs interactions aux niveaux musculaire et tendineux.N. C. Voermans et al, J Neurol, 2009, 256(1) : 13-27DMD : hétérogénéité clinique plus importante qu’il n’y paraîtL’hétérogénéité clinique des groupes de patients est souvent un frein à l’interprétation des résultats de certains essais thérapeutiques. Bien qu’en apparence stéréotypée, l’évolution clinique de la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est en fait variable d’un individu à l’autre, sans que l’on en maîtrise tous les facteurs. C’est une analyse statistique multifactorielle tenant compte de quatre paramètres cliniques (atteintes motrice, respiratoire, cardiaque et intellectuelle) qui a permis de définir quatre groupes pressentis de patients ayant une homogénéité clinique claire. Nul doute que cette étude française aidera à la mise en place de groupes homogènes de patients atteints de DMD. Il s’agit d’un critère indispensable à la réalisation des essais thérapeutiques (en cours et à venir) dans cette maladie neuromusculaire, qui reste la plus fréquente chez l’enfant.l’absence de nomenclature et de classification de l’hyperlaxité articulaire dans la littérature. La présence d’ecchymoses et d’une hyperlaxité articulaire généralisée orientent plutôt vers une maladie du collagène. Une description précise de la distribution anatomique et de la sévérité de l’hyperlaxité articulaire dans les maladies neuromusculaires apparaît importante. Rappelons qu’il est primordial d’avoir une description clinique précise des patients pour obtenir des cohortes de patients homogènes, celles-ci étant nécessaires à une meilleure compréhension de la physiopathologie des maladies neuromusculaires.COMMENTAIREN°1 OCTOBRE 200941LU POUR VO]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Les cahiers de myologieUne etude retrospective incluant 109 patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) a ete menee dans un centre francais. Un suivi longitudinal de leurs atteintes motrice, respiratoire, cardiaque et intellectuelle a ete effectue. Une analyse statistique multifactorielle a permis de classer ces patients en 4 groupes et ce, en fonction de la severite des troubles moteurs et intellectuels. Le groupe A representant une forme infantile precoce de la DMD concerne 20% des patients etudies. Ceux-ci presentent une atteinte motrice severe precoce et une atteinte intellectuelle, Le groupe B (28% des patients) correspond a la forme classique de la DMD, l’atteinte cognitive est moderee et le deficit musculaire moyen. Le groupe C (22%) se definit comme une forme motrice pure moderee, les troubles moteurs etant moderes et l’intellect preserve. Enfin, le groupe D (30%) correspond a une forme motrice pure severe avec absence d’atteinte intellectuelle et atteinte motrice marquee. Les patients du groupe A ont les atteintes cardiaques et respiratoires les plus severes. La frequence des mutations en amont de l’exon 30 augmente du groupe A au groupe D, mais les correlations genotype/phenotype sont limitees a la cognition. La combinaison d’elements cliniques tels que « debut precoce avant l’age de 2 ans » et « retard mental » designe les patients du groupe A (sensibilite 0,93 et specificite 0,98). Par contre, la combinaison d’un « score MMT au niveau des membres inferieurs &amp;gt; 6 a 8 ans » avec « des fonctions cognitives dans les limites de la normale » oriente vers les patients du groupe C (sensibilite 1 et specificite 0,94).I. Desguerre et al, PLoS One, 2009, 4(2) : e4347LU POUR VOUSLEILA LAZAROsyndrome d’Ehlers-Danlos et le syndrome de Marfan, qui sont un diagnostic differentiel des precedentes. Il existe donc un tableau clinique commun a ces deux groupes de maladies. Deux echelles standardisees habituellement utilisees pour mesurer le degre de severite de l’hyperlaxite articulaire sont proposees. Sont egalement abordees les differentes molecules impliquees dans ces pathologies : leur role et leurs interactions aux niveaux musculaire et tendineux.N. C. Voermans et al, J Neurol, 2009, 256(1) : 13-27DMD : heterogeneite clinique plus importante qu’il n’y paraitL’heterogeneite clinique des groupes de patients est souvent un frein a l’interpretation des resultats de certains essais therapeutiques. Bien qu’en apparence stereotypee, l’evolution clinique de la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est en fait variable d’un individu a l’autre, sans que l’on en maitrise tous les facteurs. C’est une analyse statistique multifactorielle tenant compte de quatre parametres cliniques (atteintes motrice, respiratoire, cardiaque et intellectuelle) qui a permis de definir quatre groupes pressentis de patients ayant une homogeneite clinique claire. Nul doute que cette etude francaise aidera a la mise en place de groupes homogenes de patients atteints de DMD. Il s’agit d’un critere indispensable a la realisation des essais therapeutiques (en cours et a venir) dans cette maladie neuromusculaire, qui reste la plus frequente chez l’enfant.l’absence de nomenclature et de classification de l’hyperlaxite articulaire dans la litterature. La presence d’ecchymoses et d’une hyperlaxite articulaire generalisee orientent plutot vers une maladie du collagene. Une description precise de la distribution anatomique et de la severite de l’hyperlaxite articulaire dans les maladies neuromusculaires apparait importante. Rappelons qu’il est primordial d’avoir une description clinique precise des patients pour obtenir des cohortes de patients homogenes, celles-ci etant necessaires a une meilleure comprehension de la physiopathologie des maladies neuromusculaires.COMMENTAIREN°1 OCTOBRE 200941LU POUR VO]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[42Si un développement spectaculaire des connaissances en myologie à l’échelle mondiale a été observé ces vingt dernières années, ce n’est que maintenant qu’il se traduit dans les faits en Amérique Latine. Une nouvelle génération de spécialistes commence à se mettre en place et à faire bénéficier les malades de son expertise. En décembre 2008 à Santiago du Chili, la toute première Ecole d’Eté de Myologie Euro-Latino-Américaine (EVELAM) a permis de former, dans la langue de Cervantès, plus de 100 spécialistes médicaux ou paramédicaux.MYOLOGIE DANS LE MONDEJORGE A. BEVILACQUA, ALBERTO L. ROSALa myologie en Amérique Latine, une nouvelle génération de spécialistesJorge A. Bevilacqua Neurologue, Santiago, Chili Alberto L. Rosa Neuro-généticien, Cordoba, Argentine jbevilacqua@mi.cl alberto_l_rosa@ yahoo.com.arN°1 OCTOBRE 2009Le développement de la myologie s’est fait de manière inégale selon les différentes régions du monde, Amérique Latine comprise. Comme c’est habituellement le cas, la plupart des progrès se sont d’abord concentrés dans les pays développés, là où les ressources intellectuelles et technologiques étaient plus importantes, où les programmes de santé publique étaient en place et où les besoins de santé de base étaient en grande partie satisfaits. En Amérique Latine, on comprend aisément que lespouvoirs publics priorisent encore la lutte contre des maladies touchant un nombre élevé de personnes dans la population générale, au détriment des maladies plus rares comme les affections neuromusculaires. Dans le domaine de la neurologie, le phénomène est encore plus marqué compte tenu que la plupart des affections neurologiques rentrent dans le champ des ‘maladies rares (à l’exception bien sûr de pathologies plus fréquentes comme les accidents vasculaires cérébraux, l’épilepsie, la maladie d’Alzheimer ouEVELAM 2008 Santiago, ChiliLes cahiers de myologieDANS LE MON]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[42Si un developpement spectaculaire des connaissances en myologie a l’echelle mondiale a ete observe ces vingt dernieres annees, ce n’est que maintenant qu’il se traduit dans les faits en Amerique Latine. Une nouvelle generation de specialistes commence a se mettre en place et a faire beneficier les malades de son expertise. En decembre 2008 a Santiago du Chili, la toute premiere Ecole d’Ete de Myologie Euro-Latino-Americaine (EVELAM) a permis de former, dans la langue de Cervantes, plus de 100 specialistes medicaux ou paramedicaux.MYOLOGIE DANS LE MONDEJORGE A. BEVILACQUA, ALBERTO L. ROSALa myologie en Amerique Latine, une nouvelle generation de specialistesJorge A. Bevilacqua Neurologue, Santiago, Chili Alberto L. Rosa Neuro-geneticien, Cordoba, Argentine jbevilacqua@mi.cl alberto_l_rosa@ yahoo.com.arN°1 OCTOBRE 2009Le developpement de la myologie s’est fait de maniere inegale selon les differentes regions du monde, Amerique Latine comprise. Comme c’est habituellement le cas, la plupart des progres se sont d’abord concentres dans les pays developpes, la ou les ressources intellectuelles et technologiques etaient plus importantes, ou les programmes de sante publique etaient en place et ou les besoins de sante de base etaient en grande partie satisfaits. En Amerique Latine, on comprend aisement que lespouvoirs publics priorisent encore la lutte contre des maladies touchant un nombre eleve de personnes dans la population generale, au detriment des maladies plus rares comme les affections neuromusculaires. Dans le domaine de la neurologie, le phenomene est encore plus marque compte tenu que la plupart des affections neurologiques rentrent dans le champ des ‘maladies rares (a l’exception bien sur de pathologies plus frequentes comme les accidents vasculaires cerebraux, l’epilepsie, la maladie d’Alzheimer ouEVELAM 2008 Santiago, ChiliLes cahiers de myologieDANS LE MON]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Les cahiers de myologieUn développement hétérogène Le développement économique est très contrasté d’un pays à l’autre, avec souvent des problèmes et des initiatives spécifiques. Au Chili par exemple, il existe, depuis 1978, un Téléthon destiné à équiper et à faire fonctionner dix centres de rééducation de pointe pour les enfants chiliens atteints d’un handicap neurologique. Une partie non négligeable de ces patients souffrent d’affections neuromusculaires diverses mais pour autant, un diagnostic précis n’a pas été établi chez la majorité d’entre eux. En Argentine, en revanche, les outils diagnostiques histopathologiques et moléculaires sont mieux développés, cependant la prise en charge des patients est faite par des spécialistes émargeant pour beaucoup dans le secteur privé et travaillant assez peu en réseau. Un autre exemple intéressant est celui du Téléthon en Uruguay. Cette organisation, mise en place dans le pays depuis 2005, a permis la création d’un centre moderne de rééducation neurologique à Montevideo. En parallèle, le Téléthon poursuit ses efforts pour améliorer localement le diagnostic en histopathologie musculaire et en biologie moléculaire. Le Brésil, géant régional, est un leader en matière scientifique avec des publications de haut niveau y compris en myologie, à la différence des autres pays de la région un peu plus en retrait (à l’exception peutêtre du Chili et de l’Argentine disposant aussi de quelques très bons laboratoires de recherche). L’organisation en réseau des différents Téléthons latino-américains est également une particularité régionale très intéressante. Ainsi, outre ses actionsla maladie de Parkinson). Dans cette région du monde persiste largement le cliché selon lequel les maladies neuromusculaires, surtout celles génétiquement déterminées, restent extrêmement rares. Cette conception passéiste rend compte pour partie du faible développement de la myologie dans ces contrées. A l’échelle de l’Amérique Latine et en se basant sur une extrapolation des données épidémiologiques à l’échelle mondiale, on peut estimer la population des patients neuromusculaires à 300 000 environ (soit beaucoup plus que la prévalence de la seule sclérose en plaques, par exemple). Malgré cela, les pouvoirs publics et les autorités médicales locales continuent à les considérer comme rares, même si cette appréciation peut varier sensiblement d’un pays à l’autre. L’Amérique Latine est en effet une entité très hétérogène même si elle partage un héritage historique, culturel et religieux conséquent.de fund-raising (levée de fonds), l’ORITEL est une structure fédérative disposant d’un comité médical permettant la coordination et la mise en oeuvre de projets communs à l’ensemble des centres de rééducation du réseau. Un congrès international annuel rassemble les médecins, paramédicaux et scientifiques concernés par le handicap de l’enfant et permet de faire passer des messages.Des difficultés communes La complexité du champ des maladies neuromusculaires est telle que la prise en charge d’un patient donné nécessite une grande variété de compétences. Celles-ci sont idéalement réunies dans un centre de référence correctement équipé et bénéficiant, en outre, d’une équipe multidisciplinaire. Ce type de structure est encore très difficile à mettre en place en Amérique Latine. La standardisation, la fiabilité et le prix élevé des examens complémentaires à visée diagnostique (biopsies musculaires et tests génétiques, notamment) sont autant d’obstacles surajoutés. L’absence de structures susceptibles d’enseigner la myologie freine également le développement de la discipline. La communication entre ces différents centres et les équipes des autres pays ne disposant pas de telles infrastructures n’est pas optimale. Ainsi, il n’est pas rare de voir des professionnels ou les patients euxmêmes envoyer des prélèvements en Amérique du Nord ou en Europe pour analyses complémentaires et guidance en matière de prise en charge médicale. Pour la population générale, notamment pour les patients à faibles revenus, il n’existe pas de solutions satisfaisantes. Au Chili, par exemple, il n’existe qu’un hôpital pédiatrique publique disposant d’un laboratoire d’analyse pour les biopsies musculaires et sans myopathologiste entièrement dédié à cette activité. De même, les tests génétiques pour confirmation du diagnostic d’une myopathie de Duchenne ou d’une amyotrophie spinale se font pour l’essentiel dans le secteur privé et sont donc réservés à une petite partie de la population.N°1 OCTOBRE 2009Dans la plupart des pays latino-américains, le niveau d’analyse de chaque patient neuromusculaire se limite souvent à une simple évaluation clinique et à quelques tests de routine (CPK, EMG). L’accès à des investigations plus poussées (immunocytochimie, biologie moléculaire) est possible dans quelques centres spécialisés mais, seulement en Argentine, au Brésil et au Mexique. Ceux-ci se concentrent toutefois sur les pathologies neuromusculaires les plus fréquentes.43DANS LE MON]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Les cahiers de myologieUn developpement heterogene Le developpement economique est tres contraste d’un pays a l’autre, avec souvent des problemes et des initiatives specifiques. Au Chili par exemple, il existe, depuis 1978, un Telethon destine a equiper et a faire fonctionner dix centres de reeducation de pointe pour les enfants chiliens atteints d’un handicap neurologique. Une partie non negligeable de ces patients souffrent d’affections neuromusculaires diverses mais pour autant, un diagnostic precis n’a pas ete etabli chez la majorite d’entre eux. En Argentine, en revanche, les outils diagnostiques histopathologiques et moleculaires sont mieux developpes, cependant la prise en charge des patients est faite par des specialistes emargeant pour beaucoup dans le secteur prive et travaillant assez peu en reseau. Un autre exemple interessant est celui du Telethon en Uruguay. Cette organisation, mise en place dans le pays depuis 2005, a permis la creation d’un centre moderne de reeducation neurologique a Montevideo. En parallele, le Telethon poursuit ses efforts pour ameliorer localement le diagnostic en histopathologie musculaire et en biologie moleculaire. Le Bresil, geant regional, est un leader en matiere scientifique avec des publications de haut niveau y compris en myologie, a la difference des autres pays de la region un peu plus en retrait (a l’exception peutetre du Chili et de l’Argentine disposant aussi de quelques tres bons laboratoires de recherche). L’organisation en reseau des differents Telethons latino-americains est egalement une particularite regionale tres interessante. Ainsi, outre ses actionsla maladie de Parkinson). Dans cette region du monde persiste largement le cliche selon lequel les maladies neuromusculaires, surtout celles genetiquement determinees, restent extremement rares. Cette conception passeiste rend compte pour partie du faible developpement de la myologie dans ces contrees. A l’echelle de l’Amerique Latine et en se basant sur une extrapolation des donnees epidemiologiques a l’echelle mondiale, on peut estimer la population des patients neuromusculaires a 300 000 environ (soit beaucoup plus que la prevalence de la seule sclerose en plaques, par exemple). Malgre cela, les pouvoirs publics et les autorites medicales locales continuent a les considerer comme rares, meme si cette appreciation peut varier sensiblement d’un pays a l’autre. L’Amerique Latine est en effet une entite tres heterogene meme si elle partage un heritage historique, culturel et religieux consequent.de fund-raising (levee de fonds), l’ORITEL est une structure federative disposant d’un comite medical permettant la coordination et la mise en oeuvre de projets communs a l’ensemble des centres de reeducation du reseau. Un congres international annuel rassemble les medecins, paramedicaux et scientifiques concernes par le handicap de l’enfant et permet de faire passer des messages.Des difficultes communes La complexite du champ des maladies neuromusculaires est telle que la prise en charge d’un patient donne necessite une grande variete de competences. Celles-ci sont idealement reunies dans un centre de reference correctement equipe et beneficiant, en outre, d’une equipe multidisciplinaire. Ce type de structure est encore tres difficile a mettre en place en Amerique Latine. La standardisation, la fiabilite et le prix eleve des examens complementaires a visee diagnostique (biopsies musculaires et tests genetiques, notamment) sont autant d’obstacles surajoutes. L’absence de structures susceptibles d’enseigner la myologie freine egalement le developpement de la discipline. La communication entre ces differents centres et les equipes des autres pays ne disposant pas de telles infrastructures n’est pas optimale. Ainsi, il n’est pas rare de voir des professionnels ou les patients euxmemes envoyer des prelevements en Amerique du Nord ou en Europe pour analyses complementaires et guidance en matiere de prise en charge medicale. Pour la population generale, notamment pour les patients a faibles revenus, il n’existe pas de solutions satisfaisantes. Au Chili, par exemple, il n’existe qu’un hopital pediatrique publique disposant d’un laboratoire d’analyse pour les biopsies musculaires et sans myopathologiste entierement dedie a cette activite. De meme, les tests genetiques pour confirmation du diagnostic d’une myopathie de Duchenne ou d’une amyotrophie spinale se font pour l’essentiel dans le secteur prive et sont donc reserves a une petite partie de la population.N°1 OCTOBRE 2009Dans la plupart des pays latino-americains, le niveau d’analyse de chaque patient neuromusculaire se limite souvent a une simple evaluation clinique et a quelques tests de routine (CPK, EMG). L’acces a des investigations plus poussees (immunocytochimie, biologie moleculaire) est possible dans quelques centres specialises mais, seulement en Argentine, au Bresil et au Mexique. Ceux-ci se concentrent toutefois sur les pathologies neuromusculaires les plus frequentes.43DANS LE MON]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[44Depuis ces quinze dernières années, on observe un changement progressif et encourageant : une nouvelle génération de spécialistes commence à se mettre en place et à faire bénéficier les malades de son expertise. La plupart d’entre eux ont été formés en Europe et aux Etats-Unis. La mondialisation et le développement des nouvelles technologies de la communication ont largement contribué à la formation initiale de ces spécialistes et aussi au maintien de liens avec leurs laboratoires ou services cliniques d’origine après leur formation. La relative simplification de certains tests diagnostiques facilite également leur mise en place au niveau régional et devrait bénéficier au plus grand nombre. De même, l’émergence de protocoles thérapeutiques multicentriques, dans lesquels les équipes de myologie d’AmériqueUn potentiel important En dépit d’un bilan global en demi-teinte, on doit reconnaître que plusieurs équipes latino-américaines ont tiré leur épingle du jeu et ont contribué à l’émergence de la myologie. On citera, à titre d’exemple, l’implication de l’équipe de Montevideo (Uruguay) dans les recherches sur la myopathie oculopharyngée, de celle de Sao Paulo (Brésil) dans les myopathies des ceintures ou de celle de Cordoba et de Buenos-Aires (Argentine) dans la corticothérapie des enfants atteints de dystrophinopathie ou dans le diagnostic des myopathies congénitales ou le génotypage de la myopathie facio-scapulo-humérale (FSH). Ces travaux ainsi que le renforcement des liens entre ces différentes équipes sont de nature à rester optimiste quant au développement du champ des maladies neuromusculaires dans l’Amérique Latine toute entière.Latine peuvent désormais s’inscrire, est un mouvement positif et fédérateur. On notera avec intérêt les liens particuliers qui unissent désormais l’Institut de Myologie de Paris, l’AFM, l’ORITEL et le TREAT-NMD dans le domaine de l’enseignement de la myologie et aussi du transfert de technologies entre l’Europe et l’Amérique Latine. On en veut pour preuve le succès remporté par la toute première Ecole d’Eté de Myologie LatinoAméricaine (EVELAM) qui s’est déroulée, en décembre 2008, à Santiago du Chili. Largement inspirée de la Summer School organisée chaque année à Paris, l’EVELAM a permis de former, dans la langue de Cervantès, plus de 100 spécialistes médicaux ou paramédicaux pendant trois jours. Une majorité d’entre eux venait des pays du cône sud (Argentine, Chili, Uruguay). Au-delà de l’aspect formateur de cette manifestation, des retombées positives sont attendues en matière politique. L’objectif est aussi de sensibiliser les pouvoirs publics de la région à la nécessité de développer localement aussi bien la recherche que la prise en charge multidisciplinaire des maladies neuromusculaires. Il reste, néanmoins, encore beaucoup à faire pour développer et coordonner ces efforts à l’échelle de toute l’Amérique Latine. Ceci passera sans doute par l’établissement d’un réseau de professionnels spécialisés en myologie, en lien étroit avec les équipes européennes ou nord-américaines. Certains de ces professionnels pourraient d’ailleurs se sur-spécialiser dans un domaine plus pointu de la pathologie neuromusculaire afin d’optimiser les ressources tant humaines que technologiques.N°1 OCTOBRE 2009Les cahiers de myologieDANS LE MON]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[44Depuis ces quinze dernieres annees, on observe un changement progressif et encourageant : une nouvelle generation de specialistes commence a se mettre en place et a faire beneficier les malades de son expertise. La plupart d’entre eux ont ete formes en Europe et aux Etats-Unis. La mondialisation et le developpement des nouvelles technologies de la communication ont largement contribue a la formation initiale de ces specialistes et aussi au maintien de liens avec leurs laboratoires ou services cliniques d’origine apres leur formation. La relative simplification de certains tests diagnostiques facilite egalement leur mise en place au niveau regional et devrait beneficier au plus grand nombre. De meme, l’emergence de protocoles therapeutiques multicentriques, dans lesquels les equipes de myologie d’AmeriqueUn potentiel important En depit d’un bilan global en demi-teinte, on doit reconnaitre que plusieurs equipes latino-americaines ont tire leur epingle du jeu et ont contribue a l’emergence de la myologie. On citera, a titre d’exemple, l’implication de l’equipe de Montevideo (Uruguay) dans les recherches sur la myopathie oculopharyngee, de celle de Sao Paulo (Bresil) dans les myopathies des ceintures ou de celle de Cordoba et de Buenos-Aires (Argentine) dans la corticotherapie des enfants atteints de dystrophinopathie ou dans le diagnostic des myopathies congenitales ou le genotypage de la myopathie facio-scapulo-humerale (FSH). Ces travaux ainsi que le renforcement des liens entre ces differentes equipes sont de nature a rester optimiste quant au developpement du champ des maladies neuromusculaires dans l’Amerique Latine toute entiere.Latine peuvent desormais s’inscrire, est un mouvement positif et federateur. On notera avec interet les liens particuliers qui unissent desormais l’Institut de Myologie de Paris, l’AFM, l’ORITEL et le TREAT-NMD dans le domaine de l’enseignement de la myologie et aussi du transfert de technologies entre l’Europe et l’Amerique Latine. On en veut pour preuve le succes remporte par la toute premiere Ecole d’Ete de Myologie LatinoAmericaine (EVELAM) qui s’est deroulee, en decembre 2008, a Santiago du Chili. Largement inspiree de la Summer School organisee chaque annee a Paris, l’EVELAM a permis de former, dans la langue de Cervantes, plus de 100 specialistes medicaux ou paramedicaux pendant trois jours. Une majorite d’entre eux venait des pays du cone sud (Argentine, Chili, Uruguay). Au-dela de l’aspect formateur de cette manifestation, des retombees positives sont attendues en matiere politique. L’objectif est aussi de sensibiliser les pouvoirs publics de la region a la necessite de developper localement aussi bien la recherche que la prise en charge multidisciplinaire des maladies neuromusculaires. Il reste, neanmoins, encore beaucoup a faire pour developper et coordonner ces efforts a l’echelle de toute l’Amerique Latine. Ceci passera sans doute par l’etablissement d’un reseau de professionnels specialises en myologie, en lien etroit avec les equipes europeennes ou nord-americaines. Certains de ces professionnels pourraient d’ailleurs se sur-specialiser dans un domaine plus pointu de la pathologie neuromusculaire afin d’optimiser les ressources tant humaines que technologiques.N°1 OCTOBRE 2009Les cahiers de myologieDANS LE MON]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Hervé Laouénan Développement des thérapeutiques et correspondant AFM pour le réseau TREAT-NMD, Evry hlaouenan@ afm.genethon.frLes cahiers de myologieRécemment créé, le T-TAC (TREAT-NMD Therapeutics Advisor Commitee) a pour vocation d’apporter des conseils et un accompagnement pour la réalisation d’essais cliniques et ce, afin d’attirer les porteurs de projets d’essais de molécules dans le champ neuromusculaire. Ce comité est composé de 36 experts internationaux originaires du RoyaumeUni, des Pays-Bas, de Belgique, d’Allemagne, de Suisse, de France, d’Italie, des Etats-Unis et d’Australie. Tous les domaines sont représentés : préclinique, toxicologie, pharmacologie, réglementation,TREAT-NMD, Governing Board, juin 2009, FranceLe réseau TREAT-NMD a été créé pour mettre en place les outils nécessaires à la réalisation des essais cliniques dans les MNM et pour lever les goulots d’étranglements identifiés. Ces goulots sont notamment le manque de protocoles standardisés pour les études chez les animaux, l’établissement des diagnostics moléculaires et pour l'évaluation des patients.PARTENARIATSHERVÉ LAOUÉNANTREAT-NMD est un réseau européen dédié aux maladies neuromusculaires (MNM) financé par la Commission européenne. Lancé en janvier 2007, il est dû aux efforts conjugués de l'AFM et d’Eurordis pour réduire la fragmentation entravant la recherche dans les MNM. En réunissant des experts de centres européens et en collaborant avec des équipes internationales, il vise à accélérer l'application clinique des traitements prometteurs.TREAT-NMD, un réseau européen dédié aux maladies neuromusculairesstatistiques, éthique et clinique (domaine auquel participent 2 experts de l’Institut de Myologie représentant le réseau CORNEMUS, coordination des Centres de Référence français). Des représentants d’associations de patients (dont l’AFM) font également partie de ce comité. Le T-TAC vient en support du CTCC (Clinical Trial Coordinating center), basé à Fribourg, lequel coordonne le réseau des centres cliniques (plus de 150 sites d’essais cliniques dans le monde). Il est en relation avec le comité de surveillance qui gère l’accès aux données du registre mondial de patients. En effet, une des principales infrastructures de TREAT-NMD, élaborée ces deux dernières années, est un registre international de patients pour la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) et pour l’amyotrophie spinale (SMA). Ce registre global comprend plus de 20 registres nationaux répartis dans le monde entier. Le registre DMD, quant à lui, compte plus de 9000 patients. Actuellement, ces dispositifs développés pour la DMD et pour la SMA sont en train d’être adoptés pour d’autre groupes de maladies telles que les dystrophies musculaires congénitales (avec Cure CMD) et la dystrophie myotonique (avec la Fondation Marigold). TREAT-NMD a réalisé une boîte à outils (the registries toolkit) pour aider les associations de patients et les professionnels à la création d’un registre-patients dans un pays où il n’existe pas de registre TREAT-NMD ou pour une maladie neuromusculaire pas encore abordée par le réseau (www.treat-nmd.eu/healthcare/patientregistries/toolkit). Le réseau travaille également avec des groupes d’experts internationaux pour l’élaboration d’un consensus international sur la prise en charge des patients atteints de MNM. Des recommandations concernant les normes de soins pour les SMA et la DMD ont déjà été diffusées et sont disponibles dans plusieurs langues notamment sur le site de TREAT-NMD (www.treat-nmd.eu/healthcare/patient-care).N°1 OCTOBRE 200945PARTENARIA]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Herve Laouenan Developpement des therapeutiques et correspondant AFM pour le reseau TREAT-NMD, Evry hlaouenan@ afm.genethon.frLes cahiers de myologieRecemment cree, le T-TAC (TREAT-NMD Therapeutics Advisor Commitee) a pour vocation d’apporter des conseils et un accompagnement pour la realisation d’essais cliniques et ce, afin d’attirer les porteurs de projets d’essais de molecules dans le champ neuromusculaire. Ce comite est compose de 36 experts internationaux originaires du RoyaumeUni, des Pays-Bas, de Belgique, d’Allemagne, de Suisse, de France, d’Italie, des Etats-Unis et d’Australie. Tous les domaines sont representes : preclinique, toxicologie, pharmacologie, reglementation,TREAT-NMD, Governing Board, juin 2009, FranceLe reseau TREAT-NMD a ete cree pour mettre en place les outils necessaires a la realisation des essais cliniques dans les MNM et pour lever les goulots d’etranglements identifies. Ces goulots sont notamment le manque de protocoles standardises pour les etudes chez les animaux, l’etablissement des diagnostics moleculaires et pour l'evaluation des patients.PARTENARIATSHERVE LAOUENANTREAT-NMD est un reseau europeen dedie aux maladies neuromusculaires (MNM) finance par la Commission europeenne. Lance en janvier 2007, il est du aux efforts conjugues de l'AFM et d’Eurordis pour reduire la fragmentation entravant la recherche dans les MNM. En reunissant des experts de centres europeens et en collaborant avec des equipes internationales, il vise a accelerer l'application clinique des traitements prometteurs.TREAT-NMD, un reseau europeen dedie aux maladies neuromusculairesstatistiques, ethique et clinique (domaine auquel participent 2 experts de l’Institut de Myologie representant le reseau CORNEMUS, coordination des Centres de Reference francais). Des representants d’associations de patients (dont l’AFM) font egalement partie de ce comite. Le T-TAC vient en support du CTCC (Clinical Trial Coordinating center), base a Fribourg, lequel coordonne le reseau des centres cliniques (plus de 150 sites d’essais cliniques dans le monde). Il est en relation avec le comite de surveillance qui gere l’acces aux donnees du registre mondial de patients. En effet, une des principales infrastructures de TREAT-NMD, elaboree ces deux dernieres annees, est un registre international de patients pour la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) et pour l’amyotrophie spinale (SMA). Ce registre global comprend plus de 20 registres nationaux repartis dans le monde entier. Le registre DMD, quant a lui, compte plus de 9000 patients. Actuellement, ces dispositifs developpes pour la DMD et pour la SMA sont en train d’etre adoptes pour d’autre groupes de maladies telles que les dystrophies musculaires congenitales (avec Cure CMD) et la dystrophie myotonique (avec la Fondation Marigold). TREAT-NMD a realise une boite a outils (the registries toolkit) pour aider les associations de patients et les professionnels a la creation d’un registre-patients dans un pays ou il n’existe pas de registre TREAT-NMD ou pour une maladie neuromusculaire pas encore abordee par le reseau (www.treat-nmd.eu/healthcare/patientregistries/toolkit). Le reseau travaille egalement avec des groupes d’experts internationaux pour l’elaboration d’un consensus international sur la prise en charge des patients atteints de MNM. Des recommandations concernant les normes de soins pour les SMA et la DMD ont deja ete diffusees et sont disponibles dans plusieurs langues notamment sur le site de TREAT-NMD (www.treat-nmd.eu/healthcare/patient-care).N°1 OCTOBRE 200945PARTENARIA]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[J. Andoni Urtizberea Praticien Hospitalier, MPR, AP-HP, Hôpital Marin de Hendaye, ja.urtizberea@free.fr Jean-Claude Kaplan Biologiste Généticien, Hôpital Cochin-Maternité, Paris jeanclaude.kaplan@ inserm.fr N°1 OCTOBRE 200946Puisque nous échoit l’insigne honneur d’inaugurer la rubrique ‘Clin d’œil’ de cette première livraison des Cahiers de Myologie, laissez-nous vous en narrer la genèse et surtout l’esprit. Les revues scientifiques et/ou professionnelles sont généralement tenues par des règles éditoriales pour le moins restrictives. Elles sont le plus souvent rétives à toute forme d’humour ou à l’expression d’opinions allant à l’encontre du politiquement correct. Bien sûr, on note occasionnellement au décours d’un éditorial, d’une lettre aux auteurs, ou plus rarement d’un article scientifique, un trait d’esprit (rarement deux de suite), une pique assassine (plus souvent) toutefois cela se fait plutôt rare ! Il faut signaler quelques exceptions notables en particulier dans les revues anglophones, comme Nature qui s’est fait un devoir de dissimuler une fois par an un texte canularesque dans son numéro du premier avril. Il faut aussi mentionner la très inénarrable revue spécialisée JIR (Journal of Irreproducible results) qui a connu son heure de gloire entre 1954 et 1989, avant d’être supplantée par une publication rivale : AIR (Annals of Improbable Results) à l’origine du fameux IgNoble Prize. En France le modèle du genre est le magistral “à la manière de Nature” de Georges Perec. On peut aussi citer les quatre articles-poissons d’avril publiés dans la revue Médecine/Sciences en 1997, 1998, 2007 et 2008. Forts de ces précédents nous pensons qu’il est possible, voire intellectuellement très sain, d’apprendre, d’enseigner et d’informer, tout en s’amusant ou en employant un verbe fort. Pour nous, le calembour, le pastiche, la dérision, le politiquement incorrect, les coups de gueule ou les coups de cœur ont autant droit de cité dans les revues à caractère professionnel que le reste… D’où la rubrique ‘Clin d’œil’ des Cahiers de Myologie, que nous inaugurons par un rapprochement inattendu entre “Joaillerie et Myologie”. Lors de la dernière Ecole d’Eté de Myologie, nous avons pris conscience des liens étroits entre joaillerie et myologie. Jusqu’ici, nous pensions que ce cousinage était l’apanage d’autres spécialités médicales. Nous faisons là référence aux émeraudes chères aux proctologues, aux lapis-lazuli traités par les urologues et au fait que les dermatologues, spécialistes de la peau et des phanères, ont toujours eu tendance à se faire payer rubis sur l’ongle. Et ce ne sont pas les stomatos, ces joyeux de la couronne,CLIN D’ŒIL“Joaillerie et Myologie”J. ANDONI URTIZBEREA, JEAN-CLAUDE KAPLANqui nous contrediront. En myologie, le phénomène est nouveau. Trois références bibliographiques récentes sont là pour le prouver. L’une émane de l’Institut de Myologie et concerne la myopathie centronucléaire. L’analyse morphologique des fibres musculaires issues de patients mutés pour le gène de la dynamine 2 a permis une analogie, fort saisissante, avec un collier de perles (necklace myopathy). Même si un neuropathologiste allemand un peu ronchon en a contesté la paternité au motif qu’on l’avait déjà décrite dans une autre myopathie congénitale (la myopathie trilaminaire), force est de constater que l’image est belle. Attention, toutefois, il ne faut pas les confondre avec d’autres fibres, bien connues, dites ring fibers (fibres annulaires, mais fibres à bague ou à alliance si l’on les prend au premier degré). Plus étonnant encore est la publication du signe dit du diamant dans les dysferlinopathies. Il est le fait d’un auteur indien, Sunil Pradhan, qui s’intéresse depuis de nombreuses années aux silhouettes et formes dessinées par les muscles malades. Dans la droite ligne, si l’on peut dire (!), de la « boule » bicipitale décrite au niveau du bras dans la myopathie de Miyoshi par Michel Fardeau, Pradhan a observé un phénomène, sans doute apparenté, au niveau du quadriceps de certains de ces patients. Il a voulu y voir là la forme d’un diamant, pourquoi pas ! L’histoire cependant ne dit pas de combien de carats. Dans un autre registre, des spécialistes français de la myopathie FSH ont récemment titré sur le gène DUX4, en le comparant à une perle que l’on aurait découverte dans l’ADN poubelle de la région D4Z4. L’avenir nous dira s’il s’agissait là du bon filon… La liste des analogies n’est sans doute pas close. Et que dire des standards en or (golden standards) largement utilisés pour la normalisation des diagnostics et des thérapeutiques ? Et quand on vous disait que la myologie, c’était un vrai travail d’orfèvre… RÉFÉRENCESBevilacqua J. A. et al, Acta Neuropathol, 2009, 117(3) : 283-91 Gilgamesh S. et al, Médecine Sciences, 2007, 23 : 441-46 Gilgamesh S. et al, Médecine Sciences, 2008, 24 : 431-33 Kaplan J. C., Médecine/Sciences, 1997, 13 : 670-72 Kaplan J. C., Médecine/Sciences, 1998, 14 : 525-28 Perec G., « Cantatrix Sopranica L Et Autres Écrits Scientifiques », 1991, Seuil,117p Pradhan S., Neurology, 2008, 70(4) : 322 Schröder J. M., Acta Neuropathologica, 2009, 118(2) : 317-18Les cahiers de myologieCLIN D’Œ]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[J. Andoni Urtizberea Praticien Hospitalier, MPR, AP-HP, Hopital Marin de Hendaye, ja.urtizberea@free.fr Jean-Claude Kaplan Biologiste Geneticien, Hopital Cochin-Maternite, Paris jeanclaude.kaplan@ inserm.fr N°1 OCTOBRE 200946Puisque nous echoit l’insigne honneur d’inaugurer la rubrique ‘Clin d’œil’ de cette premiere livraison des Cahiers de Myologie, laissez-nous vous en narrer la genese et surtout l’esprit. Les revues scientifiques et/ou professionnelles sont generalement tenues par des regles editoriales pour le moins restrictives. Elles sont le plus souvent retives a toute forme d’humour ou a l’expression d’opinions allant a l’encontre du politiquement correct. Bien sur, on note occasionnellement au decours d’un editorial, d’une lettre aux auteurs, ou plus rarement d’un article scientifique, un trait d’esprit (rarement deux de suite), une pique assassine (plus souvent) toutefois cela se fait plutot rare ! Il faut signaler quelques exceptions notables en particulier dans les revues anglophones, comme Nature qui s’est fait un devoir de dissimuler une fois par an un texte canularesque dans son numero du premier avril. Il faut aussi mentionner la tres inenarrable revue specialisee JIR (Journal of Irreproducible results) qui a connu son heure de gloire entre 1954 et 1989, avant d’etre supplantee par une publication rivale : AIR (Annals of Improbable Results) a l’origine du fameux IgNoble Prize. En France le modele du genre est le magistral “a la maniere de Nature” de Georges Perec. On peut aussi citer les quatre articles-poissons d’avril publies dans la revue Medecine/Sciences en 1997, 1998, 2007 et 2008. Forts de ces precedents nous pensons qu’il est possible, voire intellectuellement tres sain, d’apprendre, d’enseigner et d’informer, tout en s’amusant ou en employant un verbe fort. Pour nous, le calembour, le pastiche, la derision, le politiquement incorrect, les coups de gueule ou les coups de cœur ont autant droit de cite dans les revues a caractere professionnel que le reste… D’ou la rubrique ‘Clin d’œil’ des Cahiers de Myologie, que nous inaugurons par un rapprochement inattendu entre “Joaillerie et Myologie”. Lors de la derniere Ecole d’Ete de Myologie, nous avons pris conscience des liens etroits entre joaillerie et myologie. Jusqu’ici, nous pensions que ce cousinage etait l’apanage d’autres specialites medicales. Nous faisons la reference aux emeraudes cheres aux proctologues, aux lapis-lazuli traites par les urologues et au fait que les dermatologues, specialistes de la peau et des phaneres, ont toujours eu tendance a se faire payer rubis sur l’ongle. Et ce ne sont pas les stomatos, ces joyeux de la couronne,CLIN D’ŒIL“Joaillerie et Myologie”J. ANDONI URTIZBEREA, JEAN-CLAUDE KAPLANqui nous contrediront. En myologie, le phenomene est nouveau. Trois references bibliographiques recentes sont la pour le prouver. L’une emane de l’Institut de Myologie et concerne la myopathie centronucleaire. L’analyse morphologique des fibres musculaires issues de patients mutes pour le gene de la dynamine 2 a permis une analogie, fort saisissante, avec un collier de perles (necklace myopathy). Meme si un neuropathologiste allemand un peu ronchon en a conteste la paternite au motif qu’on l’avait deja decrite dans une autre myopathie congenitale (la myopathie trilaminaire), force est de constater que l’image est belle. Attention, toutefois, il ne faut pas les confondre avec d’autres fibres, bien connues, dites ring fibers (fibres annulaires, mais fibres a bague ou a alliance si l’on les prend au premier degre). Plus etonnant encore est la publication du signe dit du diamant dans les dysferlinopathies. Il est le fait d’un auteur indien, Sunil Pradhan, qui s’interesse depuis de nombreuses annees aux silhouettes et formes dessinees par les muscles malades. Dans la droite ligne, si l’on peut dire (!), de la « boule » bicipitale decrite au niveau du bras dans la myopathie de Miyoshi par Michel Fardeau, Pradhan a observe un phenomene, sans doute apparente, au niveau du quadriceps de certains de ces patients. Il a voulu y voir la la forme d’un diamant, pourquoi pas ! L’histoire cependant ne dit pas de combien de carats. Dans un autre registre, des specialistes francais de la myopathie FSH ont recemment titre sur le gene DUX4, en le comparant a une perle que l’on aurait decouverte dans l’ADN poubelle de la region D4Z4. L’avenir nous dira s’il s’agissait la du bon filon… La liste des analogies n’est sans doute pas close. Et que dire des standards en or (golden standards) largement utilises pour la normalisation des diagnostics et des therapeutiques ? Et quand on vous disait que la myologie, c’etait un vrai travail d’orfevre… REFERENCESBevilacqua J. A. et al, Acta Neuropathol, 2009, 117(3) : 283-91 Gilgamesh S. et al, Medecine Sciences, 2007, 23 : 441-46 Gilgamesh S. et al, Medecine Sciences, 2008, 24 : 431-33 Kaplan J. C., Medecine/Sciences, 1997, 13 : 670-72 Kaplan J. C., Medecine/Sciences, 1998, 14 : 525-28 Perec G., « Cantatrix Sopranica L Et Autres Ecrits Scientifiques », 1991, Seuil,117p Pradhan S., Neurology, 2008, 70(4) : 322 Schroder J. M., Acta Neuropathologica, 2009, 118(2) : 317-18Les cahiers de myologieCLIN D’Œ]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Jean Pouget Centre de Référence des Maladies Neuromusculaires et de la SLA, Hôpital La Timone, AP-HM, Marseille jean.pouget@ap-hm.frLes cahiers de myologieCentres de références MNM labellisés… C'est dans ce cadre que douze Centres de Référence (CR) ont été labellisés pour les maladies neuromusculaires (dont un pour les canalopathies musculaires) et deux pour des pathologies proches (neuropathies périphériques rares). Le label a été attribué par le Ministre chargé de la Santé, pour une durée de 5 ans, éventuellement renouvelable après évaluation de chaque Centre de Référence. Les CR pour les MNM, regroupant des équipes hospitalo-universitaires hautement spécialisées, sont des structures vouées au diagnostic et à la prise en charge des MNM rares. Ces centres sont des acteurs majeurs de la mise en œuvre des mesures du plan telles que : la recherche clinique sur les MNM, l’optimisation de la qualité de la prise en charge, la production de référentiels et de recommandations de pratiques cliniques en lien avec la Haute Autorité de Santé (HAS), l'information sur les MNM rares en lien avec les associations de patients et la base de données Orphanet. Il revient aux responsables médicaux des CR, directement engagés dans la prise en charge des patients, de mettre en place l'organisation nécessaire pour atteindre ces objectifs. En 2008, le dispositif des Centres de Compétences est venu compléter celui des CR. Les Centres de Compétences ont été identifiés par les Centres de Référence et désignés par les Agences Régionales de l’Hospitalisation (ARH). Leur vocation est d'assurer la prise en charge et le suivi des patients, à proximité de leur domicile et de participer à l’ensemble des missions des centres de référence, dans le cadre d’un travail en réseau.INFOSLa Coordination des Centres de Référence des Maladies Neuromusculaires (MNM), ou CORNEMUS, est directement née du besoin de fédérer les structures et les équipes impliquées dans les MNM et plus spécifiquement celles récemment labellisées dans le cadre du Plan National Maladies Rares.Le premier Plan National Maladies Rares 2005-2008 a constitué un effort sans précédent de l’organisation de l’offre de soins en France pour les maladies neuromusculaires. La reconnaissance des structures d’excellence scientifique et clinique pour les maladies rares, à travers une démarche de labellisation de centres de référence, en était un axe prioritaire.CORNEMUS, une Coordination des Centres de Référence des MNMJEAN POUGETLa toute jeune Coordination, régie par la loi 1901 sur les associations, se compose de deux représentants par centre de référence, soit 24 membres qui ont désigné un bureau présidé par le Pr Jean Pouget. Parmi les décisions importantes récentes de CORNEMUS, on citera le choix d’une base de données épidémiologique commune basée sur le système CEMARA, mais aussi les contacts établis au niveau européen avec le réseau TREAT-NMD destiné à promouvoir les essais cliniques multicentriques.N°1 OCTOBRE 2009…regroupés au sein de CORNEMUS C’est dans ce contexte que CORNEMUS a vu le jour le 27 août 2008. Cette structure de coordination regroupe les équipes des CR pour les MNM labellisés en France métropolitaine et dans les DOM. Il s’agit avant tout d’une structure qui vise à harmoniser le fonctionnement des CR français et à leur donner une lisibilité internationale, par exemple au sein du réseau TREAT-NMD. Ses missions et objectifs, visant à améliorer les stratégies de diagnostic et les schémas de prise en charge sur l’ensemble du territoire, sont : - favoriser les échanges professionnels, techniques et administratifs entre les médecins des CR ; - établir des référentiels pour les pratiques et la démarche d’évaluation ; - coordonner la réflexion et l’action des CR dans le but de la mise en place et le fonctionnement d’une base de données commune ; - coordonner des protocoles de recherche clinique au sein du réseau national des CR ; - représenter les CR auprès des tutelles et des ministères pour l’obtention de moyens adaptés aux objectifs et missions des CR ; - organiser des réunions pour les médecins et autres professionnels de santé prenant en charge des patients atteints de MNM ; - collaborer avec les associations de patients pour la prise en compte de leurs aspirations en termes d’information, de formation et d’organisation des soins.47INF]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Jean Pouget Centre de Reference des Maladies Neuromusculaires et de la SLA, Hopital La Timone, AP-HM, Marseille jean.pouget@ap-hm.frLes cahiers de myologieCentres de references MNM labellises… C'est dans ce cadre que douze Centres de Reference (CR) ont ete labellises pour les maladies neuromusculaires (dont un pour les canalopathies musculaires) et deux pour des pathologies proches (neuropathies peripheriques rares). Le label a ete attribue par le Ministre charge de la Sante, pour une duree de 5 ans, eventuellement renouvelable apres evaluation de chaque Centre de Reference. Les CR pour les MNM, regroupant des equipes hospitalo-universitaires hautement specialisees, sont des structures vouees au diagnostic et a la prise en charge des MNM rares. Ces centres sont des acteurs majeurs de la mise en œuvre des mesures du plan telles que : la recherche clinique sur les MNM, l’optimisation de la qualite de la prise en charge, la production de referentiels et de recommandations de pratiques cliniques en lien avec la Haute Autorite de Sante (HAS), l'information sur les MNM rares en lien avec les associations de patients et la base de donnees Orphanet. Il revient aux responsables medicaux des CR, directement engages dans la prise en charge des patients, de mettre en place l'organisation necessaire pour atteindre ces objectifs. En 2008, le dispositif des Centres de Competences est venu completer celui des CR. Les Centres de Competences ont ete identifies par les Centres de Reference et designes par les Agences Regionales de l’Hospitalisation (ARH). Leur vocation est d'assurer la prise en charge et le suivi des patients, a proximite de leur domicile et de participer a l’ensemble des missions des centres de reference, dans le cadre d’un travail en reseau.INFOSLa Coordination des Centres de Reference des Maladies Neuromusculaires (MNM), ou CORNEMUS, est directement nee du besoin de federer les structures et les equipes impliquees dans les MNM et plus specifiquement celles recemment labellisees dans le cadre du Plan National Maladies Rares.Le premier Plan National Maladies Rares 2005-2008 a constitue un effort sans precedent de l’organisation de l’offre de soins en France pour les maladies neuromusculaires. La reconnaissance des structures d’excellence scientifique et clinique pour les maladies rares, a travers une demarche de labellisation de centres de reference, en etait un axe prioritaire.CORNEMUS, une Coordination des Centres de Reference des MNMJEAN POUGETLa toute jeune Coordination, regie par la loi 1901 sur les associations, se compose de deux representants par centre de reference, soit 24 membres qui ont designe un bureau preside par le Pr Jean Pouget. Parmi les decisions importantes recentes de CORNEMUS, on citera le choix d’une base de donnees epidemiologique commune basee sur le systeme CEMARA, mais aussi les contacts etablis au niveau europeen avec le reseau TREAT-NMD destine a promouvoir les essais cliniques multicentriques.N°1 OCTOBRE 2009…regroupes au sein de CORNEMUS C’est dans ce contexte que CORNEMUS a vu le jour le 27 aout 2008. Cette structure de coordination regroupe les equipes des CR pour les MNM labellises en France metropolitaine et dans les DOM. Il s’agit avant tout d’une structure qui vise a harmoniser le fonctionnement des CR francais et a leur donner une lisibilite internationale, par exemple au sein du reseau TREAT-NMD. Ses missions et objectifs, visant a ameliorer les strategies de diagnostic et les schemas de prise en charge sur l’ensemble du territoire, sont : - favoriser les echanges professionnels, techniques et administratifs entre les medecins des CR ; - etablir des referentiels pour les pratiques et la demarche d’evaluation ; - coordonner la reflexion et l’action des CR dans le but de la mise en place et le fonctionnement d’une base de donnees commune ; - coordonner des protocoles de recherche clinique au sein du reseau national des CR ; - representer les CR aupres des tutelles et des ministeres pour l’obtention de moyens adaptes aux objectifs et missions des CR ; - organiser des reunions pour les medecins et autres professionnels de sante prenant en charge des patients atteints de MNM ; - collaborer avec les associations de patients pour la prise en compte de leurs aspirations en termes d’information, de formation et d’organisation des soins.47INF]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[48Des activités multiples Regroupement informel de myologues (médecins, pathologistes et biologistes, chercheurs…), le Groupe d’Etude des Maladies Musculaires (GEM) a été pionnier dans ces échanges entre professionnels. A l’initiative des Drs Romero (Salpêtrière) et Urtizberea (Hendaye), le GEM se réunit trois fois par an à l’Institut de Myologie et une fois sur le lieu des Journées Annuelles de la SFM. Ces réunions de confrontation de dossiers anatomo-cliniques, difficiles ou dignes d’intérêt pour la communauté « Myologie », connaissent un succès croissant et attirent même nos homologues suisses et belges.INFOSN°1 OCTOBRE 2009La SFM soutient également la formation par la recherche. Elle a créé, depuis 3 ans, un Prix Master de 10 000 en partenariat avec le laboratoire Genzyme. Destiné à récompenser des étudiants pour la rédaction d’un mémoire en rapport avec la myologie, ce prix permet un financement de leur travail scientifique en doctorat d’état pour eux-mêmes et pour leur laboratoire d’accueil. La participation régulière aux Journées de Neurologie de Langue Française traduit l’action de la SFM pour la diffusion des connaissances et l’enseignement des maladies du muscle. En pratique, une demijournée de communications thématisées est organisée chaque année ainsi qu’un atelier à visée plus didactique. Ces échanges font généralement l’objet d’un partenariat avec d’autres sociétés savantes. En 2010, l’intervention de la SFM sera consacrée aux aspects trompeurs, frontières entre les atteintes musculaires, neuropathiques ou du neurone moteur. Le site de la SFM (www.sfmyologie.org) fournit les renseignements concernant le Prix Master et les Journées Annuelles ainsi qu’un “Agenda du Myologue” régulièrement mis à jour. On peut également y retrouver les comptes-rendus commentés des observations cliniques discutées lors des réunions du GEM. La SFM a un partenariat de longue date avec l’Association Française contre les Myopathies. Une volonté commune de promouvoir la myologie a abouti d’une part à la création des présents Cahiers de Myologie mais aussi à l’organisation scientifique des Journées de Recherche Clinique (JRC). Elle est partie prenante dans l’élaboration de bonnes pratiques cliniques dans les domaines du diagnostic et de la prise en charge des maladies neuromusculaires.La Société Française de Myologie (SFM) est avant tout une société savante. Elle a notamment pour objet de promouvoir une nouvelle discipline, la myologie, dans tous ses aspects, universitaires et académiques. Elle aspire à être un centre d’échanges entre professionnels de tous horizons. La SFM suscite la création de lieux de rencontres et de discussions concernant aussi bien les avancées scientifiques et leurs applications médicales et thérapeutiques, que les difficultés diagnostiques rencontrées au quotidien par les cliniciens.La page de la) Les Journées Annuelles de la Société (JSFM) représentent le temps fort de la SFM. Elles revêtent une ampleur et une visibilité extérieures plus marquées. Cette réunion annuelle très conviviale permet d’approfondir un thème particulier chaque année. Après Caen et les myopathies distales, Saint-Etienne et la physiologie de l’exercice, Paris et la jonction neuromusculaire, Boulogne et un nouveau regard sur la maladie de Duchenne, Marseille et les myopathies myofibrillaires, Lausanne et le contrôle de la masse musculaire, les JSFM 2009, à Hendaye, seront l’occasion d’échanger sur la calpaïne et des calpaïnopathies..En septembre 2009, a eu lieu le premier GEM thématisé consacré exclusivement à la pathologie neuromusculaire inflammatoire et animé par le Pr Benveniste (Salpêtrière).Un groupe similaire (GEN) centré sur l’étude de la pathologie du nerf périphérique devrait voir le jour en 2010 sous l’impulsion du Pr Vallat (Limoges) dans le droit fil de la création d’une Société Française du Nerf Périphérique (SFNP).Les cahiers de myologieINF]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[48Des activites multiples Regroupement informel de myologues (medecins, pathologistes et biologistes, chercheurs…), le Groupe d’Etude des Maladies Musculaires (GEM) a ete pionnier dans ces echanges entre professionnels. A l’initiative des Drs Romero (Salpetriere) et Urtizberea (Hendaye), le GEM se reunit trois fois par an a l’Institut de Myologie et une fois sur le lieu des Journees Annuelles de la SFM. Ces reunions de confrontation de dossiers anatomo-cliniques, difficiles ou dignes d’interet pour la communaute « Myologie », connaissent un succes croissant et attirent meme nos homologues suisses et belges.INFOSN°1 OCTOBRE 2009La SFM soutient egalement la formation par la recherche. Elle a cree, depuis 3 ans, un Prix Master de 10 000 en partenariat avec le laboratoire Genzyme. Destine a recompenser des etudiants pour la redaction d’un memoire en rapport avec la myologie, ce prix permet un financement de leur travail scientifique en doctorat d’etat pour eux-memes et pour leur laboratoire d’accueil. La participation reguliere aux Journees de Neurologie de Langue Francaise traduit l’action de la SFM pour la diffusion des connaissances et l’enseignement des maladies du muscle. En pratique, une demijournee de communications thematisees est organisee chaque annee ainsi qu’un atelier a visee plus didactique. Ces echanges font generalement l’objet d’un partenariat avec d’autres societes savantes. En 2010, l’intervention de la SFM sera consacree aux aspects trompeurs, frontieres entre les atteintes musculaires, neuropathiques ou du neurone moteur. Le site de la SFM (www.sfmyologie.org) fournit les renseignements concernant le Prix Master et les Journees Annuelles ainsi qu’un “Agenda du Myologue” regulierement mis a jour. On peut egalement y retrouver les comptes-rendus commentes des observations cliniques discutees lors des reunions du GEM. La SFM a un partenariat de longue date avec l’Association Francaise contre les Myopathies. Une volonte commune de promouvoir la myologie a abouti d’une part a la creation des presents Cahiers de Myologie mais aussi a l’organisation scientifique des Journees de Recherche Clinique (JRC). Elle est partie prenante dans l’elaboration de bonnes pratiques cliniques dans les domaines du diagnostic et de la prise en charge des maladies neuromusculaires.La Societe Francaise de Myologie (SFM) est avant tout une societe savante. Elle a notamment pour objet de promouvoir une nouvelle discipline, la myologie, dans tous ses aspects, universitaires et academiques. Elle aspire a etre un centre d’echanges entre professionnels de tous horizons. La SFM suscite la creation de lieux de rencontres et de discussions concernant aussi bien les avancees scientifiques et leurs applications medicales et therapeutiques, que les difficultes diagnostiques rencontrees au quotidien par les cliniciens.La page de la) Les Journees Annuelles de la Societe (JSFM) representent le temps fort de la SFM. Elles revetent une ampleur et une visibilite exterieures plus marquees. Cette reunion annuelle tres conviviale permet d’approfondir un theme particulier chaque annee. Apres Caen et les myopathies distales, Saint-Etienne et la physiologie de l’exercice, Paris et la jonction neuromusculaire, Boulogne et un nouveau regard sur la maladie de Duchenne, Marseille et les myopathies myofibrillaires, Lausanne et le controle de la masse musculaire, les JSFM 2009, a Hendaye, seront l’occasion d’echanger sur la calpaine et des calpainopathies..En septembre 2009, a eu lieu le premier GEM thematise consacre exclusivement a la pathologie neuromusculaire inflammatoire et anime par le Pr Benveniste (Salpetriere).Un groupe similaire (GEN) centre sur l’etude de la pathologie du nerf peripherique devrait voir le jour en 2010 sous l’impulsion du Pr Vallat (Limoges) dans le droit fil de la creation d’une Societe Francaise du Nerf Peripherique (SFNP).Les cahiers de myologieINF]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[Les maladies rares sont devenues une priorité de santé publique en août 2004 et un Plan Maladies Rares a été lancé par le Ministère de la Santé à cet effet. Actuellement, un 2e Plan Maladies Rares est en cours d’élaboration. AFM 2012, un plan stratégique Ce plan implique de nouvelles exigences pour la mission guérir : • afficher des résultats concrets chez l’Homme - faire au moins une deuxième preuve d’efficacité de la thérapie génique (hors immuno déficience) et valider la thérapie du gène par un essai démontrant l’efficacité d’un traitement sur des patients atteints de maladie neuromusculaire ; - faire la preuve de l’efficacité de la thérapie cellulaire dans le coeur et les petits muscles ; réaliser les premiers essais d’administration systémique chez l’homme ; - en pharmacologie, sélectionner la meilleure molécule par pathologie, la suivre jusqu’à sa mise sur le marché ; faire prendre en charge par d’autres les essais sur le potentiel des molécules.La page de l’Les cahiers de myologieAppel d’offres AFM 2010 L’appel d’offres international AFM 2010 vise à soutenir les recherches ayant pour objectifs : une meilleure compréhension du système neuromusculaire ; le développement des thérapies pour les maladies neuromusculaires et les maladies génétiques rares ; l’amélioration des soins et de la qualité de vie des patients atteints de maladies neuromusculaires. Les dossiers d’inscription sont accessibles sur le site Internet de l’AFM (www.afm-genethon.fr) en suivant le lien « appel d’offres ». La date limite de remise des dossiers pour la première session était le 2 octobre dernier, les avis sont attendus pour mi-février 2010. Quant à la deuxième session, la date limite d’inscription est le 5 mars 2010 et les avis seront rendus mi-juillet 2010.N°1 OCTOBRE 2009• raccourcir les délais entre la recherche fondamentale et la mise sur le marché des traitements - réduire la durée de chaque étape, lever tous les points de blocage (« les goulots d’étranglement ») ; préparer le réseau clinique, structurer les collaborations internationales…• prioriser et faire des choix de financement pour viser un objectif clair : l’efficacité thérapeutique - donner les moyens pour développer ; impulser une dynamique et piloter l’avancement ; transférer auprès de relais identifiés. Un colloque Jeunes Chercheurs Un domaine scientifique à développement rapide et émergent ne peut perdurer s’il ne soutient pas de jeunes chercheurs. En juin 2009, vingt et un jeunes chercheurs ont présenté leurs travaux lors d’un colloque intitulé « Jeunes Chercheurs », organisé par l’AFM. Les trois meilleures présentations ont été récompensées. Les 2e Journées de Recherche clinique Organisées par l’AFM et CORNEMUS (Coordination des Centres de Référence Neuromusculaires), les 2 e Journées de Recherche Clinique, des 25 et 26 mai 2009, ont réunit les experts des consultations spécialisées, labellisées ou non. L’objectif était double : élaborer des recommandations de stratégie diagnostique et de prise en charge des maladies neuromusculaires visant à l’harmonisation des pratiques sur le territoire national ; faire émerger des projets de recherche clinique ayant pour but la validation des pratiques existantes ou l’émergence de pratiques innovantes pour l’amélioration de la prise en charge des patients.L’AFM a élaboré un plan stratégique, AFM 2012, avec un objectif d’efficacité à atteindre dans un environnement en forte évolution : le vieillissement des malades et des accompagnants ; la remise en cause des principes fondamentaux de notre système de santé ; un changement d’échelle dans les projets à financer ; l’impact de la multiplication des essais cliniques …INFOS49INF]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[Les maladies rares sont devenues une priorite de sante publique en aout 2004 et un Plan Maladies Rares a ete lance par le Ministere de la Sante a cet effet. Actuellement, un 2e Plan Maladies Rares est en cours d’elaboration. AFM 2012, un plan strategique Ce plan implique de nouvelles exigences pour la mission guerir : • afficher des resultats concrets chez l’Homme - faire au moins une deuxieme preuve d’efficacite de la therapie genique (hors immuno deficience) et valider la therapie du gene par un essai demontrant l’efficacite d’un traitement sur des patients atteints de maladie neuromusculaire ; - faire la preuve de l’efficacite de la therapie cellulaire dans le coeur et les petits muscles ; realiser les premiers essais d’administration systemique chez l’homme ; - en pharmacologie, selectionner la meilleure molecule par pathologie, la suivre jusqu’a sa mise sur le marche ; faire prendre en charge par d’autres les essais sur le potentiel des molecules.La page de l’Les cahiers de myologieAppel d’offres AFM 2010 L’appel d’offres international AFM 2010 vise a soutenir les recherches ayant pour objectifs : une meilleure comprehension du systeme neuromusculaire ; le developpement des therapies pour les maladies neuromusculaires et les maladies genetiques rares ; l’amelioration des soins et de la qualite de vie des patients atteints de maladies neuromusculaires. Les dossiers d’inscription sont accessibles sur le site Internet de l’AFM (www.afm-genethon.fr) en suivant le lien « appel d’offres ». La date limite de remise des dossiers pour la premiere session etait le 2 octobre dernier, les avis sont attendus pour mi-fevrier 2010. Quant a la deuxieme session, la date limite d’inscription est le 5 mars 2010 et les avis seront rendus mi-juillet 2010.N°1 OCTOBRE 2009• raccourcir les delais entre la recherche fondamentale et la mise sur le marche des traitements - reduire la duree de chaque etape, lever tous les points de blocage (« les goulots d’etranglement ») ; preparer le reseau clinique, structurer les collaborations internationales…• prioriser et faire des choix de financement pour viser un objectif clair : l’efficacite therapeutique - donner les moyens pour developper ; impulser une dynamique et piloter l’avancement ; transferer aupres de relais identifies. Un colloque Jeunes Chercheurs Un domaine scientifique a developpement rapide et emergent ne peut perdurer s’il ne soutient pas de jeunes chercheurs. En juin 2009, vingt et un jeunes chercheurs ont presente leurs travaux lors d’un colloque intitule « Jeunes Chercheurs », organise par l’AFM. Les trois meilleures presentations ont ete recompensees. Les 2e Journees de Recherche clinique Organisees par l’AFM et CORNEMUS (Coordination des Centres de Reference Neuromusculaires), les 2 e Journees de Recherche Clinique, des 25 et 26 mai 2009, ont reunit les experts des consultations specialisees, labellisees ou non. L’objectif etait double : elaborer des recommandations de strategie diagnostique et de prise en charge des maladies neuromusculaires visant a l’harmonisation des pratiques sur le territoire national ; faire emerger des projets de recherche clinique ayant pour but la validation des pratiques existantes ou l’emergence de pratiques innovantes pour l’amelioration de la prise en charge des patients.L’AFM a elabore un plan strategique, AFM 2012, avec un objectif d’efficacite a atteindre dans un environnement en forte evolution : le vieillissement des malades et des accompagnants ; la remise en cause des principes fondamentaux de notre systeme de sante ; un changement d’echelle dans les projets a financer ; l’impact de la multiplication des essais cliniques …INFOS49INF]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[502009 2010AGENDAN°1 OCTOBRE 20099-10 novembre 2009 (Boston, USA) FSH Society Annual Meeting www.fshsociety.org16-18 novembre 2009 (Bruxelles, Belgique) Symposium TREAT-NMD www.treat-nmd.eu 1-2 décembre 2009 (Lyon, France) International Conference on Myasthenia http://euromyasthenia.free.fr 8-10 décembre 2009 (Berlin, Allemagne) ALS / MND International Symposium www.alsmndalliance.org 10-17 avril 2010 (Toronto, Canada) American Academy of Neurology www.aan.com3-4 déc. 2009 (Montevideo, Uruguay) 2e Ecole Euro-Latino-Américaine de Myologie andoni.urtizberea@hnd.aphp.fr 28-30 janvier 2010 (Strasbourg, France) Assises de Génétique Humaine et Médicale www.assises-genetique.org27-30 avril 2010 (Lyon, France) Journées de Neurologie de Langue Française www.b-c-a.fr 9-11 juin 2010 (Lyon, France) Club Francophone d’ENMG cf.enmg@sfr.fr 23 juin-2 juillet 2010 (IDM, Paris, France) 13e Summer School of Myology www.institut-myologie.org 1er juillet 2010 (IDM, Paris, France) Réunion GEM www.sfmyologie.org 3-5 novembre 2010 (Nice, France) Journées Annuelles SFM + GEM www.sfmyologie.org 19-23 juin 2010 (Berlin, Allemagne) ENS Annual meeting www.ens.org 14-16 octobre 2010 (Marseille, France) Journées Annuelles de la SOFMER www.sofmer.com 14-16 octobre 2010 (Kumamoto, Japon) WMS Annual Meeting www.worldmusclesociety.org 17-22 juillet 2010 (Naples, Italie) XII International congress on neuromuscular disease www.icnmd2010naples.org20-23 janvier 2010 (Montpellier) Réunion Société Française de Neuropédiatrie f-rivier@chu-montpellier.fr25-26 mars 2010 (Séoul, Corée du Sud) Asian Ocenian Myology Center Annual Meeting www.aomc2010.comLes cahiers de myolog]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[502009 2010AGENDAN°1 OCTOBRE 20099-10 novembre 2009 (Boston, USA) FSH Society Annual Meeting www.fshsociety.org16-18 novembre 2009 (Bruxelles, Belgique) Symposium TREAT-NMD www.treat-nmd.eu 1-2 decembre 2009 (Lyon, France) International Conference on Myasthenia http://euromyasthenia.free.fr 8-10 decembre 2009 (Berlin, Allemagne) ALS / MND International Symposium www.alsmndalliance.org 10-17 avril 2010 (Toronto, Canada) American Academy of Neurology www.aan.com3-4 dec. 2009 (Montevideo, Uruguay) 2e Ecole Euro-Latino-Americaine de Myologie andoni.urtizberea@hnd.aphp.fr 28-30 janvier 2010 (Strasbourg, France) Assises de Genetique Humaine et Medicale www.assises-genetique.org27-30 avril 2010 (Lyon, France) Journees de Neurologie de Langue Francaise www.b-c-a.fr 9-11 juin 2010 (Lyon, France) Club Francophone d’ENMG cf.enmg@sfr.fr 23 juin-2 juillet 2010 (IDM, Paris, France) 13e Summer School of Myology www.institut-myologie.org 1er juillet 2010 (IDM, Paris, France) Reunion GEM www.sfmyologie.org 3-5 novembre 2010 (Nice, France) Journees Annuelles SFM + GEM www.sfmyologie.org 19-23 juin 2010 (Berlin, Allemagne) ENS Annual meeting www.ens.org 14-16 octobre 2010 (Marseille, France) Journees Annuelles de la SOFMER www.sofmer.com 14-16 octobre 2010 (Kumamoto, Japon) WMS Annual Meeting www.worldmusclesociety.org 17-22 juillet 2010 (Naples, Italie) XII International congress on neuromuscular disease www.icnmd2010naples.org20-23 janvier 2010 (Montpellier) Reunion Societe Francaise de Neuropediatrie f-rivier@chu-montpellier.fr25-26 mars 2010 (Seoul, Coree du Sud) Asian Ocenian Myology Center Annual Meeting www.aomc2010.comLes cahiers de myolog]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[La revue « Les Cahiers de myologie » est une revue d’information francophone, destinée aux professionnels des milieux médical, paramédical et scientifique concernés par une discipline nouvellement individualisée, la myologie. La revue se propose de traiter de tout ce qui se rapporte aux tissus musculaires, squelettique, lisse et cardiaque, dans leurs aspects biologiques et physiologiques fondamentaux et dans leurs différents états pathologiques, humains comme expérimentaux. Quelques règles générales La revue s’adresse à un lectorat très varié dans sa formation et son activité professionnelle : - dans le domaine médical, médecins formés en myologie, neurologues, anatomopathologistes et histopathologistes, spécialistes en cardiologie, pneumologie, gastroentérologie, orthopédie, rééducation fonctionnelle… - dans le domaine paramédical, kinésithérapeutes, psychologues, ergothérapeutes, diététiciens… - dans le domaine scientifique et de recherche, physiologistes et électrophysiologistes, biologistes cellulaires et moléculaires, spécialistes du développement, vétérinaires… Informations, actualités professionnelles et associatives y seront régulièrement rapportées. La revue comprend des articles de synthèse, des mises au point, dans tous les domaines de la myologie : avancées en physiologie, en biologie cellulaire et moléculaire, clinique, physiopathologie et thérapeutiques des affections musculaires, explorations diagnostiques et méthodes de prise en charge des patients. La revue comprendra de façon régulière l’exposé de cas cliniques particuliers ainsi que des actualités et une veille scientifique. Des notes historiques, des points de vue de personnalités du monde myologique pourront y être présentés.RECOMMANDATIONS AUX AUTEURSLes cahiers de myologieUn style clair et accessible Il est donc demandé aux auteurs d’utiliser un style aussi clair et accessible que possible, quelle que soit la complexité médicale et scientifique du sujet traité, en particulier dans les articles de synthèse et les mises au point. Et ce, pour être suivi jusqu’à la pointe de l’actualité des connaissances. Si des locutions anglaises ou empruntées à d’autres langues sont nécessaires, elles devront être traduites ou explicitées. Les abréviations, les acronymes devront également être définis. Il est demandé aux auteurs de privilégier l’utilisation de tableaux clairs aisément lisibles, d’illustrations, de graphiques, de figures, présentés de façon didactique. Il conviendra de respecter scrupuleusement la longueur des articles : nombre de signes proposés pour le texte, figures et tableaux et de ne mettre que les références appelées dans le texte et soigneusement sélectionnées.N°1 OCTOBRE 2009]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[La revue « Les Cahiers de myologie » est une revue d’information francophone, destinee aux professionnels des milieux medical, paramedical et scientifique concernes par une discipline nouvellement individualisee, la myologie. La revue se propose de traiter de tout ce qui se rapporte aux tissus musculaires, squelettique, lisse et cardiaque, dans leurs aspects biologiques et physiologiques fondamentaux et dans leurs differents etats pathologiques, humains comme experimentaux. Quelques regles generales La revue s’adresse a un lectorat tres varie dans sa formation et son activite professionnelle : - dans le domaine medical, medecins formes en myologie, neurologues, anatomopathologistes et histopathologistes, specialistes en cardiologie, pneumologie, gastroenterologie, orthopedie, reeducation fonctionnelle… - dans le domaine paramedical, kinesitherapeutes, psychologues, ergotherapeutes, dieteticiens… - dans le domaine scientifique et de recherche, physiologistes et electrophysiologistes, biologistes cellulaires et moleculaires, specialistes du developpement, veterinaires… Informations, actualites professionnelles et associatives y seront regulierement rapportees. La revue comprend des articles de synthese, des mises au point, dans tous les domaines de la myologie : avancees en physiologie, en biologie cellulaire et moleculaire, clinique, physiopathologie et therapeutiques des affections musculaires, explorations diagnostiques et methodes de prise en charge des patients. La revue comprendra de facon reguliere l’expose de cas cliniques particuliers ainsi que des actualites et une veille scientifique. Des notes historiques, des points de vue de personnalites du monde myologique pourront y etre presentes.RECOMMANDATIONS AUX AUTEURSLes cahiers de myologieUn style clair et accessible Il est donc demande aux auteurs d’utiliser un style aussi clair et accessible que possible, quelle que soit la complexite medicale et scientifique du sujet traite, en particulier dans les articles de synthese et les mises au point. Et ce, pour etre suivi jusqu’a la pointe de l’actualite des connaissances. Si des locutions anglaises ou empruntees a d’autres langues sont necessaires, elles devront etre traduites ou explicitees. Les abreviations, les acronymes devront egalement etre definis. Il est demande aux auteurs de privilegier l’utilisation de tableaux clairs aisement lisibles, d’illustrations, de graphiques, de figures, presentes de facon didactique. Il conviendra de respecter scrupuleusement la longueur des articles : nombre de signes proposes pour le texte, figures et tableaux et de ne mettre que les references appelees dans le texte et soigneusement selectionnees.N°1 OCTOBRE 2009]]></basicChars>
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		<raw><![CDATA[15-16 Diagnostic d’une myopathie à phénotype rétractile : la peau au secours du muscle 24-25 Dystrophie myotonique de type 2 : arbres décisionnels diagnostiquesMarcela Gargiulo Bruno Eymard, Daniel Hantaï Julien Verney, Léonard Féasson12-14 Thérapie par l’exercice et myopathies : réalités et modalitésMichel Fardeau Karim Wahbi17-18 Protection cardiaque, une priorité dans la dystrophie musculaire de Duchenne/Becker 19-20 Nutrition entérale par gastrostomie dans la dystrophie musculaire de Duchenne 26-37 Syndromes myasthéniques congénitaux : phénotype et physiopathologieLéonie Martigne, Frédéric Gottrand Nadine Pellegrini, Sébastien Bouché Hélène Radvanyi, Benoît Arveilher, Guillaume Bassez21-22 Une enquête de satisfaction sur les fauteuils roulants électriques6-11 Duchenne de Boulogne : sa vie et son œuvre4-53ÉDITORIALSOMMAIRE23 Maladie neuromusculaire : prise en compte de la dimension psychologiqueHISTORIQUEPHYSIOLOGIECAS CLINIQUEPRISE EN CHARGE FICHE PRATIQUE MISE AU POINTSOMMAIREN° 1 - octobre 2009Murielle Dunand, Thierry Kuntzer, Jean-Marie Cuisset38-39 Souris mdx : PPMO restaure la dystrophine et protège le cœur Modèle de l'ASI : transplantation de cellules souches neurales Un vecteur augmentant le trans-splicing des transcripts SMN2 40-41 Un nouveau phénotype de dysferlinopathie à début congénital Hypermobilité articulaire : aide au diagnostic différentiel DMD : hétérogénéité clinique plus importante qu'il n'y paraît 45 TREAT-NMD, un réseau européen dédié aux maladies neuromusculaires 46 « Joaillerie et myologie » 48 La page de la SFM 49 La page de l’AFM 50 51Jean Pouget Hervé Laouénan Jean-Thomas Vilquin42-44 La myologie en Amérique Latine, une nouvelle génération de spécialistes 47 Cornemus, une Coordination des Centres de Référence des MNMJ. Andoni Urtizberea, Jean-Claude Kaplan Leïla LazaroLU POUR VOUS CLIN D’ŒIL INFOS AGENDAMYOLOGIE DANS LE MONDE PARTENARIATSJorge Bevilacqua, Rosa AlbertoRECOMMANDATIONS AUX AUTEU]]></raw>
		<basicChars><![CDATA[15-16 Diagnostic d’une myopathie a phenotype retractile : la peau au secours du muscle 24-25 Dystrophie myotonique de type 2 : arbres decisionnels diagnostiquesMarcela Gargiulo Bruno Eymard, Daniel Hantai Julien Verney, Leonard Feasson12-14 Therapie par l’exercice et myopathies : realites et modalitesMichel Fardeau Karim Wahbi17-18 Protection cardiaque, une priorite dans la dystrophie musculaire de Duchenne/Becker 19-20 Nutrition enterale par gastrostomie dans la dystrophie musculaire de Duchenne 26-37 Syndromes myastheniques congenitaux : phenotype et physiopathologieLeonie Martigne, Frederic Gottrand Nadine Pellegrini, Sebastien Bouche Helene Radvanyi, Benoit Arveilher, Guillaume Bassez21-22 Une enquete de satisfaction sur les fauteuils roulants electriques6-11 Duchenne de Boulogne : sa vie et son œuvre4-53EDITORIALSOMMAIRE23 Maladie neuromusculaire : prise en compte de la dimension psychologiqueHISTORIQUEPHYSIOLOGIECAS CLINIQUEPRISE EN CHARGE FICHE PRATIQUE MISE AU POINTSOMMAIREN° 1 - octobre 2009Murielle Dunand, Thierry Kuntzer, Jean-Marie Cuisset38-39 Souris mdx : PPMO restaure la dystrophine et protege le cœur Modele de l'ASI : transplantation de cellules souches neurales Un vecteur augmentant le trans-splicing des transcripts SMN2 40-41 Un nouveau phenotype de dysferlinopathie a debut congenital Hypermobilite articulaire : aide au diagnostic differentiel DMD : heterogeneite clinique plus importante qu'il n'y parait 45 TREAT-NMD, un reseau europeen dedie aux maladies neuromusculaires 46 « Joaillerie et myologie » 48 La page de la SFM 49 La page de l’AFM 50 51Jean Pouget Herve Laouenan Jean-Thomas Vilquin42-44 La myologie en Amerique Latine, une nouvelle generation de specialistes 47 Cornemus, une Coordination des Centres de Reference des MNMJ. Andoni Urtizberea, Jean-Claude Kaplan Leila LazaroLU POUR VOUS CLIN D’ŒIL INFOS AGENDAMYOLOGIE DANS LE MONDE PARTENARIATSJorge Bevilacqua, Rosa AlbertoRECOMMANDATIONS AUX AUTEU]]></basicChars>
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